Étiquette : lumière

  • « Au lever du jour, Jésus était là sur le rivage. »

    Alors_ta_lumiere_jaillera_comme_l_auroreCe jour qu’a fait le Seigneur (Ps 117,24) pénètre tout ; il contient tout, il embrasse tout, ciel, terre et enfer ! … Et quel est ce jour du ciel sinon le Christ, dont parle le prophète : « Le jour au jour énonce le récit » (Ps 18,3). Oui, ce jour est le Fils à qui le Père, qui est aussi la lumière du jour, énonce le secret de sa divinité. C’est lui, ce jour qui dit par la voix du Sage : « J’ai créé un jour qui se lèvera à jamais dans le ciel » (Si 24,32)… Ainsi la lumière du Christ luit à jamais, elle rayonne, elle flamboie, et les ténèbres du péché ne peuvent l’étreindre. « La lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont pas retenue » (Jn 1,5).

    À la résurrection du Christ, tous les éléments sont glorifiés ; je suis sûr que le soleil a brillé ce jour-là d’un plus vif éclat. Ne devait-il pas entrer dans la joie de la résurrection, lui qui s’était attristé à la mort du Christ ? (Mt 27,45)… Comme un serviteur fidèle, il s’est obscurci pour accompagner le Christ dans la tombe ; aujourd’hui, il doit resplendir pour saluer la résurrection… Frères, réjouissons-nous en ce saint jour ; que nul, au souvenir de son péché, ne se dérobe à la joie commune ! Que personne ne désespère du pardon. Une faveur immense l’attend. Si le Seigneur, sur la croix, a eu pitié d’un bandit…, de quels bienfaits la gloire de sa résurrection ne nous comblera-t-elle pas ?

    Saint Maxime de Turin (?-v. 420), évêque
    CC Sermon 53, sur le Ps 117 Homélie sur le Ps 14 (trad. coll. Icthus, vol. 10, p. 256)

     

     

     

     

     

     

     

     

  • « Je suis la lumière du monde. »

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    Quand toi, Seigneur Jésus, tu me conduis à la lumière, et que je trouve Dieu grâce à toi, et que de toi je reçois le Père, je deviens ton cohéritier (Rm 8,17), puisque tu n’as pas rougi de m’avoir comme frère (He 2,11). Enlevons donc l’oubli de la vérité, enlevons l’ignorance ; et ayant dissipé les ténèbres qui nous enveloppent comme un nuage sur les yeux, contemplons le Dieu véritable, en proclamant : « Salut, lumière véritable ! »

    Car la lumière s’est levée sur nous qui avons été plongés dans les ténèbres et enfermés dans l’ombre de la mort (Lc 1,79), lumière plus pure que le soleil, et plus belle que cette vie d’ici bas. Cette lumière est la vie éternelle, et ils vivent, tous ceux qui y participent. La nuit fuit la lumière et, se cachant par peur, cède au jour du Seigneur. La lumière qui ne peut être éteinte s’est répandue partout, et l’Occident a rejoint l’Orient. Voilà ce que signifie la « création nouvelle ». En effet, le soleil de justice (Ml 3,20) qui illumine toutes choses resplendit sur tout le genre humain, à l’exemple de son Père qui fait lever son soleil sur tous les hommes (Mt 5,45) et les arrose de la rosée de la vérité.

    Saint Clément d’Alexandrie (150-v. 215), théologien
    Stromates (trad. Ephata III, p. 1386 alt.)

     

     

