Catégorie : Prières et Chants

  • Neuvaine au Précieux sang – Deuxième jour

    Précieux sang

    Lecture du 2ème jour : Exode 12, 1-14

    Le Seigneur dit à Moïse et à Aaron au pays d’Egypte : « Ce mois sera pour vous en tête des autres mois, il sera pour vous le premier mois de l’année. Parlez à toute la communauté d’Israël et dites-lui : Le dix de ce mois, que chacun prenne une tête de petit bétail par famille, une tête de petit bétail par maison. Si la maison est trop peu nombreuse pour une tête de petit bétail, on s’associera avec son voisin le plus proche de la maison, selon le nombre des personnes. Vous choisirez la tête de petit bétail selon ce que chacun peut manger. La tête de petit bétail sera un mâle sans tare, âgé d’un an. Vous la choisirez parmi les moutons ou les chèvres. Vous la garderez jusqu’au quatorzième jour de ce mois, et toute l’assemblée de la communauté d’Israël l’égorgera au crépuscule. On prendra de son sang et on en mettra sur les deux montants et le linteau des maisons où on le mangera. Cette nuit-là, on mangera la chair rôtie au feu; on la mangera avec des azymes et des herbes amères. N’en mangez rien cru ni bouilli dans l’eau, mais rôti au feu, avec la tête, les pattes et les tripes. Vous n’en réserverez rien jusqu’au lendemain. Ce qui en resterait le lendemain, vous le brûlerez au feu. C’est ainsi que vous la mangerez: vos reins ceints, vos sandales aux pieds et votre bâton en main. Vous la mangerez en toute hâte, c’est une pâque pour Yahvé. Cette nuit-là je parcourrai l’Egypte et je frapperai tous les premiers-nés dans le pays d’Egypte, tant hommes que bêtes, et de tous les dieux d’Egypte, je ferai justice, moi Yahvé. Le sang sera pour vous un signe sur les maisons où vous vous tenez. En voyant ce signe, je passerai outre et vous échapperez au fléau destructeur lorsque je frapperai le pays d’Egypte. Ce jour-là, vous en ferez mémoire et vous le fêterez comme une fête pour Yahvé, dans vos générations vous la fêterez, c’est un décret perpétuel.

    moise

    Commentaire : Cette lecture relate les consignes que donne le Seigneur à son serviteur Moïse pour l’immolation de l’agneau de la Pâque des Juifs. « Ce sera un agneau mâle, sans défaut et sans tâche… immolé entre deux soirs… on le mangera avec des pains sans levain et des feuilles amères… le sang vous servira de signe… vous prendrez un bouquet d’hysope…vous conserverez le souvenir de ce jour et vous le célébrerez par une fête en l’honneur de l’Eternel, comme une loi perpétuelle pour vos descendants. »
    Jésus est l’Agneau pascal, sans défaut et sans tache, car sans péché. C’est l’Agneau immolé à quelques heures du Sabbat des juifs qui était tout proche. La communion (l’Hostie) est le pain sans levain, et les feuilles amères rappellent l’acidité du vinaigre donné à Jésus sur une branche d’hysope. Il y a aussi la même consigne donnée par le Seigneur à ses disciples comme celle donnée à Moïse :  » Ceci est le Sang de l’Alliance nouvelle et éternelle, vous ferez cela en mémoire de Moi.  » (voir aussi lecture du 4ème jour Jean 6, 47-58).

  • Neuvaine au Précieux sang – Premier jour

    Précieux sang

    La lecture du 1er jour : Genèse 22, 6-14

    « Abraham prit le bois de l’holocauste et le chargea sur son fils Isaac, lui-même prit en mains le feu et le couteau et ils s’en allèrent tous deux ensemble. Isaac s’adressa à son père Abraham et dit : « Mon père ! » Il répondit : « Oui, mon fils » – « Eh bien, reprit-il, voilà le feu et le bois, mais où est l’agneau pour l’holocauste ? » Abraham répondit : « C’est Dieu qui pourvoira à l’agneau pour l’holocauste, mon fils », et ils s’en allèrent tous deux ensemble. »
    Quand ils furent arrivés à l’endroit que Dieu lui avait indiqué, Abraham y éleva l’autel et disposa le bois, puis il lia son fils Isaac et le mit sur l’autel, par-dessus le bois. Abraham étendit la main et saisit le couteau pour immoler son fils. Mais l’Ange de Yahvé l’appela du ciel et dit: « Abraham ! Abraham ! »
    Il répondit : « Me voici ! » L’Ange dit: « N’étends pas la main contre l’enfant ! Ne lui fais aucun mal ! Je sais maintenant que tu crains Dieu: tu ne m’as pas refusé ton fils, ton unique. » Abraham leva les yeux et vit un bélier, qui s’était pris par les cornes dans un buisson, et Abraham alla prendre le bélier et l’offrit en holocauste à la place de son fils. A ce lieu, Abraham donna le nom de « Yahvé pourvoit », en sorte qu’on dit aujourd’hui: « Sur la montagne, Yahvé pourvoit. »

