Catégorie : Saints et Saintes

  • « Allez, vous aussi, à ma vigne. »

    Le Seigneur ne cesse en aucun temps d’envoyer des ouvriers pour cultiver sa vigne…: par les patriarches, puis par les docteurs de la Loi et les prophètes, enfin par les apôtres, il travaillait, en quelque sorte, à cultiver sa vigne par l’entremise de ses ouvriers. Tous ceux qui, à une foi droite, ont joint les bonnes œuvres ont été les ouvriers de cette vigne…

    Les ouvriers du point du jour, de la troisième, de la sixième et de la neuvième heure désignent donc l’ancien peuple hébreu, qui, s’appliquant…depuis le commencement du monde, à rendre un culte à Dieu avec une foi droite, n’a pas cessé, pour ainsi dire,  de travailler à la culture de la vigne. Mais à la onzième heure, les païens sont appelés, et c’est à eux que s’adressent ces paroles : « Pourquoi êtes-vous restés là, toute la journée, sans rien faire ? » Car tout au long de ce si grand laps de temps traversé par le monde, les païens avaient négligé de travailler en vue de la vie éternelle, et ils étaient là, en quelque sorte, toute la journée, sans rien faire. Mais remarquez, mes frères, ce qu’ils répondent à la question qui leur est posée : « Parce que personne ne nous a embauchés ». En effet, aucun patriarche ni aucun prophète n’était venu à eux. Et que veut dire : « Personne ne nous a embauchés pour travailler » sinon : « Personne ne nous a prêché les chemins de la vie » ?

    Mais nous, que dirons-nous donc pour notre excuse, si nous nous abstenons des bonnes œuvres ? Songez que nous avons reçu la foi au sortir du sein de notre mère, entendu les paroles de vie dès notre berceau, et sucé aux mamelles de la sainte Église le breuvage de la doctrine céleste en même temps que le lait maternel.

    Saint Grégoire le Grand (v. 540-604), pape et docteur de l’Église
    Homélies sur l’Évangile, n°19 (trad. Le Barroux)

  • « Les invités de la noce. »

    « Voici que l’homme quittera son père et sa mère pour s’attacher à sa femme, et les deux ne feront qu’une seule chair. Ce mystère est de grande portée : je veux dire qu’il s’applique au Christ et l’Église » (Ep 5,31-32). Ce texte de la lettre aux Éphésiens…compare le caractère nuptial de l’amour entre l’homme et la femme avec le mystère du Christ et de l’Église. Le Christ est l’Époux de l’Église, l’Église est l’Épouse du Christ. Cette analogie n’est pas sans précédent : elle transpose dans le Nouveau Testament ce qui était déjà contenu dans l’Ancien Testament, en particulier chez les prophètes Osée, Jérémie, Ézéchiel, Isaïe (Os 1,2; 2,16-18; Jr 2,2; Ez 16,8; Is 50,1; 54,5-8)… Chez les prophètes cette femme-épouse, c’est Israël en tant que peuple élu par Dieu, et cette élection a sa source uniquement dans l’amour gratuit de Dieu. C’est justement par cet amour que s’explique l’alliance, souvent présentée comme une alliance nuptiale que Dieu renoue sans cesse avec son peuple élu. Elle est, de la part de Dieu, un engagement durable : il reste fidèle à son amour sponsal, même si l’épouse s’est montrée bien des fois infidèle.

    Cette image de l’amour sponsal liée à la figure de l’Époux divin — image très claire dans les textes prophétiques — se trouve confirmée et couronnée dans la lettre aux Éphésiens…où se trouve l’expression la plus forte de la vérité sur l’amour du Christ rédempteur, suivant l’analogie de l’amour nuptial dans le mariage : « Le Christ a aimé l’Église : il s’est livré pour elle » (5,25). En cela se trouve pleinement confirmé le fait que l’Église est l’Épouse du Christ : « Le Saint d’Israël est ton rédempteur » (Is 54,5). Dans le texte de saint Paul, l’analogie de la relation nuptiale prend en même temps deux directions qui forment l’ensemble du « grand mystère » (« sacramentum magnum »). L’alliance proprement dite des époux explique le caractère sponsal de l’union du Christ et de l’Église ; et cette union, à son tour, en tant que « grand sacrement », détermine la sacramentalité du mariage comme alliance sainte des deux époux, l’homme et la femme.

