Étiquette : prière

  • Sacré-Cœur de Jésus, solennité

    Je te salue, Cœur très miséricordieux de Jésus,
    Source vivante de toutes les grâces,
    Unique abri et notre refuge,
    En toi je trouve l’éclat de l’espérance.

    Je te salue, Cœur très compatissant de mon Dieu,
    Insondable, vivante source d’amour,
    D’où jaillit la vie pour l’homme pécheur,
    Ainsi que la source de toute douceur.

    Je te salue, plaie ouverte du très saint Cœur (Jn 19,34),
    D’où sont sortis les rayons de miséricorde,
    Et d’où il nous est donné de puiser la vie,
    Uniquement avec le vase de la confiance.

    Je te salue, bonté de Dieu, inconcevable,
    Jamais mesurée, ni approfondie,
    Pleine d’amour et de miséricorde, mais toujours sainte,
    Et cependant tu es comme une bonne mère qui se penche sur nous.

    Je te salue, trône de la miséricorde, Agneau de Dieu,
    Toi qui offris ta vie en sacrifice pour moi,
    Toi devant qui chaque jour mon âme s’abaisse,
    Vivant en une foi profonde.

    Sainte Faustine Kowalska (1905-1938)

     

     

     

  • Que notre âme soit toujours une maison de prière !

    « Ma maison est une maison de prière ; vous en avez fait une caverne de voleurs » (Mt 21,13) : Ceci nous indique le respect infini que nous devons avoir pour toute église, chapelle ; avec quel recueillement, quel respect, il faut nous y tenir (…).

    La parole de Notre-Seigneur nous dit encore autre chose, elle s’applique à notre âme : notre âme, aussi, est une maison de prière ; la prière doit, sans interruption, s’élever d’elle vers le ciel, comme une fumée d’encens, et combien de fois, hélas ! les distractions, les pensées terrestres, les pensées qui ne sont pas pour la plus grande gloire de Dieu, les pensées mauvaises même, l’occupent, la remplissent de bruit, de trouble et de souillures, et en font une caverne de voleurs !… Efforçons-nous de toute notre puissance de faire que notre esprit soit toujours occupé de Dieu ou de ce qu’Il nous charge de faire pour Son service ; et même, qu’en faisant ce dont Il nous charge, nous jetions sans cesse un regard vers Lui, sans jamais détacher le cœur en aucune façon, et les yeux le moins possible, n’attachant nos yeux à nos occupations qu’autant que c’est nécessaire, et notre cœur pas du tout : que Dieu soit le Roi de nos pensées, le Seigneur de nos pensées, que Sa pensée ne nous quitte pas et que tout ce que nous disons, faisons, pensons, soit pour Lui, soit dirigé par Son amour. (…)

    Qu’ainsi notre âme soit toujours une maison de prière, jamais une caverne de voleurs. Que rien d’étranger n’y ait accès ; qu’aucune chose profane n’y entre, même en passant. Qu’elle s’occupe sans cesse de son Bien-Aimé… Quand on aime, on ne perd pas de vue ce qu’on aime…

    Saint Charles de Foucauld (1858-1916)

     

     

     

  • Une prière pour tous les états

    Afin de vous tenir toujours dans la pensée de Dieu, vous devrez continuellement vous proposer cette formule de pitié : « Mon Dieu, venez à mon aide ; hâtez-vous, Seigneur, de me secourir ! » Ce n’est pas sans raison que ce court verset a été choisi particulièrement de tout le corps des Écritures. Il exprime tous les sentiments dont la nature humaine est susceptible ; il s’adapte heureusement à tous les états, et convient en toutes les sortes de tentations.