    wmJE584859

    Commentaire : Abraham, le Père des croyants (homme de foi) fait une révélation prophétique à son fils : « Dieu se pourvoira lui-même de l’Agneau pour l’holocauste ». Abraham prophétisait déjà le sacrifice de Jésus, qui est l’Agneau pour l’holocauste véritable. Le sacrifice d’Isaac préfigure celui de Jésus-Christ. Ils sont tous les deux fils bien-aimés de leur père, fils de l’Ancienne Alliance avec les Juifs et de la Nouvelle Alliance avec l’humanité. Les deux fils seront tous deux chargés du bois de l’holocauste et conduits sur une montagne et Abraham conclura en mettant en association ces deux holocaustes par cette parole :  » A la montagne de l’Éternel il sera pourvu ». (Verset 14)

  • Consécration et litanie au Très Précieux Sang

    calice

     

    Miséricordieux Jésus, conscient de mon néant et de la Grandeur Divine, je me jette à Vos Pieds pour Vous remercier des nombreuses Grâces que Vous m’avez accordées, particulièrement celles de m’avoir délivré, par la Vertu de Votre Précieux Sang, du pouvoir néfaste de satan. En présence de la Vierge Marie, ma Mère, de mon Saint Ange Gardien, de mes Saints Patrons et de toute la Cour Céleste, je me consacre librement et d’un coeur sincère à Votre Sang Précieux, Ô Jésus, au moyen duquel Vous avez sauvé le monde du péché, de la mort et de l’enfer. Je Vous promets, avec le

    secours de Votre Sainte Grâce, de susciter et de répandre de toutes mes forces et selon mes moyens, la dévotion à Votre Précieux Sang, gage de notre salut, afin que Votre Sang Adorable soit honoré et glorifié. Je voudrais, par ce moyen, réparer mes infidélités envers Votre Précieux Sang, signe de Votre Amour, et faire amende honorable pour les nombreuses profanations des hommes à l’égard de Votre Sang Rédempteur. Ne Vous souvenez plus de mes propres péchés, de mes froideurs et de mes ingratitudes. C’est pourquoi je Vous offre, Ô Jésus, l’Amour, la Vénération et l’Adoration de votre très Saint Mère, de Vos disciples fidèles et de tous les Saints à l’égard de Votre Précieux Sang. Je Vous supplie de ne plus Vous souvenir de mes infidélités et froideurs passées et de pardonner à tous ceux qui Vous ont offensé. Aspergez-moi, Ô mon Divin Sauveur, ainsi que tous les hommes, de Votre Précieux Sang, afin que désormais, nous Vous aimions de tout notre coeur, Ô Amour Crucifié, et vénérions en tout temps dignement le prix de notre salut. AMEN.

    .

    image_large

    Seigneur, ayez pitié de nous. Seigneur, ayez pitié de nous.
    O Christ, ayez pitié de nous. O Christ, ayez pitié de nous.
    Seigneur, ayez pitié de nous. Seigneur, ayez pitié de nous.

    Père céleste qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
    Fils, Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
    Esprit Saint qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
    Trinité Sainte qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

    Sang du Christ, fils unique du Père Eternel, Sauvez-nous
    Sang du Christ, Verbe incarné, Sauvez-nous
    Sang du Christ,Nouveau et Ancien Testament, Sauvez-nous
    Sang du Christ, répandu sur la terre pendant son agonie, Sauvez-nous
    Sang du Christ, versé dans la flagellation, Sauvez-nous
    Sang du Christ, émanant de la couronne d’épines, Sauvez-nous
    Sang du Christ,répandu sur la Croix, Sauvez-nous
    Sang du Christ, prix de notre salut, Sauvez-nous
    Sang du Christ, sans lequel il ne peut y avoir de rémission, Sauvez-nous
    Sang du Christ, nourriture eucharistisque et purification des âmes, Sauvez-nous
    Sang du Christ,fleuve de miséricorde, Sauvez-nous
    Sang du Christ, victoire sur les démons, Sauvez-nous
    Sang du Christ, force des martyrs, Sauvez-nous
    Sang du Christ, vertu des confesseurs, Sauvez-nous
    Sang du Christ, source de virginité, Sauvez-nous
    Sang du Christ, soutien de ceux qui sont dans le danger, Sauvez-nous
    Sang du Christ, soulagement de ceux qui peinent, Sauvez-nous
    Sang du Christ, espoir des pénitents, Sauvez-nous
    Sang du Christ, secours des mourants, Sauvez-nous
    Sang du Christ, paix et douceur des coeurs, Sauvez-nous
    Sang du Christ, gage de vie éternelle, Sauvez-nous
    Sang du Christ, qui délivre les âmes du Purgatoire, Sauvez-nous
    Sang du Christ, digne de tout honneur et de toute gloire, Sauvez-nous

    Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Jésus.
    Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Jésus.
    Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Jésus.

    Vous nous avez rachetés, Seigneur par votre Sang..
    Et vous avez fait de nous le royaume de Dieu.

    Prions :

    Dieu éternel et tout-puissant qui avez constitué votre fils unique, Rédempteur du monde, et avez voulu être apaisé par son sang, faîtes, nous vous en prions, que, vénérant le prix de notre salut et étant par lui protégés sur la terre contre les maux de cette vie, nous recueillions la récompense éternelle dans le Ciel. Par le même Jésus-Christ Notre-Seigneur.

    Ainsi-soit-il.

  • COMMENT FAIRE CETTE NEUVAINE ?

    Précieux sang

    Chaque jour, suivre les étapes 1 à 5

    NB : Si vous en avez le désir vous pouvez ajouter selon votre coeur les litanies au Précieux Sang ou la consécration au Précieux Sang.
    Ces prières sont insérées pour que l’on s’en serve fréquemment afin de renouveler cette dévotion au Précieux Sang de Jésus tout au long de l’année.
    Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Amen !

    LA NEUVAINE

    1. Actions de grâces et Louanges avec cette prière :

    « Ô Sang Très Précieux de Notre Seigneur Jésus-Christ, source de la vie éternelle, prix et rançon de l’univers, bain sacré de nos âmes, qui défendez sans cesse la cause des hommes près du Trône de la Suprême Miséricorde, je vous adore profondément.
    Je voudrais, s’il était possible, compenser les injures et les outrages que vous recevez continuellement de la part des hommes, et surtout de la part de ceux qui osent blasphémer. Qui pourrait ne pas bénir ce Sang d’une valeur infinie, ne pas être enflammé d’amour pour Jésus qui l’a répandu ?
    Que serais-je devenu, si je n’avais été racheté par ce Sang Divin, que l’amour a fait sortir jusqu’à la dernière goutte des veines de mon sauveur ?
    Ô Amour immense, qui nous avez donné ce baume salutaire ! Ô Baume inestimable, qui provient de la source d’un amour infini !
    Je vous en conjure, que tous les cœurs et toutes les langues vous louent, vous bénissent et vous rendent grâce, maintenant, toujours, et dans l’éternité. »
    Amen !

    2. Demandons pardon à DIEU Miséricordieux puis disons cette prière :

    « Seigneur mon Dieu, je vous supplie de couvrir de votre Amour miséricordieux l’humanité, coupable et souffrante afin que repentante, elle revienne à vous toute entière, par les mérites infinis du Sang Précieux de votre Divin Fils et la médiation du Cœur Douloureux et Immaculé de Marie.
    Seigneur Jésus, par votre Sang divin j’accueille le pardon de mes péchés. Que ce Sang très Précieux coule sur toute l’humanité souffrante et tout sera purifié et renouvelé sur cette terre de péché. Amen ! »

    3. Appel à l’Esprit-Saint :

    Invocation ou chant à l’Esprit-Saint de votre choix. Par exemple :
    Viens, Consolateur souverain
    Hôte très doux de nos âmes,
    Adoucissante fraîcheur.
    Dans le labeur le repos ;
    Dans la fièvre, la fraîcheur ;
    Dans les pleurs le réconfort.
    O lumière bienheureuse,
    Viens remplir jusqu’à l’intime
    Le cœur de tous tes fidèles.
    Lave ce qui est souillé,
    Baigne ce qui est aride,
    Guéris ce qui est blessé.
    Assouplis ce qui est raide,
    Réchauffe ce qui est froid,
    Rends droit ce qui est faussé.
    A tous ceux qui ont la foi
    Et qui en toi se confient,
    Donne tes sept dons sacrés.
    Donne mérite et vertu,
    Donne le salut final,
    Donne la joie éternelle.
    Amen !
    (Séquence de la Pentecôte, extrait)

