Étiquette : Ste Thérèse de Calcutta

  • « Tout…dépend de ces deux commandements. »

    [ Il y a une] interaction nécessaire entre amour de Dieu et amour du prochain (…). Si le contact avec Dieu me fait complètement défaut dans ma vie, je ne peux jamais voir en l’autre que l’autre, et je ne réussis pas à reconnaître en lui l’image divine. Si par contre dans ma vie je néglige complètement l’attention à l’autre, désirant seulement être « pieux » et accomplir mes « devoirs religieux », alors même ma relation à Dieu se dessèche. Alors, cette relation est seulement « correcte », mais sans amour. Seule ma disponibilité à aller à la rencontre du prochain, à lui témoigner de l’amour, me rend aussi sensible devant Dieu. Seul le service du prochain ouvre mes yeux sur ce que Dieu fait pour moi et sur sa manière à lui de m’aimer.

    Les saints — pensons par exemple à la bienheureuse Teresa de Calcutta — ont puisé dans la rencontre avec le Seigneur dans l’eucharistie leur capacité à aimer le prochain de manière toujours nouvelle, et réciproquement cette rencontre a acquis son réalisme et sa profondeur précisément grâce à leur service des autres.

    Amour de Dieu et amour du prochain sont inséparables, c’est un unique commandement. Tous les deux cependant vivent de l’amour prévenant de Dieu qui nous a aimés le premier. Ainsi, il n’est plus question d’un « commandement » qui nous prescrit l’impossible de l’extérieur, mais au contraire d’une expérience de l’amour, donnée de l’intérieur, un amour qui, de par sa nature, doit par la suite être partagé à d’autres. L’amour grandit par l’amour. L’amour est « divin » parce qu’il vient de Dieu et qu’il nous unit à Dieu, et, à travers ce processus d’unification, il nous transforme en un Nous, qui surpasse nos divisions et qui nous fait devenir un, jusqu’à ce que, à la fin, Dieu soit « tout en tous » (1 Co 15, 28).

    Benoît XVI

     

     

     

  • « Mon joug est facile à porter. »

    Dieu porte en lui une très grande humilité. Il peut s’abaisser vers des gens comme nous et devenir dépendant de nous pour des actes comme vivre, grandir, porter des fruits. Il aurait tout à fait pu le faire sans nous. Pourtant, il s’est abaissé jusqu’à nous, a mené chacun d’entre nous ici, pour nous appeler ensemble et former cette communauté. Si vous aviez refusé, il n’aurait pas pu le faire. En effet, nous aurions pu refuser ; chacun aurait pu dire non. Dieu aurait patiemment attendu que quelqu’un dise oui.

    Ce qui me fait comprendre cela, c’est lorsque Jésus dit : « Apprenez de moi, car je suis doux et humble de cœur. » Il a vraiment voulu que nous retenions que notre appel à chacun est vraiment un don de Dieu lui-même.

    Sainte Teresa de Calcutta (1910-1997)

     

     

     

  • « Comme je vous ai aimés, aimez-vous les uns les autres. »

    Je dis toujours que l’amour commence à la maison : d’abord dans votre famille et ensuite dans votre ville. C’est facile de prétendre aimer les gens qui sont très loin, mais beaucoup moins facile d’aimer ceux qui vivent avec nous ou tout près de nous. Je me méfie des grands projets impersonnels : l’amour doit commencer par une personne. Pour parvenir à aimer quelqu’un, il faut le rencontrer, se rendre proche de lui. Tout le monde a besoin d’amour. Tous les êtres humains ont besoin de savoir qu’ils comptent pour les autres et qu’ils ont une valeur inestimable aux yeux de Dieu.

    Jésus a dit : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés ». Il a dit aussi : « Ce que vous avez fait au plus petit de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait » (Mt 25,40). Donc c’est lui que nous aimons dans chaque pauvre. Il a dit : « J’avais faim et vous m’avez donné à manger ; j’étais nu et vous m’avez habillé » (Mt 25,35). Je rappelle toujours à mes sœurs et à nos frères que notre journée est faite de vingt-quatre heures avec Jésus.

    Sainte Teresa de Calcutta (1910-1997)

     

     

  • Qu’est-ce que la contemplation ?

