Auteur/autrice : fred

  • Jean Baptiste, témoin du Christ par toute sa vie

    Vraiment, il est juste et bon de te rendre gloire,
    de t’offrir notre action de grâce, toujours et en tout lieu,
    à toi, Père très saint, Dieu éternel et tout-puissant.

    Nous chantons les merveilles que tu as accomplies
    pour le plus grand des enfants des hommes,
    Jean Baptiste, le Précurseur :
    Avant même de naître,
    il tressaillit d’allégresse à l’approche du Sauveur ;
    en venant au monde il apportait une grande joie ;
    il fut, de tous les prophètes, celui qui désigna le Messie,
    l’Agneau de Dieu ;
    Dans les eaux qui devaient en être sanctifiées
    il baptisa l’auteur du baptême ;
    enfin, il rendit au Christ le plus beau témoignage,
    le témoignage du martyre.

    C’est pourquoi, avec les puissances du ciel,
    nous pouvons te bénir sur la terre
    et t’adorer en chantant : Saint ! Saint ! Saint, le Seigneur, Dieu de l’univers !

    Le Missel romain

    (Références bibliques : Mt 11,11; Lc 1,41.14; Jn 1,29)

     

     

  • Présentation du Seigneur au Temple, fête

    Nazareth est l’école où l’on commence à comprendre la vie de Jésus, l’école de l’Évangile. Ici on apprend à regarder, à écouter, à méditer et à pénétrer la signification, si profonde et si mystérieuse, de cette très simple, très humble et très belle manifestation du Fils de Dieu. Peut-être apprend-on même insensiblement à l’imiter… Comme nous voudrions redevenir enfant et nous remettre à cette école humble et sublime de Nazareth ; comme nous voudrions près de Marie recommencer à acquérir la vraie science de la vie et la sagesse supérieure des vérités divines !…

    Une leçon de silence d’abord. Que renaisse en nous l’estime du silence, cette admirable et indispensable condition de l’esprit, en nous qui sommes assaillis par tant de clameurs, de fracas et de cris dans notre vie moderne, bruyante et hypersensibilisée. Ô silence de Nazareth, enseigne-nous le recueillement, l’intériorité, la disposition à écouter les bonnes inspirations et les paroles des vrais maîtres ; enseigne-nous le besoin et la valeur des préparations, de l’étude, de la méditation, de la vie personnelle et intérieure, de la prière que Dieu seul voit dans le secret (Mt 6,6).

    Une leçon de vie familiale. Que Nazareth nous enseigne ce qu’est la famille, sa communion d’amour, son austère et simple beauté, son caractère sacré et inviolable ; apprenons de Nazareth comment la formation qu’on y reçoit est douce et irremplaçable ; apprenons quel est son rôle primordial sur le plan social.

    Une leçon de travail. Nazareth, maison du « fils du charpentier » (Mt 13,55) : c’est ici que nous voudrions comprendre et célébrer la loi sévère et rédemptrice du labeur humain ; ici, rétablir la conscience de la noblesse du travail ; ici, rappeler que le travail ne peut pas avoir une fin en lui-même, mais que sa liberté et sa noblesse lui viennent, en plus de sa valeur économique, des valeurs qui le finalisent. Comme nous voudrions saluer ici tous les travailleurs du monde entier et leur montrer leur grand modèle, leur frère divin, le prophète de toutes leurs justes causes, le Christ notre Seigneur.

    Saint Paul VI

     

     

     

  • Notre Rédempteur a été comme un passant

    « Et j’ai été à leurs yeux comme un passant. » (Jb 19,15 Vg) N’être pas connu par la synagogue, c’était, pour notre Rédempteur, être dans sa maison comme un passant. C’est ce qu’atteste le Prophète dans ces paroles : « Pourquoi seras-tu sur la terre comme un métayer, comme un voyageur qui s’arrête pour chercher un gîte ? » (Jr 14,8)

    Puisqu’il n’a pas été entendu comme Seigneur, il a été tenu non pour un propriétaire du sol, mais pour un métayer. Et comme un voyageur, il n’a fait une halte que pour chercher un gîte : il n’a pris à la Judée que quelques hommes et c’est pour la vocation des Gentils qu’il a achevé son voyage.