    Bienheureux Jean-Paul II
    Lettre apostolique « Mulieris Dignitatem » §23 (trad. © Libreria Editrice Vaticana)

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  • Martyre de Saint Jean-Baptiste (mémoire)

    Jean Baptiste, mort pour le Christ

    Jean n’a pas vécu pour lui seul et il n’est pas mort pour lui seul. Combien d’hommes, chargés de péchés, sa vie dure et austère n’a-t-elle pas menés à la conversion ? Combien d’hommes sa mort imméritée n’a-t-elle pas encouragés à supporter leurs épreuves ? Et nous, d’où nous vient aujourd’hui l’occasion de rendre fidèlement grâce à Dieu, sinon du souvenir de saint Jean assassiné pour la justice, c’est-à-dire pour le Christ ?…

    Oui, Jean Baptiste a sacrifié de tout cœur sa vie ici-bas pour l’amour du Christ ; il a préféré mépriser les ordres du tyran plutôt que ceux de Dieu. Cet exemple nous enseigne que rien ne doit nous être plus cher que la volonté de Dieu. Plaire aux hommes ne sert pas à grand-chose ; souvent même cela nuit grandement… C’est pourquoi, avec tous les amis de Dieu, mourons à nos péchés et à nos agitations, foulons aux pieds notre amour-propre dévié, et veillons à laisser croître en nous l’amour fervent du Christ.

    Lansperge le Chartreux (1489-1539), religieux, théologien
    Sermon pour la Décollation de saint Jean Baptiste. Opera omnia, t. 2, p. 514s (trad. Orval)

    Saint Jean Baptiste,

    prie Dieu pour nous!

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  • SAINT LOUIS Roi de France (1215-1270)

    Saint Louis fut baptisé à Poissy, et en conserva toujours religieusement le souvenir, car plus tard il signait ordinairement Louis de Poissy, marquant par là qu’il estimait la grâce du baptême comme son plus glorieux titre de noblesse. Sa mère, Blanche de Castille, voulut le nourrir elle-même. Tout le monde connaît la belle parole de cette grande reine: « Mon fils, je vous aime après Dieu plus que toutes choses; cependant, sachez-le bien, j’aimerais mieux vous voir mort que coupable d’un seul péché mortel. »

    Élevé à une telle école, le jeune Louis montra dès son enfance les grandes vertus qu’il devait faire éclater sur le trône, l’égalité d’âme, l’amour de la justice et une tendre piété. Comme on lui reprochait quelques fois de donner trop de temps aux pieux exercices: « Les hommes sont étranges, disait-il; on me fait un crime de mon assiduité à la prière, et on ne dirait rien si j’employais des heures plus longues à jouer aux jeux de hasard, à courir les bêtes fauves, à chasser aux oiseaux. »

    Devenu roi, il voulut établir avant tout le règne de Dieu, bien convaincu que c’était le meilleur moyen d’affermir sa propre autorité. On connaît sa loi condamnant les blasphémateurs à subir aux lèvres la marque d’un fer rougi au feu. Un des plus beaux jours de sa vie fut celui où, les yeux baignés de larmes, il alla au-devant des religieux qui apportaient d’Orient la sainte Couronne d’épines, et la porta, pieds nus, dans sa capitale.

    A la suite d’une maladie mortelle, guéri miraculeusement, il obéit à une inspiration du Ciel qui l’appelait aux Croisades. On le vit, dans ces luttes gigantesques, qui avaient pour but la conquête des Lieux Saints, faire des prodiges de valeur qui le mettaient au rang des plus illustres guerriers. On se tromperait en croyant que le bon et pieux roi n’eût pas toute la noble fierté qui convenait à son rang. Les Sarrasins, qui le retinrent longtemps captif, après une désastreuse campagne, eurent lieu d’admirer sa grandeur d’âme, sa foi et son courage.

    De retour en France, il s’appliqua plus que jamais à faire de la France un royaume puissant et chrétien; sa vertu le faisait regarder comme l’arbitre des princes d’Europe. On sait avec quelle justice paternelle il réglait les différends de ses sujets. Saint Louis fut aussi un modèle du pur amour conjugal; il avait fait graver sur son anneau cette devise: « Dieu, France et Marguerite. »

    Il mourut de la peste près de Tunis, en se rendant à une nouvelle Croisade, le 25 août 1270, après quarante-quatre ans de règne. Un beau monument s’élève sur le lieu de sa mort.

    Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l’année, Tours, Mame, 1950.

