Étiquette : lumière

  • « Le peuple qui habitait dans les ténèbres a vu paraître une grande lumière. »

    Capture d’écran 2014-12-20 à 11.23.58Jésus, notre Seigneur, le Christ,
    nous est apparu du sein de son Père.
    Il est venu et nous a tirés des ténèbres
    et nous a illuminés de sa joyeuse lumière.

    Le jour s’est levé pour les hommes ;
    la puissance des ténèbres est chassée.
    De sa lumière s’est levée pour nous une lumière
    qui a éclairé nos yeux obscurcis.

    Il a fait lever sa gloire sur le monde
    et a éclairé les plus profonds abîmes.
    La mort est anéantie, les ténèbres ont pris fin,
    les portes de l’enfer sont en pièces.

    Il a illuminé toutes les créatures,
    ténèbres depuis les temps anciens.
    Il a réalisé le salut et nous a donné la vie ;
    ensuite il viendra dans la gloire
    et il éclairera les yeux de tous ceux qui l’auront attendu.

    Notre Roi vient dans sa grande gloire :
    allumons nos lampes, sortons à sa rencontre (Mt 25,6);
    réjouissons-nous en lui comme il s’est réjoui en nous
    et nous réjouit par sa glorieuse lumière.

    Mes frères, levez-vous, préparez-vous
    pour rendre grâce à notre Roi et Sauveur
    qui viendra dans sa gloire et nous réjouira
    de sa joyeuse lumière dans le Royaume.

    Saint Ephrem (v. 306-373), diacre en Syrie, docteur de l’Église
    Hymne I sur la Résurrection (trad. Bouchet, Lectionnaire, p.95)

     

     

  • Prière pour l’Avent

    Avent

    Dès mon enfance,
    tu as déposé sur mon âme
    ta lumière, cette source de vie
    à rayonner pour d’autres.
    Pourtant aujourd’hui, je la vois là,
    figée, paralysée,
    gisant au fond de moi
    comme pierre de marbre.

    Alors, en ce temps de l’Avent,
    je me tiens devant toi
    en attente du miracle de Noël :
    je voudrais seulement que tu m’aides,
    Seigneur, à redonner son mouvement
    à ta lumière dans ma vie.
    Ce désir de toi qui a résisté
    à la traversée de tout mon temps…
    Prends-le.
    Je sais ce que tu peux faire avec peu.

    Et encore n’oublie pas ceux qui m’entourent
    et que j’aime et même ceux que j’aime moins.
    Et aussi ceux lointains que je ne connais pas.
    Enfin tous ceux qui habitent notre terre
    menacée aujourd’hui de perdre ta lumière.
    Seigneur, s’il te plaît, prépare nous au miracle de Noël !

     

     

     

     

  • Suis-je un chrétien de lumière ?

    croix

    Ainsi, « il y a des chrétiens lumineux, pleins de lumière, qui cherchent à servir le Seigneur avec cette lumière ; il y a des chrétiens ténébreux qui vivent une vie de péché, une vie éloignée du Seigneur ».
    Le pape a fait ressortir quatre paroles qui permettent de débusquer les fils des ténèbres, paroles qui « ne viennent pas de l’Esprit-Saint, ne viennent pas de Jésus, ne sont pas des paroles évangéliques » mais viennent « du Malin ».
    Ces quatre paroles sont : « les paroles hypocrites : un peu de ci, un peu de là, pour rester en bons termes avec tous ; les paroles vides, sans substance : peut-être belles, bien dites, mais sans rien à l’intérieur ; les paroles vulgaires, triviales, mondaines ; et enfin les paroles sales, obscènes ».
    L’attitude et la parole des saints, des fils de la lumière, sont au contraire telles que décrites par saint Paul : « Soyez entre vous pleins de générosité et de tendresse. Pardonnez-vous les uns aux autres, comme Dieu vous a pardonné dans le Christ… Vivez dans l’amour. »
    Mais « il y a un troisième groupe de chrétiens, ni lumineux ni sombres, ce sont les chrétiens du gris ». Ils oscillent entre « Dieu et le diable » : « ce sont les tièdes. Ceux-là Dieu ne les aime pas. Dans l’apocalypse, il leur dit : « Je connais tes actions, je sais que tu n’es ni froid ni brûlant – mieux vaudrait que tu sois ou froid ou brûlant. Aussi, puisque tu es tiède, je vais te vomir de ma bouche. » » (Ap 3,15-16).
    Les chrétiens du gris sont « chrétiens, mais sans exagérer », ils « disent et font beaucoup de mal, car leur témoignage chrétien est un témoignage qui sème au final la confusion, qui sème un témoignage négatif ».
    Pour « faire un pas en avant vers le Seigneur », le pape a invité le chrétien à réfléchir sur son langage en se demandant « Suis-je un chrétien de la lumière ? Un chrétien de l’obscurité ? Suis-je un chrétien du gris ? ».
     .
    Le Pape François 
    Homélie du matin, 27 octobre 2014 (extraits)
    zenit.com
  • Être lumière du monde parce qu’on a reçu la lumière du monde (Jn 8,12)

