Catégorie : Prières et Chants

  • Nativité du Seigneur Jésus-Christ (messe de la nuit)

    Bethleem

    Bethléem, prépare-toi : les portes de l’Éden s’ouvrent pour tous. Réjouis-toi, Éphrata (Mi 5,1), car dans la grotte la Vierge fait fleurir l’arbre de vie… Le Christ s’approche pour nous servir ; il prend, lui, le Créateur, la forme de l’œuvre de ses mains. Riche de sa divinité et plein de miséricorde, il apporte au malheureux Adam une création et une naissance nouvelles. Il incline les cieux, et du sein de la Vierge il s’approche de nous, revêtu de notre chair. Il va naître dans la grotte de Bethléem, selon les Écritures ; il va paraître comme un enfant, lui qui donne la vie aux enfants dans le sein de leur mère.

    Allons à sa rencontre ; allons à Bethléem dans la joie et l’âme en fête. Le Seigneur…vient chez lui comme un étranger ; accueillons-le afin de devenir les hôtes de son paradis et d’y demeurer par la miséricorde de celui qui naît dans l’étable. Déjà s’ouvrent à nous les portiques de l’Incarnation du Verbe de Dieu.

    Cieux, soyez dans la joie ! Anges, tressaillez d’allégresse ! Que la terre et ceux qui l’habitent se livrent à la joie avec les bergers et les mages ! La Vierge Marie s’avance, portant un vase d’albâtre plein de parfum ; elle l’apporte dans la grotte, afin d’embaumer nos âmes de son parfum dans l’Esprit Saint. Accourez, puissances des anges ! Vous qui habitez Bethléem, préparez la crèche, car le Christ est en chemin, la Sagesse s’avance. Fidèles, recevez donc nos vœux ; peuples, disons pour réjouir la Mère de Dieu : « Béni soit celui qui vient, notre Dieu ! » (Mt 21,9) Le Christ notre Dieu va paraître au grand jour ; il ne tardera pas. Il va naître d’une Vierge immaculée ; bientôt il reposera dans la grotte… Mène le choeur, Isaïe, annonce le Verbe de Dieu, prophétise-nous comment le buisson de la Vierge est en feu sans se consumer (Ex 3,2)… L’astre mystérieux qui s’arrête au-dessus de l’étable désigne l’Auteur de la vie, le Seigneur qui vient sauver tous les hommes.

    Liturgie byzantine
    Vêpres du 20 décembre (trad. cf Guéranger, L’Année liturgique, 3e mardi Avent)

     

     

     

  • Semaine préparatoire à Noël 23 décembre

    CAPORALI_Bartolomeo_Virgin_And_Child_With_Angels

    Voici la prophétie qui s’accomplit, le mot mystérieux d’Isaïe (7,14) qui trouve son sens profond. Jésus, le fils de Marie, est vraiment l’Emmanuel (Mt 1,23). Il l’est à Bethléem, à Nazareth, à Jérusalem… Il l’est dans l’Eucharistie (Lc 22,19). Il l’est dans l’Église (1 Co 12,27).
    La naissance de Jésus n’est pas un épisode du passé mais une histoire qui traverse les siècles. Il est celui « qui était, qui est et qui vient » (Ap 4,8) , celui qui est avec nous « pour toujours, jusqu’à la fin du monde » (Mt 28,20). Il est Jésus, le Dieu qui sauve (Mt 1,21), le Dieu qui nous sauve. C’est pourquoi nous lui crions : «  Viens nous sauver, Seigneur notre Dieu ».

    O Emmanuel, notre roi et législateur,
    que tous les peuples attendent comme leur Sauveur,
    viens nous sauver,
    Seigneur notre Dieu !

     

    ©Evangelizo.org 2001-2014

     

     

     

  • Prière pour l’Avent

    Avent

    Dès mon enfance,
    tu as déposé sur mon âme
    ta lumière, cette source de vie
    à rayonner pour d’autres.
    Pourtant aujourd’hui, je la vois là,
    figée, paralysée,
    gisant au fond de moi
    comme pierre de marbre.

