Auteur/autrice : fred

  • « Afin que tout homme qui croit obtienne par lui la vie éternelle. »

    Mon Seigneur et mon Dieu,
    tu m’as guidée sur un long chemin obscur, pierreux et dur.

    Mes forces semblaient souvent vouloir m’abandonner,
    je n’espérais presque plus voir un jour la lumière.
    Mon cœur se pétrifiait dans une souffrance profonde
    quand la clarté d’une douce étoile se leva à mes yeux.

    Fidèle, elle me guida et je la suivis
    d’un pas d’abord timide, plus assuré ensuite.
    J’arrivai enfin devant la porte de l’Église.
    Elle s’ouvrit. Je demandai à entrer.

    Ta bénédiction m’accueille par la bouche de ton prêtre.
    À l’intérieur des étoiles se succèdent,
    des étoiles de fleurs rouges qui me montrent le chemin jusqu’à toi…
    Et ta bonté permet qu’elles m’éclairent dans mon chemin vers toi.

    Le mystère qu’il me fallait garder caché au profond de mon cœur,
    je peux désormais l’annoncer à haute voix :
    Je crois, je confesse ma foi !

    Le prêtre me conduit aux marches de l’autel,
    j’incline le front,
    l’eau sainte coule sur ma tête.

    Seigneur, est-il possible à quelqu’un de renaître
    une fois écoulée la moitié de sa vie ? (Jn 3,4)
    Tu l’as dit, et c’est pour moi devenu réalité.

    Le poids des fautes et des peines de ma longue vie m’a quittée.
    Debout, j’ai reçu le manteau blanc placé sur mes épaules,
    symbole lumineux de la pureté !

    J’ai porté à la main le cierge dont la flamme annonce
    qu’en moi brûle ta vie sainte.
    Mon cœur est désormais devenu la crèche qui attend ta présence.
    Pour peu de temps !

    Marie, ta mère, qui est aussi la mienne, m’a donné son nom.
    À minuit elle dépose en mon cœur son enfant nouveau-né.
    Oh ! nul cœur humain ne peut concevoir
    ce que tu prépares à ceux qui t’aiment (1Co 2,9).

    Tu es à moi désormais et jamais plus je ne te quitterai.
    Où que puisse aller la route de ma vie, tu es auprès de moi.
    Rien jamais ne pourra me séparer de ton amour (Rm 8,39).

    Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix [Édith Stein] (1891-1942)

     

     

     

  • « Il vous faut naître d’en haut. »

    L’enfance spirituelle faite de pauvreté jalousement conservée était à la portée de Nicodème, cet homme considérable parmi les Juifs. Il pouvait la faire sienne, sans rien supprimer de ce qu’exigeaient son rang et l’exercice de ses fonctions, sans prendre les attitudes et un langage enfantins… Il devait la faire sienne, car pour renaître sous le souffle de l’Esprit, il faut être pauvre, confiant et dépendant en tout de Dieu. Ou plutôt, renaître n’est pas autre chose que devenir progressivement un enfant.

    Tandis qu’en effet, la génération dans l’ordre naturel, réalisée dans le sein de la mère, s’épanouit dans une séparation progressive jusqu’à ce que l’enfant puisse vivre sa vie indépendante et parfaite, la génération spirituelle se fait en sens inverse par une absorption progressive dans l’unité. Séparés de Dieu par le péché, nous sommes éclairés par sa lumière, pris dans les liens de plus en plus étroits de son amour, jusqu’à ce que, devenus de vrais enfants, nous soyons perdus en son sein, ne vivant plus que de sa vie et de son Esprit.

    « Ceux-là sont les vrais enfants de Dieu qui sont mus par son Esprit » (Rm 8,14), c’est-à-dire ceux qui, par leur pauvreté spirituelle et le dégagement d’eux-mêmes, ont perdu leurs opérations propres et sont entrés dans le sein de Dieu où leur vie et leurs mouvements dépendent en tout de l’Esprit qui engendre. Tel est le sens et la valeur de l’enfance spirituelle. Parfaitement réalisée, elle est déjà la sainteté.