    On y trouve l’appel à Dieu contre tous les dangers, une humble et pieuse confession, la vigilance d’une âme toujours en éveil et pénétré d’une crainte continuelle, la considération de notre fragilité ; il dit aussi la confiance d’être exaucé et l’assurance du secours toujours et partout présent, car celui qui ne cesse d’invoquer son protecteur est bien certain de l’avoir près de soi. C’est la voix de l’amour et de la charité ardente ; c’est le cri de l’âme qui a l’œil ouvert sur les pièges à elle tendus, qui tremble en face de ses ennemis, et, se voyant assiégée par eux nuit et jour, confesse qu’elle ne saurait échapper, si son défenseur ne la secourt. Pour tous ceux que harcèlent les attaques des démons, ce verset est un rempart inexpugnable, une impénétrable cuirasse et le plus solide des boucliers. (…)

    Bref, à tous et en toutes circonstances il est utile, il est nécessaire. Car désirer d’être aidé toujours et pour toutes choses, c’est dire clairement que l’on a autant besoin du secours divin, lorsque tout nous favorise et nous sourit, que dans les épreuves et les tristesses : Dieu seul nous tire de l’adversité, lui seul aussi donne la durée à nos joies ; dans l’un et dans l’autre cas, la fragilité humaine ne saurait se soutenir sans son secours.

    Saint Jean Cassien (v. 360-435)

     

     

     

  • Bienheureuse Vierge Marie, Mère de l’Église, mémoire

    Vraiment, il est juste et bon de te rendre gloire,
    de t’offrir notre action de grâce, toujours et en tout lieu,
    à toi, Père très saint, Dieu éternel et tout-puissant.

    Pour célébrer la Vierge Marie,
    c’est à toi que s’adressent nos louanges.
    En accueillant la Parole dans un cœur immaculé,
    elle a mérité de la concevoir dans son sein virginal.
    En donnant naissance à son Créateur,
    elle a préparé les commencements de l’Église.
    En recevant au pied de la croix
    le testament d’amour de son Fils,
    elle a reçu pour fils tous les hommes
    que la mort du Christ a fait naître à la vie divine.
    Quand les Apôtres attendaient l’Esprit qui leur était promis,
    elle a joint sa supplication à celle des disciples,
    devenant ainsi le modèle de l’Église en prière.
    Élevée dans la gloire du ciel,
    elle accompagne et protège l’Église de son amour maternel
    dans sa marche vers la patrie
    jusqu’au jour de la venue glorieuse du Seigneur.

    Le Missel romain

     

     

     

  • « Ils ont reconnu que tout vient de toi. » (Jn 17,7)

    Ô Dieu éternel, ô Lumière au-dessus de toute lumière et foyer de toute lumière ! Ô Feu au-dessus de tout autre feu, Feu qui seul brûle sans se consumer ! Feu qui consume dans l’âme tout péché et tout amour-propre, Feu qui ne consume pas l’âme, mais la nourrit d’un amour insatiable, puisqu’en la rassasiant, vous ne la rassasiez pas, elle vous désire toujours ; et plus elle vous désire plus elle vous possède, plus elle vous cherche et plus elle vous trouve, plus elle vous goûte, Ô Feu souverain, Feu éternel, abîme de Charité !

    Ô Bien suprême et éternel, qui vous a donc porté, vous le Dieu infini, à m’éclairer de la lumière de votre Vérité, moi votre petite créature ? Nul autre que vous-même, Ô Feu d’amour ! L’Amour, toujours, l’Amour seul, vous a poussé et vous pousse encore à créer à votre image et ressemblance vos créatures raisonnables, et à leur faire miséricorde, en les comblant de grâces infinies et de dons sans mesure.

    Ô Bonté au-dessus de toute bonté, vous seul êtes souverainement bon ! Et, cependant, vous nous avez donné le Verbe, votre Fils unique, pour qu’il vécût avec nous, en contact avec notre être de corruption et nos ténèbres ! De ce don quelle fut la cause ? L’amour car vous nous avez aimés avant que nous ne fussions. Ô Grandeur éternelle ! ô ! grandeur de Bonté. Vous vous êtes abaissée, vous vous êtes faite petite, pour faire l’homme grand. De quelque côté que je me tourne, je ne trouve qu’abîme et feu de votre Charité.

