Catégorie : Prières et Chants

  • La prière nous introduit déjà dans le règne de Dieu

    homme-notre-pere

    « Que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne. » Admirez ici, mes filles, l’immense sagesse de notre Maître ! Que demandons-nous quand nous demandons ce royaume ? … Notre Seigneur connaissait notre extrême faiblesse. Il savait que nous étions incapables de sanctifier, de louer, d’exalter, de glorifier le nom très saint du Père éternel d’une manière convenable, à moins qu’il n’y supplée en nous donnant dès ici-bas son royaume. C’est pour cela même que le bon Jésus a joint ici ces deux demandes…

    A mon avis, l’un des grands biens que renferme le royaume du ciel, c’est qu’on y est dégagé de toutes les choses de la terre, qu’on y goûte un repos, une béatitude intimes, qu’on s’y réjouit de la joie de tous, dans une paix perpétuelle, dans un bonheur profond de voir tous les élus sanctifier et louer le Seigneur, bénir son nom, sans qu’il se trouve personne pour l’offenser. Tous l’aiment, et l’âme n’a d’autre occupation que de l’aimer, et elle ne peut cesser de l’aimer parce qu’elle le connaît.

    Eh bien ! s’il nous était donné de le connaître nous l’aimerions de même ici-bas, non toutefois aussi parfaitement ni avec cette stabilité, mais enfin, nous l’aimerions tout autrement que nous ne l’aimons… Ce dont il s’agit est possible à l’âme, dès cet exil, avec la grâce de Dieu. Mais il reste vrai qu’elle ne peut pas l’atteindre parfaitement…car nous naviguons encore sur la mer de ce monde, et nous sommes toujours voyageurs. Il est des moments cependant où le Seigneur, nous voyant fatigués du chemin, met toutes nos puissances dans le calme et notre âme dans la quiétude. Il révèle alors clairement, par un certain avant-goût, quelle est la saveur de la récompense réservée à ceux qu’il introduit dans son royaume.

    Sainte Thérèse d’Avila (1515-1582), carmélite, docteur de l’Église
    Chemin de perfection, ch. 30 (trad. OC, Cerf 1995, p. 811)

     

     

     

     

  • Notre-Dame des Sept-Douleurs – mémoire obligatoire

    Le 15 septembre (depuis la rénovation liturgique du Pape Saint Pie X en 1914), la Liturgie de l’Église nous invite à faire mémoire des douleurs de la Vierge Marie. « Votre peine, Vierge sacrée, a été la plus grande qu’une pure créature ait jamais endurée ; car toutes les cruautés que nous lisons que l’on a fait subir aux martyrs, ont été légères et comme rien en comparaison de Votre douleur. Elle a été si grande et si immense, qu’elle a crucifié toutes Vos entrailles et a pénétré jusque dans les plus secrets replis de Votre Cœur. Pour moi, ma très pieuse Maîtresse, je suis persuadé que Vous n’auriez jamais pu en souffrir la violence sans mourir, si l’esprit de vie de Votre aimable Fils, pour lequel Vous souffriez de si grands tourments, ne Vous avait soutenue et fortifiée par Sa puissance infinie » (Saint Anselme – « De l’exercice de la Vierge », I, 5)

    La Mémoire obligatoire de Notre-Dame des Sept-Douleurs – que l’Église nous invite, en cette Octave de la Nativité de la Vierge, à méditer plus particulièrement – a pour but de nous rappeler le martyre inouï qu’endura l’Auguste Vierge Marie en tant que Co-Rédemptrice du genre humain. L’Église honore en ce jour Ses incomparables douleurs, spécialement celles qu’Elle ressentit au pied de la Croix au moment de la consommation du mystère de notre Rédemption. Après s’être concentré sur le déchirement de l’âme de Marie au jour de la Passion de Son Divin Fils, jour où Ses souffrances atteignirent leur maximum d’intensité, la piété des fidèles s’est étendue à d’autres douleurs que la Divine Mère éprouva à différentes occasions de Sa Très Sainte vie. Pour illustrer les douleurs de la Vierge Mère, les peintres représentent Son Cœur percé de sept glaives, symbole des sept douleurs principales de la Mère de Dieu, qui la couronnèrent comme Reine des Martyrs. Voici la liste de ces sept douleurs dont le souvenir est cher aux vrais enfants de Marie :