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  • « Jésus est ici aussi au milieu de nous »

    Celui qui prie ne perd jamais l’espérance, même lorsqu’il en vient à se trouver dans des situations difficiles voire humainement désespérées. C’est ce que nous enseigne la Sainte Écriture et ce dont témoigne l’histoire de l’Église. Combien d’exemples, en effet, pourrions nous apporter de situations où c’était véritablement la prière qui a soutenu le chemin des saints et du peuple chrétien ! Parmi les témoignages de notre époque je voudrais citer celui de deux saints dont nous célébrons ces jours-ci la mémoire : Thérèse Bénédicte de la Croix, Édith Stein, dont nous avons célébré la fête le 9 août, et Maximilien Marie Kolbe, que nous célébrerons le 14 août, veille de la solennité de l’Assomption de la Bienheureuse Vierge Marie. Tous deux ont conclu leur vie terrestre par le martyre dans le camp d’Auschwitz. Apparemment leurs existences pourraient être considérées comme un échec, mais c’est précisément dans leur martyre que resplendit l’éclair de l’amour, qui vainc les ténèbres de l’égoïsme et de la haine. A saint Maximilien Kolbe sont attribuées les paroles suivantes qu’il aurait prononcées en pleine fureur de la persécution nazie : « La haine n’est pas une force créatrice : seul l’amour en est une »…

    Édith Stein, le 6 août 1942, à trois jours de sa fin dramatique, approchant de ses consœurs du monastère de Echt, en Hollande, leur a dit : « Je suis prête à tout. Jésus est ici aussi au milieu de nous. Jusqu’à présent j’ai pu très bien prier et j’ai dit de tout mon cœur : ‘ Ave, Crux, spes unica. Je te salue, ô croix, notre unique espérance ‘ ». Des témoins qui sont parvenus à échapper au massacre horrible ont raconté que Thérèse Bénédicte de la Croix, tandis qu’elle revêtait l’habit carmélitain, avançait consciemment vers sa mort. Elle se distinguait par son comportement empli de paix, par son attitude sereine et par des manières calmes et attentives aux nécessités de tous. La prière a été le secret de cette sainte copatronne de l’Europe, qui « même après être parvenue à la vérité dans la paix de la vie contemplative, a dû vivre jusqu’au bout le mystère de la croix » (Jean-Paul II, Spes aedificandi).

    Pape Benoît XVI
    Audience générale du 13/08/2008 (trad. © Libreria Editrice Vaticana)

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  • St Jean-Marie Vianney

    D’une humble famille paysanne, Jean-Marie Vianney se distingue très tôt par son sens développé de la charité et ses propensions à la prière. Admis à la prêtrise à l’âge de 30 ans, il devient le curé d’Ars, ville particulièrement déchristianisée par la Révolution. Là, il s’occupe des plus pauvres et fonde un orphelinat. Sa bonté, sa vie ascétique des plus rigoureuses et la simplicité de ses prédications suscitent peu à peu le respect de ses paroissiens. Mais c’est au confessionnal, où il passe plus de 15 heures par jour, qu’il se révèle aux yeux de tous comme un éminent canal de la miséricorde divine et comme un guide spirituel.

    Manque de confiance, excès d’humilité ? Toujours est-il que celui qui procure la paix de l’âme se sent parfois indigne de sa mission sacerdotale et tente à plusieurs reprises de fuir sa paroisse. Mais le poids de sa mission et de sa fatigue physique largement alimentée par le harcèlement démoniaque dont il est inlassablement l’objet, ne font qu’attiser son désir profond de sauver les âmes. « Quand j’ai pris un peu de nourriture et dormi deux heures, je peux recommencer mon ouvrage tout de nouveau », dira-t-il courageusement durant 41 ans, avant de mettre un terme à sa mission terrestre, littéralement exténué…
    Ainsi, des heures durant, le saint homme écoute, conseille, apaise ou au contraire, bouscule les consciences. Doué de clairvoyance, il adapte son langage et le ton de sa voix selon la demande profonde de l’âme qui le sollicite. Lorsque la souffrance d’une personne provient de la négativité qu’elle a « choisi » de détourner sur elle par Amour d’autrui ou pour sa propre élévation, il l’encourage de tout son Amour. « On ne doit pas enlever la croix à des épaules qui savent si bien la porter » dira-t-il simplement, démontrant ainsi que l’Amour divin est indissociable du respect du libre arbitre. En revanche, si la souffrance résulte de la négativité de la personne, il l’exhorte avec vigueur à s’ouvrir à la miséricorde divine toute puissante et libératrice. « J’ai vu Dieu dans un homme » dira un des milliers de pèlerins de France et d’ailleurs qui viennent désormais chercher le soulagement de l’âme et la guérison du corps. On ne compte plus les prodiges et conversions spirituelles ainsi accomplis par le saint ! Hommes d’église, politiciens… tous font appel aux prières, aux conseils et aux prophéties du saint curé.
    Un maître spirituel dont le portrait serait incomplet si nous omettions de mentionner ses deux âmes sœurs qui vivaient en lui. Celle de Saint Jean-le-Baptiste qui l’avait inondé de sa présence dès sa petite enfance et avec lequel il n’a cessé de converser, et celle de Ste Philomène, martyre des premiers siècles de l’Église avec laquelle il vécut un mariage mystique.