    Alors, en ce temps de l’Avent,
    je me tiens devant toi
    en attente du miracle de Noël :
    je voudrais seulement que tu m’aides,
    Seigneur, à redonner son mouvement
    à ta lumière dans ma vie.
    Ce désir de toi qui a résisté
    à la traversée de tout mon temps…
    Prends-le.
    Je sais ce que tu peux faire avec peu.

    Et encore n’oublie pas ceux qui m’entourent
    et que j’aime et même ceux que j’aime moins.
    Et aussi ceux lointains que je ne connais pas.
    Enfin tous ceux qui habitent notre terre
    menacée aujourd’hui de perdre ta lumière.
    Seigneur, s’il te plaît, prépare nous au miracle de Noël !

     

     

     

     

  • Intentions de prière – décembre 2014

    Universelle – Noël, espérance pour l’humanité
    Pour que la naissance du Rédempteur apporte paix et espérance à tous les hommes de bonne volonté.

    Pour l’évangélisation – Les parents

    Pour que les parents soient d’authentiques évangélisateurs,
    transmettant à leurs enfants le don précieux de la foi.

     

     

     

     

     

     

  • « Il faut toujours prier sans se décourager. »

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    Toute la fin du moine et la perfection du cœur consistent en une persévérance ininterrompue dans la prière. Autant qu’il est donné à la fragilité humaine, il s’agit d’un effort vers une tranquillité d’âme absolue, et vers une pureté de cœur parfaite. Telle est la raison qui nous fait affronter le labeur corporel et rechercher par tous les moyens la vraie contrition du cœur, avec une constance que rien ne lasse.

    Pour avoir la ferveur et la pureté qu’elle doit, la prière réclame une fidélité entière sur les points suivants. Tout d’abord, une libération complète de toute inquiétude vis-à-vis de ce monde. Il n’y a nulle affaire, nul intérêt dont le souci ne doive être absolument exclu. Renoncer pareillement à la médisance, aux bavardages, à toute parole vaine et à toute bouffonnerie. Avant tout, supprimer à fond le trouble de la colère et de la tristesse. Faire mourir en soi le foyer de tout désir charnel et de l’attachement à l’argent… Après cette purification qui assure la pureté et la simplicité, il faut jeter le fondement inébranlable d’une humilité profonde, capable de soutenir la tour spirituelle qui doit rejoindre le ciel. Enfin, pour que repose là-dessus l’édifice spirituel des vertus, il faut interdire à son âme toute dispersion en divagations et en pensées futiles. Alors, commence à s’élever peu à peu un cœur purifié et libre, jusqu’à la contemplation de Dieu et l’intuition des réalités spirituelles.

    Saint Jean Cassien (v. 360-435), fondateur de monastère à Marseille
    Conférences, n°9 ; SC 34 (trad. SC  p. 40s rev.)

     

     

     

  • Rosaire

    rosaire
    www.traditions-monastiques.com
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    Lorsque nous étions enfants, nous aimions que notre mère nous raconte encore et encore la même histoire. Le Rosaire, c’est un peu cela. Chaque Je vous salue Marie est une demande adressée à Marie de nous raconter comment elle a vécu, comment sa vie a été transformée par le mystère de la vie de Jésus que nous méditons. Nous lui demandons de nous faire vivre ce passage de l’évangile que nous méditons pour que la grâce du Christ agisse en nous comme elle a agi, alors, en Marie. C’est ainsi que le Rosaire est une prière non pas à Marie mais en Marie…

    (…)