    Bienheureux Marie-Eugène de l’Enfant-Jésus (1894-1967)

     

     

     

  • Les entrailles de la miséricorde divine nous sont ouvertes !

    La miséricorde du Seigneur je chanterai,
    Pour les siècles devant tout le peuple,
    Car c’est le plus grand attribut de Dieu,
    Et pour nous un incessant miracle.

    Tu jaillis de la Trinité divine
    Mais d’un seul sein plein d’amour ;
    La miséricorde du Seigneur se montrera dans l’âme
    Dans la plénitude, quand le voile tombera.

    De la source de Ta miséricorde, ô Seigneur,
    Découle tout bonheur et toute vie ;
    Ainsi donc, toutes les créatures et toutes les œuvres
    Chantez dans le ravissement un chant de miséricorde.

    Les entrailles de la miséricorde divine nous sont ouvertes,
    Par la vie de Jésus, cloué sur la croix ;
    Tu ne dois pas douter, ni désespérer, pécheur,
    Mais avoir confiance en la miséricorde, car toi aussi tu peux devenir saint.

    Deux sources en forme de rayons ont jailli
    Du Cœur de Jésus,
    Non pour les anges, ni pour les chérubins, ni pour les Séraphins,
    Mais pour le salut de l’homme pécheur.

    Sainte Faustine Kowalska (1905-1938)

     

     

     

  • Établi sur le roc de la foi en la résurrection

    Tu es établi sur le roc de la foi en la résurrection. (…)

    « Le Christ est ressuscité d’entre les morts, prémices de ceux qui se sont endormis ; et il est apparu à Céphas, puis aux Douze » (1Co 15,20 ;15,5). Si en effet tu ne crois pas au témoin unique, voici douze témoins. « Ensuite il est apparu à plus de cinq cents frères à la fois. » (1Co 15,6). S’ils n’ont pas foi dans les douze, qu’ils croient les cinq cents. (…)

    Il y a beaucoup de témoins de la résurrection du Sauveur : la nuit et la lumière de la pleine lune ; car c’était la seizième nuit de la lune. Le roc du monument qui accueillit (…) : car la pierre a vu directement le Seigneur ; la pierre qu’on enleva alors en la roulant est aussi un témoin direct de la résurrection, elle qui gît là jusqu’à ce jour. Les anges de Dieu par leur présence ont témoigné de la résurrection du Fils unique.

    Pierre, Jean et Thomas et tous les apôtres : les premiers parce qu’ils ont couru au monument et vu les linges de l’ensevelissement, dont il avait été enveloppé auparavant, restés à terre sur place après la résurrection ; ceux-là parce qu’ils ont palpé ses mains et ses pieds et contemplé la place des clous ; tous ensemble parce qu’ils ont bénéficié du souffle du Sauveur et reçu, par la puissance du Saint-Esprit, le pouvoir et l’honneur de pardonner les péchés.

    Autres témoins : les femmes qui tinrent ses pieds et contemplèrent l’importance du tremblement de terre et la splendeur de l’ange qui était là ; les linges aussi dont le Christ ressuscité s’était débarrassé et qu’il avait abandonnés. (…) Témoigne aussi Pierre qui sans doute avait d’abord renié trois fois, mais qui, après la triple déclaration, fut préposé au gouvernement des brebis mystiques. (…)

    Tu as donc quantité de témoins.

    Saint Cyrille de Jérusalem (313-350)

     

     

     

  • « Au lever du jour, Jésus était là debout sur le rivage. »

    Invités aux noces de l’Agneau (Ap 19,9)

    Et revêtus d’une robe de lumière,

    Nous venons de traverser l’eau de la Mer Rouge (Ex 14)

    Chantons le Christ, il nous ouvre le chemin.

    Lui, dont le Corps vêtu de gloire

    S’est immolé sur l’autel de la croix,

    Il a répandu son sang pour la vie du monde

    En le buvant, nous vivons en son amour.