    Canonisé et proclamé protecteur de tous les prêtres, Saint Jean-Marie-Baptiste Vianney est le témoin vivant de l’Amour divin, celui qui s’adapte et se donne sans limite pour l’accomplissement et la gloire de ses créatures.

  • Saints Anne et Joachim

    Marie est présentée dans les évangiles comme une jeune fille de Nazareth, fiancée de Joseph dont les ascendants sont longuement énumérés dans la généalogie du Seigneur.
    Les quatre Évangiles, entièrement tournés vers la Bonne Nouvelle du Christ, sa vie, ses paroles et sa Résurrection, ne font nulle mention de la famille de Marie, sans doute fixée aussi à Nazareth.
    La tradition, dès les premiers siècles, appellent les parents de la Vierge Marie, Joachim (« Dieu accorde ») et Anne (« La Grâce – la gracieuse »).
    L’imagination des auteurs des Évangiles apocryphes en fait un couple discret, mais il était bien réel et il a su accueillir, éduquer Marie et l’éveiller dans la grâce toute spéciale qui était la sienne, et qu’ils ignoraient.
    Le culte de sainte Anne apparaît dès le 6ème siècle dans certaines liturgies orientales et, au 8ème siècle dans les liturgies d’Occident. Son culte est généralisé avant la fin du XIVe siècle.
    Sainte Anne est souvent représentée apprenant à lire à sa fille dans le livre de la Bible. Une icône russe, image gracieuse de l’amour conjugal, immortalise le baiser qu’ils se donnèrent lorsqu’ils apprirent la conception de Marie. C’est ainsi qu’ils ont participé au mystère de l’Incarnation.

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  • Psaume 119

    Psaume alphabétique

    Le psaume 119 est un psaume alphabétique. Chaque vers d’une strophe commence par la même lettre. Et les vingt-deux strophes utilisent l’une après l’autre les lettres de l’alphabet hébreu. Ce genre de psaumes a toujours trait à la loi de Dieu. Ce procédé veut signifier qu’elle contient le monde entier de l’alpha à l’oméga ; qu’elle est immense. La loi motive notre vie de a à z. Elle en est le tout ; c’est le bonheur.

    Saint Jérôme nous relate que la Sainte vierge Marie lisait tous les jours ce psaume, parce que est l’échelle pour monter à la contemplation de Dieu. Les 22 lettres de l’alphabet hébraïque en sont les degrés qui sont en ce psaume.

