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  • Croix

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    Dans l’antiquité méditerranéenne, chez les Juifs ou chez les païens, la crucifixion était un châtiment d’infamie réservé aux esclaves, aux voleurs, aux criminels. À l’origine du christianisme la croix était un sujet de railleries et de haine.

    Pour ces raisons d’hostilité, dans l’Église primitive la croix ne fut pas utilisée comme signe de ralliement; on utilisa d’autres symboles rappelant le Christ: le pélican, le poisson (ichtus) signe de Jésus-Christ, Fils du Dieu sauveur, ou l’Alpha et l’Omega, paroles du Christ « je suis l’Alpha et l’Omega, le début et la fin ». Au IVème siècle apparaît le monogramme du Christ, X et P (chi et rô) superposés. La croix était symbolisée par un timon d’attelage, une ancre marine ou le T (tau).
    Les débuts du christianisme sont influencés par les Juifs pour qui la représentation de Dieu est interdite alors qu’au contraire, chez les Grecs et chez les Romains, les divinités sont peintes ou sculptées. C’est seulement au VIème siècle que la croix apparaît dans un lieu de culte devant les fidèles et c’est à la fin du Xème siècle que le Christ en croix est représenté avec la tunique ou le linge noué en ceinture, les bras élevés.  Au XIIème siècle on le montre vivant ou mort.
    Les premières croix extérieures sont érigées en Irlande aux VIIème et VIIIème siècles. Au Moyen-Âge les croix placées à l’extérieur étaient en pierre ou en métal, tandis que celles de l’intérieur des édifices religieux étaient en bois peint.
    La destruction d’une croix sous l’Ancien Régime était sévèrement punie car elle constituait le symbole de la dévotion rendue à Dieu.
    Depuis une vingtaine d’années, on assiste à un retour d’intérêt pour ce qui constitue le petit patrimoine rural non protégé dont les croix de chemin font partie. Rares sont les municipalités qui ne prennent pas conscience de cette richesse et n’entreprennent pas de les restaurer. On nettoie, on restaure on découvre des écrits sur le piédestal et l’on s’aperçoit que c’est un peu de la vie du village qui apparaît sous la patine des ans et le lichen. Le lien est renoué avec les siècles passés, ainsi que la curiosité et le désir de retrouver ses racines.

    Jean-François Devalière, architecte DPLG
    président de l’Association de sauvegarde des édifices ruraux de Côte d’Or.
    Les croix de chemin » (extraits), en ligne   

     

     

     

  • « Pour la première fois il leur enseigna qu’il fallait que le Fils de l’homme souffre beaucoup. »

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    Jésus béni, que m’ont enseigné les hommes que tu ne m’aies enseigné depuis ta croix ? Hier j’ai clairement vu qu’on apprend seulement en accourant à toi, et que toi seul tu donnes des forces dans les épreuves et tentations ; que seulement au pied de ta croix, te voyant cloué sur elle, on apprend le pardon, on apprend l’humilité, la charité, la bonté. Ne m’oublie pas, Seigneur, regarde-moi prostré devant toi et accorde-moi ce que je te demande. Que viennent ensuite les mépris, que viennent les humiliations…, que m’importe ! Avec toi à mes côtés je peux tout. La prodigieuse, l’admirable, l’inexprimable leçon que tu m’apprends depuis ta croix me donne des forces pour tout.

    On t’a craché dessus, on t’a insulté, on t’a flagellé, on t’a cloué sur une croix et, étant Dieu, tu pardonnais, tu te taisais humblement, et tu t’offrais même. Que pourrais-je dire de ta Passion ? Il vaut mieux ne rien dire, et que, au fond de mon cœur, je médite ce que l’homme ne peut jamais arriver à comprendre ; que je me contente d’aimer profondément, passionnément, le mystère de ta Passion…

    Qu’elle est douce la croix de Jésus ! Qu’il est doux de souffrir en pardonnant !… Comment ne pas devenir fou ? Il me montre son cœur ouvert aux hommes et méprisé. Où a-t-on jamais vu, et qui a jamais rêvé d’une douleur pareille ? Comme on vit bien dans le cœur du Christ !