    4. Lecture de la Parole de Dieu

    Lire chaque jour de la neuvaine le texte correspondant.
    – 1er jour : Genèse 22, 6-14 : L’Agneau pour l’Holocauste
    – 2ème jour : Exode 12, 1-14 et 21-27
    – 3ème jour : Exode 24, 1-11
    – 4ème jour : Jean 6, 47-58
    – 5ème jour : Matthieu 26, 26-29
    – 6ème jour : Jean 19, 17-36
    – 7ème jour : Esaïe 53 et 1 Pierre 1, 17-21
    – 8ème jour : Epitre aux Hébreux 9, 1-28
    – 9ème jour : Apocalypse St Jean 5, 1-10 et Apocalypse 7, 9-17

    La Parole de Dieu ne change pas, elle est éternelle et DIEU est fidèle dans tout ce qu’Il dit, Il tient Ses promesses. Depuis des millénaires, Il a parlé par les prophètes et Il a annoncé au monde la venue d’un sauveur et c’est par Son Sang versé que nous avons tous été rachetés. Découvrons le plan de Dieu au travers la sainte Bible.
    A la fin de la lecture de la Parole vous trouverez un bref commentaire pour alimenter votre méditation.

    5. Prière quotidienne au Précieux Sang

    C’est par la voix de votre Sang, ô Seigneur Jésus que je viens vous presser, vous so-lliciter, vous importuner… Trop de grâces, trop de miséricordes ont jailli de vos plaies pour que je n’espère pas jusqu’à la fin en l’efficacité du Sang qui en découle !
    Donc, ô Jésus, par votre Sang sept fois répandu – par chacune des gouttes du prix sacré de ma rédemption, – par les larmes de votre Mère Immaculée, je vous en conjure, je vous en supplie, exaucez mon instante prière (dire maintenant vos intentions de prière au Seigneur Jésus, en invoquant la puissance de son Précieux Sang…)
    O vous qui, aux jours de votre vie mortelle, avez consolé tant de souffrances, guéri tant d’infirmités, relevé tant de courage, n’aurez-vous pas pitié d’une âme qui crie vers vous du fond de ses angoisses ! Oh non, cela est impossible !

    Encore un soupir de mon cœur, et de la plaie du Vôtre, ô Jésus, va s’échapper, dans un flot de Sang miséricordieux, la grâce que je désire tant ! O Jésus, hâtez le moment où vous changerez mes pleurs en allégresse, mes gémissements en actions de grâces !
    Très Sainte Trinité, écoutez la voix du Sang de Jésus, et faites-moi miséricorde.
    Amen !

    Prière de Mère Catherine-Aurélie-du-Précieux-Sang
    Imprimatur Arthur Douville, Évêque de S.-Hyacinthe (Canada) le 5 novembre 1948.

     

  • LE SENS DU PRECIEUX SANG.

    Précieux sang

    L’Histoire de l’Église, c’est l’histoire du Précieux Sang.  » C’est par lui, et non par le sang des taureaux et des boucs, que nous avons été rachetés ; c’est par Son propre Sang que le Christ est entré une fois pour toutes dans le Saint des Saints, après avoir acquis une rédemption éternelle « , déclare saint Paul, le premier docteur du Précieux Sang.

    Le sang des Martyrs et les sueurs des Saints de tous les temps sont le prolongement du Précieux Sang de Jésus-Christ. Chacun d’eux ne pouvait-il pas répéter avec saint Paul:  » J’achève en ma propre chair ce qui manque aux souffrances de Jésus-Christ.  » ?

    Aussi est-ce à bon droit que la liturgie sacrée célèbre le Précieux Sang durant tout le cours de l’année. Par le sacrifice des autels, Notre-Seigneur Jésus-Christ ne cesse de répandre sa vertu purificatrice sur le monde, criant non vengeance, mais miséricorde. Il étouffe la voix des crimes des pécheurs et change les foudres vengeresses en pluie de grâces. Le Père Éternel exige que le Sang de Son Fils bien-aimé soit le bain qui purifie notre conscience. Ce Sang d’un si haut prix nous est donné, non avec parcimonie, mais avec une générosité divine.

    Incomparable Victime préparée par l’Éternel, l’Enfant-Dieu commence Sa mission de Rédempteur au jour de la Circoncision. Au jardin des oliviers, la terre est arrosée de la sueur de Son sang adorable. Au prétoire, ce ne sont plus des gouttes, mais des ruisseaux de sang qui coulent de tout Son corps, sous les coups redoublés de la flagellation. Sa tête n’est pas épargnée, les épines qui y sont enfoncées l’inondent et l’empourprent de Son sang.

