Étiquette : Vatican 2

  • Jésus trouve la foi chez un centurion romain

    Ceux qui n’ont pas encore reçu l’Évangile sont ordonnés de façons diverses au Peuple de Dieu. D’abord, le peuple qui reçut les alliances et les promesses et dont le Christ est né selon la chair (Rm 9,4-5) ; peuple élu de Dieu et qui lui est très cher en raison de ses ancêtres, car les dons et la vocation de Dieu sont sans repentance (Rm 11,28-29). Mais le dessein de salut englobe aussi ceux qui reconnaissent le Créateur, et parmi eux d’abord les musulmans qui, en déclarant qu’ils gardent la foi d’Abraham, adorent avec nous le Dieu unique, miséricordieux, qui jugera les hommes au dernier jour.

    Quant à ceux qui cherchent le Dieu inconnu sous des ébauches et des préfigurations, Dieu lui-même n’est pas loin d’eux non plus, puisqu’il donne à tous la vie, le souffle et toutes choses (Ac 17,25), et que le Sauveur veut le salut de tous les hommes (1Tm 2,4). En effet ceux qui, sans faute de leur part, ignorent l’Évangile du Christ et son Église et cependant cherchent Dieu d’un cœur sincère et qui, sous l’influence de la grâce, s’efforcent d’accomplir dans leurs actes sa volonté qu’ils connaissent par les injonctions de leur conscience, ceux-là aussi peuvent obtenir le salut éternel. Et la divine Providence ne refuse pas les secours nécessaires au salut à ceux qui ne sont pas encore parvenus, sans qu’il y ait de leur faute, à la connaissance claire de Dieu et s’efforcent, avec l’aide de la grâce divine, de mener une vie droite. En effet, tout ce que l’on trouve chez eux de bon et de vrai, l’Église le considère comme un terrain propice à l’Évangile et un don de celui qui éclaire tout homme, pour qu’il obtienne finalement la vie.

    Mais bien souvent les hommes, trompés par le Malin, se sont abandonnés à la vanité de leurs pensées et ont échangé la vérité divine pour le mensonge. (…) C’est pourquoi, en vue de promouvoir la gloire de Dieu et le salut de tous ces hommes, l’Église se souvient du commandement du Seigneur qui dit : « Prêchez l’Évangile à toute créature » (Mc 16,15).

    Concile Vatican II

     

     

  • « Il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle. »

    Le Concile Vatican II présente le baptême en ces termes : « Les baptisés, par la régénération et l’onction du Saint-Esprit, sont consacrés pour être une demeure spirituelle » (LG 10). L’Esprit Saint oint le baptisé ; il imprime sur lui un sceau indélébile, et il le constitue temple spirituel (2Co 1,21s; 1Co 3,16), c’est-à-dire qu’il le remplit de la sainte présence de Dieu grâce à l’union et à la conformité avec Jésus Christ. Fort de cette onction spirituelle, le chrétien peut, à sa manière, répéter les paroles de Jésus : « L’Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu’il m’a consacré par l’onction ». (…)

    « La mission du Christ, prêtre, prophète, roi, se poursuit dans l’Église. Tous, le Peuple de Dieu tout entier, participent à cette triple mission. » Les fidèles laïcs participent à la fonction sacerdotale par laquelle Jésus s’est offert lui-même sur la croix et continue encore à s’offrir dans la célébration de l’eucharistie (…) : « Toutes leurs activités, leurs prières et leurs entreprises apostoliques, leur vie conjugale et familiale, leurs labeurs quotidiens, leurs détentes d’esprit et de corps, s’ils sont vécus dans l’Esprit de Dieu, et même les épreuves de la vie (…), tout cela devient ‘offrandes spirituelles agréables à Dieu par Jésus Christ’ (1P 2,5) ; et dans la célébration eucharistique ces offrandes rejoignent l’oblation du corps du Seigneur pour être offertes en toute dévotion au Père » (LG 34). (…)

