Catégorie : Prières et Chants

  • Teth

    Tu as agi avec bonté envers ton serviteur, Ô Eternel ! selon ta parole.
    Enseigne-moi à juger avec sens et intelligence, Car j’ai foi à tes commandements.
    Avant d’avoir été humilié, je m’égarais, Mais maintenant j’observe ta parole.
    Tu es bon et bienfaisant ; Enseigne-moi tes statuts !
    Des orgueilleux ont forgé contre moi des mensonges ; Moi, de tout mon cœur, je garde tes commandements.
    Leur cœur est figé comme de la graisse ; Moi, je fais mes délices de ta loi.
    Il m’est bon d’avoir été humilié, Afin d’apprendre tes statuts.
    Mieux vaut pour moi la loi de ta bouche Que des milliers de pièces d’or et d’argent.

    Psaume 119

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    Il s’agit d’une lettre à part, car elle est absente des dix commandements et des noms des dix séfiroth. Teth symbolise le changement d’état, c’est la seule lettre ouverte vers le haut. Teth exprime la sûreté et le refuge, l’introspection et la quête spirituelle. Mais le terme le plus souvent associé à teth est le bien, car la première fois que cette lettre apparaît dans la thora, c’est pour initier le mot tov : « Et D-ieu vit que cela était bon » (Génèse 1:4).

    Le nombre 9 annonce la fin et le commencement, un deuil dans le présent et un bonheur dans le futur. Autant par sa forme que par sa valeur numérique, teth représente le repli sur soi-même en vue de provoquer l’éclair de l’intuition.
    Sa valeur pleine (teth-youd-tav) est 419, guematria du mot ah’edouth (union), en tant qu’aboutissement et promesse de devenir.

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  • Heth

    Tu es ma part, ô Eternel ! Je l’ai déclaré : je garderai ta parole.
    Je t’ai imploré de tout mon cœur : Aie pitié de moi, selon ta parole !
    J’ai fait le compte de mes voies, Et j’ai tourné mes pas vers tes témoignages.
    Je me suis hâté, je n’ai point différé De garder tes commandements.
    Les pièges des méchants m’ont environné, Je n’ai point oublié ta loi.
    Au milieu de la nuit, je me lève pour te louer Des arrêts de ta justice.
    Je m’associe à tous ceux qui te craignent Et qui gardent tes commandements.
    Ta bonté, ô Eternel, remplit la terre ; Enseigne-moi tes statuts.

    Psaume 119

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    H’eth désigne une barrière qui sépare l’intérieur de l’extérieur. Cette barrière sert à délimiter la propriété, marquant la séparation entre les choses de valeurs et les choses saines. H’eth symbolise l’équilibre universel, c’est un réservoir d’énergie et de force vitale.
    Cette huitième lettre symbolise : la culture, la nourriture, la réceptivité, l’énergie féminine, la frontière et la limite, la vie.

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  • Zaïn

    Souviens-toi de la parole donnée à ton serviteur, Sur laquelle tu as fondé mon espérance.
    C’est ici ma consolation dans mon affliction, Que ta parole me rende la vie.
    Des orgueilleux me couvrent de railleries ; Je ne me détourne point de ta loi.
    Je me souviens de tes jugements d’autrefois, Eternel, Et j’en suis consolé.
    Une colère ardente me saisit à la vue des méchants, Qui abandonnent ta loi.
    Tes statuts sont mes cantiques Dans la maison où je séjourne comme un passant.
    Je me souviens la nuit de ton nom, ô Eternel, Et je garde ta loi.
    C’est là ma part, D’observer tes commandements.

    Psaume 119

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    Zayin est une lettre de puissance et de discernement, le pouvoir du libre-arbitre accordant le choix de faire ou de ne pas faire. Zayin force à s’assumer, à se prendre en charge, il symbolise le combat intérieur, le choc des oppositions, le but à atteindre et la forteresse à conquérir. Il est la tension constante entretenu entre l’homme et ses valeurs.
    Par sa septième place dans l’alphabet, il évoque le Chabbat.

    Le nombre 7 que représente Zayin, est aussi dans la Bible :
    • 7 jours de la Création
    • 7 jours de la semaine
    • 7 terres
    • 7 mers
    • 7 cieux
    • 7 Palais célestes
    • le jubilée après 7 fois 7 ans
    • les 7 branches de la Ménorah
    • 7 les Patriarches d’Israël (Abraham, Isaac, Jacob, Moïse, Aaron, Joseph, David).
    Le 7 est le nombre de l’accomplissement de l’espace et du temps et de la réflexion après un cycle accompli.