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    J’ai cherché la vérité, et je ne l’ai pas trouvée ; j’ai cherché la charité, et j’ai seulement vu chez les hommes quelques étincelles qui n’ont pas rempli mon cœur assoiffé d’elle ; j’ai cherché la paix, et j’ai vu qu’il n’y a pas de paix sur terre. Cette illusion est passée ; elle est passée doucement, sans que je m’en aperçoive ; le Seigneur, qui m’avait illusionné pour m’attirer à lui, m’a ouvert les yeux, et comme je suis heureux maintenant ! « Que cherches-tu parmi les hommes ?, me dit-il. Que cherches-tu sur cette terre dans laquelle tu es un pèlerin ? Quelle paix désires-tu ? » Le Seigneur est bon…; je vois maintenant clairement que la paix véritable se trouve en Dieu ; qu’en Jésus se trouve la véritable charité ; que le Christ est l’unique vérité…

    Puisque tu m’as donné la lumière pour voir et comprendre, donne-moi maintenant, Seigneur, un cœur très grand, très grand, pour aimer ces hommes, qui sont tes enfants, mes frères, et dans lesquels mon énorme orgueil voyait des fautes, sans me voir moi-même par contre. Si tu avais donné ce que tu m’as donné au dernier d’entre eux ? Mais tu fais bien toutes choses. Mon âme pleure mes anciennes manies, mes anciennes habitudes ; elle ne cherche plus la perfection dans l’homme ; elle ne pleure plus quand elle ne trouve pas d’endroit « pour se reposer » (Mt 8,20). Elle possède tout. Toi, mon Dieu, tu es celui qui remplis mon âme ; tu es ma joie ; tu es ma paix et mon réconfort. Toi, Seigneur, tu es mon refuge, ma forteresse, ma vie, ma lumière, ma consolation, mon unique vérité et mon unique amour. Je suis heureux ! Je possède tout !

    Saint Raphaël Arnaiz Baron (1911-1938), moine trappiste espagnol
    Écrits spirituels, 12/04/1938 (trad. Cerf 2008, p. 408)

  • « L’œuvre de Dieu c’est que vous croyiez en celui qu’il a envoyé. »

    La-foi

    Les sens sont curieux : la foi ne veut rien connaître, elle…voudrait passer toute sa vie immobile au pied du tabernacle. Les sens aiment la richesse et l’honneur ; la foi les a en horreur… : « Bienheureux les pauvres » (Mt 5,3). Elle adore la pauvreté et l’abjection dont Jésus se couvrit toute sa vie comme d’un vêtement qui fut inséparable de lui… Les sens s’effraient de ce qu’ils appellent les dangers, de ce qui peut amener la douleur ou la mort ; la foi ne s’effraie de rien, elle sait qu’il ne lui arrivera que ce que Dieu voudra — « tous les cheveux de votre tête sont comptés » (Mt 10,30) — et que ce que Dieu voudra sera toujours pour son bien — « Tout ce qui arrive est pour le bien des élus » (Rm 8,28). Ainsi, quoi qu’il puisse arriver, peine ou joie, santé ou maladie, vie ou mort, elle est contente d’avance et n’a peur de rien… Les sens sont inquiets du lendemain, se demandent comment on vivra demain ; la foi est sans nulle inquiétude…

    La foi éclaire tout d’une lumière nouvelle, autre que la lumière des sens, ou plus brillante ou différente. Ainsi celui qui vit de foi a l’âme pleine de pensées nouvelles, de goûts nouveaux, de jugements nouveaux ; ce sont des horizons nouveaux qui s’ouvrent devant lui, horizons merveilleux qui sont éclairés d’une lumière céleste et beaux de la beauté divine. Enveloppé de ces vérités toutes nouvelles dont le monde ne se doute pas, il commence nécessairement une vie toute nouvelle, opposée au monde à qui ses actes semblent une folie. Le monde est dans les ténèbres, dans une nuit profonde. L’homme de foi est en pleine lumière, le chemin lumineux où il marche n’apparaît pas aux yeux des hommes ; il leur semble vouloir marcher dans le vide comme un fou.