    La participation à la fonction prophétique du Christ (…) habilite et engage les fidèles laïcs à recevoir l’Évangile dans la foi, et à l’annoncer par la parole et par les actes. (…) Ils vivent la royauté chrétienne tout d’abord par le combat spirituel qu’ils mènent pour détruire en eux le règne du péché (Rm 6,12), ensuite par le don de soi pour servir (…) Jésus lui-même, présent en tous ses frères, surtout dans les plus petits (Mt 25,40). Mais les fidèles laïcs sont appelés en particulier à redonner à la création toute sa valeur originelle. En liant la création au bien véritable de l’homme par une activité soutenue par la grâce, ils participent à l’exercice du pouvoir par lequel Jésus ressuscité attire à lui toutes choses et les soumet (…) au Père, « afin que Dieu soit tout en tous » (Jn 12,32; 1Co 15,28).

    Saint Jean-Paul II (1920-2005)

     

     

  • « C’est du dedans, du cœur de l’homme » : le cœur de chaque homme, source de paix ou de guerre ?

    Il est clair que nous devons tendre à préparer de toutes nos forces le moment où, de l’assentiment général des nations, toute guerre pourra être absolument interdite. (…) La construction courageuse de la paix exige très certainement que [les responsable politiques] ouvrent leur intelligence et leur cœur au-delà des frontières de leur propre pays, qu’ils renoncent à l’égoïsme national et au désir de dominer les autres nations, et qu’ils entretiennent un profond respect envers toute l’humanité, qui s’avance avec tant de difficultés vers une plus grande unité. Que tous prennent garde cependant de ne pas s’en remettre aux seuls efforts de quelques-uns, sans se soucier de notre état d’esprit personnel. Car les chefs d’État, qui sont les répondants du bien commun de leur propre nation et en même temps les promoteurs du bien universel, sont très dépendants des opinions et des sentiments de l’ensemble de la population.

    Il est inutile de chercher à faire la paix tant que les sentiments d’hostilité, de mépris et de défiance, tant que les haines raciales et les partis pris idéologiques divisent les hommes et les opposent. D’où l’urgence et l’extrême nécessité d’un renouveau dans la formation des mentalités et d’un changement de ton dans l’opinion publique. Que ceux qui se consacrent à une œuvre d’éducation, en particulier auprès des jeunes, ou qui forment l’opinion publique, considèrent comme leur plus grave devoir celui d’inculquer à tous les esprits de nouveaux sentiments générateurs de paix. Nous avons tous assurément à changer notre cœur et à ouvrir les yeux sur le monde, comme sur les tâches que nous pouvons entreprendre tous ensemble pour le progrès du genre humain.

    Concile Vatican II

     

     

  • « Ne vous faites pas de trésors sur la terre. »

    Nous, les Pères du 21e Concile œcuménique de l’Église catholique (…), dans la pleine conscience de notre mission envers l’humanité, nous nous adressons avec déférence et avec confiance à ceux qui tiennent dans leurs mains le destin des hommes sur cette terre, à tous les dépositaires du pouvoir temporel.

    Nous le proclamons hautement : nous rendons honneur à votre autorité et à votre souveraineté ; nous respectons votre fonction ; nous reconnaissons vos lois justes ; nous estimons ceux qui les font et ceux qui les appliquent. Mais nous avons une parole particulièrement sacrée à vous dire, et la voici : Dieu seul est grand. Dieu seul est le principe et la fin (Ap 1,17; 2,8). Dieu seul est la source de votre autorité et le fondement de vos lois.

    C’est à vous qu’il revient d’être sur terre les promoteurs de l’ordre et de la paix entre les hommes. Mais, ne l’oubliez pas : c’est Dieu, le Dieu vivant et vrai, qui est le Père des hommes. Et c’est le Christ, son Fils éternel, qui est venu nous le dire et nous apprendre que nous sommes tous frères (Mt 23,8). C’est lui, le grand artisan de l’ordre et de la paix sur la terre, car c’est lui qui conduit l’histoire humaine et qui seul peut incliner les cœurs à renoncer aux passions mauvaises qui engendrent la guerre et le malheur. C’est lui qui bénit le pain de l’humanité, qui sanctifie son travail et sa souffrance, qui lui donne des joies que vous ne pouvez pas lui donner, et la réconforte dans des douleurs que vous ne pouvez pas consoler. Dans votre cité terrestre et temporelle, il construit mystérieusement sa cité spirituelle et éternelle, son Église.