    Cette échelle, c’est « l’échelle de Jacob » sur laquelle montaient et descendaient les Anges dans sa vision.
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    Dès demain, chacune des marches nous conduira vers le 15 août.
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    Chagall, Le rêve de Jacob
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    Aleph. Heureux ceux qui sont intègres dans leur voie, Qui marchent selon la loi de l’Éternel !
    Heureux ceux qui gardent ses témoignages, Et le cherchent de tout leur cœur ;
    Qui ne commettent pas d’iniquité, Mais marchent dans ses voies !
    Tu as donné tes commandements Pour qu’on les garde soigneusement.
    Oh ! que mes voies soient réglées De manière à ce que j’observe tes statuts !
    Alors, je n’aurai point à rougir, Si je regarde à tous tes commandements.
    Je te louerai dans la droiture de mon cœur, En apprenant les décrets de ta justice.
    Je veux garder tes statuts, Ne m’abandonne pas entièrement.
    Beth Comment le jeune homme rendra-t-il pure sa conduite ? C’est en y prenant garde selon ta parole.
    Je te cherche de tout mon cœur ; Ne permets pas que je m’égare Loin de tes commandements !
    J’ai serré ta parole dans mon cœur, Afin de ne pas pécher contre toi.
    Béni sois-tu, Eternel ! Enseigne-moi tes statuts.
    Je répète de mes lèvres Tous les jugements de ta bouche.
    Je me réjouis dans la voie de tes témoignages, Comme si j’avais tous les trésors du monde.
    Je veux méditer tes commandements. Et regarder à tes sentiers.
    Je prendrai plaisir à tes statuts, Et je n’oublierai point tes paroles.
    Guimel. Fais ce bien à ton serviteur que je vive, Et que je garde ta parole.
    Dessille mes yeux, Afin que je voie les merveilles de ta loi.
    Je suis étranger sur la terre ; Ne me cache pas tes commandements !
    Mon âme se consume à désirer Les sentences de ta justice, en tout temps.
    Tu as tancé les orgueilleux, Gens maudits, qui s’égarent loin de tes commandements.
    Ote de dessus moi l’opprobre et le mépris, Car je garde tes témoignages.
    Des princes ont beau s’asseoir et parler contre moi, Ton serviteur médite tes statuts,
    Tes témoignages n’en sont pas moins mes délices, Les gens de mon conseil.
    Daleth Mon âme est attachée à la poudre ; Fais-moi revivre, selon ta parole !
    J’ai raconté mes voies, et tu m’as répondu ; Enseigne-moi tes statuts.
    Fais-moi connaitre la voie de tes commandements, Et je méditerai tes merveilles.
    Mon âme pleure de chagrin ; Relève-moi selon ta parole.
    Eloigne-moi de la voie du mensonge Et accorde-moi la grâce d’observer ta loi.
    J’ai choisi la voie de la fidélité ; J’ai placé tes décrets sous mes yeux.
    Je me tiens attaché à tes témoignages ; Eternel, ne me rends pas confus !
    Je courrai dans la voie de tes commandements, Quand tu auras mis mon cœur au large.
    Hé. Enseigne-moi, Eternel, la voie de tes statuts, Et je la suivrai jusqu’à la fin.
    Donne-moi l’intelligence, pour que je garde ta loi, Et l’observe de tout mon cœur.
    Fais-moi marcher dans le sentier de tes commandements, Car j’y prends plaisir.
    Incline mon cœur vers tes témoignages, Et non vers le gain.
    Détourne mes yeux de regarder à la vanité ; Fais-moi vivre dans ta voie !
    Confirme à ton serviteur ta parole, Que tu as donnée pour que l’on te craigne.
    Détourne de moi l’opprobre que je redoute, Car tes jugements sont bons.
    Voici, je soupire après tes ordonnances ! Fais-moi vivre par ta justice !
    Vav. Et que ta grâce soit sur moi, ô Eternel ! Et ton salut, selon ta parole ;
    Et j’aurai de quoi répondre à celui qui m’outrage, Car je me confie en ta parole.
    N’ôte pas entièrement de ma bouche la parole de vérité, Car je m’attends à tes décrets,
    Et je garderai ta loi constamment, A toujours et à perpétuité.
    Je marcherai au large Parce que j’ai recherché tes ordonnances.
    Je parlerai de tes témoignages devant les rois, Et je n’aurai point de honte.
    Je ferai mes délices de tes commandements, Que j’aime ;
    J’élèverai mes mains vers tes commandements, Que j’aime, Et je méditerai tes statuts.
    Zaïn. Souviens-toi de la parole donnée à ton serviteur, Sur laquelle tu as fondé mon espérance.
    C’est ici ma consolation dans mon affliction, Que ta parole me rend la vie.
    Des orgueilleux me couvrent de railleries ; Je ne me détourne point de ta loi.
    Je me souviens de tes jugements d’autrefois, Eternel, Et j’en suis consolé.
    Une colère ardente me saisit à la vue des méchants, Qui abandonnent ta loi.
    Tes statuts sont mes cantiques Dans la maison où je séjourne comme un passant.
    Je me souviens la nuit de ton nom, ô Eternel, Et je garde ta loi.
    C’est là ma part, D’observer tes commandements.
    Heth. Tu es ma part, ô Eternel ! Je l’ai déclaré : je garderai ta parole.
    Je t’ai imploré de tout mon cœur : Aie pitié de moi, selon ta parole !
