Étiquette : création

  • « Pourquoi cette génération demande-t-elle un signe ? »

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    Père saint, Dieu tout-puissant, lorsque j’élève vers ton ciel la faible lumière de mes yeux, puis-je douter qu’il est ton ciel ? Quand je contemple la course des étoiles, leur retour dans le cycle de l’année, quand je vois les Pléiades, la Petite Ourse et l’Étoile du matin et que je considère comment chacune brille au poste qui lui est assigné, je comprends, ô Dieu, que tu es là, dans ces astres que je ne comprends pas. Lorsque je vois « les vagues superbes de la mer » (Ps 92,4), je ne saisis pas l’origine de ces eaux, je ne saisis même pas ce qui met en branle leurs flux et leurs reflux réguliers, et pourtant, je crois qu’il est une cause — impénétrable certes pour moi — à ces réalités que j’ignore, et là aussi je perçois ta présence.

    Si je tourne mon esprit vers la terre qui, par le dynamisme de forces cachées, décompose toutes les semences qu’elle a accueillies dans son sein, les fait lentement germer et les multiplie, puis leur donne de grandir, je ne trouve rien là que je puisse comprendre avec mon intelligence ; mais cette ignorance m’aide à te discerner, toi, puisque, si je ne connais pas la nature mise à mon service, cependant je te rencontre par le fait même qu’elle est là, pour mon usage.

    Si je me tourne vers moi, l’expérience me dit que je ne me connais pas moi-même et je t’admire d’autant plus que je suis pour moi un inconnu. En effet, même si je ne peux pas les comprendre, je fais l’expérience des mouvements de mon esprit qui juge, de ses opérations, de sa vie, et cette expérience, c’est à toi que je la dois, toi qui m’as donné en partage cette nature sensible qui fait ma joie, même si son origine est au-delà des prises de mon intelligence. Je ne me connais pas moi-même, mais en moi je te trouve et, en te trouvant, je t’adore.

    Saint Hilaire (v. 315-367), évêque de Poitiers et docteur de l’Église
    La Trinité, livre 12, 52-53 (trad. Sr Isabelle de la Source, Lire la Bible, Mediaspaul 1988, t. 1, p. 19)

     

     

     

     

  • « Soyez sans crainte : vous valez plus que tous les moineaux du monde. »

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    Il ne faut pas sans nécessité désirer ou chercher des signes visibles, alors que le Seigneur est toujours prêt à secourir ses saints. Il ne manifeste pas sans nécessité sa puissance dans une œuvre ou un signe sensible, afin de ne pas émousser l’aide que nous recevons de lui et de ne pas nous nuire. C’est ainsi qu’il pourvoit ses saints. Il veut leur montrer que l’attention secrète qu’il leur porte ne les quitte pas un instant, mais qu’en toute chose il les laisse mener le combat à la mesure de leurs forces et se donner la peine de prier.

    Mais si une difficulté les renverse quand ils sont malades ou découragés parce que leur nature est faible, lui-même fait, comme il le faut et comme il le sait, tout ce qui est en son pouvoir pour qu’ils soient aidés. Il les affermit secrètement autant qu’il le peut, pour qu’ils aient la force de supporter leurs difficultés. Car dans la confiance qu’il leur donne, il déjoue leur peine, et par la vision de cette foi, il les éveille à le glorifier… Cependant s’il est besoin que soit explicitée cette aide secrète, il le fait, mais par nécessité. Ses voies sont d’une grande sagesse ; elles se prolongent dans le besoin et la nécessité, mais pas n’importe comment.

    Isaac le Syrien (7e siècle), moine près de Mossoul
    Discours spirituels, 1ère série, n° 36 (trad. Touraille, DDB 1981, p. 221)

     

     

     

  • « Quel est donc celui-ci, pour que même les vents et la mer lui obéissent ? »

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    La tradition des chrétiens n’a pas une origine terrestre ; ce qu’ils conservent avec tant de soin n’est pas l’invention d’un mortel… En vérité le Tout-Puissant lui-même, le Créateur de toutes choses, l’Invisible, Dieu lui-même a établi chez les hommes la vérité en envoyant du haut des cieux sa Parole, le Verbe saint et insondable, et l’a affermi dans leurs cœurs.

