Auteur/autrice : fred
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Quatrième dimanche de Carême
« Je suis venu en ce monde pour une remise en question : pour que ceux qui ne voient pas puissent voir. »« Il fit de la boue avec sa salive, et l’appliqua sur les yeux de l’aveugle. » Et la lumière a jailli de la terre, comme au commencement, quand…la ténèbre était répandue sur tout, et qu’il a commandé à la lumière et qu’elle est née des ténèbres (Gn 1,2-3). Ainsi il a guéri un défaut qui existait depuis la naissance, pour montrer que lui, dont la main achevait ce qui manquait à la nature, il était bien celui dont la main avait façonné la création au commencement. Et comme on refusait de croire qu’il était avant Abraham (Jn 8,57), il a prouvé par cette œuvre qu’il était le Fils de celui qui, de sa main, « forma le premier Adam avec la terre » (Gn 2,7).
Il a fait cela pour ceux qui cherchaient des miracles afin de croire : «Les juifs cherchent des miracles» (1Co 1,22). Ce n’est pas la piscine de Siloé qui a ouvert les yeux de l’aveugle, comme ce n’étaient pas les eaux du Jourdain qui ont purifié Naaman (2R 5,14): c’est le commandement du Seigneur qui accomplit tout. Bien plus, ce n’est pas l’eau de notre baptême, mais les noms de la Trinité qu’on prononce sur elle qui nous purifient. « Il enduisit ses yeux de boue », afin que les pharisiens nettoient l’aveuglement de leur cœur… Ceux qui voyaient la lumière matérielle étaient conduits par un aveugle qui voyait la lumière de l’esprit ; et, dans sa nuit, l’aveugle était conduit par ceux qui voyaient extérieurement, mais étaient spirituellement aveugles.
L’aveugle a lavé la boue de ses yeux, et il s’est vu lui-même ; les autres ont lavé l’aveuglement de leur cœur, et ils se sont examinés eux-mêmes. Ainsi, en ouvrant extérieurement les yeux d’un aveugle, notre Seigneur ouvrait secrètement les yeux de beaucoup d’autres aveugles… Dans ces quelques mots du Seigneur étaient cachés des trésors admirables, et dans cette guérison, était esquissé un symbole: Jésus, fils du Créateur.
Saint Ephrem (v. 306-373), diacre en Syrie, docteur de l’Église
Commentaire du Diatesseron, 16, 28-31 (trad. SC 121, p. 299s)
Lien direct avec le site de Maria Valtorta en cliquant sur l'image .
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Prochain
Evangile de Jésus-Christ selon saint Marc 12,28-34.Un scribe, s’avança vers Jésus et lui demanda : » Quel est le premier de tous les commandements? »
Jésus lui fit cette réponse : « Voici le premier : Écoute, Israël : le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur.
Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force.
Voici le second : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là. »
Le scribe reprit : « Fort bien, Maître, tu as raison de dire que Dieu est l’Unique et qu’il n’y en a pas d’autre que lui.
L’aimer de tout son cœur, de toute son intelligence, de toute sa force, et aimer son prochain comme soi-même, vaut mieux que toutes les offrandes et tous les sacrifices. »
Jésus, voyant qu’il avait fait une remarque judicieuse, lui dit : « Tu n’es pas loin du royaume de Dieu. » Et personne n’osait plus l’interroger.Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris
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Intentions de prières de Benoît 16 – avril 2011
Evangéliser les nouvelles générations.
Pour qu’à travers l’annonce crédible de l’Evangile, l’Eglise sache offrir aux nouvelles générations des raisons toujours nouvelles de vie et d’espérance.Missionnaire
Expansion missionnaire.
Pour qu’à travers la proclamation de l’Evangile et le témoignage de leur vie, les missionnaires sachent porter le Christ à ceux qui ne le connaissent pas encore. -
Scandaleuse profanation officielle en France !
Reçu par mail (l’affiche jointe ne sera pas rendue publique ici) :
« Un christ plongé dans l’urine financé par une mairie UMP, un conseil régional PS, un ministère du gouvernement Sarkozy et LVMH.
En France, le Ministère de la culture du gouvernement Sarkozy, une mairie UMP et un conseil régional PS financent actuellement une exposition (appelée « je crois aux miracles ») organisée autour de la photo d’un Christ plongé dans l’urine. Des affiches de cette photo blasphématoire, appelée « Piss Christ », sont exposées publiquement en pleine rue d’Avignon.