    1. La prophétie du Saint Vieillard Syméon (Luc, 2, 34-35)
    2. La fuite de la Sainte Famille en Égypte (Matthieu, 2, 13-21)
    3. La disparition de Jésus pendant trois jours au Temple (Luc, 2, 41-51)
    4. La rencontre de la Vierge Marie et Jésus sur la via dolorosa (Luc, 23, 27-31)
    5. Marie contemplant la souffrance et la mort de Jésus sur la Croix (Jean, 19, 25-27)
    6. La Vierge Marie accueille Son Fils mort dans Ses bras lors de la déposition de Croix.
    7. La Vierge Marie abandonne le Corps de Son Divin Fils lors de la mise au Saint Sépulcre.

    Contemplons donc dans les bras de la Vierge Marie, l’Homme-Dieu crucifié à cause de nos iniquités et compatissons aux douleurs excessives de notre Mère du Ciel. Joignons nos larmes aux Siennes et détestons nos péchés qui ayant provoqué la mort de Son Divin Fils, ont également été la cause de Son intime martyre. Prions-La de nous obtenir du Sauveur les grâces nécessaires pour profiter de Ses exemples et imiter Ses vertus lorsqu’Il Lui plaira de nous faire part de Ses humiliations, de Ses douleurs et de Sa croix.

    Pour un approfondissement :
    >>> Notre-Dame des douleurs – Missel

     