    Saint Raphaël Arnaiz Baron (1911-1938), moine trappiste espagnol
    Écrits spirituels 07/04/1938 (trad. Cerf 2008, p. 400)

     

     

     

  • Fête de St André, apôtre

    im-St-Andre-apotre2« Ô croix si longtemps désirée, offerte maintenant aux aspirations de mon âme, je viens à toi, plein de joie et d’assurance. Reçois-moi avec allégresse, moi le disciple de celui qui pendait à tes bras… » Ainsi parlait saint André [selon la tradition], apercevant de loin la croix qui était dressée pour son supplice. D’où venaient en cet homme une joie et une exultation si étonnantes ? D’où venait tant de constance dans un être si fragile ? D’où cet homme tenait-il une âme si spirituelle, une charité si fervente et une volonté si forte ? Ne pensons pas qu’il tirait de lui-même un si grand courage ; c’était le don parfait issu du Père des lumières (Jc 1,17), de celui qui seul fait des merveilles. C’était l’Esprit Saint qui venait en aide à sa faiblesse, et qui diffusait dans son cœur un amour fort comme la mort, et même plus fort que la mort (Ct 8,6).

    Plaise à Dieu que nous ayons part à cet Esprit, nous aussi aujourd’hui ! Car si maintenant l’effort de la conversion nous est pénible, si veiller dans la prière nous ennuie, c’est uniquement à cause de notre indigence spirituelle. Si l’Esprit Saint était avec nous, il viendrait sûrement en aide à notre faiblesse. Ce qu’il a fait pour saint André face à la croix et à la mort, il le ferait aussi pour nous : enlevant au labeur de la conversion son caractère pénible, il le rendrait désirable et même délicieux… Frères, recherchons cet Esprit, apportons tous nos soins à l’obtenir, ou à le posséder plus pleinement si nous l’avons déjà. Car « celui qui n’a pas l’Esprit du Christ n’appartient pas au Christ » (Rm 8,9). « Nous n’avons pas reçu l’esprit de ce monde, mais l’Esprit qui est de Dieu » (1Co 2,12)… Nous devons donc prendre notre croix avec saint André, ou plutôt avec celui qu’il a suivi, le Seigneur, notre Sauveur. La cause de sa joie c’était qu’il mourait non seulement avec lui, mais comme lui, et qu’uni si intimement à sa mort, il règnerait avec lui… Car notre salut est sur cette croix.

    Saint Bernard (1091-1153), moine cistercien et docteur de l’Église
    2e sermon pour la fête de saint André (trad. Orval)

     

     

     

     

  • Vendredi Saint

    Arcabas - La Croix« Mes enfants, je ne vous demande qu’une chose, d’apporter l’amour à vos enfants, comme celui que j’ai apporté à mon Fils. Vos enfants n’iront pas sur la croix, le mien y a été et aujourd’hui encore vous Le remettez sur la croix parce que vous n’avez pas compris la première fois. »
    Marie Mère des hommes – février 1998

    « Les plaies de mon Fils se sont rouvertes et le sang s’en écoule sans discontinuer, la Parole de mon Fils n’est pas entendue par les hommes. Les larmes coulent de mon visage et inondent mes pieds, la douleur nous étreint de voir ce monde se désintéresser de lui-même. Parlez de mon Fils aux hommes, parlez de Son enseignement et du besoin que vous devez de connaître Sa parole, pour l’Amour et la Paix envers votre prochain. »
    Marie Mère des hommes – décembre 1996

    « Venez prier et jeûner au pied du calvaire, vous serez sauvés par le Sang de mon Fils. »
    Marie Mère des hommes – août 1995

  • Sacré-Coeur de Jésus, solennité

    Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 19,31-37.
    Jésus venait de mourir. Comme c’était le vendredi, il ne fallait pas laisser des corps en croix durant le sabbat (d’autant plus que ce sabbat était le grand jour de la Pâque). Aussi les Juifs demandèrent à Pilate qu’on enlève les corps après leur avoir brisé les jambes.
    Des soldats allèrent donc briser les jambes du premier, puis du deuxième des condamnés que l’on avait crucifiés avec Jésus.
    Quand ils arrivèrent à celui-ci, voyant qu’il était déjà mort, ils ne lui brisèrent pas les jambes,
    mais un des soldats avec sa lance lui perça le côté ; et aussitôt, il en sortit du sang et de l’eau.
    Celui qui a vu rend témoignage, afin que vous croyiez vous aussi. (Son témoignage est véridique et le Seigneur sait qu’il dit vrai.)
    Tout cela est arrivé afin que cette parole de l’Écriture s’accomplisse : Aucun de ses os ne sera brisé.
    Et un autre passage dit encore : Ils lèveront les yeux vers celui qu’ils ont transpercé.