Le groupe LVMH (Dior, Guerlain, Moët, Hennessy etc ) , dirigé par Bernard Arnauld, cofinance ce « Piss Christ » et met son logo sur l’affiche, alors que ce même groupe LVMH se définit sur son site internet, comme « l’ambassadeur de l’art de vivre occidental dans ce qu’il a de plus raffiné » !!! (NB: On comprend pourquoi la société Hermès s’est récemment battue pour ne surtout pas être engloutie dans ce groupe.)
Les actionnaires et clients apprécieront de voir ce que LVMH fait de leur argent.
Enfin quelques sponsors secondaires (non présents sur les affiches) participent au blasphème comme la SNCF ou la Fondation CARTIER.
Aux Etats Unis, puis en Australie, cette photo blasphématoire réalisée en 1987 a été bannie. Le gouvernement Sarkozy, la mairie UMP, le conseil général PS et LVMH, eux, en font tranquillement la promotion dans l’ancienne cité des papes. L’œuvre y est installée dans un des plus beaux hôtels particuliers de la ville, devenu une sorte de temple du blasphème.
Devant ces faits inacceptables, les chrétiens mais aussi toutes les personnes honnêtes refusant ces actes discriminatoires et provocants, exigent des autorités et dirigeants impliqués les mesures immédiates suivantes :
1- Faire retirer la photo blasphématoire de cette exposition et interdire toute présentation publique en France, en raison de son caractère provoquant et discriminatoire envers les chrétiens.
2- Faire enlever et détruire tous les supports de communication utilisant cette photo (affiches, panneaux municipaux, brochures etc.)
3- Faire stopper tout financement public et privé de cette exposition (près d’un million d’euros par an prévus pour une nouvelle période de 10 ans !!! dont une grande partie par le contribuable).
Nous attendons avant la fête de Pâques la prise en compte de ces trois mesures sans aucune négociation possible.
Signé : La communauté des chrétiens de France »
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Les desseins de Dieu
Sur une colline, dans une forêt, trois arbres poussaient tout à côté l’un de l’autre. Un jour, ils discutaient ensemble sur l’espérance de leur devenir, et de leurs rêves. Le premier dit : « Je souhaite devenir un coffre à trésor. Je pourrais contenir de l’or, de l’argent et plusieurs pierres précieuses. Je serais décoré d’une sculpture élégante et tout le monde en apprécierait la beauté ».
Le second arbre dit : « Moi je souhaite être utilisé à construire un paquebot. Je transporterais rois et reines sur les eaux dans tous les coins du monde. Tous seraient en sécurité compte tenu de la résistance de ma coque ».
A son tour, le troisième dit : « Je souhaite grandir et devenir le plus grand arbre, le plus droit des arbres de la forêt. Ainsi les gens me verraient au sommet de la colline et en regardant mes branches, penseraient à Dieu en me voyant très proche de Lui. De tous les temps, je serais le plus grand de tous les arbres et tout le monde se souviendrait longtemps de moi ».
Plusieurs années passèrent et toujours les arbres espéraient voir leurs rêves se réaliser. Or un bon jour, un groupe de bûcherons vinrent près des arbres.
Un bûcheron s’approcha du premier arbre et dit : « Celui-ci semble être un arbre fort. Je crois pouvoir vendre le bois à un ébéniste », et il commença à le couper. L’arbre fut heureux car il croyait que l’ébéniste saura le transformer en un coffre à trésor.
A l’arbre suivant le bûcheron dit : « Cet arbre semble un arbre très fort. Je pourrai le vendre à un fabricant de bateau ». Le second arbre était heureux en se voyant en passe de devenir un puissant paquebot.
Quand les bûcherons arrivèrent au troisième arbre, l’arbre fut effrayé parce qu’il se disait que : « Si on me coupe, mes rêves ne se réaliseront jamais ». Un des bûcherons dit : « Je n’ai besoin de rien de spécial pour mon arbre. Je prendrai malgré tout celui-ci ». Et il le coupa.
Quand le premier arbre arriva chez l’ébéniste, il fut transformé en morceaux de bois pour en faire une mangeoire pour animal. Celle-ci fut placée dans une grange et remplie de foin. C’était de loin ce que l’arbre avait rêvé de devenir…
Le second arbre fut coupé en pièces pour la construction de petits bateaux de pêche. Son rêve d’être un majestueux paquebot et de transporter des rois s’est résolument évanoui.
Le troisième arbre fut taillé en de larges pièces et placées seules dans le noir.