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    STABAT MATER

    Stabat Mater dolorosa
    Juxta Crucem lacrimosa
    Dum pendebat Filius.
    Debout, la Mère douloureuse
    Serrait la Croix, la malheureuse,
    Où son pauvre enfant pendait.
    Cujus animam gementem,
    Contristatam et dolentem,
    Pertransivit gladius.
    Et dans son âme gémissante,
    Inconsolable, défaillante,
    Un glaive aigu s’enfonçait.
    O quam tristis et afflicta
    Fuit illa benedicta
    Mater Unigeniti !
    Ah ! qu’elle est triste et désolée,
    La Mère entre toutes comblée !
    Il était le Premier-Né !
    Quae moerebat et dolebat
    Pia Mater, dum videbat
    Nati poenas inclyti.
    Elle pleure, pleure, la Mère,
    Pieusement qui considère
    Son enfant assassiné.
    Quis est homo qui non fleret,
    Matrem Christi si videret
    In tanto supplicio ?
    Qui pourrait retenir ses pleurs
    A voir la Mère du Seigneur
    Endurer un tel Calvaire ?
    Quis non posset contristari,
    Christi Matrem contemplari
    Dolentem cum Filio ?
    Qui peut, sans se sentir contrit,
    Regarder près de Jésus-Christ
    Pleurer tristement sa Mère ?
    Pro peccatis suae gentis,
    Vidit Jesum in tormentis,
    Et flagellis subditum.
    Pour les péchés de sa nation,
    Elle le voit, dans sa Passion,
    Sous les cinglantes lanières.
    Vidit suum dulcem natum
    Moriendo desolatum,
    Dum emisit spiritum.
    Elle voit son petit garçon
    Qui meurt dans un grand abandon
    Et remet son âme à son Père.
    Eia Mater, fons amoris,
    Me sentire vim doloris
    Fac, ut tecum lugeam.
    Pour que je pleure avec toi,
    Mère, source d’amour, fais-moi
    Ressentir ta peine amère !
    Fac, ut ardeat cor meum
    In amando Christum Deum,
    Ut sibi complaceam.
    Fais qu’en mon coeur brûle un grand feu,
    L’amour de Jésus-Christ mon Dieu,
    Pour que je puisse lui plaire !
    Sancta Mater, istud agas,
    Crucifixi fige plagas
    Cordi meo valide.
    Exauce-moi, ô sainte Mère,
    Et plante les clous du Calvaire
    Dans mon coeur, profondément !
    Tui nati vulnerati,
    Tam dignati pro me pati,
    Poenas mecum divide.
    Pour moi ton Fils, couvert de plaies,
    A voulu tout souffrir ! Que j’aie
    Une part de ses tourments !
    Fac me tecum pie flere,
    Crucifixo condolore,
    Donec ego vixero.
    Que je pleure en bon fils avec toi,
    Que je souffre avec lui sur la Croix
    Tant que durera ma vie !
    Juxta Crucem tecum stare,
    Et me tibi sociare
    In planctu desidero.
    Je veux contre la Croix rester
    Debout près de toi, et pleurer
    Ton fils en ta compagnie !
    Virgo virginum proeclara,
    Mihi jam non sis amara,
    Fac me tecum plangere.
    O Vierge, entre les vierges claire,
    Pour moi ne sois plus si amère :
    Fais que je pleure avec toi !
    Fac, ut portem Christi mortem,
    Passionis fac consortem,
    Et plagas recolere.
    Fais que me marque son supplice,
    Qu’à sa Passion je compatisse,
    Que je m’applique à sa Croix !
    Fac me plagis vulnerari,
    Fac me Cruce inebriari,
    Et cruore Filii.
    Fais que ses blessures me blessent,
    Que je goûte à la Croix l’ivresse
    Et le sang de ton enfant !
    Flammis ne urar succensus,
    Per te, Virgo, sim defensus
    In die judicii.
    Pour que j’échappe aux vives flammes,
    Prends ma défense, ô notre Dame,
    Au grand jour du jugement !
    Christe, cum sit hinc exire,
    Da per Matrem me venire
    Ad palmam victoriae.
    Jésus, quand il faudra partir,
    Puisse ta Mère m’obtenir
    La palme de la victoire.
    Quando corpus morietur,
    Fac, ut animae donetur
    Paridisi gloria.
    Et quand mon corps aura souffert,
    Fais qu’à mon âme soit ouvert
    Le beau paradis de gloire !

    Source principale : notredamedesneiges.over-blog (« Rév. x gpm »).

     

     

     

     

     

     

  • Intentions de prière du pape – septembre 2015

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    Universelle – L’insertion des jeunes
    Pour qu’augmentent les possibilités de formation et de travail pour tous les jeunes.

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    Pour l’évangélisation – Les catéchistes
    Pour que les catéchistes soient dans leur propre vie des témoins cohérents de la foi qu’ils annoncent.

     

     

     

     

  • Ste Marie Reine – mémoire

    enguerrand-quarton-couronnement-de-la-vierge

    Extraits de l’Encyclique du Vénérable Pie XII
    (Eugenio Pacelli, 1939-1958)
    « Ad Cæli Reginam » §22-26, §36, §39

    L’argument principal sur lequel se fonde la dignité royale de Marie, déjà évident dans les textes de la tradition antique et dans la sainte Liturgie, est sans aucun doute sa maternité divine. Dans les Livres Saints, en effet, on affirme du Fils qui sera engendré par la Vierge : « Il sera appelé Fils du Très-Haut et le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David, son père, et il régnera dans la maison de Jacob éternellement et son règne n’aura pas de fin » (Luc. 1, 32, 33) ; en outre, Marie est proclamée « Mère du Seigneur » (Luc 1,43). Il s’en suit logiquement qu’elle-même est Reine, puisqu’elle a donné la vie à un Fils qui, dès l’instant de sa conception, même comme homme, était, à cause de l’union hypostatique de la nature humaine avec le Verbe, Roi et Seigneur de toutes choses. St Jean Damascène a donc raison d’écrire : « Elle est vraiment devenue la Souveraine de toute la création au moment où elle devint Mère du Créateur » (St. Jean Damascène, De fide orthodoxa) et l’Archange Gabriel lui-même peut être appelé le premier héraut de la dignité royale de Marie.