    Il a donc été à leurs yeux un passant, puisque, en n’attachant leurs pensées qu’à ce qu’ils pouvaient voir, ils ont été impuissants à discerner dans le Seigneur ce qu’ils ne pouvaient pas voir. En méprisant sa chair visible ils n’ont pas atteint son invisible majesté. C’est donc raison de dire : « Et j’ai été à leurs yeux comme un passant. »

    Saint Grégoire le Grand (v. 540-604)

     

     

     

  • Prier avec foi et confiance

    Il faut que nos prières soient faites avec confiance, et avec une espérance ferme que le bon Dieu peut et veut nous accorder ce que nous lui demandons, si nous le demandons comme il faut. Dans tous les endroits où Jésus-Christ nous promet de tout accorder à la prière, il met toujours cette condition : « Si vous la faites avec foi. » Quand quelqu’un lui demandait sa guérison ou autre chose, il ne manquait jamais de leur dire : « Qu’il vous soit fait selon votre foi. » (Mt 9, 29) D’ailleurs, mes frères, qui pourrait nous porter à douter, puisque notre confiance est appuyée sur la toute-puissance de Dieu qui est infinie, et sur sa miséricorde qui est sans bornes, et sur les mérites infinis de Jésus-Christ au nom duquel nous prions. Quand nous prions au nom de Jésus-Christ, ce n’est pas nous qui prions mais c’est Jésus-Christ lui-même qui prie son Père pour nous.

    L’Évangile nous donne un bel exemple de la foi que nous devons avoir en priant, dans la personne de cette femme qui était atteinte d’une perte de sang. Elle se disait en elle-même : « Si je peux seulement toucher le bord de son manteau, je suis sûre d’être guérie. » (Mt 9,21) Vous voyez qu’elle croyait fermement que Jésus-Christ pouvait la guérir ; elle attendait avec une grande confiance une guérison qu’elle désirait ardemment. En effet, le Sauveur passant près d’elle, elle se jette aux pieds de Jésus-Christ, lui touche son manteau, et aussitôt elle est guérie. Jésus-Christ voyant sa foi, la regarde avec bonté, en lui disant : « Allez, votre foi vous a sauvée. » (Mt 9, 22) Oui, mes frères, c’est à cette foi et à cette confiance que tout est promis.

    Saint Jean-Marie Vianney (1786-1859)

     

     

     

  • Être là où Jésus veut que nous soyons

    Lorsque nous désirons suivre Jésus, ne nous étonnons pas s’Il ne nous le permet pas tout de suite, ou même s’Il ne nous le permet jamais : et cela, tout légitime, tout conforme à ses propres conseils, tout agréable que soit à son Cœur, tout inspiré de Lui que soit ce désir. En effet ses vues portent plus loin que les nôtres ; Il veut, non seulement notre bien, mais celui de tous : en Le suivant pas à pas, nous ne procurerions peut-être que notre bien ou celui d’un petit nombre ; en allant où Il nous envoie et en faisant sa volonté, et en ne Lui étant uni que d’âme, sans avoir la consolation de Le suivre d’aussi près dans notre vie extérieure, nous procurons peut-être le bien d’un grand nombre. Il préfère le bien général au bien particulier : d’autant plus que le bien particulier sera produit par ce moyen, non seulement aussi bien, mais mieux qu’en Le suivant : car ce bien particulier ne provient que de sa grâce, et il dépend de Lui de prévenir de grâces deux fois plus, et de rendre deux fois plus saint en cette vie et dans l’autre, le Gérasénien prêchant loin de Lui que le même Gérasénien marchant à sa suite et partageant sa vie… (…)

    D’ailleurs, il n’est pas nécessaire de croire que c’est pour toujours qu’Il nous refuse de Le suivre… Peut-être Jésus permet-il quelques mois, quelques années plus tard, au Gérasénien de se joindre aux apôtres… Espérons toujours, autant qu’il y a lieu, mener la vie en soi la plus parfaite et pour le moment, menons parfaitement la vie que Jésus nous fait, celle où Il nous veut, vivons-y comme Il y vivrait Lui-même, si la volonté de son Père l’y mettait ; faisons-y toutes choses comme Il le ferait, si son Père l’y mettait ; faisons-y toutes choses comme Il le ferait, si son Père le mettait à cette place, comme Il nous y met. La vraie perfection, d’ailleurs, est de faire la volonté de Dieu…