    Dans les sentiers du Calvaire, tous les pas du Rédempteur sont marqués par des traces de sang. Ce Précieux Sang jaillit encore avec effusion au moment où les soldats Lui arrachent violemment Ses habits collés à Ses plaies. Lorsque Ses pieds et Ses mains sont percés par de gros clous qui fixent Son saint corps à la croix, quatre fleuves de sang fécondent la terre desséchée et maudite par le péché. Avec le coup de lance, une nouvelle plaie s’ouvre encore et laisse sortir la dernière goutte de sang des veines de notre très doux Sauveur.
    Rachetés à un si haut prix, ne nous rendons plus esclaves des créatures. Nous portons sur nos fronts la croix du Christ, nous sommes teints de Son sang; n’effaçons pas les marques d’une si glorieuse servitude. Puisqu’Il a racheté notre vie si chèrement, consacrons-la toute entière au service de ce Dieu d’amour et ne rompons pas un marché qui nous est si avantageux. Lorsque le prêtre offre ce Précieux Sang sur l’autel, entourons-le de nos plus respectueux hommages.

    (Tiré de: Frères des Ecoles Chrétiennes, Vies des Saints, Edition 1932, p. 229; Edition 1903, p. 639-640 — L’abbé Jouve, édition 1886, p. 499-500)

    Chaque jour, à chaque messe, le prêtre prononce ces paroles de la consécration du calice : « Ceci est le calice de Mon Sang qui sera versé pour vous et pour beaucoup en rémission des péchés .» Par ces paroles, le prêtre rappelle la valeur expiatoire du Sang de Jésus.
    En effet, le Sang de Jésus a une valeur universelle pour effacer les péchés de tous les hommes de tous les temps : c’est le rachat de tous les hommes par le Sang de Jésus.
    Autrefois le 1er juillet de chaque année, nous fêtions le Précieux Sang de Jésus.

    Dieu a besoin de nous…

    Saint Augustin le résume de façon admirable en disant : « Dieu qui t’a racheté sans toi, ne te sauvera pas sans toi. » Le rachat par le Sang du Christ est universel et indépendant de notre volonté tandis que l’accueil de ce Salut par ce même Sang n’est pas universel et il dépend de notre bonne volonté. L’application de la vertu universelle du Sang de Jésus à chaque âme se fait tout spécialement par la fréquentation des sacrements et en particulier par la réception du baptême, de la confession et de l’Eucharistie.
    Le Sacrement de Réconciliation a été institué pour ôter le principal obstacle au salut : le péché mortel. Or c’est le Sang de Jésus qui efface le péché. Chaque fois qu’une âme reçoit l’absolution sacramentelle, elle se plonge dans le Sang de Jésus sans lequel il n’y a de salut pour personne ! A chacune de nos confessions, pensons à ce Sang qui nous purifie de nos péchés et nous délivre du Mal.
    Aimons aussi le Saint Sacrifice de la Messe qui met à notre disposition gratuitement le Corps et le Sang de Jésus-Christ.

     

     

  • POURQUOI UNE NEUVAINE AU PRECIEUX SANG DE JESUS ?

    Précieux sang

    “ Je vous demande de prier afin que l’humanité contemporaine fasse l’expérience de la force du sang du Christ versé sur la Croix pour notre salut ! ” (Exhortation du pape Benoît XVI le 5 juillet 2006)

    Dans nos retraites nous commençons tous nos temps de prière par cette prière : « Seigneur Jésus-Christ viens nous recouvrir de ton Précieux Sang ; viens recouvrir ces lieux et toutes les personnes présentes ici et dans nos coeurs. Nous nous plongeons esprit, âme et corps dans ton Précieux Sang, Jésus de Nazareth, car c’est lui qui nous apporte la protection, le salut et la paix. »
    En effet, l’expérience nous montre que cette prière apporte la protection indispensable contre les forces des ténèbres. Nous ne voyons pas l’invisible, mais la prière au Précieux Sang pose sur nous un bouclier invisible et infranchissable aux esprits mauvais.
    Souvenons-nous de cette parole de saint Paul : « Revêtez-vous de toutes les armes de Dieu, afin de pouvoir tenir ferme contre les ruses du diable.
    Car nous n’avons pas à lutter contre la chair et le sang, mais contre les dominations, contre les autorités, contre les princes de ce monde de ténèbres, contre les esprits méchants dans les lieux célestes. C’est pourquoi, prenez toutes les armes de Dieu, afin de pouvoir résister dans le mauvais jour, et tenir ferme après avoir tout surmonté. » (Eph 6, 10-13)

    C’est la raison pour laquelle nous vous proposons cette neuvaine au Précieux Sang de Jésus, à partir du 23 juin et dès aujourd’hui, ce parcours de réflexions et de prières. En effet, si nous sommes exposés à une situation difficile et que nous pressentons l’action puissante des forces du Malin et de notre péché, il nous faut prendre les bonnes armes : la foi, la parole de Dieu, la prière. Fixons nos regards uniquement sur Jésus qui par son sang versé nous donne la victoire sur toutes les actions du Prince des ténèbres.