    Cependant la Bienheureuse Vierge doit être proclamée Reine non seulement à cause de sa maternité divine mais aussi parce que selon la volonté de Dieu, elle joua dans l’œuvre de notre salut éternel, un rôle des plus éminents.

    Dans l’accomplissement de la Rédemption, la Très Sainte Vierge fut certes étroitement associée au Christ ; aussi chante-t-on à bon droit dans la Sainte Liturgie : « Sainte Marie, Reine du ciel et maîtresse du monde, brisée de douleur, était debout près de la Croix de Notre-Seigneur Jésus-Christ ». Et un pieux disciple de saint Anselme pouvait écrire au Moyen-âge : « Comme… Dieu, en créant toutes choses par sa puissance, est Père et Seigneur de tout, ainsi Marie, en restaurant toutes choses par ses mérites, est la Mère et la Souveraine de tout : Dieu est Seigneur de toutes choses parce qu’il les a établies dans leur nature propre par son ordre, et Marie est Souveraine de toutes choses en les restaurant dans leur dignité originelle par la grâce qu’elle mérita ». En effet, « Comme le Christ pour nous avoir rachetés est notre Seigneur et notre Roi à un titre particulier, ainsi la Bienheureuse Vierge est aussi notre Reine et Souveraine à cause de la manière unique dont elle contribua à notre Rédemption, en donnant sa chair à son Fils et en l’offrant volontairement pour nous, désirant, demandant et procurant notre salut d’une manière toute spéciale ».

    De ces prémisses, on peut tirer l’argument suivant : dans l’œuvre du salut spirituel, Marie fut, par la volonté de Dieu, associée au Christ Jésus, principe de salut, et cela d’une manière semblable à celle dont Ève fut associée à Adam, principe de mort, si « ce fut elle qui, exempte de toute faute personnelle ou héréditaire, bien que l’on peut dire de notre Rédemption qu’elle s’effectua selon une certaine « récapitulation en vertu de laquelle le genre humain, assujetti à la mort par une vierge, se sauve aussi par l’intermédiaire d’une vierge ; en outre on peut dire que cette glorieuse Souveraine fut choisie comme Mère de Dieu précisément « pour être associée à lui dans la rédemption du genre humain » ; réellement toujours étroitement unie à son Fils, l’a offert sur le Golgotha au Père Éternel, sacrifiant en même temps son amour et ses droits maternels, comme une nouvelle Ève, pour toute la postérité d’Adam, souillée par sa chute misérable » ; on pourra donc légitimement en conclure que, comme le Christ, nouvel Adam, est notre Roi parce qu’il est non seulement Fils de Dieu, mais aussi notre Rédempteur, il est également permis d’affirmer, par une certaine analogie, que la Sainte Vierge est Reine, et parce qu’elle est Mère de Dieu et parce que comme une nouvelle Ève, elle fut associée au nouvel Adam.

    Sans doute, seul Jésus-Christ, Dieu et homme est Roi, au sens plein, propre et absolu du mot ; Marie, toutefois, participe aussi à sa dignité royale, bien que d’une manière limitée et analogique parce qu’elle est la Mère du Christ Dieu et qu’elle est associée à l’œuvre du Divin Rédempteur dans sa lutte contre les ennemis et au triomphe qu’il a obtenu sur eux tous. En effet par cette union avec le Christ Roi elle atteint une gloire tellement sublime qu’elle dépasse l’excellence de toutes les choses créées : de cette même union avec le Christ, découle la puissance royale qui l’autorise à distribuer les trésors du Royaume du Divin Rédempteur ; enfin cette même union avec le Christ est source de l’efficacité inépuisable de son intercession maternelle auprès du Fils et du Père.