  • Semaine sainte

    « Je vous demande, mes enfants, aujourd’hui, avant que soit fait le châtiment humain auprès de mon Fils, de lui accorder tout votre amour de frères, d’amis. Je vous demande cette fraternité avec Lui, et cette fraternité avec Lui, il faut qu’elle soit correspondante avec tous les gens qui sont autour de vous. Je vous demande, mes enfants, d’être aimants avec tous les gens qui sont autour de vous, tous ceux avec qui vous avez des griefs. Oui, c’est aujourd’hui que je vous demande de donner le pardon, de pardonner comme mon Fils a pardonné en donnant Son sang. Car par ce sang, Il a éclairci votre vie. Donc, vous par votre pardon auprès de ceux que vous appelez vos ennemis, vous allez pouvoir vivre plus sereinement et eux aussi. Il faut pardonner, pardonner. Que vous apporte la culpabilité ? Que vous apporte la haine ? Que vous apporte la trahison ? Ce ne sont que des mots, des agissements qui ne viennent pas de Dieu. Dieu le Père ne demande que deux choses : la première, c’est l’Amour et la Paix, et la deuxième, c’est l’osmose des peuples, de tous Ses enfants, c’est le rassemblement de tous Ses fils auprès de Lui. »

    Marie Mère des hommes – mars 2010

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    “C’est en mourant que je donne la vie. En mourant, j’édifie. En mourant, je crée le Peuple nouveau. C’est dans le sacrifice que l’on a la victoire. En vérité je vous dis que si le grain de froment tombé sur la terre ne meurt pas, il reste infécond, mais si au contraire il meurt, voilà qu’il produit beaucoup de fruit. Celui qui aime sa vie la perdra. Celui qui hait sa vie en ce monde, la sauvera pour la vie éternelle. Moi, ensuite, j’ai le devoir de mourir pour donner cette vie éternelle à tous ceux qui me suivent pour servir la Vérité. Que celui qui veut me servir vienne: la place n’est pas limitée dans mon Royaume à tel ou tel peuple. Quiconque veut me servir qu’il vienne à Moi et me suive, et où je serai, sera aussi mon serviteur. Et celui qui me sert, sera honoré par mon Père, Unique, Vrai Dieu, Seigneur du Ciel et de la Terre, Créateur de tout ce qui existe, Pensée, Parole, Amour, Vie, Chemin, Vérité; Père, Fils, Esprit Saint, Un en étant Trin, Trin tout en étant Unique, Seul, Vrai Dieu. Mais maintenant mon âme est troublée. Et que dirai-je? Je dirai peut-être: « Père sauve-moi de cette heure »? Non, parce que je suis venu pour cela: pour arriver à cette heure. Et alors je dirai: « Père glorifie ton Nom! »“ Jésus ouvre les bras en croix, une croix pourpre contre la blancheur des marbres du portique, il lève son visage en s’offrant, en priant, en montant avec son âme vers le Père. Et une voix, plus forte que le tonnerre, immatérielle en ce sens qu’elle ne ressemble à aucune voix d’homme, mais très sensible à toutes les oreilles, emplit le ciel serein de la magnifique journée d’avril et elle vibre, plus puissante que l’accord d’un orgue géant, d’une très belle tonalité et elle proclame: “Et Moi, Je l’ai glorifié et Je le glorifierai encore.”

    Extrait de la Traduction de “L’évangile tel qu’il m’a été révélé” de Maria Valtorta ©Centro Editoriale Valtortiano, Italie.

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  • Croix

    flamme« Mon Fils est là, mon Fils vous observe, mon Fils vous aime, mon Fils vous accorde Sa Bénédiction ; mais l’homme dresse à nouveau la croix pour Son corps. Vous allez rentrer dans un temps de prières, de sacrifices, il faut que vous partagiez les souffrances du Christ, il faut que vous apportiez votre obole afin que Dieu ne soit pas crucifié une deuxième fois, car l’homme, par son attitude et son désaveu de la foi, ramène Dieu à Son supplice. Mon Fils souffre de l’incompréhension, mon Fils souffre de tous ces cœurs fermés à l’Amour et à la Paix. Mais Il est heureux, Il est heureux aussi de constater que nombre d’hommes viennent prier, viennent le rencontrer dans Sa Demeure. Sa Demeure va grandir dans la foi, vous aurez l’espérance en vos cœurs, vous aurez le soutien de mon Fils, vous aurez mon amour de mère, vous aurez le soutien de tous les Saints au travers des démarches qui vont venir. »

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    Marie Mère des hommes – juillet 1996

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