Étiquette : Esprit Saint

  • Prier, veiller, prier, annoncer avec internet

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    En 2000 ans, les apôtres, envoyés par le Christ et guidés par l’Esprit Saint, ont porté la Bonne Nouvelle aux cinq continents. Au XXIe siècle, nous sommes appelés à être les évangélisateurs du sixième continent: Internet. Quelques conseils pour bien s’y prendre !

    La prière est le début de la mission, dans la rue aussi bien que sur Internet : prions pour la conversion de tous les internautes ! Vous pouvez lire l’Evangile au quotidien , méditer l’Evangile du jour avec Catholique.org, visiter quotidiennement notre blog et notre page Facebook ou suivre une retraite en ligne avec les dominicains. Pourquoi ne pas aussi se déconnecter 15 minutes et sortir son chapelet de sa poche car « Si le Seigneur ne bâtit la maison, les bâtisseurs travaillent en vain » (Psaume 126).

    « Veillez et priez » . Le commandement du Christ au soir de sa Passion vaut pour les missionnaires du Net. Combien d’articles, de vidéos, lisons-nous, voyons-nous, les yeux fatigués et la conscience éteinte ? Soyez des internautes avertis. Contactez la rédaction quand un article insulte notre foi, signez des pétitions, signalez les photos et les vidéos abusives sur Youtube et Facebook. Ne restez pas indifférents. « Si le Seigneur ne garde la ville, c’est en vain que veillent les gardes. » (Psaume 126)

    « N’ayez pas peur! » nous crie encore Jean Paul II. Annoncez le royaume de Dieu sur Internet ! Créez votre blog ou votre site. Mettez vos talents au service du site Internet de votre paroisse. Ecrivez la page de votre saint préféré sur Wikipédia. Aussi, prenez le temps de répondre aux commentaires sur d’autres sites et blogs pour défendre la Vérité. Engagez vos amis sur Facebook en participant à leurs débats de vie qui sont des débats de foi !

    Saint Paul nous exhorte (Ephésiens 4, 2) : « en toute humilité et douceur, avec patience, encouragez-vous les uns les autres avec charité ». Sur Internet, il suffit d’utiliser les boutons de partage en un clic pour diffuser un article ou une vidéo. Pensez aussi à écrire à l’auteur d’un article courageux, ou à l’auteur d’une belle vidéo chrétienne. Ecrivez des mails et encouragez vos prêtres, vos pasteurs, vos communautés. Avec Internet, c’est gratuit, allez-y !

    catholique.org, évangélisation

  • « Les temps sont accomplis, le Règne de Dieu est tout proche. »

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    L’homme moderne est en marche vers un développement plus complet de sa personnalité, vers une découverte et une affirmation toujours croissantes de ses droits. L’Église, pour sa part, qui a reçu la mission de manifester le mystère de Dieu, de ce Dieu qui est la fin ultime de l’homme, révèle en même temps à l’homme le sens de sa propre existence, c’est-à-dire sa vérité essentielle.

    L’Église sait parfaitement que Dieu seul, dont elle est la servante, répond aux plus profonds désirs du cœur humain que jamais ne rassasient pleinement les nourritures terrestres. Elle sait aussi que l’homme, sans cesse sollicité par l’Esprit de Dieu, ne sera jamais tout à fait indifférent au problème religieux, comme le prouvent non seulement l’expérience des siècles passés, mais de multiples témoignages de notre temps.

    L’homme voudra toujours connaître, ne serait-ce que confusément, la signification de sa vie, de ses activités et de sa mort. Ces problèmes, la présence même de l’Église les lui rappelle. Or Dieu seul, qui a créé l’homme à son image et l’a racheté du péché, peut répondre à ces questions en plénitude. Il le fait par la révélation dans son Fils, qui s’est fait homme. Quiconque suit le Christ, homme parfait, devient lui-même plus homme…

    Car le Verbe de Dieu, par qui tout a été fait, s’est lui-même fait chair, afin que, homme parfait, il sauve tous les hommes et récapitule toutes choses en lui. Le Seigneur est le terme de l’histoire humaine, le point vers lequel convergent les désirs de l’histoire et de la civilisation, le centre du genre humain, la joie de tous les cœurs et la plénitude de leurs aspirations.