    Concile Vatican II

     

     

     

  • « Moi, je vous dis de ne pas riposter au méchant. »

    C’est au nom du Dieu juste et bon et de son Fils Jésus que nous vous exhortons, jeunes gens et jeunes filles du monde entier, à élargir vos cœurs aux dimensions du monde, à entendre l’appel de vos frères et à mettre hardiment à leur service vos jeunes énergies. Luttez contre tout égoïsme. Refusez de laisser libre cours aux instincts de violence et de haine qui engendrent les guerres et leur cortège de misères. Soyez généreux, purs, respectueux, sincères. Et construisez dans l’enthousiasme un monde meilleur que celui de vos aînés !

    L’Église vous regarde avec confiance et avec amour. Riche d’un long passé toujours vivant en elle, et marchant vers la perfection humaine dans le temps et vers les destinées ultimes de l’histoire et de la vie, elle est la vraie jeunesse du monde. Elle possède ce qui fait la force et le charme des jeunes : la faculté de se réjouir de ce qui commence, de se donner sans retour, de se renouveler et de repartir pour de nouvelles conquêtes. Regardez-la et vous retrouverez en elle le visage du Christ, le vrai héros, humble et sage, le prophète de la vérité et de l’amour, le compagnon et l’ami des jeunes. C’est bien au nom du Christ que nous vous saluons, que nous vous exhortons et vous bénissons.

    Concile Vatican II

     

     

  • « Vous êtes le sel de la terre… Vous êtes la lumière du monde. »

    L’Église étant tout entière missionnaire, et l’œuvre de l’évangélisation étant le devoir fondamental du Peuple de Dieu, le Saint Concile invite tous les chrétiens à une profonde rénovation intérieure, afin qu’ayant une conscience vive de leur propre responsabilité dans la diffusion de l’Évangile, ils assument leur part dans l’œuvre missionnaire. (…) Comme membres du Christ vivant, auquel ils ont été incorporés et configurés par le baptême ainsi que par la confirmation et l’eucharistie, tous les fidèles sont tenus de coopérer à l’expansion et au développement de son Corps, pour l’amener le plus vite possible à sa plénitude (Ep 4,13).

    C’est pourquoi tous les membres de l’Église doivent avoir une vive conscience de leur responsabilité à l’égard du monde, nourrir en eux un esprit véritablement catholique et dépenser leurs forces pour l’œuvre de l’évangélisation. Cependant, que tous le sachent, leur premier et leur plus important devoir pour la diffusion de la foi, c’est de vivre profondément leur vie chrétienne. Car leur ferveur au service de Dieu, leur charité à l’égard des autres apporteront un nouveau souffle spirituel à l’Église tout entière, qui apparaîtra comme un signal levé pour les nations (Is 11,12), « la lumière du monde », et « le sel de la terre ». Ce témoignage de la vie obtiendra plus facilement son effet s’il est donné conjointement avec d’autres groupements chrétiens, selon les prescriptions du décret sur l’œcuménisme.

    Concile Vatican II

     

     

  • Certains restent sourds aux appels de Dieu

    L’aspect le plus sublime de la dignité humaine se trouve dans la vocation de l’homme à communier avec Dieu. Cette invitation que Dieu adresse a l’homme de dialoguer avec lui commence avec l’existence humaine. Car, si l’homme existe, c’est que Dieu l’a créé par amour et, par amour, ne cesse de lui donner l’être ; et l’homme ne vit pleinement selon la vérité que s’il reconnaît librement cet amour et s’abandonne à son Créateur. Mais beaucoup de nos contemporains ne perçoivent pas du tout ou même rejettent explicitement le rapport intime et vital qui unit l’homme à Dieu : à tel point que l’athéisme compte parmi les faits les plus graves de ce temps (…).

