Étiquette : humilité

  • « Apprenez de moi que je suis doux et humble de cœur. »

    Pour devenir saint, il nous faut l’humilité et la prière. Jésus nous a enseigné comment prier, et il nous a dit aussi d’apprendre, par son exemple, à être doux et humble de cœur. Nous n’arriverons ni à l’un ni à l’autre à moins de savoir ce qu’est le silence. L’humilité ainsi que la prière proviennent d’une oreille, d’une intelligence, et d’une langue qui ont goûté le silence auprès de Dieu, car Dieu parle dans le silence du cœur. Donnons-nous vraiment la peine d’apprendre la leçon de sainteté de la part de Jésus, dont le cœur était doux et humble. La première leçon donnée par ce cœur est d’examiner notre conscience, et le reste –- aimer, servir –- suit tout de suite. Un tel examen n’est pas de notre seul ressort, mais relève d’une collaboration entre nous et Jésus. Ce n’est pas la peine de perdre du temps à contempler inutilement nos propres misères ; il s’agit d’élever nos cœurs vers Dieu, et de laisser sa lumière nous illuminer.

    Si tu es humble, rien ne te portera atteinte, ni la louange, ni la disgrâce, car tu sauras alors ce que tu es. Si l’on te fait des reproches, tu n’en seras pas découragé ; et si quelqu’un te dit saint, tu ne te mettras pas sur un piédestal. Si tu es saint, remercie Dieu ; si tu es un pécheur, n’en reste pas là. Le Christ te dit de viser très haut : non pas d’être comme Abraham ou David ou comme aucun saint, mais d’être comme notre Père céleste (Mt 5,48). « Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, mais c’est moi qui vous ai choisis » (Jn 15,16).

    Bienheureuse Teresa de Calcutta (1910-1997), fondatrice des Sœurs Missionnaires de la Charité
    No Greater Love, p. 51

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  • « Le Fils de l’homme n’a pas d’endroit où poser sa tête. »

    De même que Jésus Christ est né pauvre, ainsi a-t-il continué à vivre dans la pauvreté durant toute sa vie ; non seulement pauvre, mais indigent, « mendiant » suivant l’expression de saint Paul (2Co 8,9)… A Nazareth, Jésus vit dans la pauvreté : « une maison pauvre, un mobilier pauvre, c’est le logement que choisit le Créateur du monde ». Il y vit pauvrement, gagnant son pain à la sueur de son front, au prix de grandes fatigues, tout comme les artisans et les fils d’artisans. Au reste, les juifs ne le croyaient-ils pas et ne l’appelaient-ils pas « ouvrier, fils d’ouvrier » ? (Mc 6,3; Mt 13,55)

    Après, il paraît en public pour prêcher l’Évangile. Pendant ces trois dernières années de sa vie, loin d’améliorer sa manière de subsister, il pratique une pauvreté plus rigoureuse encore, il ne vit que d’aumônes. A un homme qui voulait le suivre dans l’espoir de vivre plus commodément, il répond : « Sachez-le bien : les renards ont leurs tanières et les oiseaux du ciel leurs nids, mais le Fils de l’homme n’a pas où reposer sa tête ». Homme, veut-il dire, si en te mettant à ma suite, tu comptes trouver un état aisé, tu te trompes, car je suis venu sur la terre enseigner la pauvreté. Dans cette intention, je me suis fait plus pauvre que les renards et les oiseaux, qui ont au moins un abri ; en ce monde, je n’ai pas la moindre parcelle de terre qui m’appartienne en propre, où je puisse me reposer, et je veux que mes disciples me ressemblent…

    « Un serviteur de Jésus Christ ne possède rien en dehors de Jésus Christ », affirme saint Jérôme. Il ne désire même pas posséder quelque chose en dehors de Jésus. En un mot, Jésus a vécu toujours pauvre, il est mort aussi pauvre : n’a-t-il pas fallu que Joseph d’Arimathie lui donne un tombeau, et que d’autres lui fassent l’aumône d’un linceul pour envelopper son corps ?