    Concile Vatican II
    Constitution dogmatique sur l’Eglise dans le monde de ce temps « Gaudium et spes », § 41, 45

     

     

  • « Alors le ciel s’ouvrit. L’Esprit Saint descendit sur Jésus. »

    theophanieSi l’on dit que le Christ a reçu le Saint Esprit, c’est en tant qu’il s’est fait homme et en tant qu’il convenait à l’homme de le recevoir. Sans doute, il est le Fils de Dieu le Père et engendré de sa substance, et cela avant l’Incarnation et même avant tous les siècles. Malgré cela, il n’éprouve aucune tristesse à entendre le Père lui dire, maintenant qu’il s’est fait homme : « Tu es mon Fils ; moi, aujourd’hui, je t’ai engendré ».

    Celui qui était Dieu, engendré par lui avant les siècles, le Père dit qu’il est engendré aujourd’hui ; cela signifie qu’il nous accueille en lui comme des fils adoptifs, car toute l’humanité était contenue dans le Christ en tant qu’il était homme. En ce sens on dit que le Père, alors que son Fils possédait déjà son Esprit, le lui donne de nouveau, de telle sorte que nous recevions le don de l’Esprit en lui. Le Christ n’a pas reçu l’Esprit Saint pour lui-même, mais plutôt pour nous, qui étions en lui. Car c’est par lui que nous parviennent tous les biens.

    Saint Cyrille d’Alexandrie (380-444), évêque et docteur de l’Église
    Commentaire sur l’évangile de Jean 5,2 (trad. Pusey I, 691-693)

     

     

     

  • « Il tient à la main la pelle à vanner. »

    baptemeLe baptême par lequel Jésus baptise est « dans l’Esprit Saint et dans le feu ». Si tu es saint, tu seras baptisé dans l’Esprit Saint ; si tu es pécheur, tu seras plongé dans le feu. Le même baptême deviendra condamnation et feu pour les pécheurs indignes ; mais les saints, ceux qui se convertissent au Seigneur avec une foi entière, recevront la grâce du Saint Esprit et le salut.

    Donc, celui dont il est dit qu’il baptise « dans l’Esprit Saint et dans le feu, tient la pelle à vanner et va nettoyer son aire à battre le blé ; il amassera le grain dans son grenier ; quant à la paille, il la brûlera au feu qui ne s’éteint pas ». Je voudrais découvrir pour quel motif notre Seigneur tient la pelle à vanner, et par quel souffle la paille légère est emportée çà et là, tandis que le blé, plus lourd, s’accumule en un seul lieu, car, si le vent ne souffle pas, on ne peut pas séparer le blé de la paille.

    Je crois que le vent est le symbole des tentations qui, dans la masse mélangée des croyants, révèlent que les uns sont de la paille, les autres, du froment. Car, lorsque votre âme a été dominée par une tentation, ce n’est pas la tentation qui l’a changée en paille, mais c’est parce que vous étiez de la paille, c’est-à-dire des hommes légers et sans foi, que la tentation a dévoilé votre nature cachée. En revanche, quand vous affrontez courageusement les tentations, ce n’est pas la tentation qui vous rend fidèles et constants ; elle révèle seulement les vertus de constance et de courage qui étaient en vous, mais de façon cachée… « Je t’ai affligé et je t’ai fait sentir la faim pour manifester ce que tu avais dans le cœur » (Dt 8,2).

    Origène (v. 185-253), prêtre et théologien
    Homélies sur l’évangile de Luc, 26, 3-5; SC 87 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 317 rev.)