    Certains athées nient Dieu expressément, d’autres pensent que l’homme ne peut absolument rien affirmer de lui. D’autres encore traitent le problème de Dieu de telle façon que ce problème semble dénué de sens. Beaucoup, outrepassant indûment les limites des sciences positives, ou bien prétendent que la seule raison scientifique explique tout, ou bien, à l’inverse, ne reconnaissent comme définitive absolument aucune vérité. (…) D’autres se représentent Dieu sous un jour tel que, en le repoussant, ils refusent un Dieu qui n’est en aucune façon celui de l’Évangile. D’autres n’abordent même pas le problème de Dieu : ils paraissent étrangers à toute inquiétude religieuse et ne voient pas pourquoi ils se soucieraient encore de religion. L’athéisme, en outre, naît souvent d’une protestation révoltée contre le mal dans le monde. (…) Parmi les formes de l’athéisme contemporain, on ne doit pas passer sous silence celle qui attend la libération de l’homme surtout de sa libération économique et sociale. (…)

    L’Église, (…) bien consciente de la gravité des problèmes que l’athéisme soulève et poussée par son amour pour tous les hommes, estime qu’il lui faut soumettre ces motifs à un examen sérieux et approfondi. Elle tient que la reconnaissance de Dieu ne s’oppose en aucune façon à la dignité de l’homme, puisque cette dignité trouve en Dieu lui-même ce qui la fonde et ce qui l’achève. Car l’homme a été établi en société, intelligent et libre, par Dieu son Créateur. Mais surtout, comme fils, il est appelé à l’intimité même de Dieu et au partage de son propre bonheur.

    Concile Vatican II

     

     

  • Mémoire des saints Timothée et Tite, évêques, compagnons de saint Paul

    Tout comme le Christ Seigneur, Fils du Dieu vivant, qui est venu pour sauver son peuple de ses péchés et pour sanctifier tous les hommes, a été lui-même envoyé par le Père, de même il a envoyé ses apôtres (Jn 20,21) qu’il a sanctifiés en leur donnant le Saint-Esprit, pour qu’eux aussi glorifient le Père sur la terre et contribuent au salut des hommes, « en vue de l’édification du Corps du Christ » qui est l’Église (Ep 4,12). Dans cette Église du Christ, le Pontife romain, en tant que successeur de Pierre, à qui le Christ a confié ses brebis et ses agneaux à paître (Jn 21,15s), jouit, par institution divine, du pouvoir suprême, plénier, immédiat et universel pour la charge des âmes. (…)

    Mais les évêques, eux aussi, établis par le Saint-Esprit, prennent par succession la place des apôtres comme pasteurs des âmes, et ensemble avec le Souverain Pontife et sous son autorité, ils ont été envoyés pour assurer la permanence de l’œuvre du Christ, Pasteur éternel. En effet, le Christ a donné aux apôtres et à leurs successeurs l’ordre et le pouvoir d’enseigner toutes les nations, de sanctifier les hommes dans la vérité et de les paître. Par conséquent, par l’Esprit Saint qui leur a été donné, les évêques sont devenus de vrais et authentiques maîtres de la foi, pontifes et pasteurs. (…)

    En qualité de successeurs légitimes des apôtres et de membres du collège épiscopal, les évêques se sauront toujours unis entre eux et feront preuve de sollicitude pour toutes les Églises, puisque, en vertu de l’institution divine et des devoirs de la charge apostolique, chacun d’entre eux, ensemble avec les autres évêques, est responsable de l’Église. Ils seront surtout pleins de sollicitude pour ces régions du monde dans lesquelles la Parole de Dieu n’a pas encore été annoncée ou dans lesquelles, surtout à cause du nombre restreint de prêtres, les fidèles sont exposés au danger de s’éloigner des commandements de la vie chrétienne, bien plus de perdre la foi elle-même. Qu’ils s’appliquent donc de toutes leurs forces à ce que les fidèles soutiennent et fassent progresser avec empressement les œuvres d’évangélisation et d’apostolat.