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  • Vav

    Et que ta grâce soit sur moi, ô Eternel ! Et ton salut, selon ta parole ;
    Et j’aurai de quoi répondre à celui qui m’outrage, Car je me confie en ta parole.
    N’ôte pas entièrement de ma bouche la parole de vérité, Car je m’attends à tes décrets,
    Et je garderai ta loi constamment, A toujours et à perpétuité.
    Je marcherai au large Parce que j’ai recherché tes ordonnances.
    Je parlerai de tes témoignages devant les rois, Et je n’aurai point de honte.
    Je ferai mes délices de tes commandements, Que j’aime ;
    J’élèverai mes mains vers tes commandements, Que j’aime, Et je méditerai tes statuts.

    Psaume 119

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    Le vav symbolise la création, l’union, la fécondation entraînant la naissance et la vie; Vav est à la fois le lien et la divergence entre l’être et le néant, le sentiment, l’affection, le désir. Elle symbolise également une complète harmonie intérieure, résultat d’une transformation et d’une persévérance.

    Le monde fut accompli en 6 jours dans les 6 directions. Le premier mot de la Genèse, « bereshith » peut se lire « bara shith »: « Créa six », c’est pourquoi la création se déroula en 6+1. Le nombre 6 symbolise l’harmonie, ainsi que la distinction et l’union entre le Créateur et sa Création.

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  • Enseigne-moi, Eternel, la voie de tes statuts, Et je la suivrai jusqu’à la fin.
    Donne-moi l’intelligence, pour que je garde ta loi, Et l’observe de tout mon cœur.
    Fais-moi marcher dans le sentier de tes commandements, Car j’y prends plaisir.
    Incline mon cœur vers tes témoignages, Et non vers le gain.
    Détourne mes yeux de regarder à la vanité ; Fais-moi vivre dans ta voie !
    Confirme à ton serviteur ta parole, Que tu as donnée pour que l’on te craigne.
    Détourne de moi l’opprobre que je redoute, Car tes jugements sont bons.
    Voici, je soupire après tes ordonnances ! Fais-moi vivre par ta justice!

    Psaume 119

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    Hé est la lettre du souffle de vie. C’est le mode de communication entre les différents niveaux de l’âme, regroupant les cinq principes (Hé a une valeur de 5) : Nefesh, Roua’h, Neshamah, H’ayah, Yeh’idah.

    Le mot Hé, apparaît dans la Genèse (47:23), pour signifier « voici », dans le sens de donner :« voici (hé) pour vous la semence ». Toutefois, le Hé peut aussi être utilisé comme un cri de joie ou de triomphe, exprimant une libération du souffle. Ainsi le verset de la Genèse pourrait très bien se traduire par « Hé ! pour vous la semence ».

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  • Daleth

    Mon âme est attachée à la poussière ; Fais-moi revivre, selon ta parole !
    J’ai raconté mes voies, et tu m’as répondu ; Enseigne-moi tes statuts.
    Fais-moi connaitre la voie de tes commandements, Et je méditerai tes merveilles.
    Mon âme pleure de chagrin ; Relève-moi selon ta parole.
    Eloigne-moi de la voie du mensonge Et accorde-moi la grâce d’observer ta loi.
    J’ai choisi la voie de la fidélité ; J’ai placé tes décrets sous mes yeux.
    Je me tiens attaché à tes témoignages ; Eternel, ne me rends pas confus !
    Je courrai dans la voie de tes commandements, Quand tu auras mis mon cœur au large.

    Psaume 119

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    Daleth, c’est la porte du monde et la stabilité de la création issue du Beth. La pénétration dans la matière épaisse de la création, produit un appauvrissement de la lumière de l’Ein-Sof (dont le Guimel possède encore la richesse), c’est pourquoi Daleth est souvent regardé comme un symbole de pauvreté.
    Daleth rend la parole créatrice et permet une action individuelle sur les choses, la concentration de la pensée et de la volonté.
    « Pourquoi le Daleth tourne-t-il sa face vers le Hé ? » Parce que tous ceux qui sont pauvres dans ce monde seront riches dans le monde futur (Autioth de Rabbi Akiva).