     

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  • Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 11,28-30.

    E-5n ce temps-là, Jésus prit la parole et dit : « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos.
    Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour votre âme.
    Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. »

     

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    L’Esprit Saint donnera aux justes la paix parfaite dans l’éternité. Mais déjà maintenant il leur donne une paix très grande lorsqu’il allume en leur cœur le feu céleste de la charité. L’apôtre Paul dit en effet : « L’espérance ne trompe pas, car l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné » (Rm 5,5). La véritable et même la seule paix des âmes en ce monde consiste à être rempli de l’amour divin et animé de l’espérance du ciel au point que l’on en vienne à considérer comme peu de chose les succès ou les revers de ce monde, à se dépouiller complètement des désirs et des convoitises de ce monde, et à se réjouir des injures et persécutions subies pour le Christ, de sorte que l’on puisse dire avec l’apôtre Paul : « Nous mettons notre fierté dans l’espérance de la gloire de Dieu. Plus encore, nous mettons notre fierté dans les épreuves » (Rm 5,2).

    Il se trompe celui qui imagine trouver la paix dans la jouissance des biens de ce monde, dans les richesses. Les troubles fréquents d’ici-bas et la fin même de ce monde devraient convaincre cet homme qu’il a posé les fondations de sa paix sur le sable (Mt 7,26). Au contraire, tous ceux qui, touchés par le souffle de l’Esprit Saint, ont pris sur eux le joug très bon de l’amour de Dieu et qui, à son exemple, ont appris à être doux et humbles de cœur, jouissent dès maintenant d’une paix qui est déjà l’image du repos éternel.

    Saint Bède le Vénérable (v. 673-735), moine, docteur de l’Église
    Homélie 12 pour la Vigile de la Pentecôte ; PL 94, 196-197 (trad. Orval)

     

     

     

  • « Une seule chose te manque. »

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    Il y a une richesse qui sème la mort partout où elle domine : liberez-vouz-en et vous serez sauvés. Purifiez votre âme, rendez-la pauvre pour pouvoir entendre l’appel du Sauveur qui vous redit : « Viens et suis-moi ». Il est la voie où marche celui qui a le cœur pur : la grâce de Dieu ne se glisse pas dans une âme encombrée et déchirée par une multitude de possessions.

    Celui qui regarde sa fortune, son or et son argent, ses maisons, comme des dons de Dieu, celui-là témoigne à Dieu sa reconnaissance en venant en aide aux pauvres avec ses biens. Il sait qu’il les possède plus pour ses frères que pour lui-même ; il reste maître de ses richesses au lieu d’en devenir esclave. Il ne les enferme pas en son âme, pas plus qu’il n’enserre sa vie en elles, mais il poursuit sans se lasser une œuvre toute divine. Et si un jour sa fortune vient à disparaître, il accepte sa ruine d’un cœur libre. Cet homme-là, Dieu le déclare bienheureux, il l’appelle « pauvre en esprit », héritier assuré du Royaume des Cieux (Mt 5,3)…

    Il y a, à l’opposé, celui qui blottit sa richesse en son cœur, au lieu du Saint Esprit. Celui là garde en lui son argent ou ses terres ; il accumule sans fin sa fortune, et ne s’inquiète que d’amasser toujours davantage. Il ne lève jamais les yeux vers le ciel ; il s’embarrasse dans les pièges de ce monde, car il n’est que poussière et il retournera à la poussière (Gn 3,19). Comment peut-il éprouver le désir du Royaume, celui qui, au lieu du cœur, porte un champ ou une mine, lui que la mort surprendra fatalement au milieu de ses désirs déréglés ? « Car là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur » (Mt 6,21).