    Sainte Catherine de Sienne (1347-1380)

     

     

     

  • « Que votre cœur ne soit pas bouleversé. » (Jn 14,1)

    Je suis assuré que je serai éternellement heureux, parce que j’espère fermement de l’être et que c’est de vous, ô mon Dieu, que je l’espère : « En toi, Seigneur, j’ai mis mon espoir ; je ne serai jamais confondu » (Ps 31,2 Vg).

    Je connais, hélas ! je ne le connais que trop, que je suis fragile et changeant ; je sais ce que peuvent les tentations contre les vertus les mieux affermies ; j’ai vu tomber les astres du ciel et les colonnes du firmament. Mais tout cela ne peut m’effrayer tandis que j’espérerai ; je me tiens à couvert de tous les malheurs et je suis assuré d’espérer toujours, parce que j’espère encore cette invariable espérance. Enfin, je suis sûre que je ne puis trop espérer en vous et que je ne puis avoir moins que ce que j’aurais espéré de vous. Ainsi j’espère que vous me tiendrez dans les penchants les plus impétueux, que vous me soutiendrez contre les plus furieux assauts et que vous ferez triompher ma faiblesse de mes plus redoutables ennemis.

    J’espère que vous m’aimerez toujours et que je vous aimerai ainsi sans relâche ; et, pour porter tout d’un coup mon espérance aussi loin qu’elle peut aller, je vous espère vous-même de vous-même, ô mon Créateur, et pour le temps, et pour l’éternité ! Amen

    Saint Claude la Colombière (1641-1682)

     

     

     

  • Fête de sainte Catherine de Sienne, vierge, docteur de l’Eglise, copatronne de l’Europe

    Ô Père, je vous remercie de ce que vous n’avez pas méprisé votre créature. Vous n’avez pas détourné de moi votre visage, et vous n’avez pas repoussé mes désirs. Vous, la Lumière, vous n’avez pas considéré mes ténèbres ; vous, la Vie, vous ne vous êtes pas éloigné de moi, qui suis la mort ; vous, le Médecin suprême, vous avez regardé ma grande infirmité ; vous, l’éternelle Pureté, vous ne vous êtes pas détourné de mes souillures et de mes misères ; vous, l’Infini ; moi, le néant ; vous, la Sagesse ; moi, la folie. Malgré les fautes et les vices innombrables qui sont en moi, vous ne m’avez pas méprisée : oui, vous, la Sagesse, la Bonté, la Clémence ; vous, le Bien suprême et infini. Dans votre lumière j’ai trouvé la lumière ; dans votre sagesse, la vérité ; dans votre clémence, la charité et l’amour du prochain. Qui vous a déterminé ? Ce ne sont pas mes vertus, c’est votre seule charité. L’amour vous a porté à éclairer l’œil de mon intelligence par la lumière de la foi, pour me faire connaître et comprendre votre Vérité qui se manifestait à moi.

    Faites, Seigneur, que ma mémoire puisse retenir vos bienfaits ; que ma volonté s’embrase, du feu de votre charité ; que ce feu me fasse répandre tout mon sang, et qu’avec ce sang donné pour l’amour du Sang et avec la clef de l’obéissance, je puisse ouvrir la porte du ciel. Je vous demande du fond de mon cœur cette grâce pour toutes les créatures raisonnables, en général et en particulier, et pour le corps mystique de l’Église. Je confesse et je ne nie pas que vous m’avez aimée avant ma naissance, et que vous m’aimez jusqu’à la folie de l’amour.

    Sainte Catherine de Sienne (1347-1380)

     

     

  • Unissez-vous à l’arbre de la Croix !

    C’est la charité qui a porté Dieu à nous tirer de lui-même, c’est-à-dire de son infinie sagesse, pour que nous soyons heureux, et que nous participions à son bonheur suprême. C’est ce lien qui, lorsque l’homme eut perdu la grâce par son péché, unit et lia Dieu à la nature humaine et le greffa sur nous. Car la vie a été greffée sur la mort ; nous étions morts, et son union nous a donné la vie.