  • Guimel

    Fais ce bien à ton serviteur que je vive, Et que je garde ta parole.
    Dessille mes yeux, Afin que je voie les merveilles de ta loi.
    Je suis étranger sur la terre ; Ne me cache pas tes commandements !
    Mon âme se consume à désirer Les sentences de ta justice, en tout temps.
    Tu as tancé les orgueilleux, Gens maudits, qui s’égarent loin de tes commandements.
    Ote de dessus moi l’opprobre et le mépris, Car je garde tes témoignages.
    Des princes ont beau s’asseoir et parler contre moi, Ton serviteur médite tes statuts,
    Tes témoignages n’en sont pas moins mes délices, Les gens de mon conseil.

    Psaume 119

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    Guimel compense le déséquilibre entre deux forces opposées et les fusionne en une seule. Ainsi il est en rapport avec Gamla, employé dans le Talmud, pour désigner un pont qui unit deux espaces. A ce titre il est une puissance de bienveillance, appelée Guémoul, mais également un symbole de récompense et de punition.
    D’aprés le Talmud, Guimel symbolise un homme riche courant après un homme pauvre (Daleth) pour lui faire la charité. Il signifierait faire mûrir, sevrer.

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  • Beth

    Comment le jeune homme rendra-t-il pure sa conduite ? C’est en y prenant garde selon ta parole.
    Je te cherche de tout mon cœur ; Ne permets pas que je m’égare Loin de tes commandements !
    J’ai serré ta parole dans mon cœur, Afin de ne pas pécher contre toi.
    Béni sois-tu, Eternel ! Enseigne-moi tes statuts.
    Je répète de mes lèvres Tous les jugements de ta bouche.
    Je me réjouis dans la voie de tes témoignages, Comme si j’avais tous les trésors du monde.
    Je veux méditer tes commandements. Et regarder à tes sentiers.
    Je prendrai plaisir à tes statuts, Et je n’oublierai point tes paroles.

    Psaume 119

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    Beth signifie maison et exprime l’idée de tout ce qui contient, c’est l’archétype de toutes les demeures, la maison de D-ieu et de l’homme, le sanctuaire.
    Elle désigne un endroit réservé à la sainteté sur terre, Le Beth haMikdash.
    Beth accorde à chaque créature la capacité de libérer en elle un espace pour recevoir la lumière Divine.
    Le premier mot de la génèse, Berechith, contient les trois lettres du mot Beth. Les trois autres lettres restantes forment le mot Rosh (tête), et symbolisent l’espace d’où rayonne la pensée créatrice.
    Le Zohar dit

    .que Beth est ouvert d’un côté pour recevoir la lumière et fermé de l’autre car D-ieu dit : « …tu ne verras pas ma face! ».

  • Aleph

    Heureux ceux qui sont intègres dans leur voie, Qui marchent selon la loi de l’Éternel !
    Heureux ceux qui gardent ses témoignages, Et le cherchent de tout leur cœur ;
    Qui ne commettent pas d’iniquité, Mais marchent dans ses voies !
    Tu as donné tes commandements Pour qu’on les garde soigneusement.
    Oh ! que mes voies soient réglées De manière à ce que j’observe tes statuts !
    Alors, je n’aurai point à rougir, Si je regarde à tous tes commandements.
    Je te louerai dans la droiture de mon cœur, En apprenant les décrets de ta justice.
    Je veux garder tes statuts, Ne m’abandonne pas entièrement.

    Psaume 119

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    Aleph est le symbole de l’unité, du principe, par cela de la puissance, de la continuité, de la stabilité, de l’équanimité. C’est aussi le centre spirituel d’où rayonne la pensée, en établissant un lien entre les mondes supérieur et inférieur. Il rappelle l’humilité et l’enseignement.

    Le nombre 1, associé au caractère de la lettre aleph, est un concept d’unicité et d’individualité.
    1 représente la Divinité, contenant tout et d’où tout découle. Le 1 surgit du néant en maintenant son silence, il est la plénitude du vide du néant. A partir du mouvement de 1 peut jaillir l’univers.
    L’écriture pleine d’Aleph (Aleph-Lamed-Pé), révèle la valeur 111, ce nombre conforte l’unité car c’est la valeur numérique de l’expression « Eh’ad Hou Elokim »: D-ieu est Un..

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