    Saint Clément d’Alexandrie (150-v. 215), théologien
    Homélie « Quel riche peut être sauvé ? » (trad. cf coll. Icthus, t. 6, p. 34)

     

     

  • « Les deux ne feront qu’une seule chair. Ce mystère est grand : il s’applique au Christ et à l’Église. » (Ep 5,31)

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    Une union étrange et extraordinaire a eu lieu lorsque « le Verbe s’est fait chair » dans le sein de la Vierge et a ainsi « habité parmi nous » (Jn 1,14). De même que tous les élus sont ressuscités dans le Christ lorsqu’il est ressuscité, de même en lui des noces ont été célébrées : l’Église a été unie à un Époux par les liens du mariage quand l’homme-Dieu a reçu en plénitude les dons de l’Esprit Saint et que toute la divinité est venue habiter dans un corps semblable au nôtre… Le Christ est devenu homme par l’Esprit Saint et, « comme un époux qui sort de sa chambre » (Ps 18,6), il est sorti du sein de la Vierge, qui a été en effet sa chambre nuptiale. Mais l’Église, en renaissant de l’eau dans le même Esprit, devient un seul corps dans le Christ, si bien que les deux « ne font plus qu’une seule chair » (Mt 19,5), ce qui, « par rapport au Christ et à l’Église, est un grand mystère » (Ep 5,31).

    Ce mariage dure depuis le début de l’Incarnation du Christ jusqu’au moment où le Christ reviendra et que tous les rites de l’union nuptiale seront accomplis. Alors, ceux qui seront prêts et qui auront rempli comme il le faut les conditions d’une si grande union, entreront avec lui, pleins de respect, dans la salle des noces éternelles (Mt 25,10). En attendant, l’Épouse promise au Christ chemine vers son Époux, et elle garde l’alliance avec lui chaque jour dans la foi et la tendresse, jusqu’à ce qu’il revienne.

    Saint Paschase Radbert (?-v. 849), moine bénédictin
    Commentaire sur l’évangile de Matthieu, 10, 22 ; CCM 56 B, 1072-1073 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 248)

     

     

     

     

  • « Purifie d’abord l’intérieur. »

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    Ô mon Dieu, que votre amour est admirable vers nous ! Vous êtes infiniment digne d’être aimé, loué et glorifié ! Nous n’avons point de cœur ni d’esprit qui en soit digne ; votre sagesse et votre bonté nous ont donné un moyen de le faire : c’est que vous nous avez donné l’Esprit et le cœur de votre Fils pour être notre propre esprit et notre propre cœur, selon la promesse que vous nous avez faite par votre prophète : « Je vous donnerai un cœur nouveau, je mettrai en vous un esprit nouveau » (Ez 36,26). Et pour que nous sachions quel était ce cœur et cet esprit nouveau, vous avez ajouté : « Je mettrai mon Esprit », qui est mon cœur, « en vous » (v.27). Il n’y a que l’Esprit et le cœur d’un Dieu qui soient dignes d’aimer et louer un Dieu, capables de le bénir et aimer autant qu’il doit l’être. C’est pourquoi vous nous avez donné votre cœur, le cœur de votre Fils Jésus, comme aussi le cœur de sa divine mère et celui de tous les saints et des anges, qui tous ensemble ne sont qu’un seul cœur, comme la tête et les membres ne font qu’un corps (Ep 4,15)…

    Renoncez donc, frères, à votre propre cœur, à votre propre esprit, à votre propre volonté et à votre amour-propre. Donnez-vous à Jésus, pour entrer dans l’immensité de son cœur, qui contient celui de sa mère et celui de tous les saints, pour vous perdre dans cet abîme d’amour, d’humilité et de patience. Si vous aimez votre prochain et avez une action de charité à faire, aimez-le et faites pour lui ce que vous devez dans le cœur de Jésus. S’il est question de s’humilier, que ce soit dans l’humilité de ce cœur. S’il est question d’obéir, que ce soit dans l’obéissance de son cœur. S’il faut louer, adorer, remercier Dieu, que ce soit en union avec l’adoration, la louange et l’action de grâces qui nous sont données par ce grand cœur… Quoi que vous fassiez, faites toutes choses dans l’esprit de ce cœur en renonçant au vôtre, en vous donnant à Jésus pour agir dans l’Esprit qui anime son cœur.