  • ReCommancements

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    « La compagnie de la miséricorde est une lumière pour mieux comprendre ce que nous avons vécu, et une espérance qui nous accompagne au début d’une année nouvelle.
    « On peut reparcourir les jours de l’année passée soit comme un souvenir des faits et des événements qui nous ramènent à des moments de joie et de douleur, ou bien en cherchant à comprendre si nous avons perçu la présence de Dieu qui renouvelle toute chose, et qui soutient de son aide.
    « Nous sommes interpellés pour vérifier si les événements du monde se sont réalisés selon la volonté de Dieu ou si nous avons surtout écouté les projets des hommes souvent chargés d’intérêts personnels, d’une insatiable soif de pouvoir et de violence gratuite.
    « Et aujourd’hui cependant nos yeux ont besoin de se concentrer particulièrement sur les signes que Dieu nous a accordés, pour toucher du doigt la force de son amour miséricordieux.
    « Nous ne pouvons pas oublier que tant de journées ont été marquées par la violence, par la mort, par les souffrances indicibles de tant d’innocents, de réfugiés contraints de quitter leur patrie, d’hommes, de femmes et d’enfants sans domicile fixe, sans nourriture ni moyens de subsistance.
    Et pourtant combien de grands gestes de bonté, d’amour et de solidarité ont rempli les journées de cette année, même s’ils ne sont pas devenus des nouvelles des journaux télévisés. Ces signes d’amour ne peuvent pas et ne doivent pas être obscurcis par la puissance du mal. Le bien est toujours vainqueur, même si à un certain moment il peut sembler plus faible et plus caché.
    *
    (…) Le fleuve en crue de l’arrogance, de la méchanceté humaine et de la misère ne peut rien contre l’océan de miséricorde qui inonde notre monde.

    Extraits des homélies du pape François 31/12/2015 – 01/01/2016
    zenit.org

     

     

  • « Sur ceux qui habitaient dans le pays de l’ombre et de la mort, une lumière s’est levée. »

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    bandeau-vert-vertical-200Comme le soleil est la joie
    de ceux qui recherchent son jour,
    ainsi ma joie c’est le Seigneur,
    car il est mon soleil.
    Ses rayons m’ont redressé,
    sa lumière a dissipé toute ténèbre de mon visage.

    Grâce à lui j’ai acquis des yeux,
    et j’ai vu son jour saint ;
    j’ai eu des oreilles
    et j’ai entendu sa vérité ;
    j’ai eu la pensée de la science
    et par son moyen je me suis réjoui.

    J’ai abandonné la route de l’erreur,
    je suis allé vers lui,
    et j’en ai reçu généreusement le salut.
    Il m’a donné, selon sa bienveillance,
    et sa beauté m’a façonné.
    En son nom, j’ai revêtu l’incorruptibilité,
    j’ai abandonné la corruption par sa grâce.

    La mortalité a disparu de devant mon visage,
    le séjour des morts a été anéanti par ma parole,
    une vie immortelle est montée en la terre du Seigneur.
    Elle a été révélée à ses croyants
    et accordée sans réserve
    à tous ceux qui se confient en lui.
    Alléluia !

     

    Odes de Salomon (texte chrétien hébraïque du début du 2e siècle)
    N° 15 (trad. DDB 1981, p.35)

     

     

  • « La gloire du Seigneur les enveloppa de sa lumière. »

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    La nuit enveloppait le monde entier avant que se lève la lumière véritable, avant la naissance du Christ ; la nuit régnait aussi en chacun de nous, avant notre conversion et notre régénération intérieure. N’était-ce pas la nuit la plus profonde, les ténèbres les plus épaisses sur la face de la terre quand nos pères honoraient des faux dieux ? … Et une autre nuit sombre n’était-t-elle pas en nous quand nous vivions sans Dieu en ce monde, suivant nos passions et les attraits de ce monde, faisant des choses dont nous rougissons aujourd’hui comme d’autant d’œuvres de ténèbres ? …

    Mais maintenant vous êtes sortis de votre sommeil, vous vous êtes sanctifiés, devenus enfants de la lumière, enfants du jour, et non plus des ténèbres et de la nuit (1Th 5,5)… « Demain vous verrez la majesté de Dieu en vous. » Aujourd’hui, le Fils s’est fait pour nous justice venue de Dieu ; demain, il se manifestera comme notre vie, pour que nous paraissions avec lui dans la gloire. Aujourd’hui un petit enfant est né pour nous, pour nous empêcher de nous élever dans la vaine gloire et, en nous convertissant, pour devenir comme de petits enfants (Mt 18,3). Demain il va se montrer en sa grandeur pour nous pousser à la louange et pour que nous aussi nous puissions être glorifiés et loués lorsque Dieu décernera à chacun sa gloire… « Nous serons semblables à lui parce que nous le verrons tel qu’il est » (1Jn 3,2). Aujourd’hui, en effet, nous ne le voyons pas en lui-même, mais comme en un miroir (1Co 13,12) ; maintenant il reçoit ce qui relève de nous. Mais demain nous le verrons en nous, lorsqu’il nous donnera ce qui relève de lui, quand il se montrera tel qu’il est en lui-même et nous prendra pour nous élever jusqu’à lui.