    La prière toute simple du Je vous salue Marie retrace notre voyage terrestre et c’est pour cela que le Rosaire est la prière par excellence du pèlerin : ne cite-il pas les trois moments clefs de notre vie : la conception, maintenant et l’heure de notre mort ?
    13678129Je vous salue Marie… Les paroles de l’Ange promettent la fécondité à une Vierge et à une femme stérile, Elisabeth. La salutation de l’Ange nous dit que lorsque nous accueillons la Parole de Dieu dans notre vie, quelque chose de beau et de grand naît. La salutation de l’Ange est aussi pour nous. Dieu veut que notre vie porte un fruit et un fruit qui demeure (cf. Jn 15, 16), un fruit béni en somme !
    Priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant… Nous demandons, nous implorons la prière de Marie parce que nous sommes de « pauvres pécheurs ». Le présent est un moment où nous avons besoin de la compassion, de la miséricorde des autres et de Marie. Le présent est un moment où les autres ont besoin de notre miséricorde, de notre compassion. On dit que saint Dominique, la nuit, priait et pleurait en se tournant vers Dieu en disant : « Ma miséricorde, que vont devenir les pécheurs ? Seigneur, pitié pour ton peuple ! » La prière du Rosaire nous fortifie, elle nous encourage car, comme le dit la prière du souvenez-vous : on n’a jamais entendu dire qu’aucun de ceux qui ont eu recours à votre protection, imploré vos suffrages et réclamé votre secours, ait été abandonné.
    … et à l’heure de notre mort. Nous demandons que la miséricorde de Dieu, par l’intercession de Marie, ne se contente pas d’effacer ce que nous avons fait de mal. Nous demandons que la miséricorde de Dieu transfigure le sens de notre péché pour en faire une nouvelle naissance. Nous le demandons pour chacun de nos péchés qui est une petite mort spirituelle. Mais nous le demandons spécialement pour ce jour où nous nous en allons à la rencontre de notre Créateur. Nous le demandons pour dire avec sainte Thérèse de l’Enfant Jésus : Je ne meurs pas, j’entre dans la vie !

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    rosaire.org

     

     

  • « Heureuse celle qui a cru. » (Lc 1,45)

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    Vierge et Mère Marie,
    toi qui, mue par l’Esprit,
    as accueilli le Verbe de la vie
    dans la profondeur de ta foi humble,
    totalement abandonnée à l’Éternel,
    aide-nous à dire notre « oui »
    dans l’urgence, plus que jamais pressante,
    de faire retentir la Bonne Nouvelle de Jésus.

    Toi, remplie de la présence du Christ,
    tu as porté la joie à Jean Baptiste,
    le faisant exulter dans le sein de sa mère (Lc 1,41).
    Toi, tressaillant de joie,
    tu as chanté les merveilles du Seigneur (Lc 1,46s).
    Toi, qui es restée ferme près de la croix
    avec une foi inébranlable (Jn 19,25)
    et as reçu la joyeuse consolation de la résurrection,
    tu as réuni les disciples dans l’attente de l’Esprit
    afin que naisse l’Église évangélisatrice (Ac 1,14).

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    Obtiens-nous maintenant une nouvelle ardeur de ressuscités
    pour porter à tous l’Évangile de la vie
    qui triomphe de la mort.
    Donne-nous la sainte audace de chercher de nouvelles voies
    pour que parvienne à tous
    le don de la beauté qui ne se ternit pas.

    Toi, Vierge de l’écoute et de la contemplation (Lc 2,19),
    mère du bel amour (Si 24,24 Vulg),
    épouse des noces éternelles (Ap 19,7),
    intercède pour l’Église, dont tu es l’icône très pure,
    afin qu’elle ne s’enferme jamais et jamais ne s’arrête
    dans sa passion pour instaurer le Royaume.

    Étoile de la nouvelle évangélisation,
    aide-nous à rayonner par le témoignage de la communion,
    du service, de la foi ardente et généreuse,
    de la justice et de l’amour pour les pauvres,
    pour que la joie de l’Évangile
    parvienne jusqu’aux confins de la terre
    et qu’aucune périphérie ne soit privée de sa lumière.

    Mère de l’Évangile vivant,
    source de joie pour les petits,
    prie pour nous.
    Amen. Alléluia !