    Dès que Dieu fut ainsi greffé sur l’homme, l’Homme-Dieu courut, tout embrasé d’amour, a la mort ignominieuse de la Croix. C’est sur cet arbre que voulut être greffé le Verbe incarné, et il a été attaché sur la Croix par l’amour et non par des clous qui n’auraient pas suffi à retenir l’Homme-Dieu. Le doux Maître est monté sur ce siège pour nous enseigner la doctrine de la vérité ; et l’âme qui la suit ne peut tomber dans les ténèbres. (…)

    Ne dormez donc plus, mon Père, car vous êtes une colonne faible par vous-même ; mais unissez-vous à l’arbre de la Croix ; liez-vous par l’amour, par une charité ineffable et sans bornes avec l’Agneau immolé qui verse son sang de toutes les parties de son corps. Que nos cœurs se brisent ; plus de dureté, plus de négligence, car le temps ne dort pas, mais il poursuit son cours. Demeurons avec Dieu par l’amour et le saint désir, et nous n’aurons plus rien à craindre.

    Sainte Catherine de Sienne (1347-1380)

     

     

     

  • Les armes du chrétien contre le démon

    Un chrétien qui fait un saint usage de la prière et des sacrements, est aussi redoutable au démon qu’un dragon monté sur un coursier, les yeux étincelants, armé de sa cuirasse, de son sabre et de ses pistolets, en présence de son ennemi sans armes : sa seule présence le renverse de front et le met en fuite. Mais, qu’il descende de son cheval et qu’il quitte ses armes : de suite son ennemi lui tombe dessus, le foule sous ses pieds et s’en rend maître ; tandis que, muni de ses armes, sa seule présence semblait anéantir cet ennemi. Image sensible d’un chrétien qui est muni des armes de la prière et des sacrements. Non, non, un chrétien qui prie, et qui fréquente les sacrements avec les dispositions nécessaires, est plus redoutable au démon que ce dragon dont je viens de vous parler. (…)

    Pourquoi ? C’est que les sacrements nous donnent tant de force pour persévérer dans la grâce de Dieu, que jamais l’on n’a vu un saint s’éloigner des sacrements et persévérer dans l’amitié de Dieu ; et que dans les sacrements, ils ont trouvé toutes les forces pour ne pas se laisser vaincre par le démon : en voici la raison. Quand nous prions, Dieu nous donne des amis, il nous envoie tantôt un saint ou un ange pour nous consoler (…), il nous fait sentir avec plus d’abondance ses grâces pour nous fortifier et nous encourager. Mais dans les sacrements, c’est non un saint ou un ange, c’est lui-même qui vient avec ses foudres pour anéantir notre ennemi. Le démon, le voyant dans notre cœur, se précipite comme un désespéré dans les abîmes ; voilà précisément pourquoi le démon fait tout ce qu’il peut pour nous en éloigner et nous les faire profaner. Oui, mes frères, dès qu’une personne fréquente les sacrements, le démon perd toute sa puissance.

    Saint Jean-Marie Vianney (1786-1859)

     

     

     

  • Quand Jésus crucifié change ma faiblesse en toute-puissance !

    Quand la douleur s’empare de toute mon âme
    Et l’horizon s’assombrit comme la nuit,
    Et le cœur déchiré par la géhenne du supplice,
    Jésus crucifié, Tu es ma force.

    Quand l’âme par la douleur obscurcie,
    Redouble ses efforts et lutte sans répit,
    Et que le cœur agonise en un amer tourment,
    Jésus crucifié, Tu es l’espérance de mon salut.

    Ainsi les jours passent,
    Et l’âme baigne en une mer d’amertume,
    Et le cœur fond en larmes,
    Jésus crucifié, Tu brilles pour moi comme l’aurore.

    Et lorsque le calice déborde déjà d’amertume,
    Et que tout contre elle s’est conjuré,
    Que l’âme descend au Jardin des Oliviers,
    Jésus crucifié, en Toi j’ai ma défense.

    Quand l’âme ressentant son innocence,
    Accepte de Dieu ces épreuves,
    Alors le cœur est capable de rendre amour pour tourment,
    Jésus crucifié change ma faiblesse en toute-puissance.

    Sainte Faustine Kowalska (1905-1938)