Il y a un seul Dieu, sans principe, sans cause, qui ne peut être limité ni par quelqu’un d’antérieur à lui, ni par un être qui viendrait dans la suite. Il est enveloppé d’éternité, infini, Père très grand d’un Fils unique, bon et grand, qu’il engendre sans rien subir de charnel puisqu’il est esprit. Dieu unique et autre, mais non point autre en sa divinité, tel est le Verbe de Dieu. C’est lui l’empreinte du Père, le seul Fils de celui qui est sans principe, l’unique de l’unique et son égal. Alors que celui-ci demeure Père tout entier, lui, le Fils, est l’auteur et le maître du monde, la force et la pensée du Père. (…)
Tremblons devant la grandeur de l’Esprit qui est Dieu également et par qui j’ai connu Dieu. Il est manifestement Dieu et il fait naître Dieu ici-bas. Il est tout-puissant, distribue les dons divers, inspire les chants du chœur des bienheureux ; il donne la vie aux êtres célestes et terrestres, siège dans les hauteurs, vient du Père ; il est la force divine, agit de son propre mouvement, n’est pas Fils car le Père excellent n’a qu’un seul Fils plein de bonté – mais il n’est pas en dehors de la divinité invisible et il a une gloire égale.
Saint Grégoire de Nazianze (330-390)
