Catégorie : Ecritures

  • Emmaüs

    Emmaus – Arcabas

    « Il prit le pain, le bénit, le rompit et le leur donna. Alors leurs yeux s’ouvrirent »

    L’icône des disciples d’Emmaüs aide bien…l’Église [à être] particulièrement attentive à vivre le mystère de la Sainte Eucharistie. Sur la route de nos interrogations et de nos inquiétudes, parfois de nos cuisantes déceptions, le divin Voyageur continue à se faire notre compagnon pour nous introduire, en interprétant les Écritures, à la compréhension des mystères de Dieu. Quand la rencontre devient totale, à la lumière de la parole succède la lumière qui jaillit du « Pain de vie » (Jn 6,35), par lequel le Christ réalise de la manière le plus haute sa promesse d’être avec nous « tous les jours jusqu’à la fin du monde » (Mt 28,20)…

    Le récit de l’apparition de Jésus ressuscité aux deux disciples d’Emmaüs nous aide à relever un premier aspect du mystère eucharistique qui doit toujours être présent dans la dévotion du Peuple de Dieu : l’eucharistie mystère lumineux !… Jésus s’est qualifié lui-même de « lumière du monde » (Jn 8,12), et cette caractéristique est bien mise en évidence par des moments de sa vie tels que la Transfiguration et la Résurrection, où sa gloire divine resplendit clairement. Dans l’eucharistie, au contraire, la gloire du Christ est voilée. Le sacrement de l’eucharistie est le « mysterium fidei » par excellence. C’est donc précisément à travers le mystère de son enfouissement total que le Christ se fait mystère lumineux, grâce auquel le croyant est introduit dans la profondeur de la vie divine…

    L’eucharistie est lumière avant tout parce que, à chaque messe, la liturgie de la Parole de Dieu précède la liturgie eucharistique, dans l’unité des deux « tables », celle de la Parole et celle du Pain… Dans le récit des disciples d’Emmaüs, le Christ lui-même intervient pour montrer, « partant de Moïse et de tous les prophètes », que « toute l’Écriture » conduit au mystère de sa personne. Ses paroles font brûler le cœur des disciples, les soustraient à l’obscurité de la tristesse et du désespoir, et suscitent en eux le désir de demeurer avec lui : « Reste avec nous, Seigneur ».

    Jean-Paul II
    Lettre apostolique « Mane nobiscum Domine » §2,11-12 (trad. DC 2323 7/11/04 © copyright Libreria Editrice Vaticana)

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  • « Alors leurs yeux s’ouvrirent. »

    Les jours qui se sont écoulés entre la résurrection du Seigneur et son ascension n’ont pas été dépourvus d’événements : de grands mystères y ont reçu leur confirmation, de grandes vérités y ont été révélées. C’est alors que la crainte d’une mort amère est abolie et que l’immortalité, non seulement de l’âme mais aussi de la chair, est manifestée…

    En ces jours-là, le Seigneur se joint à deux disciples et les accompagne en chemin ; et, afin de dissiper en nous toutes les ténèbres du doute, il reproche à ces hommes apeurés leur lenteur à comprendre. Les cœurs qu’il éclaire voient s’allumer en eux la flamme de la foi ; ils étaient tièdes, et ils deviennent brûlants lorsque le Seigneur leur fait comprendre les Écritures. A la fraction du pain s’ouvrent les yeux de ceux qui sont à table avec lui : ils voient la glorification de leur nature humaine et ils ont un bonheur bien plus grand que nos premiers parents dont les yeux se sont ouverts sur la honte de leur désobéissance (Gn 3,7).