    Concile Vatican II

     

     

  • « Il en institua douze pour qu’ils soient avec lui » : les évêques, successeurs des apôtres

    L’évêque, revêtu de la plénitude du sacrement de l’ordre, porte « la responsabilité de dispenser la grâce du sacerdoce suprême », en particulier en ce qui concerne l’eucharistie, qu’il offre lui-même ou fait offrir, et d’où vient continuellement à l’Église vie et croissance. Cette Église du Christ est vraiment présente en toutes les communautés locales des fidèles légitimement réunis autour de leurs pasteurs et que le Nouveau Testament lui-même appelle « églises » (Ac 8,1; 14,22). En effet, là où elles se trouvent, se trouve aussi le peuple nouveau appelé par Dieu dans l’Esprit Saint et dans une pleine assurance (1Th 1,5). C’est en elles que l’annonce de l’Évangile du Christ rassemble les fidèles et qu’est célébré le mystère de la Cène du Seigneur « afin que, par la Chair et le Sang du Seigneur, soit étroitement unis tous les frères de la communauté ».

    Toute assemblée eucharistique relevant du ministère sacré de l’évêque est un signe de cette charité et de cette « unité du Corps mystique sans laquelle le salut n’est pas possible ». Dans ces assemblées, souvent petites, pauvres et éloignées les unes des autres, le Christ est présent, lui qui par sa puissance rassemble l’Église « une, sainte, catholique et apostolique ». En effet, « la participation au Corps et au Sang du Christ ne fait rien d’autre que de nous transformer en ce que nous recevons. » (…)

    Aussi les évêques, priant et travaillant pour leur peuple, répandent sur lui en abondance et sous des formes diverses la plénitude de la sainteté du Christ. Par le ministère de la parole, ils font passer dans les croyants la puissance de Dieu qui apporte le salut (Rm 1,16), et par les sacrements dont, par leur propre autorité, ils organisent la distribution régulière et féconde, ils sanctifient les fidèles.

    Concile Vatican II

     

     

     

  • « Sur votre route proclamez que le Royaume des cieux est tout proche. »

    Dans le Christ nous sommes tous appelés à faire partie de l’Église ; c’est en elle que nous acquérons la sainteté par la grâce de Dieu. Mais elle n’atteindra son achèvement que dans la gloire du ciel, lorsque viendra « le temps du rétablissement de toutes choses » (Ac 3,21), lorsque, avec le genre humain, le monde entier lui aussi, qui est intimement uni à l’homme et qui atteint par l’homme le but qui est le sien, sera parfaitement rassemblé dans le Christ. (…)

    Ce rétablissement, qui nous a été promis et que nous attendons, a déjà commencé dans le Christ ; il s’est poursuivi par l’envoi du Saint-Esprit et par celui-ci il continue dans l’Église. C’est en elle que la foi nous enseigne le sens de notre vie dans ce monde-ci, du moment que, dans l’espérance des biens futurs, nous conduisons vers sa fin la tâche que le Père nous a chargés d’accomplir dans le monde, et que nous travaillons ainsi à notre salut (Ph 2,12).

    Déjà donc les derniers temps sont arrivés pour nous (1Co 10,11). Le renouvellement du monde est irrévocablement établi et se trouve anticipé en ce monde d’une manière déjà réelle. En effet, déjà sur terre, l’Église rayonne d’une sainteté véritable, quoique inachevée. Mais en attendant que se réalisent « les cieux nouveaux et la terre nouvelle où la justice habite » (2P 3,13), l’Église en pèlerinage porte l’aspect de ce monde qui passe, dans ses sacrements et ses institutions qui appartiennent à notre époque. Elle-même vit au milieu des créatures qui jusqu’à présent « gémissent dans les douleurs de l’enfantement » et qui « attendent la manifestation des enfants de Dieu » (Rm 8,19s).

    Concile Vatican II