    Nous sommes appelés à aimer le monde. Et Dieu a tellement aimé le monde qu’il lui a donné Jésus (Jn 3,16). Aujourd’hui, il aime tellement le monde qu’il nous donne au monde, toi et moi, pour que nous soyons son amour, sa compassion et sa présence par une vie de prière, de sacrifices, d’abandon. La réponse que Dieu attend de toi est que tu deviennes contemplatif, que tu sois contemplatif.

    Prenons Jésus au mot, et soyons des contemplatifs au cœur du monde car, si nous avons la foi, nous sommes en sa présence perpétuelle. Par la contemplation, l’âme puise directement dans le cœur de Dieu les grâces que la vie active a la charge de distribuer. Nos existences doivent être liées au Christ vivant qui est en nous. Si nous ne vivons pas en présence de Dieu, nous ne pouvons pas persévérer.

    Qu’est-ce que la contemplation ? Vivre la vie de Jésus. C’est ainsi que je la comprends. Aimer Jésus, vivre sa vie au sein de la nôtre, vivre la nôtre au sein de la sienne… La contemplation ne revient pas à s’enfermer dans un cabinet obscur, mais à permettre à Jésus de vivre sa Passion, son amour, son humilité en nous, de prier avec nous, d’être avec nous, et de sanctifier à travers nous. Notre vie et notre contemplation sont une. Ce n’est pas là une question de faire mais d’être. Il s’agit en fait de la pleine jouissance de notre esprit par l’Esprit Saint qui insuffle en nous la plénitude de Dieu et nous envoie dans toute la création comme son message personnel d’amour (Mc 16,15).

    Sainte Teresa de Calcutta (1910-1997)

     

     

  • « Le possédé suppliait Jésus de pouvoir être avec lui… Mais il lui dit : ‘Rentre auprès des tiens, annonce-leur tout ce que le Seigneur a fait pour toi’ »

    Nous sommes appelés à aimer le monde. Et Dieu a tellement aimé le monde qu’il lui a donné Jésus (Jn 3,16). Aujourd’hui, il aime tellement le monde qu’il nous donne au monde, toi et moi, pour que nous soyons son amour, sa compassion et sa présence par une vie de prière, de sacrifices, d’abandon. La réponse que Dieu attend de toi est que tu deviennes contemplatif, que tu sois contemplatif.

    Prenons Jésus au mot, et soyons des contemplatifs au cœur du monde car, si nous avons la foi, nous sommes en sa présence perpétuelle. Par la contemplation, l’âme puise directement dans le cœur de Dieu les grâces que la vie active a la charge de distribuer. Nos existences doivent être liées au Christ vivant qui est en nous. Si nous ne vivons pas en présence de Dieu, nous ne pouvons pas persévérer.

    Qu’est-ce que la contemplation ? Vivre la vie de Jésus. C’est ainsi que je la comprends. Aimer Jésus, vivre sa vie au sein de la nôtre, vivre la nôtre au sein de la sienne… La contemplation ne revient pas à s’enfermer dans un cabinet obscur, mais à permettre à Jésus de vivre sa Passion, son amour, son humilité en nous, de prier avec nous, d’être avec nous, et de sanctifier à travers nous. Notre vie et notre contemplation sont une. Ce n’est pas là une question de faire mais d’être. Il s’agit en fait de la pleine jouissance de notre esprit par l’Esprit Saint qui insuffle en nous la plénitude de Dieu et nous envoie dans toute la création comme son message personnel d’amour (Mc 16,15).

    Sainte Teresa de Calcutta (1910-1997)

     

     

  • « Faites attention à la manière dont vous écoutez. »

    Écoute en silence, parce que si ton cœur est rempli d’autres choses, tu ne peux pas y entendre la voix de Dieu. Mais dès lors que tu te mets à l’écoute de la voix de Dieu dans un cœur pacifié, ton cœur se remplit de Dieu. Cela demandera beaucoup de sacrifices, mais si vraiment nous avons le désir de prier, si nous voulons prier, il faut accepter de faire ce pas maintenant. Il ne s’agit là que des premiers pas vers la prière, mais sans ce premier pas fait avec détermination, jamais nous n’atteindrons l’étape ultime, la présence de Dieu.

    Voilà ce qu’il faut apprendre dès le début : écouter la voix de Dieu dans notre cœur ; alors, dans le silence du cœur, Dieu se met à parler. Puis, de la plénitude de notre cœur, monte ce que notre bouche dira. Voilà le lien. Dans le silence du cœur, Dieu parle et il faut l’écouter. Puis, de la plénitude de ton cœur, parce qu’il se retrouvera rempli de Dieu, rempli d’amour, rempli de compassion, rempli de foi, ta bouche parlera.