    Parmi ces merveilles et d’autres encore, comme les disciples demeuraient dans l’inquiétude, le Seigneur est apparu au milieu d’eux et leur a dit : « La paix soit avec vous » (Lc 24,36; Jn 20,26). Pour qu’ils ne restent pas dans ces pensées qui les troublaient…il a dévoilé à leurs yeux hésitants les traces de la croix sur ses mains et ses pieds… Ainsi ce ne serait pas d’une foi hésitante, mais d’une conviction certaine qu’ils maintiendraient que le corps qui allait siéger sur le trône de Dieu le Père était bien celui qui avait reposé dans le tombeau. Voilà ce que la bonté de Dieu a enseigné avec tant de soin pendant tout ce temps entre la résurrection et l’ascension, voilà ce qu’elle a montré aux yeux et au cœur de ses amis : le Seigneur Jésus Christ, qui était vraiment né, avait vraiment souffert et est vraiment mort, est vraiment ressuscité.

    Saint Léon le Grand (?-v. 461), pape et docteur de l’Église
    1er sermon pour l’Ascension ; SC 74 bis (trad. cf SC p. 271))

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  • Eveil

    Accéder à l’Evangile de Pâques selon Maria Valtorta

    « Jésus lève la main et bénit et puis, pendant que les oiseaux chantent plus fort et que le vent porte ses parfums, il disparaît à mes yeux en me laissant dans une joie qui efface le plus léger souvenir de tristesse et de souffrance et d’hésitation sur le lendemain. »

    Maria Valtorta

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  • « Vous me connaissez ? Et vous savez d’où je suis ? »

    Le mystère pascal, c’est le Christ au sommet de la révélation de l’insondable mystère de Dieu. C’est alors que s’accomplissent en plénitude les paroles prononcées au Cénacle : « Qui m’a vu, a vu le Père » (Jn 14,9). En effet, le Christ, que le Père « n’a pas épargné » (Rm 8,32) en faveur de l’homme, et qui, dans sa passion et le supplice de la croix, n’a pas été l’objet de la miséricorde humaine, a révélé dans sa résurrection la plénitude de l’amour que le Père nourrit envers lui et, à travers lui, envers tous les hommes. « Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants » (Mc 12,27).

    Dans sa résurrection, le Christ a révélé le Dieu de l’amour miséricordieux, justement parce qu’il a accepté la croix comme chemin vers la résurrection. Et c’est pourquoi, lorsque nous faisons mémoire de la croix du Christ, de sa Passion et de sa mort, notre foi et notre espérance se fixent sur le Ressuscité : sur ce Christ qui, « le soir de ce même jour, le premier de la semaine…, vint au milieu de ses disciples » au Cénacle où « ils se trouvaient…, souffla sur eux, et leur dit :  Recevez l’Esprit Saint. Ceux à qui vous remettrez les péchés, ils leur seront remis ; ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus » (Jn 20,19s).

    Voici que le Fils de Dieu, dans sa résurrection, a fait l’expérience radicale de la miséricorde, c’est-à-dire de l’amour du Père plus fort que la mort. Et c’est aussi le même Christ, qui…se révèle comme source inépuisable de la miséricorde, de l’amour…plus fort que le péché.

    Bienheureux Jean-Paul II
    Encyclique « Dives in Misericordia » § 8 (trad. © copyright Libreria Editrice Vaticana)

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  • Passion

    Psaume 31(30),2.6.12-13.15-16.17.25.


    En toi, Seigneur, j’ai mon refuge ;
    garde-moi d’être humilié pour toujours.
    Dans ta justice, libère-moi ;
    En tes mains je remets mon esprit ;
    tu me rachètes, Seigneur, Dieu de vérité.
    Je suis la risée de mes adversaires
    et même de mes voisins,
    je fais peur à mes amis
    s’ils me voient dans la rue, ils me fuient.

    On m’ignore comme un mort oublié,
    comme une chose qu’on jette.
    Moi, je suis sûr de toi, Seigneur,
    je dis : « Tu es mon Dieu ! »
    Mes jours sont dans ta main : délivre-moi
    des mains hostiles qui s’acharnent.

    Sur ton serviteur, que s’illumine ta face ;
    sauve-moi par ton amour.
    Soyez forts, prenez courage,
    vous tous qui espérez le Seigneur !

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  • Mercredi Saint

    Psaume 69(68),8-10.21bcd-22.31.33-34.