    Saint Alphonse-Marie de Liguori (1696-1787), évêque et docteur de l’Église
    8ème Discours pour la neuvaine de Noël (trad. Éds Saint-Paul 1993, p. 114)

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  • Un homme prévoyant construit sa maison sur le roc.

    Dès le début de sa conversion, le bienheureux François, en sage qu’il était, voulait, avec l’aide du Seigneur, établir solidement à la fois lui-même et sa maison, c’est-à-dire son Ordre des Frères mineurs, sur un roc solide, à savoir sur la très grande humilité et la très grande pauvreté du Fils de Dieu.

    Sur une profonde humilité : c’est pourquoi dès le début, quand les frères commençaient à se multiplier, il leur a prescrit de demeurer dans les hospices pour servir les lépreux. A ce moment-là, quand les postulants se présentaient, que ce soient des nobles ou des roturiers, on les prévenait qu’il leur faudrait servir les lépreux et résider dans leurs hôpitaux.

    Sur une très grande pauvreté : il a dit en effet dans sa Règle que les frères doivent habiter leurs maisons « comme des étrangers et des pèlerins, et qu’ils ne doivent rien désirer sous le ciel », si ce n’est la sainte pauvreté, grâce à laquelle le Seigneur les nourrira en ce monde d’aliments corporels et de vertus, ce qui leur vaudra dans l’autre vie leur héritage, le ciel.

    Pour lui-même aussi, François a choisi ce fondement d’une humilité parfaite et d’une pauvreté parfaite ; bien qu’il ait été un grand personnage dans l’Église de Dieu, par un choix libre il a voulu être tenu au dernier rang non seulement dans l’Église mais aussi parmi ses frères.

    Vie de St François d’Assise dite « Compilation de Pérouse » (v. 1311)
    §102 (trad. Desbonnets et Vorreux, Documents, 1968, p. 986 rev.)

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  • « David lui-même le nomme Seigneur. »

    Qui est semblable à toi, mon Seigneur Jésus Christ, mon doux amour, très haut et immense, et qui regarde les choses les plus humbles ? Qui est semblable à toi parmi les puissants, Seigneur, toi qui choisis les choses les plus faibles dans le monde ? Qui est tel que toi, qui as formé le ciel et la terre…, et qui veux trouver tes délices avec les enfants des hommes ? Quelle est ta grandeur, ô Roi des rois et Seigneur des seigneurs ? Toi qui commandes aux astres et qui approches ton cœur de l’homme ? Qui es-tu, toi qui tiens dans ta droite les richesses et la gloire ?… Ô amour, jusqu’où inclines-tu ta majesté ? Amour, où conduis-tu la source de la sagesse ? Assurément jusqu’à l’abîme de la misère…

    « Venez, venez, venez » : je viens, je viens, je viens à toi, Jésus très aimant, toi que j’ai aimé, que j’ai recherché, que j’ai désiré. A cause de ta douceur, de ta compassion et de ta charité, t’aimant de tout mon cœur, de toute mon âme, de toute ma force, je me rends à ton appel.

    (Références bibliques : Ps 112,6; Ex 15,11; 1Co 1,27;  Pr 8,31; 1Tm 6,15; Jb 7,17; Pr 3,16; 18,4; Lc 10,27)

    Sainte Gertrude d’Helfta (1256-1301), moniale bénédictine
    Les Exercices, n°3 ; SC 129 (trad. SC p. 99 rev.)

     

  • Troisième jour de la neuvaine

    « Heureux les humbles de cœur, car ils hériteront de la terre!»