    Que tous s’efforcent selon leur condition de reproduire dans leur cœur et dans leur vie, avec un zèle vigilant et attentif, les grandes vertus de la Reine du Ciel, Notre Mère très aimante. Il s’ensuivra en effet que les chrétiens, en honorant et imitant une si grande Reine, se sentiront enfin vraiment frères et, bannissant l’envie et les désirs immodérés des richesses, développeront la charité sociale, respecteront les droits des pauvres et aimeront la paix. Que personne, donc, ne se croie fils de Marie, digne d’être accueilli sous sa puissante protection, si, à son exemple, il ne se montre doux, juste et chaste, et ne contribue avec amour à la vraie fraternité, soucieuse non de blesser et de nuire, mais d’aider et de consoler.

    Vivement désireux que la Reine et Mère du peuple chrétien accueille ces vœux et réjouisse de sa paix la terre secouée par la haine et, après cet exil, nous montre à tous Jésus qui sera notre paix et notre joie pour l’éternité, à vous Vénérables Frères et à vos fidèles, Nous accordons de tout cœur, comme gage du secours du Dieu tout-puissant et comme preuve de notre affection, la Bénédiction Apostolique.

    – Copyright © Libreria Editrice Vaticana

    T.S.V.-Marie
    Reine du Très Saint Rosaire, Secours des Chrétiens, Refuge du genre humain, Victorieuse de toutes les batailles de Dieu, nous voici prosternés, suppliants au pied de votre trône, dans la certitude d’obtenir miséricorde et de recevoir les grâces, l’aide et la protection opportunes dans les calamités présentes, non en vertu de nos mérites, dont nous ne saurions nous prévaloir, mais uniquement par l’effet de l’immense bonté de votre Cœur maternel.

    C’est à vous, c’est à votre Cœur immaculé qu’en cette heure tragique de l’histoire humaine nous nous confions et nous nous consacrons, non seulement en union avec la Sainte Église —Corps mystique de votre Fils Jésus — qui souffre et verse son sang en tant de lieux, qui est en proie aux tribulations de tant de manières, mais en union aussi avec le monde entier, déchiré par de farouches discordes, embrasé d’un incendie de haine et victime de ses propres iniquités.

    Laissez-vous toucher par tant de ruines matérielles et morales ; par tant de douleurs, tant d’angoisses de pères et de mères, d’époux, de frères, d’enfants innocents ; par tant de vies fauchées dans la fleur de l’âge ; par tant de corps déchiquetés dans l’horrible carnage ; par tant d’âmes torturées et agonisantes, par tant d’autres en péril de se perdre éternellement.

    Ô Mère de miséricorde, obtenez-nous de Dieu la paix et surtout les grâces qui peuvent en un instant convertir le cœur des hommes, ces grâces qui préparent, concilient, assurent la paix ! Reine de la paix, priez pour nous et donnez au monde en guerre la paix après laquelle les peuples soupirent, la paix dans la vérité, dans la justice, dans la charité du Christ. Donnez-lui la paix des armes et la paix des âmes, afin que dans la tranquillité de l’ordre s’étende le règne de Dieu.

    Accordez votre protection aux infidèles et à tous ceux qui gisent encore dans les ombres de la mort ; donnez-leur la paix et faites que se lève pour eux le soleil de la Vérité et qu’ils puissent avec nous, devant l’unique Sauveur du monde, répéter : « Gloire à Dieu au plus haut des Cieux et paix sur la terre aux hommes de bonne volonté » (Luc II, 14).

    Aux peuples séparés par l’erreur ou par la discorde, et particulièrement à ceux qui professent pour vous une singulière dévotion et chez lesquels il n’y a pas de maison qui n’honorât votre vénérable icône (peut-être aujourd’hui cachée et réservée pour des jours meilleurs), donnez la paix et reconduisez-les à l’unique bercail du Christ, sous l’unique et vrai Pasteur.

    Obtenez à la Sainte Église de Dieu une paix et une liberté complètes ; arrêtez les débordements du déluge néo-païen ; développez dans le cœur des fidèles l’amour de la pureté, la pratique de la vie chrétienne et le zèle apostolique, afin que le peuple des serviteurs de Dieu augmente en mérites et en nombre.