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    Pape François
    Exhortation apostolique « Evangelii Gaudium / La Joie de l’Évangile » § 288 (trad. © copyright Libreria Editrice Vaticana)

     

     

     

     

     

     

  • « Apprends-nous à prier ! »

     Pater noster

    [Dans la prière] les paroles sont nécessaires, à nous, afin de nous rappeler et de nous faire voir ce que nous devons demander ; ne croyons pas que ce soit afin de renseigner le Seigneur ou de le fléchir. Ainsi, lorsque nous disons : « Que ton nom soit sanctifié », c’est nous-mêmes que nous exhortons à désirer que son nom, qui est toujours saint, soit tenu pour saint chez les hommes aussi, c’est-à-dire qu’il ne soit pas méprisé, ce qui profite aux hommes et non pas à Dieu. Et lorsque nous disons : « Que ton règne vienne », alors qu’il viendra certainement, que nous le voulions ou non, nous augmentons notre désir de ce règne, afin qu’il vienne pour nous, et que nous obtenions d’y régner. Quand nous disons : « Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel », c’est pour nous que nous demandons une telle obéissance, afin que sa volonté soit faite en nous comme elle est faite au ciel par ses anges…

    Quand nous disons : « Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés », nous rappelons à nous-mêmes à la fois ce que nous demandons et ce que nous devons faire pour être exaucés… Lorsque nous disons : « Délivre-nous du Mal », nous rappelons à nous-mêmes que nous ne sommes pas encore dans cet état de bien où il n’y a plus de mal à craindre. Et ces dernières paroles de la prière du Seigneur ont une telle ampleur que, quelle que soit l’épreuve où se trouve un chrétien, quelle que soit la raison de ses gémissements et ses larmes, c’est par là qu’il doit commencer, continuer et finir sa prière.

    Nous avions besoin de ces paroles pour confier les réalités elles-mêmes à notre mémoire. Quelles que soient les paroles que nous prononçons…, nous ne disons rien d’autre que ce qui se trouve déjà dans cette prière du Seigneur, si nous prions de façon juste et appropriée.

    Saint Augustin (354-430), évêque d’Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l’Église
    Lettre 130, à Proba sur la prière, 11-12 (trad. cf bréviaire 29e mardi)

     

     

     

  • La plus ancienne prière mariale


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    isus-inima-mariei

    Commençons ce mois d’octobre « avec Marie » : la plus ancienne prière adressée directement à la Vierge Marie, Sub tuum praesidium, a été retrouvée près d’Alexandrie sur un papyrus égyptien, copte, qui selon de nombreux spécialistes remonterait au 3e siècle après Jésus-Christ. Cette prière précède de plusieurs siècles l’Ave Maria dans la pratique des chrétiens.
    La prière, écrite en grec, est une demande d’intercession, un appel pressant à la Vierge Marie, venant d’une première communauté chrétienne dans un moment de grand danger.
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    Ainsi, si les catholiques invoquent Marie et lui demandent d’intercéder auprès de Dieu, de les protéger et de les libérer des dangers, ils font ce qu’ont toujours fait les chrétiens depuis les origines jusqu’à nos jours. Les catholiques rendent un culte à Marie en essayant d’imiter ses vertus. Ce culte est fondé sur la sainteté singulière et unique de Marie, que l’ange a saluée, l’appelant « Pleine de grâce ».  Et l’histoire nous apporte de nombreuses confirmations de cette sainteté de la Vierge Marie.
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    Si vous visitez les catacombes de Priscille à Rome, les catacombes où se réunissaient les premiers chrétiens, vous y découvrirez une représentation datant du IIIe siècle, où l’on voit très distinctement la figure d’un évêque qui, dans l’acte d’imposer le voile sacré à une vierge chrétienne, désigne comme modèle Marie, représentée avec l’Enfant Jésus dans ses bras.
    Ainsi, les premiers chrétiens étaient convaincus que la Vierge Marie était un exemple à imiter, en particulier par ceux et celles qui choisissaient la virginité consacrée, comme style de vie au service de Dieu. L’histoire confirme que les catholiques, en vénérant Marie et en cherchant à l’imiter, n’inventent rien, mais continuent de faire ce que les chrétiens ont toujours fait.
    [Cette prière est encore utilisée dans les liturgies copte, orthodoxe ambrosienne et latine.]
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    Texte original en grec suivi de sa traduction la plus approchante:
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    « Sous ta compassion nous nous réfugions,
    Mère de Dieu.
    Ne méprise pas nos supplications dans le besoin
    mais délivre-nous des périls,
    Toi la seule chaste, la seule bénie. »
     .
    aleteia.org
    prière mariale