    Il n’a pas envoyé aux hommes, comme certains pourraient l’imaginer, quelque subordonné, ange ou un des esprits chargés des affaires terrestres ou à qui est confié le gouvernement du ciel (cf Ep 1,21), mais bien « le bâtisseur et l’architecte » de l’univers (He 11,10). C’est par lui que Dieu a créé les cieux, par lui qu’il a enfermé la mer dans ses limites ; c’est lui dont tous les éléments cosmiques observent fidèlement les lois mystérieuses ; lui de qui le soleil a reçu la règle qu’il doit observer dans sa course journalière ; lui à qui obéit la lune, brillant pendant la nuit ; lui à qui obéissent les astres qui accompagnent la lune dans son cours. C’est de lui que toutes choses ont reçu disposition, limites et hiérarchies : les cieux et tout ce qui est dans les cieux ; la terre et tout ce qui est sur la terre ; la mer et tout ce qui est dans la mer, le feu, l’air, l’abîme, le monde d’en haut, celui d’en bas, les régions intermédiaires : c’est lui que Dieu a envoyé aux hommes.

    Et non pas, comme une intelligence humaine pourrait le penser, pour la tyrannie, la terreur et l’épouvante –- pas du tout ! Mais en toute bonté et douceur, il l’a envoyé comme un roi envoie son fils (cf Mt 21,37), comme le dieu qu’il était. Il l’a envoyé comme il convenait pour les hommes : pour les sauver par la persuasion, non par la violence. Il n’y a pas de violence en Dieu.

    La Lettre à Diognète (v. 200)
    §7 ; PG 2, 1174-1175 ; SC 33 bis (trad. SC p. 67 rev.)

     

     

     

  • Terre

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    Dieu Tout-Puissant qui es présent dans tout l’univers et dans la plus petite de tes créatures, Toi qui entoures de ta tendresse tout ce qui existe, répands sur nous la force de ton amour pour que nous protégions la vie et la beauté.
    Inonde-nous de paix, pour que nous vivions comme frères et soeurs sans causer de dommages à personne.
    Ô Dieu des pauvres, aide-nous à secourir les abandonnés et les oubliés de cette terre qui valent tant à tes yeux.
    Guéris nos vies, pour que nous soyons des protecteurs du monde et non des prédateurs, pour que nous semions la beauté et non la pollution ni la destruction. Touche les coeurs de ceux qui cherchent seulement des profits aux dépens de la terre et des pauvres.
    Apprends-nous à découvrir la valeur de chaque chose, à contempler, émerveillés, à reconnaître que nous sommes profondément unis à toutes les créatures sur notre chemin vers ta lumière infinie.
    Merci parce que tu es avec nous tous les jours. Soutiens-nous, nous t’en prions, dans notre lutte pour la justice, l’amour et la paix.

    Extrait de l’encyclique du pape François « Laudato Si’  » , Vatican, 24 mai 2015
    croire.com

     

     

  • « La création tout entière…passe par les douleurs d’un enfantement qui dure encore. » (Rm 8,22)

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    L’apôtre Paul…témoigne au sujet du Fils unique que ce n’est pas seulement la création des êtres qui a été faite par lui, mais encore que, l’ancienne création ayant vieilli et étant devenue caduque, c’est lui qui a opéré une nouvelle création. Et ainsi le Christ lui-même est le Premier-Né de toute la création (Col 1,15) par l’Évangile annoncé aux hommes…

    Comment le Christ devient-il « premier-né d’une multitude de frères » ? (Rm 8,29)… Pour nous il s’est fait comme nous, ayant participé à la chair et au sang pour nous transformer de corruptibles en incorruptibles par la naissance d’en haut de l’eau et de l’Esprit (Jn 3,5). Il nous a montré le chemin d’une telle naissance lorsqu’il a attiré par son propre baptême le Saint Esprit sur l’eau. Il est devenu ainsi le premier-né de tous ceux qui sont régénérés spirituellement, et tous ceux qui ont part à cette régénération par l’eau et par l’Esprit sont appelés frères.

    Ayant déposé dans notre nature la puissance de la résurrection d’entre les morts, le Christ devient aussi prémices de ceux qui se sont endormis et premier-né d’entre les morts (Col 1,18). Le premier, il nous a ouvert le chemin de la libération de la mort. Par sa Résurrection, il a détruit les liens de la mort qui nous tenaient captifs. Ainsi, par cette double régénération, du saint baptême et de la résurrection d’entre les morts, il devient le premier-né de la nouvelle création.

    Ce premier-né a des frères. Il dit à Marie Madeleine : « Va et dis à mes frères : je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu » (Jn 20,19). C’est pourquoi le médiateur entre Dieu et les hommes (1Tm 2,5), ouvrant le cortège de toute la nature humaine, envoie à ses frères ce message et leur dit : « Par les prémices que j’ai assumées, en moi je ramène à notre Dieu et Père tout ce qui est humain. »

    Saint Grégoire de Nysse (v. 335-395), moine et évêque
    Contre Eunome, 4 ; PG 45, 633-638 (trad. Bouchet, Lectionnaire, p. 372 rev.)