    Enfin, de même qu’au Cœur de votre Fils Jésus furent consacrés l’Église et le genre humain tout entier, afin que, toutes leurs espérances étant placées en Lui, Il devînt pour eux signe et gage de victoire et de salut, ainsi et pour toujours nous nous consacrons à vous, à votre Cœur immaculé, ô notre Mère et Reine du monde ; pour que votre amour et votre protection hâtent le triomphe du règne de Dieu et que toutes les nations, en paix entre elles et avec Dieu, vous proclament bienheureuse et entonnent avec vous, d’une extrémité du monde à l’autre, l’éternel magnificat de gloire, d’amour, de reconnaissance au Cœur de Jésus en qui Seul elles peuvent trouver la vérité, la vie et la paix.

     

     

     

     

     

  • St Maksymilian Maria Kolbe, prêtre o.f.m. conv. et martyr

    San_Massimiliano_Maria_Kolbe_WMaximilien Kolbe (de son prénom de baptême: Rajmund) naît le 8 janvier 1894 à Zdunska Wola, pas très loin de Lodz, en Pologne. Il était le fils de Jules et Marie Dabrowska.
    Adolescent, il se sentit fasciné par l’idéal de saint François d’Assise et entra au petit séminaire des Franciscains conventuels (dits Cordeliers) de Léopoli.

    Après le noviciat, il fut envoyé à Rome, au Collège International de l’ordre, pour y faire ses études ecclésiastiques. En 1915, il fut diplômé en philosophie puis, en 1919, en théologie.

    Alors que l’Europe est déchirée par la Première Guerre Mondiale, Maximilien songe à une grande œuvre au service de l’Immaculée pour l’avènement du Royaume du Christ.

    Le soir du 16 octobre 1917, il fonde avec quelques compagnons la « Mission de l’Immaculée », qui a pour but la conversion et la sanctification de tous les hommes par l’offrande inconditionnelle à la Vierge Marie.

    Il est ordonné prêtre en 1918 et, en 1919, une fois ses études ecclésiastiques terminées, il rentre en Pologne pour commencer à Cracovie un travail d’organisation et d’animation du mouvement de la « Mission de l’Immaculée ».

    Comme moyen de liaison entre les adhérents du mouvement, il fonde la revue « Le Chevalier de l’Immaculée ».

    En 1927, encouragé par la progression importante du nombre de collaborateurs consacrés et de membres de la M.I., il transfère le centre d’édition à Niepokalanow, ou « Cité de l’Immaculée », près de Varsovie, qui accueillera plus de 700 religieux. Ceux-ci se consacreront à évangéliser le monde grâce à l’utilisation des moyens de communication sociale.

    En 1930, il part avec quatre autres frères pour le Japon, où il fonde « Mugenzai No Sono », ou « Jardin de l’Immaculée », dans la banlieue de Nagasaki et y imprime une revue mariale. Cette « cité » restera intacte après l’explosion, en 1945, de la bombe atomique sur Nagasaki.

    maximilien-kolbeEn 1936, il rentre en Pologne, appelé par la croissance de la communauté religieuse et l’expansion de l’activité éditoriale : onze publications, parmi lesquelles un quotidien de grande audience dans les classes populaires : il tire à 228.560 exemplaires, et le « Le Chevalier de l’Immaculée » à un million d’exemplaires.

    Le 1er septembre 1939, la Seconde Guerre Mondiale éclate. Niepokalanow est bombardée et saccagée. Les religieux doivent l’abandonner. Les bâtiments sont utilisés comme lieu de premier accueil pour les réfugiés et les militaires

    Le 17 février 1941, le Père Kolbe est arrêté par la Gestapo et incarcéré dans la prison Pawiak de Varsovie. Le 28 mai de la même année, il est déporté au camp d’extermination d’Auschwitz, où on lui assigna le numéro 16670.