    Demandons à notre Seigneur Jésus de faire couler son Précieux Sang sur toutes les situations difficiles afin qu’il apporte sa paix, sa guérison et sa victoire !

    Prière et parcours biblique, vivons cette neuvaine avec grande joie et grande reconnaissance. Laissons-nous laver et purifier totalement et laissons Jésus par son Sang Précieux réaliser son œuvre de Salut !

    Vous pouvez vivre toute la neuvaine ou lire simplement les articles, jour après jour, pour nourrir votre méditation et votre prière.

     

     

     

  • « Vous donc, priez ainsi : Notre Père. »

    Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 6,7-15.

    En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Lorsque vous priez, ne rabâchez pas comme les païens : ils s’imaginent qu’à force de paroles ils seront exaucés. 

    Ne les imitez donc pas, car votre Père sait de quoi vous avez besoin, avant même que vous l’ayez demandé.
    Vous donc, priez ainsi : Notre Père, qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié,
    que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
    Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour.
    Remets-nous nos dettes, comme nous-mêmes nous remettons leurs dettes à nos débiteurs.
    Et ne nous laisse pas entrer en tentation, mais délivre-nous du Mal.
    Car, si vous pardonnez aux hommes leurs fautes, votre Père céleste vous pardonnera aussi.
    Mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père non plus ne pardonnera pas vos fautes.»

    3512137269_0180b8cf3b1

    Avant tout, le Christ, Docteur de la paix et Maître de l’unité, n’a pas voulu que la prière soit individuelle et privée, comme si on ne priait que pour soi. Nous ne disons pas : « Mon Père, qui es aux cieux », ni « donne-moi aujourd’hui mon pain de ce jour ». Chacun ne demande pas que la dette lui soit remise à lui seul, ni que lui seul ne soit induit en tentation et délivré du Mal. Pour nous la prière est publique et communautaire, et quand nous prions, nous intercédons non pour un seul mais pour tout le peuple, car nous, le peuple entier, nous sommes un.

    Le Dieu de la paix et le Maître de la concorde, qui nous a enseigné l’unité, a voulu qu’un seul prie pour tous, comme lui-même en un seul a porté tous les hommes. Les trois jeunes Hébreux jetés dans la fournaise ont observé cette loi de la prière… : « Tous trois, d’une seule voix, chantaient une hymne et bénissaient Dieu » (Dn 3,51)… Les apôtres et les disciples priaient de cette manière après l’Ascension du Seigneur : « Tous d’un même cœur persévéraient dans la prière, avec quelques femmes et Marie, la mère de Jésus, et avec ses frères » (Ac 1,14). D’un seul cœur, ils participaient fidèlement la prière ; par leur ferveur et leur amour mutuel, ils témoignaient que Dieu, « qui fait habiter les hommes unanimes dans une même maison » (Ps 67,7 Vulg), n’admet dans sa demeure éternelle que ceux qui prient en communion les uns avec les autres.

    Saint Cyprien (v. 200-258), évêque de Carthage et martyr
    La Prière du Seigneur, 8 (trad. cf bréviaire 11e lun.)

     

     

  • Mémoire du Coeur immaculé de Marie

    La propagation de la dévotion au Cœur de Marie remonte au XVIIe siècle où saint Jean Eudes la propagea en l’unissant à celle du Sacré-Cœur de Jésus.

    Au cours du XIXe siècle, Pie VII (Barnaba Chiaramonti, 1800-1823) d’abord, et le bienheureux Pie IX (Giovanni Maria Mastai Ferretti, 1846-1878) ensuite, accordèrent à plusieurs églises une fête du Cœur très pur de Marie fixée au dimanche dans l’octave de l’Assomption, puis au samedi suivant la fête du Sacré-Cœur.