    C‘est pour toi que j’endure l’insulte,
    que la honte me couvre le visage :
    je suis un étranger pour mes frères,
    un inconnu pour les fils de ma mère.

    L’amour de ta maison m’a perdu ;
    on t’insulte, et l’insulte retombe sur moi.
    L’insulte m’a broyé le cœur,
    le mal est incurable ;
    j’espérais un secours, mais en vain,
    des consolateurs, je n’en ai pas trouvé.

    L’insulte m’a broyé le cœur,
    le mal est incurable ;
    j’espérais un secours, mais en vain,
    des consolateurs, je n’en ai pas trouvé.

    L’insulte m’a broyé le cœur,
    le mal est incurable ;
    j’espérais un secours, mais en vain,
    des consolateurs, je n’en ai pas trouvé.

    A mon pain, ils ont mêlé du poison ;
    quand j’avais soif, ils m’ont donné du vinaigre.
    Mais je louerai le nom de Dieu par un cantique,
    je vais le magnifier, lui rendre grâce.

    Les pauvres l’ont vu, ils sont en fête :
    « Vie et joie, à vous qui cherchez Dieu ! »
    Car le Seigneur écoute les humbles,
    il n’oublie pas les siens emprisonnés.

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  • DIMANCHE DES RAMEAUX ET DE LA PASSION B

    Dernier pèlerinage à Jérusalem

    Jésus entre à Jérusalem avec détermination. Le moment est venu pour lui de vivre ses dernières heures, qui seront pleines de souffrances. Il accomplira sa mission jusqu’au bout, quoi qu’il lui arrive. Et il le fera dans l’amour!

    Marc 11, 1-20
    Isaïe 50, 4-7
    Psaume 21 (22)
    Philippiens 2, 6-11
    Marc 14, 1 – 15, 47

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    Lauda Jerusalem, Dominum : lauda Deum tuum Sion.

    Il assure ton sol dans la paix, et de la moelle du froment se rassasie.

    Il envoie son verbe sur terre, rapide court sa parole ;

    Il dispense la neige comme laine et répand le givre comme cendre.

    Il jette sa glace par morceaux : à sa froidure qui peut tenir ?

    Il envoie sa parole et fait fondre, il souffle son vent, les eaux coulent.

    Il révèle à Jacob sa parole, ses lois et jugements à Israël :

    Pas un peuple qu’il ait ainsi traité, pas un qui ait connu mes jugements.

    Lauda Jerusalem, Dominum : lauda Deum tuum Sion.

    Dans la splendeur des palmes, nous nous prosternons à l’approche du Seigneur.

    Courons tous au-devant de lui avec des hymnes et des cantiques !

    Proclamons sa gloire en chantant : Béni soit le Seigneur !

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    “C’est en mourant que je donne la vie. En mourant, j’édifie. En mourant, je crée le Peuple nouveau. C’est dans le sacrifice que l’on a la victoire. En vérité je vous dis que si le grain de froment tombé sur la terre ne meurt pas, il reste infécond, mais si au contraire il meurt, voilà qu’il produit beaucoup de fruit. Celui qui aime sa vie la perdra. Celui qui hait sa vie en ce monde, la sauvera pour la vie éternelle. Moi, ensuite, j’ai le devoir de mourir pour donner cette vie éternelle à tous ceux qui me suivent pour servir la Vérité. Que celui qui veut me servir vienne: la place n’est pas limitée dans mon Royaume à tel ou tel peuple. Quiconque veut me servir qu’il vienne à Moi et me suive, et où je serai, sera aussi mon serviteur. Et celui qui me sert, sera honoré par mon Père, Unique, Vrai Dieu, Seigneur du Ciel et de la Terre, Créateur de tout ce qui existe, Pensée, Parole, Amour, Vie, Chemin, Vérité; Père, Fils, Esprit Saint, Un en étant Trin, Trin tout en étant Unique, Seul, Vrai Dieu. Mais maintenant mon âme est troublée. Et que dirai-je? Je dirai peut-être: « Père sauve-moi de cette heure »? Non, parce que je suis venu pour cela: pour arriver à cette heure. Et alors je dirai: « Père glorifie ton Nom! »“ Jésus ouvre les bras en croix, une croix pourpre contre la blancheur des marbres du portique, il lève son visage en s’offrant, en priant, en montant avec son âme vers le Père. Et une voix, plus forte que le tonnerre, immatérielle en ce sens qu’elle ne ressemble à aucune voix d’homme, mais très sensible à toutes les oreilles, emplit le ciel serein de la magnifique journée d’avril et elle vibre, plus puissante que l’accord d’un orgue géant, d’une très belle tonalité et elle proclame: “Et Moi, Je l’ai glorifié et Je le glorifierai encore.”