    J’ai fait le compte de mes voies, Et j’ai tourné mes pas vers tes témoignages.
    Je me suis hâté, je n’ai point différé De garder tes commandements.
    Les pièges des méchants m’ont environné, Je n’ai point oublié ta loi.
    Au milieu de la nuit, je me lève pour te louer Des arrêts de ta justice.
    Je m’associe à tous ceux qui te craignent Et qui gardent tes commandements.
    Ta bonté, ô Eternel, remplit la terre ; Enseigne-moi tes statuts.
    Teth. Tu as agi avec bonté envers ton serviteur, O Eternel ! selon ta parole.
    Enseigne-moi à juger avec sens et intelligence, Car j’ai foi à tes commandements.
    Avant d’avoir été humilié, je m’égarais, Mais maintenant j’observe ta parole.
    Tu es bon et bienfaisant ; Enseigne-moi tes statuts !
    Des orgueilleux ont forgé contre moi des mensonges ; Moi, de tout mon cœur, je garde tes commandements.
    Leur cœur est figé comme de la graisse ; Moi, je fais mes délices de ta loi.
    Il m’est bon d’avoir été humilié, Afin d’apprendre tes statuts.
    Mieux vaut pour moi la loi de ta bouche Que des milliers de pièces d’or et d’argent.
    Iod. Tes mains m’ont fait et m’ont formé ; Rends-moi intelligent pour apprendre tes ordonnances !
    Ceux qui te craignent me verront et se réjouiront, Car je m’attends à ta parole.
    Je sais, ô Eternel, que tes décrets ne sont que justice, Et que c’est en ta fidélité que tu m’as humilié.
    Oh !que ta bonté soit ma consolation, Comme tu l’as promis à ton serviteur.
    Que tes compassions viennent sur moi, pour que je vive ; Car ta loi fait mon plaisir.
    Que les orgueilleux soient confus De ce qu’ils m’oppriment sans cause. Pour moi, je méditerai tes commandements.
    Que ceux qui te craignent reviennent à moi, Et qu’ils connaissent tes témoignages !
    Que mon cœur soit intègre dans tes statuts, Afin que je ne sois pas confus.
    Kaph. Mon âme languit après ta délivrance ; Je m’attends à ta parole.
    Mes yeux languissent après ta promesse ; Je dis : Quand me consoleras-tu ?
    Car je suis comme une outre enfumée, Bien que je n’aie pas oublié tes statuts.
    Que sont les jours de ton serviteur ? Quand feras-tu justice de ceux qui me poursuivent ?
    Les orgueilleux m’ont creusé des fosses, Eux qui n’agissent point selon ta loi.
    Tous tes commandements ne sont que fidélité. On me persécute sans cause ; aide-moi !
    Encore un peu, ils m’auraient fait disparaître du pays ! Mais moi, je n’ai pas abandonné tes commandements.
    Fais-moi vivre, dans ta bonté, Et je garderai les témoignages de ta bouche.
    Lamed. Pour toujours, ô Eternel, Ta parole subsiste dans les cieux.
    De génération en génération dure ta fidélité. Tu as fondé la terre, et elle demeure ferme.
    C’est par tes décrets que tout subsiste aujourd’hui, Car toutes choses te servent.
    Si ta loi n’eût fait mes délices, J’eusse péri dans mon affliction.
    Jamais je n’oublierai tes commandements, Car c’est par eux que tu me fais vivre.
    Je suis à toi ; sauve-moi, Car j’ai recherché tes ordonnances.
    Les méchants m’ont épié pour me faire périr, Je suis attentif à tes témoignages.
    A tout ce qui est parfait j’ai vu une fin ; Ton commandement est d’une immense étendue !
    Mem. Oh ! combien j’aime ta loi ! Tout le jour je la médite.
    Tu me rends plus sage que mes ennemis Par tes commandements, Car pour toujours ils sont mon partage.
    Je suis plus éclairé que tous ceux qui m’enseignent, Car tes témoignages sont l’objet de ma méditation.
    Je suis plus intelligent que les anciens, Parce que j’ai gardé tes commandements.
    J’ai détourné mes pas de tout mauvais chemin, Afin de garder ta parole.
    Je ne me suis point écarté de tes lois, Car c’est toi qui m’enseignes.
    Que tes paroles sont douces à mon palais ! Plus douces que le miel à ma bouche.
    Par tes commandements je deviens intelligent, C’est pourquoi je hais toute voie de mensonge.
    Nun. Ta parole est une lampe à mes pieds, Et une, lumière sur mon sentier.
    J’ai juré, et je le tiendrai, D’observer les ordonnances de ta justice.
    Je suis extrêmement affligé. Eternel, fais-moi vivre selon ta parole
    Agrée, je te prie, ô Eternel, Les offrandes volontaires de ma bouche, Et m’enseigne tes ordonnances !
    Ma vie est continuellement en danger, Mais je n’oublie point ta loi.
    Les méchants m’ont tendu des pièges, Mais je ne me suis point écarté de tes commandements.
    Tes témoignages sont mon héritage à toujours, Car ils sont la joie de mon cœur.
    J’ai incliné mon cœur à pratiquer tes statuts, A toujours, jusqu’à la fin.
    Samech. J’ai en haine ceux qui sont doubles de cœur, Et j’aime ta loi.
    Tu es mon refuge et mon bouclier ; Je m’attends à ta parole.
    Retirez-vous de moi, méchants, Que je garde les commandements de mon Dieu.
    Soutiens-moi, selon ta parole, afin que je vive, Et ne confonds pas mon attente !
    Sois mon appui, pour que je sois sauvé, Et que j’aie toujours les yeux sur tes statuts !