    Protégés au soir de cette Pâque

    Contre les coups de l’ange exterminateur (Ex 12,13)

    Il nous a tous arrachés à la servitude

    Les eaux s’ouvrirent alors sous nos pas.

    Aujourd’hui, notre Pâque c’est le Christ (1Co 5,7)

    Il est l’agneau immolé pour nos péchés

    Il nous a donné sa chair comme nourriture

    Le pain très pur, l’azyme sincère.

    Il est la victime vraiment digne

    Par qui l’enfer a été anéanti,

    Il délie la terre entière tenue captive,

    Il lui redonne les biens de la vie.

    Jésus Christ se lève du tombeau

    Et il retourne vainqueur des enfers,

    Il enchaîne les tyrans, chasse les ténèbres

    Et il nous ouvre les portes du ciel.

    Gloire à toi, ô Christ, notre Sauveur,

    Toi qui triomphe aujourd’hui d’entre les morts

    Gloire au Père et à l’Esprit qui nous illumine

    Vous qui régnez pour les siècles éternels. Amen, Alléluia !

    Liturgie latine

     

     

     

  • « Il ouvrit leur intelligence à la compréhension des Écritures. » (Lc 24,45)

    Où trouverons-nous les paroles de Jésus, ces paroles qui doivent être pour nous « des sources jaillissant jusqu’à la vie éternelle » (Jn 4,14) ? Dans l’Évangile d’abord. Là, nous entendons Jésus lui-même, Verbe incarné ; nous le voyons révéler l’ineffable en des mots humains, traduire l’invisible en des gestes compréhensibles pour nos faibles esprits ; nous n’avons qu’à ouvrir les yeux, qu’à disposer notre cœur, pour connaître ces clartés et en jouir. (…)

    Comme le « Christ Jésus était hier, aussi bien qu’il est aujourd’hui et qu’il sera demain » (He 13,8), il n’est pas jusqu’à l’Ancien Testament lui-même qui ne nous le révèle. N’a-t-il pas dit, que c’est de sa personne que Moïse a parlé ? n’a-t-il pas relevé fréquemment les prophéties qui le concernent ? Et les psaumes, ne débordent-ils pas de lui, au point d’être, selon la belle expression de Bossuet, « un Évangile de Jésus-Christ tourné en chants, en affections, en actions de grâces, en pieux désirs ? » (Élévations sur les mystères, Xe sem., 3e élév.).

    C’est donc tout le trésor des Écritures qui nous révèle le Christ ; c’est à chacune de leurs pages que nous lisons son nom. Ces pages sont pleines de lui, de sa personne, de ses perfections, de ses gestes ; chacune d’elles nous redit son incomparable amour, sa bonté sans bornes, son inlassable miséricorde, sa sagesse ineffable ; elles nous dévoilent les insondables richesses du mystère de sa vie et de ses souffrances, elles nous racontent les suprêmes triomphes de sa gloire. (…)

    Mais pour que cette parole soit en nous « vive et efficace », qu’elle touche réellement l’âme, et devienne vraiment source de contemplation et principe de vie, il faut que nous la recevions avec foi et humilité, et avec un sincère désir de connaître le Christ et de nous unir à lui pour marcher sur ses traces. La connaissance intime et profonde, la perception surnaturelle et féconde du sens des Saintes Lettres est un don de l’Esprit, don si précieux que Notre Seigneur lui-même, Sagesse éternelle, l’a communiqué à ses Apôtres dans une de ses dernières apparitions (Lc 24,45).