    Saint Charles de Foucauld (1858-1916)

     

     

     

  • « Heureux les pauvres de cœur, car le royaume des Cieux est à eux. » (Mt 5,3)

    Quels sont ceux que Notre-Seigneur appelle les pauvres en esprit (Mt 5,3) ? Ceux qui ne sont propriétaires ni en esprit, ni dans le cœur, ni dans la volonté ; mais qui ne veulent rien tenir que de Dieu. Chaque jour, ils déposent au pieds du Christ, jugement, manière de voir, volonté, tout. Ils lui disent : « Je ne veux rien avoir de moi ; je ne veux posséder que ce qui vient de vous ; je ne veux faire que ce que de toute éternité vous avez, comme Verbe, décidé pour moi : réaliser l’idéal divin qui est en vous à mon sujet ». (…)

    Tâchons de faire en sorte, par la prière et par un regard toujours fixé sur notre modèle, que le surnaturel fournisse tous nos mobiles pour que le nom du Père soit sanctifié, que son règne arrive, que sa volonté se fasse : alors toute notre vie sera vraiment divinisée. Alors aussi toute notre vie, retournant à Dieu, sera devenue comme une louange incessante, extrêmement agréable à notre Père céleste. Éclairés, inspirés, mûs par son Verbe et son Esprit, nous pourrons dire : « Le Seigneur me dirige » (cf. Rm 8,14). Et aussitôt nous ajouterons avec le psalmiste : « Rien ne me manquera » (Ps 22,1).

    Car le Père, n’apercevant en nous que ce qui vient de lui, de la grâce de son Fils, de l’inspiration de son Esprit, nous voyant selon son désir, unis en toute chose à son Fils, nous embrasse de la complaisance même qu’il porte à son propre Fils et nous comble des richesses inépuisables de son Royaume. Notre œuvre à nous a été de nous dépouiller de nous-même pour nous laisser mener à Dieu par le Christ. (…) Toutes les bénédictions dont est comblé le Fils deviennent notre part et notre héritage. Dieu abandonne au néant de leur prétendues richesses ceux qui, croyant posséder, se reposent en eux-mêmes ; mais sa miséricorde infinie comble des biens d’en haut la misère qui n’espère qu’en lui (cf. Lc 1,53).

    Bienheureux Columba Marmion (1858-1923)

     

     

     

  • Monter sur la barque de la sainte Croix

    Il faut nous dépouiller de nous-mêmes, nous revêtir de Jésus crucifié, monter sur la barque de la très sainte Foi, et voguer sans crainte sur la mer orageuse du monde. Car celui qui est dans cette barque ne doit pas avoir de crainte servile ; sa barque est fournie de toutes les provisions que l’âme peut désirer. Lorsque les vents contraires viennent nous attaquer et nous empêcher de satisfaire sur-le-champ nos désirs, il ne faut pas nous en inquiéter, mais avoir une foi vive ; car nous avons de quoi nous nourrir, et la barque est si forte, que les vents les plus terribles, en la poussant sur les écueils, ne pourront jamais la briser.

    Il est vrai que souvent la barque sera couverte par les flots de la mer, mais ce n’est pas pour que nous perdions courage ; c’est pour que nous nous connaissions mieux, et que nous distinguions plus parfaitement le calme de la tempête. Dans le calme, nous ne devons pas avoir une confiance déréglée, mais nous devons, avec une sainte crainte, avoir recours aux humbles et continuelles prières, et rechercher avec un ardent désir l’honneur de Dieu et le salut des âmes, dans cette barque de la Croix. C’est pour cela que Dieu permet aux démons, à la chair et au monde, de nous persécuter et de nous couvrir de leurs flots tumultueux.