    Extrait de la Traduction de “L’évangile tel qu’il m’a été révélé” de Maria Valtorta ©Centro Editoriale Valtortiano, Italie.

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  • jeûnez et priez

    Oui, mais le jour où vous jeûnez, vous savez bien trouver votre intérêt, et vous traitez durement ceux qui peinent pour vous.
    Votre jeûne se passe en disputes et querelles, en coups de poings sauvages. Ce n’est pas en jeûnant comme vous le faites aujourd’hui que vous ferez entendre là-haut votre voix.
    Est-ce là le jeûne qui me plaît ? Est-ce là votre jour de pénitence ? Courber la tête comme un roseau, coucher sur le sac et la cendre, appelles-tu cela un jeûne, un jour bien accueilli par le Seigneur ?
    Quel est donc le jeûne qui me plaît ? N’est-ce pas faire tomber les chaînes injustes, délier les attaches du joug, rendre la liberté aux opprimés, briser tous les jougs ?
    N’est-ce pas partager ton pain avec celui qui a faim, recueillir chez toi le malheureux sans abri, couvrir celui que tu verras sans vêtement, ne pas te dérober à ton semblable ?
    Alors ta lumière jaillira comme l’aurore, et tes forces reviendront rapidement. Ta justice marchera devant toi, et la gloire du Seigneur t’accompagnera.
    Alors, si tu appelles, le Seigneur répondra ; si tu cries, il dira : «Me voici.»

    (Isaïe 58, 3-9a)

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  • « Veux-tu guérir ? » : le carême conduit les catéchumènes à la piscine du baptême

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    Le nombre de quarante, frères très chers, a une valeur symbolique, liée au mystère de notre salut. En effet, lorsque dans les premiers temps, la méchanceté des hommes eut envahi la surface de la terre, c’est pendant quarante jours que Dieu a fait tomber les eaux du ciel et a inondé la terre entière sous les pluies du déluge (Gn 7). Dès cette époque, l’histoire du salut était donc annoncée symboliquement : pendant quarante jours, la pluie est tombée pour purifier le monde. Maintenant, c’est aussi pendant les quarante jours du carême que la miséricorde est offerte aux hommes pour qu’ils se purifient…
    Oui, le déluge est le symbole du baptême ; ce qui s’est produit alors s’accomplit encore aujourd’hui… Quand les péchés de toute la terre ont disparu, noyés au fond de l’abîme, la sainteté a pu s’élever tout près du ciel ; voilà ce qui se réalise maintenant aussi dans l’Église du Christ… Portée par l’eau du baptême, elle s’élève près du ciel ; les superstitions et les idoles sont englouties, et sur terre se répand la foi, jaillie de l’arche du Sauveur… Certes, nous-mêmes sommes pécheurs…, et ce monde sera détruit. Seuls échapperont à la ruine ceux que l’arche portera enfermés en son sein. Cette arche, c’est l’Église… Oui, nous vous l’annonçons, ce monde fera naufrage ; c’est pourquoi nous vous exhortons, vous, tous les hommes, à vous réfugier dans ce sanctuaire.

    Saint Maxime de Turin (?-v. 420), évêque
    Sermon pour le carême (trad. Sr Isabelle de la Source, Lire la Bible, t. 1, p. 39 rev.)

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