    Le 13 juillet 1917, la Sainte Vierge apparaissait au Portugal pour déclarer aux petits voyants de Fatima que Dieu voulait établir la dévotion à son Cœur immaculé pour le salut du monde. Elle demanda aux chrétiens la pratique du premier samedi du mois par la communion réparatrice et la récitation du chapelet accompagnée de la méditation des mystères du rosaire.

    Le 31 octobre 1942, le jour de la clôture solennelle du jubilé des Apparitions de Fatima, le vénérable Pie XII (Eugenio Pacelli, 1939-1958) s’exprimant à la radio, consacra le monde au Cœur immaculé de Marie pour répondre à l’appel de notre Mère du ciel. Il renouvela ce geste important le 8 décembre 1942. En 1944, en pleine guerre mondiale, le même souverain pontife consacrait encore tout le genre humain au Cœur immaculé de Marie pour le mettre sous sa puissante protection. À l’occasion de cette même cérémonie, il décréta que l’Église entière célébrerait chaque année une fête en l’honneur du Cœur immaculé de Marie afin d’obtenir, par l’intercession de la Très Sainte Vierge, « la paix des nations, la liberté de l’Église, la conversion des pécheurs, l’amour de la pureté et la pratique des vertus. » Il fixa la date de cette fête au 22 août, jour octave de la fête de l’Assomption.

    En créant la très Sainte Vierge, la Trinité Sainte a pu contempler le ravissant spectacle d’un Cœur qui, dès son premier battement, n’aima que son Dieu, et l’aima à lui seul plus que tous les anges et les saints ensemble ne l’aimeront jamais. « Le Père, dit saint Jean Eudes, a déployé sa puissance pour former un cœur de fille plein de respect et de fidélité envers son Créateur. Le Fils en fit un cœur de Mère et l’Esprit-Saint en fit un cœur d’épouse pour y célébrer ses noces ineffables. » La gloire de la fille du roi, disent les Livres Saints, est toute intérieure et cachée, autrement dit, elle est toute en son cœur. Là se trouvent toutes les perfections des anges et des hommes, dans un tel degré d’excellence que rien n’y peut être comparé. Là se trouvent les perfections de Dieu même, aussi fidèlement retracées qu’elles peuvent l’être dans une simple créature.

    La bonté et la miséricorde président parmi les vertus dont Dieu a orné le Cœur immaculé de sa Mère. Aussi tout pécheur trouve en elle un refuge assuré. Ce cœur, qui nous a tant aimés, n’a point été flétri dans le tombeau comme celui des autres mortels. Ses mouvements n’ont été qu’un seul instant suspendus sous le souffle de la mort. Il vit aujourd’hui palpitant d’un amour infini, inondé de célestes délices au sein de la gloire immortelle où il continue de nous aimer avec prédilection.

    Comme la sainte Église nous le recommande aujourd’hui au moyen de la belle fête du Cœur immaculé de Marie, vouons un culte spécial de vénération et d’amour à ce cœur magnanime, le plus noble le plus généreux qui soit sorti des mains du Créateur. Supplions-le donc de nous apprendre à aimer Jésus, à souffrir pour Lui, à supporter avec amour et résignation les peines de la vie, les souffrances et les croix qu’il plaira à Dieu de nous envoyer. Recourons donc sans cesse à ce cœur incomparable et nous expérimenterons infailliblement sa bénignité, sa mansuétude et sa tendresse.

    Cuore_Immacolato_della_Beata_Vergine_Maria_L

    Consécration au Cœur immaculé de Marie, instituée par le pape Pie XII.

    Reine du très saint rosaire, secours des chrétiens, refuge du genre humain, victorieuses de toutes les batailles de Dieu, nous voici prosternés suppliants aux pieds de votre trône, dans la certitude de recevoir les grâces, l’aide et la protection opportunes dans les calamités présentes, non en vertu de nos mérites, dont nous ne saurions nous prévaloir, mais uniquement par l’effet de l’immense bonté de votre cœur maternel.

    C’est à vous, c’est à votre Cœur immaculé, qu’en cette heure tragique de l’histoire humaine, nous nous confions et nous nous consacrons, non seulement en union avec la sainte Église – corps mystique de votre Fils Jésus – qui souffre et verse son sang, en proie aux tribulations en tant de lieux et de tant de manières, mais en union aussi avec le monde entier, déchiré par de farouches discordes, embrasé d’un incendie de haine et victime de ses propres iniquités.

    Laissez-vous toucher par tant de ruines matérielles et morales, par tant de douleurs, tant d’angoisses de pères et de mères, de frères, d’enfants innocents, par tant de vies fauchées dans la fleur de l’âge, tant d’âmes torturées et agonisantes, tant d’autres en péril de se perdre éternellement.