Les années passèrent et les trois arbres oublièrent leur rêve, lorsqu’un jour, un homme et une femme vinrent dans la grange. La femme donna naissance à un bébé et avec son époux déposèrent le poupon sur le foin dans la mangeoire faite du bois du premier arbre. L’homme aurait bien désiré avoir un berceau pour le bébé mais la mangeoire fit l’affaire. L’arbre ressentit l’importance de l’événement et comprit qu’il venait d’accueillir le plus grand trésor de tous les temps.
Quelques années plus tard, un groupe d’hommes était dans un bateau de pêche fabriqué avec le bois du second arbre. Un homme du groupe était fatigué et s’endormit. Quand ils furent éloignés de la rive, un grand orage survint, l’arbre ne croyait pas être assez fort pour assurer la sécurité aux membres de l’équipe. Les hommes réveillèrent celui qui dormait, il se leva et il dit « Paix » et la tempête s’arrêta. A ce moment l’arbre comprit qu’il transportait le Roi des Rois dans son bateau.
Finalement, quelqu’un vint et prit le troisième arbre. On le transporta à travers les rues de manière que les gens se moquèrent de celui qui le transportait. Quand il arriva au but, l’homme fut cloué à l’arbre et élevé dans les airs pour mourir au sommet d’une colline.
Le dimanche suivant, l’arbre réalisa qu’il fut assez fort pour se tenir au sommet de la colline et fut aussi près de Dieu qu’il fut possible de l’être. Jésus a été crucifié sur lui.
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La morale de cette histoire est que lorsque les choses ne semblent pas se dérouler selon nos desseins, il faut toujours être certain que Dieu a un plan défini pour chacun de nous. Si on place notre espérance en Lui, Il nous comblera de grands cadeaux.
Chacun de ces arbres a obtenu ce qu’il espérait mais pas nécessairement à l’image qu’il s’était faite. Nous ne connaissons pas les plans de Dieu sur nous. Nous savons seulement que Ses Plans ne sont pas les nôtres et que Ses Chemins sont toujours les meilleurs.
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« Serais-tu plus grand que notre père Jacob ? »
La vue de la beauté de Rachel a rendu Jacob en quelque manière plus fort : il a pu soulever l’énorme pierre de dessus le puits et abreuver le troupeau (Gn 29,10)… En Rachel qu’il épousait, il voyait le symbole de l’Église. C’est pourquoi il fallait qu’en l’embrassant il pleure et souffre (v. 11), afin de préfigurer par son mariage les souffrances du Fils… Combien plus belles les noces de l’Époux royal que celles de ses ambassadeurs ! Jacob a pleuré pour Rachel en l’épousant ; notre Seigneur a couvert l’Église de son sang en la sauvant. Les larmes sont le symbole du sang, car ce n’est pas sans douleur qu’elles jaillissent des yeux. Les pleurs du juste Jacob sont le symbole de la grande souffrance du Fils, par laquelle l’Église des nations a été sauvé.
Viens, contemple notre Maître : il est venu de chez son Père dans le monde, il s’est anéanti pour accomplir sa route dans l’humilité (Ph 2,7)… Il a vu les nations comme des troupeaux tout assoiffés, et la source de vie fermée par le péché comme par une pierre. Il a vu l’Église semblable à Rachel : alors il s’est élancé vers elle, a renversé le péché lourd comme un rocher. Il a ouvert pour son épouse le baptistère pour qu’elle s’y baigne ; il y a puisé, il a donné à boire aux nations de la terre, comme à ses troupeaux. De sa toute-puissance, il a soulevé le lourd poids des péchés ; pour le monde entier, il a mis à découvert la source d’eau douce…
Oui, pour l’Église, notre Seigneur s’est donné une grande peine. Par amour, le Fils de Dieu a vendu ses souffrances, afin d’épouser, au prix de ses plaies, l’Église abandonnée. Pour elle qui adorait les idoles, il a souffert sur la croix. Pour elle, il a voulu se livrer, afin qu’elle soit à lui, tout immaculée (Ep 5,25-27). Il a consenti à mener paître le troupeau entier des hommes, avec le grand bâton de la croix ; il n’a pas refusé de souffrir. Races, nations, tribus, foules et peuples, il a accepté de les conduire tous, pour avoir à lui, en retour, l’Église, son unique (Ct 6,9).
Saint Jacques de Saroug (v. 449-521), moine et évêque syrien
Homélie sur notre Seigneur et Jacob, sur l’Église et Rachel (trad. Sr Isabelle de la Source, Lire la Bible, t. 1, p. 98 rev.)