    Bienheureux Columba Marmion (1858-1923)

     

     

     

  • « Il prit le pain, le bénit, le rompit et le leur donna. Alors leurs yeux s’ouvrirent. »

    L’icône des disciples d’Emmaüs aide bien…l’Église [à être] particulièrement attentive à vivre le mystère de la Sainte Eucharistie. Sur la route de nos interrogations et de nos inquiétudes, parfois de nos cuisantes déceptions, le divin Voyageur continue à se faire notre compagnon pour nous introduire, en interprétant les Écritures, à la compréhension des mystères de Dieu. Quand la rencontre devient totale, à la lumière de la parole succède la lumière qui jaillit du « Pain de vie » (Jn 6,35), par lequel le Christ réalise de la manière la plus haute sa promesse d’être avec nous « tous les jours jusqu’à la fin du monde » (Mt 28,20)…

    Le récit de l’apparition de Jésus ressuscité aux deux disciples d’Emmaüs nous aide à relever un premier aspect du mystère eucharistique qui doit toujours être présent dans la dévotion du Peuple de Dieu : l’eucharistie mystère lumineux !… Jésus s’est qualifié lui-même de « lumière du monde » (Jn 8,12), et cette caractéristique est bien mise en évidence par des moments de sa vie tels que la Transfiguration et la Résurrection, où sa gloire divine resplendit clairement. Dans l’eucharistie, au contraire, la gloire du Christ est voilée. Le sacrement de l’eucharistie est le « mysterium fidei » par excellence. C’est donc précisément à travers le mystère de son enfouissement total que le Christ se fait mystère lumineux, grâce auquel le croyant est introduit dans la profondeur de la vie divine…

    L’eucharistie est lumière avant tout parce que, à chaque messe, la liturgie de la Parole de Dieu précède la liturgie eucharistique, dans l’unité des deux « tables », celle de la Parole et celle du Pain… Dans le récit des disciples d’Emmaüs, le Christ lui-même intervient pour montrer, « partant de Moïse et de tous les prophètes », que « toute l’Écriture » conduit au mystère de sa personne. Ses paroles font brûler le cœur des disciples, les soustraient à l’obscurité de la tristesse et du désespoir, et suscitent en eux le désir de demeurer avec lui : « Reste avec nous, Seigneur ».

    Saint Jean-Paul II (1920-2005)

     

     

  • Consolation et joie dans le Seigneur

    Comme on lisait dans l’évangile à propos de la bienheureuse Marie-Madeleine : « Elle se pencha, regarda dans le tombeau et vit deux anges », etc., Gertrude dit au Seigneur : « Où est, Seigneur, ce tombeau où il me faut regarder afin de trouver la consolation et la joie ? » Alors le Seigneur lui montra la plaie de son côté. Et comme elle se penchait à l’intérieur, en place des deux anges, elle perçut deux paroles dont la première était : « Tu ne pourras jamais être séparée de ma communion. » Et l’autre : « Toute tes œuvres me plaisent de manière absolument parfaite. »

    De cela elle fut stupéfaite et, pleine de doutes, se demandait comment cela pourrait bien se faire : elle était en effet en tous points si imparfaite que l’ensemble de ses œuvres n’eussent pu plaire à aucun homme au monde, à cause des défauts cachés qu’elle y découvrait quelquefois. Dès lors, comment eussent-elles pu plaire à cette connaissance infiniment lumineuse qui trouve, pour ainsi dire, mille défauts là où, pour l’homme aveuglé c’est à peine s’il en est un seul.

    Le Seigneur lui répondit : « Supposons que tu tiennes en main un objet. Tu peux facilement l’améliorer pour peu que tu veuilles bien, et tu as ainsi la faculté de le rendre agréable à tous. Comment négligerais-tu de le faire ? Il en va de même pour moi : du fait que tu as l’habitude de me confier très souvent tes œuvres, je les tiens, peut-on dire, en ma main, et, comme ma toute-puissance m’en donne le pouvoir, et mon inscrutable sagesse, la capacité, je prends plaisir dans ma bonté à améliorer toutes tes œuvres, de telle sorte que je peux à juste titre, m’y complaire, moi et tous les habitants du ciel. »

    Sainte Gertrude d’Helfta (1256-1301)

     

     

     

  • Le lundi de Pâques

    « Réjouis-toi, Jérusalem, réunissez-vous, vous tous qui aimez » (Is 66, 10) Jésus, car il est ressuscité. Réjouissez-vous, vous tous qui avez été naguère dans la peine, (…) car celui qui a subi la violence, à son tour, il est ressuscité. De même que le rappel de la croix attristait notre assemblée, qu’ainsi la bonne nouvelle de la résurrection soit sa joie. Que la tristesse se change en joie, les lamentations en allégresse et que joie et allégresse remplissent notre bouche, en l’honneur de celui qui après sa résurrection a dit : « Réjouissez-vous ! » (Mt 28,9).