    Bienheureux Charles de Foucauld (1858-1916), ermite et missionnaire au Sahara
    Notes de retraite, Nazareth, nov. 1897 (Œuvres spirituelles, Seuil 1958, p. 523)

     

     

  • « Il y avait beaucoup de veuves en Israël. »

    A-Sarepta-il-y-a-une-veuve_largeSeigneur, mon âme misérable est nue, glacée et transie ; elle désire être réchauffée par la chaleur de ton amour… Dans l’immensité de mon désert, dans l’étendue de la vanité de mon cœur, je ne ramasse pas quelques branches comme la veuve de Sarepta, mais seulement ces brindilles, afin de me préparer de quoi manger, avec la poignée de farine et le vase d’huile, et puis en entrant dans la tente de ma demeure, je mourrai (1R 17,10s). Ou plutôt, je ne mourrai pas si vite ; non, Seigneur, « je ne mourrai pas, mais je vivrai et je raconterai les œuvres du Seigneur » (Ps 117,17).

    Je me tiens donc dans ma demeure de solitude…et j’ouvre la bouche vers toi, Seigneur ; je cherche le souffle. Et quelquefois, Seigneur…, tu me mets quelque chose dans la bouche du cœur, mais tu ne me permets pas de savoir ce que c’est. Sans doute, je goûte une saveur si douce, si délicieuse, si réconfortante…que je ne chercherais rien d’autre. Mais tu ne me permets pas de comprendre, ni par la vision, ni par l’intelligence…; je voudrais la retenir, la ruminer, la savourer, mais aussitôt elle passe… Par expérience, j’apprends ce que tu dis de l’Esprit dans l’Évangile : « On ne sait d’où il vient ni où il va…; l’Esprit souffle où il veut » (Jn 3,8). Je découvre en moi qu’il souffle non pas quand je le veux, mais quand lui, il le veut…

    Vers toi seul je dois lever les yeux, toi « la source de vie », seulement « en ta lumière voir la lumière » (Ps 35,10). Vers toi donc, Seigneur, vers toi mes yeux sont tournés… Mais combien de temps tarderas-tu, combien de temps mon âme s’étendra-t-elle vers toi, misérable, anxieuse, à bout de souffle ? Je t’en prie, « cache-moi dans le secret de ta face, loin des intrigues des hommes ; protège-moi dans ta tente, loin de la guerre des langues » (Ps 30,21).

    Guillaume de Saint-Thierry (v. 1085-1148), moine bénédictin puis cistercien
    La Contemplation de Dieu, 12 ; SC 61 bis (trad. cf SC p. 113)

     

     

  • « Quel est le jeûne qui me plaît ? N’est-ce pas faire tomber les chaînes injustes ? » (Is 58,6)

    jonasLes Ninivites ont jeûné d’un jeûne pur lorsque Jonas leur a prêché la conversion… Voici ce qui est écrit : « Dieu vit qu’ils se détournaient de leurs mauvais chemins ; alors il détourna d’eux l’ardeur de sa colère » (Jon 3,10). On ne dit pas : « Il vit une abstinence de pain et d’eau, avec sac et cendre », mais : « qu’ils revenaient de leurs mauvais chemins et de la méchanceté de leurs œuvres. » Car le roi de Ninive avait parlé et dit : « Que chacun se détourne de sa mauvaise conduite et de la rapacité de ses mains » (v. 8). C’était un jeûne pur, et il a été accepté…

    Car, mon ami, quand on jeûne, c’est toujours l’abstinence de méchanceté qui est la meilleure. Elle est meilleure que l’abstinence de pain et d’eau, meilleure que « s’humilier soi-même, courber le cou comme un crochet et se couvrir de sac et de cendre », comme le dit  Isaïe (58,5). En effet, quand l’homme s’abstient de pain, d’eau ou de quelque nourriture que ce soit, quand il se couvre de sac et de cendre et qu’il s’afflige, il est aimé, beau aux yeux de Dieu et accueilli. Mais ce que Dieu agrée le plus, c’est de « …délier les chaînes injustes et de couper les liens de la tromperie » (v. 6). Pour cet homme alors « sa lumière se diffusera comme le soleil, et sa justice marchera devant lui. Il sera comme un verger surabondant, comme une source dont les eaux ne tarissent pas » (v. 8-11). Il ne ressemble pas aux hypocrites « qui se composent un visage défait et prennent un air sombre » pour faire connaître leur jeûne (Mt 6,16).

    Aphraate (?-v. 345), moine et évêque près de Mossoul
    Les Exposés, n°3 « Du jeûne » ;  SC 349 (trad. SC p. 277 rev.)

     

     

     

  • Lumière

    sur-le-port-de-key-west-en-floride-il-est-egalement-possible-d-admirer-des-couchers-de-soleil_125128_w460

    Nous te bénissons, Père des lumières,

    Christ, Verbe de Dieu, splendeur du Père,
    Lumière de lumière, et source de lumière,
    Esprit de feu, souffle du Fils comme du Père.

    Trinité Sainte, lumière indivisée,
    Tu dissipas les ténèbres pour créer
    Un monde lumineux, d’ordre et de beauté,
    Qui porterait ta ressemblance.