    Fin juillet, un prisonnier s’échappa. En guise de représailles, le commandant Fritsch décide de choisir dix compagnons du même bloc et les condamne injustement à mourir de faim et de soif dans le « souterrain de la mort ».

    A la stupeur de tous les prisonniers et des nazis eux-mêmes, le père Maximilien sort des rangs et s’offre pour remplacer l’un des condamnés, le jeune sergent polonais François Gajowniczek. De cette manière inattendue et héroïque, le Père Maximilien descend avec les neuf autres prisonniers dans le « souterrain de la mort » où, les uns après les autres, les prisonniers meurent, consolés, assistés et bénis par un saint.

    Le 14 août 1941, le Père Kolbe quitte sa demeure terrestre, pour la rencontre avec Dieu, suite à une injection d’acide phénique. Le jour suivant, son corps fut brûlé dans le four crématoire et ses cendres dispersées au vent.

    Maximilien-Marie Kolbe a été élevé à la gloire des autels, le 17 octobre 1971, par le Bx Paul VI (Giovanni Battista Montini, 1963-1978) et canonisé, le 10 octobre 1982, par Saint Jean-Paul II (Karol Józef Wojty?a, 1978-2005).

    Pour un approfondissement biographique :
    >>> Biographie

    Source principale : kolbemission.org ; missel.free.fr (« Rév. x gpm »).

    coeur-et-fleurs

    Acte de consécration à l’immaculée

     

    Daignez recevoir ma louange, ô Vierge bénie ! Immaculée Conception, Reine du ciel et de la terre, Refuge des pécheurs et Mère très-aimante, à qui Dieu a voulu confier tout l’ordre de la miséricorde, me voici à vos pieds, moi, pauvre pécheur. Je vous en supplie, acceptez mon être tout entier comme votre bien et votre propriété. Agissez en moi selon votre volonté, en mon âme et mon corps, en ma vie et ma mort et mon éternité. Disposez avant tout de moi comme vous le désirez, pour que se réalise enfin ce qui est dit de vous : La Femme écrasera la tête du serpent et aussi : Vous seule vaincrez les hérésies dans le monde entier. Qu’en vos mains immaculées, si riches de miséricorde, je devienne un instrument de votre amour, capable de ranimer et d’épanouir pleinement tant d’âmes tièdes ou égarées. Ainsi s’étendra sans fin le règne du Cœur divin de Jésus. Vraiment, votre seule présence attire les grâces qui convertissent et sanctifient les âmes, puisque la grâce jaillit du Cœur divin de Jésus sur nous tous, en passant par vos mains maternelles.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

  • En route vers l’Assomption

     

    1 – La première en chemin, Marie tu nous entraînes
    A risquer notre « oui » aux imprévus de Dieu.
    Et voici qu’est semé en l’argile incertaine
    De notre humanité, Jésus Christ, Fils de Dieu.

    R/ Marche avec nous, Marie, sur nos chemins de foi,
    Ils sont chemins vers Dieu, ils sont chemins vers Dieu.

    2 – La première en chemin, joyeuse, tu t’élances,
    Prophète de celui qui a pris corps en toi.
    La Parole a surgi, tu es sa résonance
    Et tu franchis des monts pour en porter la voix.

    R/ Marche avec nous, Marie, aux chemins de l’annonce,
    Ils sont chemins vers Dieu, ils sont chemins vers Dieu.

    3 – La première en chemin, tu provoques le signe
    Et l’heure pour Jésus de se manifester.
    « Tout ce qu’Il vous dira, faites-le ! » et nos vignes
    Sans saveur et sans fruit, en sont renouvelées.

    R/ Marche avec nous, Marie, aux chemins de l’écoute,
    Ils sont chemins vers Dieu, ils sont chemins vers Dieu.

    4 – La première en chemin pour suivre au Golgotha
    Le fruit de ton amour que tous ont condamné,
    Tu te tiens là, debout, au plus près de la croix,
    Pour recueillir la vie de son cœur transpercé.