    Mais si l’âme qui est sur cette barque ne se tient pas sur le bord, mais se place au centre, dans l’abîme de l’ardent amour de Jésus crucifié, elle n’en recevra aucun mal : elle en deviendra, au contraire, plus forte, plus courageuse à supporter les peines, les fatigues et les injustes reproches du monde, parce qu’elle aura éprouvé et goûté le secours de la Providence divine. Dépouillez-vous donc de l’amour-propre, et revêtez-vous de la doctrine de Jésus crucifié. Je vous en conjure, je veux que vous entriez dans cette barque de la très sainte Croix, et que vous traversiez cette mer orageuse à la lumière d’une foi vive.

    Sainte Catherine de Sienne (1347-1380)

     

     

  • En union de prière, tous les soirs à 18h35 pour les Stes âmes du Purgatoire, tous les jours pour les neuvaines d’Ardouane, le chapelet et tous les vendredis soir, de 21h30 à 22h00, à la demande de Marie Mère des hommes, aux intentions de ce monde, du Pape, à l’ouverture de la Maison de Marie, aux offenses faites au Père, aux victimes du fanatisme, de la guerre et à tous ceux partis trop tôt.

  • « Il en est du règne de Dieu comme d’un homme qui jette en terre la semence. »

    Vous savez, très chère Mère, que nous sommes semblables à des champs où Dieu dans sa miséricorde a jeté sa semence, c’est-à-dire l’amour avec lequel il nous a créés en nous tirant de son sein par amour, et non par devoir. Nous ne lui avons pas demandé de nous créer ; mais lui, poussé par le feu de sa charité, il nous a créés pour que nous voyions et que nous goûtions sa souveraine et éternelle beauté.

    Et afin que cette semence porte du fruit et que les plantes grandissent, il nous a donné l’eau du saint baptême. Le fruit est bien agréable et bien doux, mais il faut un jardinier pour le soigner et le conserver. Ô très doux amour Jésus, vous nous avez donné le meilleur et le plus puissant jardinier que nous puissions avoir, en nous donnant la raison et le libre arbitre. (…)

    Dieu nous a donné aussi le temps, car sans le temps, le jardinier ne pourrait rien faire ; mais avec le temps, c’est-à-dire pendant que nous vivons, le jardinier peut retourner la terre et recueillir le fruit ; alors la main de l’amour, du saint et vrai désir, prend le fruit et le porte dans le grenier, c’est-à-dire qu’il fait tout pour Dieu, et qu’il recherche dans toutes ses œuvres la louange et la gloire de son nom. (…)

    Regardez, regardez l’amour ineffable que Dieu nous porte, et la douceur du fruit délicieux de l’Agneau sans tache, ce bon grain qui a été semé dans le doux champ de Marie. Que notre jardinier ne dorme plus dans la négligence, car voici le moment : il est fort par sa nature, et il a été fortifié par l’union de Dieu avec l’homme.

    Sainte Catherine de Sienne (1347-1380)

     

     

     

  • Être une lampe sur le lampadaire

    Les laïcs, que leur vocation spécifique place au cœur du monde et à la tête des tâches matérielles les plus variées, doivent exercer par là même une forme singulière d’évangélisation. Leur tâche première et immédiate n’est pas l’institution et le développement de la communauté ecclésiale — c’est là le rôle spécifique des Pasteurs — mais c’est la mise en œuvre de toutes les possibilités chrétiennes et évangéliques cachées, mais déjà présentes et actives, dans les choses du monde. Le champ propre de leur activité évangélisatrice, c’est le monde vaste et compliqué de la politique, du social, de l’économie, mais également de la culture, des sciences et des arts, de la vie internationale, des mass media, ainsi que certaines autres réalités ouvertes à l’évangélisation comme l’amour, la famille, l’éducation des enfants et des adolescents, le travail professionnel, la souffrance.

    Plus il y aura de laïcs imprégnés d’évangile responsables de ces réalités et clairement engagés en elles, compétents pour les promouvoir et conscients qu’il faut déployer leur pleine capacité chrétienne souvent enfouie et asphyxiée, plus ces réalités sans rien perdre ou sacrifier de leur coefficient humain, mais manifestant une dimension transcendante souvent méconnue, se trouveront au service de l’édification du Règne de Dieu et donc du salut en Jésus-Christ.

    Saint Paul VI