    De raison et sagesse tu éclairas l’homme,
    L’illuminas du sceau de ton Image,
    Pour que dans ta lumière, il voie la lumière (Ps 36,10),
    Et tout entier devienne lumière.

    Tu fis briller au ciel d’innombrables lumières,
    Ordonnas au jour et à la nuit
    De s’entendre à se partager le temps
    Tour à tour, paisiblement.

    La nuit met fin au travail du corps fatigué,
    Le jour appelle aux oeuvres que tu aimes,
    Nous apprend à fuir les ténèbres, à nous hâter
    Vers ce jour qui n’aura plus de nuit.

     

    Saint Grégoire de Nazianze (330-390), évêque et docteur de l’Église
    Hymne 32 ; PG 37, 511-512

     

     

     

     

  • « Pourquoi cette génération demande-t-elle un signe ? »

    sangiovanirotondopadrepioLe plus bel acte de foi est celui qui jaillit sur tes lèvres en pleine obscurité, parmi les sacrifices, les souffrances, le suprême effort d’une ferme volonté de faire le bien. Comme la foudre, cet acte de foi déchire les ténèbres de ton âme ; au milieu des éclairs de l’orage, il t’élève et te conduit à Dieu.

    La foi vive, la certitude inébranlable et l’adhésion inconditionnelle à la volonté du Seigneur, voilà la lumière qui éclaire les pas du peuple de Dieu au désert. C’est cette même lumière qui resplendit à chaque instant en tout esprit agréable au Père. C’est cette lumière aussi qui a conduit les mages et leur a fait adorer le Messie nouveau-né. C’est l’étoile prophétisée par Balaam (Nb 24,17), le flambeau qui guide les pas de tout homme qui cherche Dieu.

    Or cette lumière, cette étoile, ce flambeau, sont également ce qui illumine ton âme, ce qui dirige tes pas pour t’empêcher de chanceler, ce qui fortifie ton esprit dans l’amour de Dieu. Tu ne le vois pas, tu ne le comprends pas, mais ce n’est pas nécessaire. Tu ne verras que ténèbres, certes non pas celles des fils de perdition, mais bien plutôt celles qui entourent le Soleil éternel. Tiens pour assuré que ce Soleil resplendit dans ton âme ; le prophète du Seigneur a chanté à son sujet : « À ta lumière je verrai la lumière » (Ps 35,10).

    Saint [Padre] Pio de Pietrelcina (1887-1968), capucin
    CE,57 ; Ep 3,400s (trad. Une pensée, Mediaspaul 1991, p. 70)

     

     

     

  • « Vous êtes le sel de la terre… Vous êtes la lumière du monde. »

    ciel

    Remplir le monde de lumière, être sel et lumière : c’est ainsi que le Seigneur a décrit la mission de ses disciples. Porter jusqu’aux derniers confins de la terre la bonne nouvelle de l’amour de Dieu. C’est à cela que tous les chrétiens doivent consacrer leur vie, d’une manière ou d’une autre. J’irai plus loin. Nous devons être consumés par le désir de ne pas demeurer seuls, nous devons encourager les autres à contribuer à cette mission divine d’apporter joie et paix au cœur des hommes. « Dans la mesure où vous progresserez vous-mêmes, écrit saint Grégoire le Grand, attirez les autres à vous ; ayez ce désir d’avoir des compagnons sur votre chemin vers le Seigneur. »

    Mais souvenez-vous que « tandis que les hommes dormaient », assoupis, surgit le semeur d’ivraie, comme dit le Seigneur dans l’une de ses paraboles (Mt 13,25). Nous, les hommes, nous sommes exposés à nous laisser envahir par le sommeil de l’égoïsme et de la superficialité, à laisser notre cœur se disperser en mille expériences éphémères, à esquiver la recherche en profondeur du véritable sens des réalités terrestres. Triste chose que ce sommeil qui étouffe la dignité de l’homme et le rend esclave de la tristesse !…

    Il faut donc réveiller ceux qui ont pu sombrer dans ce mauvais sommeil ; il faut leur rappeler que la vie n’est pas un jeu, mais un trésor divin à faire fructifier. Il faut également montrer le chemin à ceux qui sont pleins de bonne volonté et de désirs louables, mais ne savent pas comment les mettre en pratique. Le Christ nous presse (cf 2Co 5,14) : chacun de vous doit être non seulement apôtre, mais apôtre d’apôtres, qui entraîne les autres, qui les incite à faire connaître Jésus Christ eux aussi.

    Saint Josémaria Escriva de Balaguer (1902-1975), prêtre, fondateur
    Homélie du 04/05/1957 in Es Cristo que pasa § 147 (trad. Quand le Christ passe, Le Laurier 1989, p. 263)