    R/ Marche avec nous, Marie, sur nos chemins de croix,
    Ils sont chemins vers Dieu, ils sont chemins vers Dieu.

    5 – La première en chemin, brille ton espérance
    Dans ton cœur déchiré et la nuit du tombeau.
    Heureuse toi qui crois d’une absolue confiance ;
    Sans voir et sans toucher, tu sais le jour nouveau.

    R/ Marche avec nous, Marie, aux chemins d’espérance,
    Ils sont chemins vers Dieu, ils sont chemins vers Dieu.

    6 – La première en chemin avec l’Eglise en marche,
    Dès les commencements, tu appelles l’Esprit !
    En ce monde aujourd’hui, assure notre marche ;
    Que grandisse le corps de ton Fils Jésus Christ !

    Cote SECLI : V 565 / —
    Paroles : Soeur Marie-Colette Guédon – Musique : Georges Lefebvre

     

     

     

     

     

  • Plus riches

     

    A propos de la Sainte Vierge il faut que je te confie une de mes simplicités avec elle; parfois je me surprends à lui dire : « Mais ma bonne Sainte Vierge, je trouve que je suis plus heureuse que vous, car je vous ai pour Mère, et vous, vous n’avez pas de Sainte Vierge à aimer…
    Il est vrai que vous êtes la Mère de Jésus mais ce Jésus vous nous l’avez donné tout entier…et lui sur la croix, il vous a donnés à nous pour Mère. Ainsi nous sommes plus riches que vous puisque nous possédons Jésus et que vous êtes à nous aussi . » ( L.T. 137 ).

    Ste Thérèse

     

     

     

     

  • Intentions de prières du pape François – août 2015

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    Universelle – Les bénévoles

    Pour que les personnes œuvrant dans le cadre du bénévolat s’engagent avec générosité au service des personnes en situation de précarité.

     

    Pour l’évangélisation – Aller aux périphéries

    Pour que, sortant de nous?mêmes, nous nous rendions proches des personnes qui se trouvent à la périphérie des relations humaines et sociales.

     

     

     

  • La prière gratuite

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    Fruit et prière sont les mots-clés de l’Évangile. (…)
    Il y a des gens qui ne prient presque jamais et, lorsqu’ils le font, c’est en espérant que Dieu pourra résoudre pour eux un problème si compliqué qu’ils ne voient pas de solution. Et ils justifient leur attitude par les paroles de Jésus: «tout ce que vous demandez dans la prière, croyez que vous l’avez déjà reçu, cela vous sera accordé» (Mc 11,24). Ils ont raison. Il est très humain, compréhensible et légitime que, devant des problèmes qui nous dépassent, nous fassions confiance à Dieu, à une force supérieure à la nôtre.
    Mais il faut ajouter que toute prière est “inutile”, («votre Père sait de quoi vous avez besoin avant même que vous l’ayez demandé»: Mt 6,8), en ce sens qu’elle n’a pas d’utilité pratique directe, comme —par exemple— celle d’allumer une lumière. Nous ne recevons rien en échange de notre prière, parce que tout ce que nous recevons de Dieu est grâce pour grâce.
    Alors, faut-il prier? Certainement, car c’est maintenant que nous savons que nous recevons la grâce, que la prière a le plus de valeur: parce qu’elle est “inutile” et “gratuite”. En plus, la prière de demande nous apporte trois bienfaits: la paix intérieure (rencontrer Jésus, notre ami, et avoir confiance en Dieu, c’est relaxant); réfléchir, rationaliser un problème et savoir comment le présenter, c’est l’avoir presque résolu; enfin, la prière nous aide à distinguer entre ce qui est bon et ce qui n’est peut-être qu’un caprice. Alors, après-coup, nous comprendrons avec les yeux de la foi ce que Jésus nous dit: «Tout ce que vous demanderez en invoquant mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils» (Jn 14,13).

    Abbé Agustí BOADAS Llavat OFM (Barcelone, Espagne)
    evangeli.net