    Esprit-Saint, divin Paraclet, Père des pauvres, Consolateur des affligés, Lumière des cœurs, Sanctificateur des âmes, me voici prosterné en votre présence ; je vous adore avec la plus profonde soumission et je répète mille fois, avec les Séraphins qui se tiennent devant votre trône : « Saint ! Saint ! Saint ! ». Je crois fermement que vous êtes éternel, procédant du Père et du Fils. J’espère que, par votre bonté, vous sanctifierez et sauverez mon âme. Je vous aime, ô Dieu d’amour ! je vous aime plus que tout ; je vous aime de toutes mes affections, parce que vous êtes une bonté infinie qui mérite seule tout amour ; et puisque, insensible à vos sainte inspirations, j’ai eu l’ingratitude de vous offenser par tant de péchés, je vous en demande mille pardons et je regrette souverainement de vous avoir attristé, ô Amour infini.

    Ajouter à cette prière Un Pater, un Ave, et trois Gloria Patri.

     

  • Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 23,1-12.

    Jésus déclarait à la foule et à ses disciples :
    « Les scribes et les pharisiens enseignent dans la chaire de Moïse.
    Pratiquez donc et observez tout ce qu’ils peuvent vous dire. Mais n’agissez pas d’après leurs actes, car ils disent et ne font pas.
    Ils lient de pesants fardeaux et en chargent les épaules des gens ; mais eux-mêmes ne veulent pas les remuer du doigt.
    Ils agissent toujours pour être remarqués des hommes : ils portent sur eux des phylactères très larges et des franges très longues ;
    ils aiment les places d’honneur dans les repas, les premiers rangs dans les synagogues,
    les salutations sur les places publiques, ils aiment recevoir des gens le titre de Rabbi.
    Pour vous, ne vous faites pas donner le titre de Rabbi, car vous n’avez qu’un seul enseignant, et vous êtes tous frères.
    Ne donnez à personne sur terre le nom de père, car vous n’avez qu’un seul Père, celui qui est aux cieux.
    Ne vous faites pas non plus appeler maîtres, car vous n’avez qu’un seul maître, le Christ.
    Le plus grand parmi vous sera votre serviteur.
    Qui s’élèvera sera abaissé, qui s’abaissera sera élevé. »

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  • « Va te mettre à la dernière place. »

    Frères, gardons-nous de tout orgueil et de toute vaine gloire. Gardons-nous de la sagesse de ce monde et de la prudence égoïste. Car celui qui est esclave de ses tendances égoïstes met beaucoup de volonté et d’application à tenir des discours, mais beaucoup moins à passer aux actes : au lieu de rechercher la religion et la sainteté intérieures de l’esprit, il veut et il désire une religion et une sainteté extérieures bien visibles aux yeux des hommes. C’est d’eux que le Seigneur dit : « Je vous le dis en vérité, ils ont reçu leur récompense » (Mt 6,5). Celui, au contraire, qui est docile à l’esprit du Seigneur veut mortifier et humilier cette chair égoïste… Il s’applique à l’humilité et à la patience, à la pure simplicité et à la paix véritable de l’esprit ; ce qu’il désire toujours et par-dessus tout, c’est la crainte de Dieu, la sagesse de Dieu, et l’amour de Dieu, Père, Fils et Saint Esprit.

    Tous les biens, rendons-les au Seigneur Dieu très-haut et souverain ; reconnaissons que tous les biens lui appartiennent ; rendons-lui grâces pour tout, puisque c’est de lui que procèdent tous les biens. Lui, le Dieu très-haut et souverain, le seul vrai Dieu, qu’il obtienne, qu’on lui rende, qu’il reçoive tous honneurs et respects, toutes louanges et bénédictions, toute reconnaissance et toute gloire : car tout bien est à lui, qui seul est bon.

    Saint François d’Assise (1182-1226), fondateur des Frères mineurs
    Première règle, § 17 (trad. Desbonnets et Vorreux, Documents, p. 71)

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  • Teth

    Tu as agi avec bonté envers ton serviteur, Ô Eternel ! selon ta parole.
    Enseigne-moi à juger avec sens et intelligence, Car j’ai foi à tes commandements.
    Avant d’avoir été humilié, je m’égarais, Mais maintenant j’observe ta parole.
    Tu es bon et bienfaisant ; Enseigne-moi tes statuts !
    Des orgueilleux ont forgé contre moi des mensonges ; Moi, de tout mon cœur, je garde tes commandements.
    Leur cœur est figé comme de la graisse ; Moi, je fais mes délices de ta loi.
    Il m’est bon d’avoir été humilié, Afin d’apprendre tes statuts.
    Mieux vaut pour moi la loi de ta bouche Que des milliers de pièces d’or et d’argent.