    Tu rejettes tous ceux qui s’écartent de tes statuts, Car leurs séductions ne sont que mensonge.
    Tu fais disparaître comme des scories Tous les méchants de la terre, C’est pourquoi j’aime tes témoignages.
    Ma chair frissonne de frayeur devant toi, Et je crains tes jugements.
    Aïn. J’ai pratiqué le droit et la justice ; Ne m’abandonne pas à mes oppresseurs !
    Prends sous ta garantie le bien de ton serviteur ; Que les orgueilleux ne m’oppriment pas !
    Mes yeux languissent après ta délivrance, Après la parole de ta justice.
    Agis envers ton serviteur selon ta bonté, Et m’enseigne tes statuts.
    Je suis ton serviteur ; rends-moi intelligent, Pour que je connaisse tes témoignages.
    Il est temps que l’Éternel agisse ; Ils ont renversé ta loi.
    C’est pourquoi j’aime tes commandements Plus que l’or, même que l’or fin.
    C’est pourquoi j’estime droits tous tes commandements, Et je hais toute voie de mensonge.
    Pé. Tes témoignages sont admirables ; C’est pourquoi mon âme les a gardés.
    La révélation de tes paroles illumine ; Elle donne de l’intelligence aux simples.
    J’ai ouvert la bouche et j’ai soupiré, Car j’étais avide de tes commandements.
    Tourne vers moi ta face et aie pitié de moi, Comme cela est juste à l’égard de ceux qui aiment ton nom.
    Affermis mes pas dans ta parole, Et ne laisse aucune iniquité dominer sur moi !
    Délivre-moi de l’oppression des hommes, Afin que je garde tes commandements.
    Fais luire ta face sur ton serviteur, Et m’enseigne tes statuts !
    Mes yeux se fondent en ruisseaux d’eau, Parce qu’on n’observe pas ta loi.
    Tsadé. Tu es juste, ô Eternel ! Et droit dans tes jugements.
    Tu as prescrit tes témoignages avec justice Et en toute vérité.
    Mon zèle m’a consumé, Parce que mes ennemis ont oublié tes paroles.
    Ta parole est pure de tout alliage ; Aussi ton serviteur l’aime.
    Je suis petit et méprisé ; Mais je n’oublie pas tes ordonnances.
    Ta justice est une justice éternelle, Et ta loi n’est que vérité.
    La détresse et l’angoisse m’ont atteint, Mais tes commandements font mes délices.
    Tes témoignages ne sont que justice à toujours ; Rends-moi intelligent, afin que je vive !
    Koph. Je crie du fond du cœur ; réponds-moi, Eternel ! Je garderai tes statuts.
    Je crie à toi, sauve-moi ! Et je garderai tes témoignages.
    Je devance l’aurore et je crie ; Je m’attends à tes paroles.
    Mes yeux devancent les veilles de la nuit, Pour méditer ta parole.
    Ecoute ma voix, selon ta bonté ; Eternel, selon les promesses de ta justice, fais-moi vivre !
    Ils approchent, ceux qui courent au crime ; Ils se tiennent loin de ta loi.
    Tu es proche, ô Eternel ! Et tous tes commandements ne sont que vérité.
    Dès longtemps je sais par tes témoignages Que tu les as établis pour toujours.
    Resch. Regarde mon affliction et me délivre ; Car je n’ai point oublié ta loi.
    Défends ma cause et me rachète ; Fais-moi vivre, selon ta parole !
    Le salut est loin des méchants, Parce qu’ils ne recherchent point tes statuts.
    Tes compassions sont en grand nombre, ô Eternel ! Fais-moi vivre, selon tes décrets.
    Nombreux sont mes persécuteurs et mes adversaires ; Mais je ne m’écarte pas de tes témoignages.
    J’ai vu les infidèles, et j’en ai horreur ; Ils n’observent pas ta parole !
    Considère que j’aime tes commandements ; Eternel, fais-moi vivre, par ta bonté.
    Toute ta parole est vérité, Et tous les décrets de ta justice sont éternels
    Schin. Les grands m’ont persécuté sans cause ; Mais mon cœur n’a craint que tes paroles.
    Je me réjouis de ta parole Comme celui qui a trouvé un grand butin.
    Je hais le mensonge, je l’ai en abomination ; C’est ta loi que j’aime.
    Je te loue sept fois le jour, Pour les décrets de ta justice.
    Grande est la paix de ceux qui aiment ta loi ; Rien ne peut les renverser.
    J’ai attendu ta délivrance, ô Eternel ! Et pratiqué tes commandements.
    Mon âme a gardé tes témoignages, Et j’ai pour eux un grand amour.
    J’ai gardé tes commandements et tes témoignages, Car toutes mes voies sont devant toi.
    Thav. Que mon cri parvienne jusqu’à toi, ô Eternel ! Rends-moi intelligent, selon ta parole.
    Que ma supplication arrive en ta présence ; Délivre-moi, selon ta parole !
    Mes lèvres répandront ta louange, Quand tu m’auras enseigné tes statuts.
    Ma langue célèbrera ta parole, Car tous tes commandements sont justes.
    Que ta main me soit en aide ! Car j’ai fait choix de tes commandements.
    Je soupire après ton salut, ô Eternel, Et ta loi est tout mon plaisir.
    Que mon âme vive, afin qu’elle te loue, Et que les décrets de ta justice me soient en aide !
    Je suis errant comme une brebis perdue : Cherche ton serviteur, Car je n’ai pas oublié tes commandements.
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  • Fête de sainte Brigitte de Suède, copatronne de l’Europe