     

     

  • Carême 2016 – jour 30

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    Mes enfants, je vous demande aussi d’accorder votre témoignage de bonté et d’entraide aux victimes physiques et morales des réactions terrestres, des secousses sismiques, des volcans, des inondations, des incendies. Priez, priez, priez pour eux tous aussi et profitez du temps de Carême pour faire les sacrifices de bien-être que vous vous accordez trop souvent.
    Mes enfants, prenez en compte les douleurs de cette terre humaine et de toute la nature. Si vous désirez survivre, il faut d’abord que votre terre vive, sans dégradation permanente et volontaire.
    Venez à ma rencontre afin d’avancer dans la sérénité et la compréhension de toute chose.

    Marie Mère des hommes – février 2001

     

     

     

     

  • Carême 2016 – jour 23

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    Mes enfants, venez déposer, au travers de l’écrin que je tiens en mes bras et qui renferme la délivrance de mon Fils, tous les excès de vos vies, venez vous dévêtir des tentations de chaque jour, venez déposer votre ego pour suivre le chemin illuminé de la connaissance. Cette connaissance délivrée uniquement par la sagesse de mon Fils et de Son Père, par l’Esprit Saint, afin que tout soit en la Trinité et la Trinité en toute chose. Les pas s’inscrivent dans le sol afin que la terre se souvienne qu’il n’y a qu’un Dieu et que Lui seul modèle la terre à Son image, toute œuvre indépendante n’est pas digne d’être œuvre et rendra aveugle tous ceux qui se complairont à sa vue.

    Marie Mère des hommes – février 1997

     

     

     

     

  • Carême 2016 – jour 13

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    Mes enfants, vous êtes comme cette cascade qui coule à flot, cette eau limpide, pure et qui arrose les campagnes, qui abreuvent les plantes, les animaux et toutes vies qui longent ce cours d’eau. Mais au travers de celui- ci, vous êtes toutes ces gouttelettes d’eau qui jaillissent et qui font qu’un peu plus la nature est rafraichie. Vous êtes ces gouttes d’eau qui imprègnent l’herbe et dans votre cas, qui imprègnent les âmes des gens. Vous êtes là pour faire apprendre, pour communiquer, pour apporter la Sainte Parole de mon Fils et de Dieu le Père. Vous êtes protégés. En aucun jour, vous ne pourrez dire que votre ange gardien n’est pas là. Il vous suit, vous guide, vous protège. Il permet d’assouplir certaines douleurs, certains crissements qui se trouvent au niveau de votre cœur, les douleurs mentales, physiques. L’ange gardien, votre ange gardien, prend tout ceci pour lui et vous confère le bonheur et la simplicité dans la vie.

    Mes enfants, vous devez en tout point respecter l’humilité. Ne partez pas au-devant en criant ou en vous mettant en avant pour que l’on vous comprenne, pour que les gens vous écoutent. Certaines fois, un regard, un sourire suffisent à faire comprendre ce que l’on désire tant communiquer.

    Marie Mère des hommes – janvier 2016

  • Intentions de prières du pape François – février 2016

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    Respect de la création

    Pour que nous prenions soin de la création, reçue comme un don gratuit, en la cultivant et la protégeant pour les générations futures.

    Peuples d’Asie et foi chrétienne

    Pour qu’augmentent les opportunités de dialogue et de rencontre entre la foi chrétienne et les peuples d’Asie.

     

     

     

  • « D’abord l’herbe, puis l’épi, enfin du blé plein l’épi. »

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    La vie présente est un chemin qui mène au terme de notre espérance, tout comme on voit sur les pousses le fruit qui commence à sortir de la fleur, et qui, grâce à elle, parvient à l’existence comme fruit, même si la fleur n’est pas le fruit. De même, la moisson qui naît des semences n’apparaît pas immédiatement avec son épi, mais c’est l’herbe qui est la première à pousser ; ensuite, une fois l’herbe morte, la tige de blé surgit et ainsi le fruit mûrit à la tête de l’épi…

    Notre Créateur ne nous a pas destinés à la vie embryonnaire ; le but de la nature n’est pas la vie des nouveau-nés. Elle ne vise pas non plus les âges successifs qu’elle revêt avec le temps par le processus de croissance qui change sa forme, ni la dissolution du corps survenant à la mort. Tous ces états sont des étapes sur le chemin où nous avançons. Le but et le terme de la marche, à travers ces étapes, c’est la ressemblance au Divin… ; le terme attendu de la vie, c’est la béatitude. Mais aujourd’hui tout ce qui regarde le corps — la mort, la vieillesse, la jeunesse, l’enfance et la formation de l’embryon — tous ces états, comme autant d’herbes, de tiges et d’épis, forment un chemin, une succession et un potentiel permettant la maturité espérée.

    Saint Grégoire de Nysse (v. 335-395), moine et évêque
    Sermon sur les défunts