    Saint Bernard (1091-1153), moine cistercien et docteur de l’Église
    5e Sermon pour la Vigile de Noël

     

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  • « Vous êtes la lumière du monde »

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    Saint Jean a eu raison d’affirmer dans sa lettre : « Dieu est lumière », et que « celui qui demeure en Dieu » est « dans la lumière, comme il est lui-même dans la lumière » (1Jn 1,5.7; 3,24). Puisque nous avons la joie d’être libérés des ténèbres de l’erreur, nous devons toujours « marcher dans la lumière », comme de vrais « enfants de la lumière » (Ep 5,8)… C’est pourquoi l’apôtre Paul écrit : « Vous brillez comme des sources de lumière dans le monde, vous qui êtes porteurs de la parole de vie » (Ph 2,15-16). Si nous n’agissons pas ainsi, on verra que, pour notre malheur comme pour celui des autres, nous couvrons et nous cachons par notre manque de foi comme par un voile les bienfaits de cette lumière si nécessaire…

    C’est pourquoi cette lampe resplendissante, qui a été allumée pour servir à notre salut, doit toujours briller en nous. Nous avons en effet la lampe du commandement du ciel et de la grâce spirituelle dont David disait : « Ta parole est une lampe pour mes pas, une lumière sur ma route » (Ps 118,105)… Cette lampe de la Loi et de la foi, nous ne devons donc pas la cacher, mais la dresser dans l’Église comme sur le lampadaire, pour le salut d’un grand nombre, afin de jouir nous-mêmes de la lumière de la vérité, et d’en éclairer tous les croyants.

    Saint Chromace d’Aquilée (?-407), évêque
    Homélies sur l’évangile de Matthieu, n°5, 1.3-4 : CCL 9, 405 (trad. cf bréviaire 11/06 et Orval)

     

     

  • Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 3,16-21.

    En ce temps-là, Jésus disait à Nicodème : « Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle.
    Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé.
    Celui qui croit en lui échappe au Jugement ; celui qui ne croit pas est déjà jugé, du fait qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.
    Et le Jugement, le voici : la lumière est venue dans le monde, et les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises.
    Celui qui fait le mal déteste la lumière : il ne vient pas à la lumière, de peur que ses œuvres ne soient dénoncées ;
    mais celui qui fait la vérité vient à la lumière, pour qu’il soit manifeste que ses œuvres ont été accomplies en union avec Dieu. »

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    À l’instant où nous sommes baptisés, nous sommes illuminés ; illuminés, nous devenons fils ; devenus fils, nous sommes rendus parfaits ; et rendus parfaits, nous recevons l’immortalité. « Je le dis, parole du Seigneur, vous êtes tous dieux et fils du Très-Haut ! » (Ps 81,6 ; cf Jn 10,34)

    À cette action du baptême, on donne divers noms : on l’appelle grâce, illumination, bain, parachèvement. Bain, puisque nous y sommes purifiés de nos fautes ; grâce, puisque le châtiment dû pour nos péchés est levé ; illumination, puisque nous contemplons la sainte lumière de notre salut en laquelle nous pénétrons du regard les choses divines ; parachèvement, puisque rien ne manque. Que manquerait-il, en effet, à celui qui a connu Dieu ? Et comment pourrait-on appeler « grâce de Dieu » quelque chose qui ne serait pas parfait ? Car, étant lui-même parfait, Dieu ne saurait donner que des choses parfaites…

    À peine donc quelqu’un est-il régénéré que, comme son nom l’indique, il a été « illuminé » : le voilà libéré des ténèbres et, du même coup, gratifié de la lumière… Nous sommes débarrassés de nos péchés, qui, comme un nuage, couvraient l’Esprit divin, et voilà l’œil de notre esprit libéré, découvert, lumineux, cet œil qui seul nous fait contempler les choses divines.