    Ô Mère de miséricorde, obtenez-nous de Dieu la paix, et surtout les grâces qui peuvent en un instant convertir le cœur des hommes, ces grâces qui préparent, concilient, assurent la paix ! Reine de la paix, priez pour nous et donnez au monde en guerre la paix après laquelle les peuples soupirent, la paix dans la vérité, dans la justice, dans la charité du Christ.
    Donnez-lui la paix des armes et la paix des âmes, afin que dans la tranquillité de l’ordre s’étende le règne de Dieu. Accordez votre protection aux infidèles et à tous ceux qui gisent encore dans les ombres de la mort ; donnez-leur la paix, faites que se lève pour eux le soleil de la vérité et qu’ils puissent avec nous, devant l’unique Sauveur du monde, répéter : Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur terre aux hommes de bonne volonté ! Aux peuples séparés par l’erreur ou par la discorde, particulièrement à ceux qui professent pour vous une singulière dévotion et chez lesquels il n’y avait pas de maison qui n’honorât votre vénérable icône (peut-être aujourd’hui cachée et réservée pour des jours meilleurs), donnez la paix et reconduisez-les à l’unique bercail du Christ, sous l’unique vrai Pasteur.

    Obtenez à la sainte Église de Dieu une paix et une liberté complètes ; arrêtez les débordements du déluge néo-païen ; développez dans le cœur des fidèles l’amour de la pureté, la pratique de la vie chrétienne et le zèle apostolique, afin que le peuple des serviteurs de Dieu augmente en mérite et en nombre.

    Enfin, de même qu’au cœur de votre Fils Jésus furent consacrés l’Église et le genre humain tout entier, afin que, toutes les espérances étant placées en lui, il devînt pour eux signe et gage de victoire et de salut, ainsi et pour toujours nous nous consacrons à vous, à votre Cœur immaculé, ô notre Mère et Reine du monde, pour que votre amour et votre protection hâtent le triomphe du règne de Dieu et que toutes les nations, en paix entre elles et avec Dieu, vous proclament bienheureuse et entonnent avec vous, d’une extrémité du monde à l’autre, l’éternel Magnificat de gloire à celui en qui seul elles peuvent trouver la vérité, la vie et la paix.

     

     

     

  • prière

    https://youtu.be/6hlbG7v8zOw

     

     

    Je vis mais sans vivre en moi ;

    bandeau_unite_chretienJe vis mais sans vivre en moi ;
    Et mon espérance est telle
    Que je meurs de ne pas mourir.

    Je vis déjà hors de moi
    Depuis que je meurs d’amour ;
    Car je vis dans le Seigneur
    Qui m’a voulue pour lui.
    Quand je lui donnai mon cœur,
    Il y inscrivit ces mots :
    Je meurs de ne pas mourir…

    Ah ! qu’elle est triste la vie,
    Où l’on ne jouit pas du Seigneur !
    Et si l’amour lui-même est doux
    La longue attente ne l’est pas ;
    Ôte-moi, mon Dieu, cette charge
    Plus lourde que l’acier,
    Car je meurs de ne pas mourir.

    Je vis dans la seule confiance
    Que je dois un jour mourir,
    Parce que, par la mort, c’est la vie
    Que me promet mon espérance.
    Mort où l’on gagne la vie,
    Ne tarde pas, puisque je t’attends,
    Car je meurs de ne pas mourir.

    Vois comme l’amour est fort (Ct 8,6) ;
    Ô vie, ne me sois pas à charge !
    Regarde ce qui seul demeure :
    Pour te gagner, te perdre ! (Lc 9,24)
    Qu’elle vienne la douce mort !
    Ma mort, qu’elle vienne bien vite,
    Car je meurs de ne pas mourir.

    Cette vie de là-haut,
    Vie qui est la véritable,
    ? ; Jusqu’à ce que meure cette vie d’ici-bas –
    Tant que l’on vit on n’en jouit pas.
    Ô mort ! ne te dérobe pas.
    Que je vive puisque déjà je meurs,
    Car je meurs de ne pas mourir.

    Ô vie, que puis-je donner
    À mon Dieu qui vit en moi
    Si ce n’est de te perdre, toi,
    Pour mériter de le goûter !
    Je désire en mourant l’obtenir,
    Puisque j’ai si grand désir de mon Aimé
    Que je meurs de ne pas mourir.

     

    Sainte Thérèse d’Avila (1515-1582), carmélite, docteur de l’Église
    Poésie « Vivo sin vivir en mí » (trad. OC, Cerf, 1995, p. 1221)