    Saint Jean Eudes (1601-1680), prêtre, prédicateur, fondateur d’instituts religieux
    Cœur admirable, ch. 12 (cf. Tournay)

     

     

     

     

  • « Voilà le premier commandement… Le second lui est semblable. »

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    Nous avons reçu le précepte d’aimer notre prochain comme nous-mêmes. Mais Dieu ne nous a-t-il pas donné aussi une disposition naturelle à le faire ?… Rien n’est plus conforme à notre nature que de vivre ensemble, de nous rechercher mutuellement et d’aimer notre semblable. Le Seigneur demande donc les fruits de ce germe qu’il a déjà déposé en nous, en disant : « Je vous donne un commandement nouveau, c’est de vous aimer les uns les autres » (Jn 13,34).

    Dans le but d’inciter notre âme à obéir à ce précepte, il n’a pas voulu qu’on trouve le signe distinctif de ses disciples dans des prodiges ou des œuvres extraordinaires, bien qu’ils en aient reçu le don dans l’Esprit Saint. Il dit au contraire : « On reconnaîtra que vous êtes mes disciples à cet amour que vous aurez les uns pour les autres » (Jn 13,35). Et il met un tel lien entre les deux commandements qu’il regarde comme faite à lui-même toute bonne action faite envers le prochain : « Car j’ai eu soif, dit-il, et vous m’avez donné à boire. » Et il ajoute : « Tout ce que vous avez fait au plus petit d’entre mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait » (Mt 25,35-40).

    L’observance du premier commandement contient donc aussi l’observance du second, et par le second on retourne au premier. Celui qui aime Dieu aimera par conséquent son prochain : « Celui qui m’aime, dit le Seigneur, accomplira mes commandements. Mon commandement, le voici : c’est que vous vous aimiez les uns les autres comme je vous ai aimés » (Jn 14,23; 15,12). Je le répète donc : qui aime son prochain remplit son devoir d’amour envers Dieu, car Dieu considère ce don comme fait à lui-même.

    Saint Basile (v. 330-379), moine et évêque de Césarée en Cappadoce, docteur de l’Église
    Grandes Règles monastiques, § 3 (trad. Lèbe, Maredsous 1969, p. 55 rev.)

     

     

     

     

  • Recevoir le centuple dès maintenant, au temps présent

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    Il faut que nous vivions détachés de nos possessions et de notre volonté propre, si nous voulons suivre celui qui n’avait « pas d’endroit où reposer la tête » (Lc 9,58) et qui est venu « non pour faire sa volonté, mais pour faire la volonté de celui qui l’a envoyé » (Jn 6,38)… Aussitôt nous connaîtrons par expérience ce que la Vérité promet à quiconque abandonne tout et marche à sa suite : « Il recevra le centuple…, et il aura en héritage la vie éternelle » (Mc 10,30). En effet, le don du centuple nous est un réconfort pour la marche, et la possession de la vie éternelle fera notre bonheur pour toujours dans la patrie céleste.

    Mais quel est ce centuple ? Simplement, les consolations de l’Esprit doux comme le miel, ses visites et ses premiers fruits. C’est le témoignage de notre conscience, c’est l’heureuse et très joyeuse attente des justes, c’est la mémoire de la bonté surabondante de Dieu, c’est aussi, en vérité, l’immensité de sa douceur. Ceux qui ont fait l’expérience de ces dons n’ont pas besoin qu’on leur en parle, et qui pourrait les décrire avec de simples mots à ceux qui ne l’ont pas faite ?

    Saint Pierre Damien (1007-1072), ermite puis évêque, docteur de l’Église
    Sermon 9 ; PL 144, 549-553 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p.499)