    Psaume 119

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    Il s’agit d’une lettre à part, car elle est absente des dix commandements et des noms des dix séfiroth. Teth symbolise le changement d’état, c’est la seule lettre ouverte vers le haut. Teth exprime la sûreté et le refuge, l’introspection et la quête spirituelle. Mais le terme le plus souvent associé à teth est le bien, car la première fois que cette lettre apparaît dans la thora, c’est pour initier le mot tov : « Et D-ieu vit que cela était bon » (Génèse 1:4).

    Le nombre 9 annonce la fin et le commencement, un deuil dans le présent et un bonheur dans le futur. Autant par sa forme que par sa valeur numérique, teth représente le repli sur soi-même en vue de provoquer l’éclair de l’intuition.
    Sa valeur pleine (teth-youd-tav) est 419, guematria du mot ah’edouth (union), en tant qu’aboutissement et promesse de devenir.

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  • Nativité de saint Jean Baptiste, solennité

    « Lui, il faut qu’il grandisse ; et moi, que je diminue » (Jn 3,30)


    Le plus grand des hommes a été envoyé pour rendre témoignage à Celui qui était plus qu’un homme. En effet, quand celui qui est « le plus grand d’entre les enfants des femmes » (Mt 11,11) dit : « Je ne suis pas le Christ » (Jn 1,20) et s’humilie devant le Christ, il nous faut comprendre qu’il y a dans le Christ plus qu’un homme… « De sa plénitude nous avons tous reçu » (Jn 1,16). Qu’est-ce à dire, « nous tous »?  C’est-à-dire que les patriarches, les prophètes et les saints apôtres, ceux qui ont précédé l’Incarnation ou qui ont été envoyés depuis par le Verbe incarné lui-même, « nous avons tous reçu de sa plénitude ». Nous sommes des vases, il est la source. Donc…, Jean est homme, le Christ est Dieu : il faut que l’homme s’humilie, pour que Dieu soit exalté.

    C’est pour apprendre à l’homme à s’humilier que Jean est né le jour à partir duquel les jours commencent à décroître ; pour nous montrer que Dieu doit être exalté, Jésus Christ est né le jour où les jours commencent à croître. Il y a ici un enseignement profondément mystérieux. Nous célébrons la nativité de Jean comme celle du Christ, parce que cette nativité est pleine de mystère. De quel mystère ? Du mystère de notre grandeur. Diminuons en nous-mêmes, pour croître en Dieu ; humilions-nous dans notre bassesse, pour être exaltés dans sa grandeur.

    Saint Augustin (354-430), évêque d’Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l’Église
    Sermon 289, 3ème pour la Nativité de Jean-Baptiste

  • Ardouane

    Merci mes enfants de votre attachement à l’amour des hommes, mais apprenez qu’Ardouane est un lieu de sagesse et d’humilité ; c’est un lieu d’union et de prière. Le reste ne dépend que de vous et de vous seuls. Ardouane est écrit et une seule écriture a été faite. N’extrapolez pas vos désirs pour ceux de Dieu le Père, soyez humbles et la connaissance vous sera transmise. Venez et écoutez ; les fidèles seront sauvés et les autres retourneront à leur villégiature terrestre et matérielle.

    Relisez tous l’évangile selon St Matthieu : II Discours évangélique (ch.5, versets 6–7) et faites-en votre lecture de chevet, afin que chaque jour vous puissiez aspirer à la compréhension divine. Mes larmes seront les sourires de vos cœurs et l’épanouissement de votre compréhension envers autrui.

    Marie Mère des hommes – octobre 1994