    Saint Clément d’Alexandrie (150-v. 215), théologien
    Le Pédagogue, 1,6 (trad. Brésard 2000 ans B )

     

     

  • Prière

    .prier
    .
    « Quand la nuit est trop noire au creux de mes chemins,
    envoie ton serviteur allumer des étoiles pour éclairer ma route.
    Quand il n’y a plus de toit pour être ma maison,
    quand la ferraille brûle mes doigts engourdis,
    envoie ton serviteur me redire ta promesse.
    Quand j’ai tant peiné sur des tâches ingrates,
    que l’osier des paniers s’est marqué dans mes mains,
    quand mes os sont recrus d’une fatigue sourde,
    à force de me courber sur les fruits des récoltes,
    envoie ton serviteur, qu’il me force à le suivre.
    Quand je me détourne, tenté par le péché,
    quand je me crois riche et que je te trahis,
    envoie ton serviteur, qu’il me force à le suivre.
    Lorsque j’arriverai, ta porte sera ouverte,
    je serai emporté dans ta fête.
    Je danserai dans ta lumière.
    Je deviendrai prière.
    Alors, envoie-moi à mon tour, serviteur,
    sur les places et les chemins,
    crier l’invitation à ton festin.« 
     .
    Prière composée par le groupe de l’aumônerie des gens du voyage:  « Pôle deTulle » (19)
    in Messages du Secours Catholique-Caritas France, février 2015
  • « Le peuple qui habitait dans les ténèbres a vu paraître une grande lumière. »

    Capture d’écran 2014-12-20 à 11.23.58Jésus, notre Seigneur, le Christ,
    nous est apparu du sein de son Père.
    Il est venu et nous a tirés des ténèbres
    et nous a illuminés de sa joyeuse lumière.

    Le jour s’est levé pour les hommes ;
    la puissance des ténèbres est chassée.
    De sa lumière s’est levée pour nous une lumière
    qui a éclairé nos yeux obscurcis.

    Il a fait lever sa gloire sur le monde
    et a éclairé les plus profonds abîmes.
    La mort est anéantie, les ténèbres ont pris fin,
    les portes de l’enfer sont en pièces.

    Il a illuminé toutes les créatures,
    ténèbres depuis les temps anciens.
    Il a réalisé le salut et nous a donné la vie ;
    ensuite il viendra dans la gloire
    et il éclairera les yeux de tous ceux qui l’auront attendu.

    Notre Roi vient dans sa grande gloire :
    allumons nos lampes, sortons à sa rencontre (Mt 25,6);
    réjouissons-nous en lui comme il s’est réjoui en nous
    et nous réjouit par sa glorieuse lumière.

    Mes frères, levez-vous, préparez-vous
    pour rendre grâce à notre Roi et Sauveur
    qui viendra dans sa gloire et nous réjouira
    de sa joyeuse lumière dans le Royaume.

    Saint Ephrem (v. 306-373), diacre en Syrie, docteur de l’Église
    Hymne I sur la Résurrection (trad. Bouchet, Lectionnaire, p.95)

     

     

  • Prière pour l’Avent

    Avent

    Dès mon enfance,
    tu as déposé sur mon âme
    ta lumière, cette source de vie
    à rayonner pour d’autres.
    Pourtant aujourd’hui, je la vois là,
    figée, paralysée,
    gisant au fond de moi
    comme pierre de marbre.

    Alors, en ce temps de l’Avent,
    je me tiens devant toi
    en attente du miracle de Noël :
    je voudrais seulement que tu m’aides,
    Seigneur, à redonner son mouvement
    à ta lumière dans ma vie.
    Ce désir de toi qui a résisté
    à la traversée de tout mon temps…
    Prends-le.
    Je sais ce que tu peux faire avec peu.

    Et encore n’oublie pas ceux qui m’entourent
    et que j’aime et même ceux que j’aime moins.
    Et aussi ceux lointains que je ne connais pas.
    Enfin tous ceux qui habitent notre terre
    menacée aujourd’hui de perdre ta lumière.
    Seigneur, s’il te plaît, prépare nous au miracle de Noël !