    Pour édifier la nouvelle Europe sur des bases solides, il ne suffit certes pas de lancer un appel aux seuls intérêts économiques qui, s’ils rassemblent parfois, d’autres fois divisent, mais il est nécessaire de s’appuyer plutôt sur les valeurs authentiques, qui ont leur fondement dans la loi morale universelle, inscrite dans le cœur de tout homme. Une Europe qui remplacerait les valeurs de tolérance et de respect universel par l’indifférentisme éthique et le scepticisme en matière de valeurs inaliénables, s’ouvrirait aux aventures les plus risquées et verrait tôt ou tard réapparaître sous de nouvelles formes les spectres les plus effroyables de son histoire.

    Pour conjurer cette menace, le rôle du christianisme, qui désigne inlassablement l’horizon idéal, s’avère encore une fois vital. À la lumière des nombreux points de rencontre avec les autres religions que le Concile Vatican II a reconnues (cf. Nostra Aetate), on doit souligner avec force que l’ouverture au Transcendant est une dimension vitale de l’existence. Il est donc essentiel que tous les chrétiens présents dans les différents pays du continent s’engagent à un témoignage renouvelé. Il leur appartient de nourrir l’espérance de la plénitude du salut par l’annonce qui leur est propre, celle de l’Évangile, à savoir la « bonne nouvelle » que Dieu s’est fait proche de nous et que, en son Fils Jésus Christ, il nous a offert la rédemption et la plénitude de la vie divine. Par la force de l’Esprit Saint qui nous a été donné, nous pouvons lever les yeux vers Dieu et l’invoquer avec le doux nom d’ « Abba », Père (Rm 8,15 ;Ga 4,6).

    C’est justement cette annonce d’espérance que j’ai voulu confirmer en proposant à une dévotion renouvelée, dans une perspective « européenne », ces trois figures de femmes : sainte Brigitte de Suède, sainte Catherine de Sienne, sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix, qui, à des époques diverses, ont apporté une contribution très significative à la croissance non seulement de l’Église, mais de la société elle-même.

    Bienheureux Jean-Paul II

    Lettre apostolique « Spes aedificandi », 1/10/99 (trad. DC n° 2213 © copyright Libreria Editrice Vaticana)

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