    Je sais en effet quel était dans les jours écoulés, le chagrin des amis du Christ, quand nous ne disions plus rien de sa mort ni de son ensevelissement, et que nous n’avions pas proclamé la bonne nouvelle de sa résurrection : votre esprit en suspens guettait la nouvelle désirée. Il est donc ressuscité, le mort, celui qui est « libre entre les morts » (Ps 87,6) et libérateur des morts, l’homme qui sans se plaindre avait ceint la déshonorante couronne d’épines, cet homme, ressuscité, a ceint le diadème de la victoire sur la mort.

    Eh bien ! de même que nous avons produit les témoignages qui concernent sa croix, de même maintenant, établissons aussi par ses preuves la résurrection : l’Apôtre est là pour nous affirmer en effet : « Il a été enseveli, et il est ressuscité le troisième jour selon les Ecritures » (1Co 15,4).

    Saint Cyrille de Jérusalem (313-350)

     

     

  • « Voici le jour que le Seigneur a fait. » (Ps 117,24)

    Laissons éclater notre joie, mes frères, aujourd’hui comme hier. Si les ombres de la nuit ont interrompu nos réjouissances, le jour saint n’est pas achevé…: la clarté que répand la joie du Seigneur est éternelle. Le Christ nous illuminait hier ; aujourd’hui encore resplendit sa lumière. « Jésus Christ est le même hier et aujourd’hui » dit le bienheureux apôtre Paul (He 13,8). Oui, pour nous le Christ s’est fait le jour. Pour nous, il est né aujourd’hui, comme l’annonce Dieu son Père par la voix de David : « Tu es mon fils ; aujourd’hui je t’ai engendré » (Ps 2,7). Qu’est-ce à dire ? Qu’il n’a pas engendré son fils un jour, mais qu’il l’a engendré jour et lumière lui-même…

    Oui, le Christ est notre aujourd’hui : splendeur vivante et sans déclin, il ne cesse d’embraser le monde qu’il porte (He 1,3) et ce flamboiement éternel semble n’être qu’un jour. « Mille ans sont à tes yeux comme un seul jour » s’écrie le prophète (Ps 89,4). Oui, le Christ est ce jour unique, parce que unique est l’éternité de Dieu. Il est notre aujourd’hui : le passé, enfui, ne lui échappe pas ; l’avenir, inconnu, n’a pas de secrets pour lui. Lumière souveraine, il étreint tout, il connaît tout, à tous les temps il est présent et il les possède tous. Devant lui, le passé ne peut pas s’effondrer, ni l’avenir se dérober… Cet aujourd’hui n’est pas le temps où selon la chair il est né de la Vierge Marie, ni celui où selon la divinité, il sort de la bouche de Dieu son Père, mais le temps où il est ressuscité d’entre les morts : « Il a ressuscité Jésus, dit l’apôtre Paul ; ainsi est-il écrit au psaume deuxième : ‘ Tu es mon fils ; aujourd’hui je t’ai engendré ‘ » (Ac 13,33).

    Vraiment, il est notre aujourd’hui, quand, jailli de la nuit épaisse des enfers, il embrase les hommes. Vraiment, il est notre jour, celui que les noirs complots de ses ennemis n’ont pas pu obscurcir. Nul jour mieux que ce jour n’a su accueillir la lumière : à tous les morts, il a rendu et le jour et la vie. La vieillesse avait étendu les hommes dans la mort ; il les a relevés dans la vigueur de son aujourd’hui.

    Saint Maxime de Turin (?-v. 420)