    Souviens-toi, avant de parler, qu’il faut écouter, et alors seulement, du fond d’un cœur épanoui, tu pourras parler et Dieu écoutera.

    Sainte Teresa de Calcutta (1910-1997)

     

     

     

  • « Il passa la nuit à prier Dieu. »

    Nous ne pouvons pas trouver Dieu dans le bruit, dans l’agitation. (…) Dans le silence, Dieu nous écoute ; dans le silence, il parle à nos âmes. Dans le silence, il nous est donné le privilège d’entendre Sa voix :

    Silence de nos yeux.
    Silence de nos oreilles.
    Silence de notre bouche.
    Silence de notre esprit.
    Dans le silence du cœur,
    Dieu parlera.

    Le silence du cœur est nécessaire afin d’entendre Dieu partout — dans la porte qui se ferme, la personne qui te réclame, les oiseaux qui chantent, et les fleurs, et les animaux. Si nous sommes attentifs au silence, il sera facile de prier. Il y a tant de bavardages, de choses répétées, de choses rapportées dans ce qu’on dit et écrit. Notre vie de prière souffre parce que nos cœurs ne sont pas silencieux. Je garderai plus soigneusement le silence de mon cœur, afin que, dans le silence de mon cœur, j’entende Ses mots de consolation et que de la plénitude de mon cœur, je console Jésus caché dans la détresse des pauvres.

    Sainte Teresa de Calcutta (1910-1997)

     

     

     

  • « Moi, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n’aura plus jamais faim. »

    Dans les Écritures, il est question de la tendresse de Dieu pour le monde, et nous lisons que « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils » Jésus (Jn 3,16) pour qu’il soit comme nous, et qu’il nous apporte la bonne nouvelle que Dieu est amour, que Dieu vous aime et qu’il m’aime. Dieu veut que nous nous aimions les uns les autres comme il aime chacun d’entre nous (cf Jn 13,34).

    Nous savons tous, en regardant la croix, à quel point Jésus nous a aimés. Lorsque nous regardons l’eucharistie nous savons combien il nous aime maintenant. C’est pourquoi il s’est fait lui-même « pain de vie » afin de satisfaire notre faim pour son amour, et puis, comme si ce n’était pas suffisant pour lui, il s’est fait lui-même l’affamé, l’indigent, le sans-abri, afin que vous et moi puissions satisfaire sa faim pour notre amour humain. Car c’est pour cela que nous avons été créés, pour aimer et être aimés.

    Sainte Teresa de Calcutta (1910-1997)

     

     

  • « Le bon grain, ce sont les fils du Royaume. »

    Il n’y a pas deux mondes, le monde physique et le monde spirituel ; il n’y en a qu’un : le Royaume de Dieu « sur la terre comme au ciel » (Mt 6,10).

    Beaucoup d’entre nous disent en priant : « Notre Père qui es aux cieux. » Ils pensent que Dieu est là-haut, ce qui enracine l’idée d’une séparation entre les deux mondes. Beaucoup d’Occidentaux aiment distinguer la matière de l’esprit ; c’est rassurant et commode. Mais toute vérité est une et la réalité aussi. Dès que nous admettons l’incarnation de Dieu, qui pour les chrétiens se réalise dans la personne de Jésus Christ, nous commençons à prendre les choses au sérieux.

    Sainte Teresa de Calcutta (1910-1997)

     

     

     

  • « Jésus étendit la main et le toucha. »

    De nos jours, la plus terrible maladie en Occident n’est pas la tuberculose ou la lèpre ; c’est de se sentir indésirable, pas aimé et abandonné. Nous savons soigner les maladies du corps par la médecine, mais le seul remède à la solitude, au désarroi et au désespoir, c’est l’amour. Beaucoup de gens meurent dans le monde faute d’un morceau de pain, mais il en meurt bien davantage faute d’un peu d’amour. La pauvreté en Occident est une autre sorte de pauvreté ; ce n’est pas seulement une pauvreté de solitude, mais aussi de spiritualité. Il existe une faim d’amour comme il existe une faim de Dieu.

    Sainte Teresa de Calcutta (1910-1997)