Catégorie : Prières et Chants

  • Rosaire

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    Un jeune soldat américain endurant de terribles tortures a réalisé que le Rosaire était une rencontre profonde avec le Seigneur, une rencontre qui lui a permis de rester en vie. Jeté sans ménagement dans une prison étouffante en pleine jungle. Il avait l’air malade, transpirant, mal nourri… Il gisait sur le sol sale, à demi-conscient. Il était régulièrement frappé, d’abord quotidiennement, puis plusieurs fois par jour, parfois toutes les heures. Semaines après semaines, cette brutalité constante venait sans justification, sans pitié, sans fin. Et pourtant… Cloué au sol par des douleurs atroces, pris de délires fiévreux, il avait tracé un dessin par terre d’un doigt tremblant, dans un moment de lucidité. Dix points disposés approximativement en cercle, et au centre, une croix. Alors, presque imperceptiblement, ses lèvres enflées et en sang s’étaient mises à murmurer : Je vous salue Marie, pleine de grâce, le Seigneur est avec vous…
    Le Rosaire est ce qui lui a permis de ne pas devenir fou dans ces temps d’une incompréhensible dureté. Prononcer ces mots de l’ange Gabriel et d’Elisabeth à Marie, prier le Notre Père et le Gloire au Père, contempler les mystères joyeux, douloureux et glorieux, tout cela a permis de faire pénétrer Dieu d’une manière éclatante dans cette cellule désespérément sombre. Faire avancer ses doigts brisés le long des points gravés dans la saleté du sol était un moyen de ressentir un certain ordre chassant momentanément le désordre, la grâce éclipsant la souffrance insensée. Dieu était alors véritablement présent.
    Car le Rosaire, comme l’a compris si clairement ce soldat, n’est pas un simple enchaînement de phrases que l’on récite les unes à la suite des autres ou encore un ennuyeux étalage des événements de la vie du Christ. Non, au contraire, c’est plutôt une immersion profondément mystique en Dieu. C’est ce qui permet d’échapper au maintenant qui paraît si difficile pour entrer dans une éternité aimante. C’est une opportunité de s’ancrer dans l’étreinte aimante du Christ par le biais de prières, de phrases et d’images ayant traversé des siècles de dévotion. Comme l’a exprimé avec ardeur Robert Llewelyn, pasteur luthérien, dans son livre sur le Rosaire, « les paroles sont comme les rives d’un fleuve et la prière est comme le fleuve lui-même. Les rivages sont nécessaires pour donner la bonne direction, pour que le fleuve continue de couler normalement. Mais c’est bien le fleuve qui nous intéresse. Il en va de même pour la prière : seule compte la tendance de notre cœur à se tourner vers Dieu. Quand le fleuve se jette dans la mer, les rives s’effacent. De même, lorsque nous pénétrons profondément dans la présence de Dieu, les mots disparaissent… et nous nous retrouvons dans le silence de l’océan de l’amour divin. »
    Il en va véritablement ainsi. Le Rosaire est une prière ancrée dans le moment présent, en lien direct avec l’éternité.
    Le Rosaire, c’est une rencontre incomparable avec le Christ qui est à même de transcender les réalités les plus dures. C’est un moment de prière pendant lequel les mots s’effacent peu à peu pour nous faire entrer « dans le silence de l’amour divin ».

    Tod Worner, marié, père de famille, médecin
    Extrait de son témoignage sur le Rosaire
    aleteia.org 11/12/2016

     

     

     

  • « Je viens vous annoncer une bonne nouvelle, une grande joie pour tout le peuple. »

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    « Je vous annonce une grande joie. » Telles sont les paroles de l’ange aux bergers de Bethléem. Je vous les redis aujourd’hui, âmes fidèles : je vous apporte une nouvelle qui doit vous causer une grande joie. Pour de pauvres exilés, condamnés à mort, peut-il y avoir plus heureuse nouvelle que celle de l’apparition de leur Sauveur, venu non seulement les délivrer de la mort, mais leur obtenir le retour dans la patrie ? C’est précisément ce que je vous annonce : « Un Sauveur vous est né »…

    Quand un monarque fait sa première entrée dans une ville de son royaume, on lui rend les plus grands honneurs ; que de décors, que d’arcs de triomphe ! Prépare-toi donc, ô heureuse Bethléem, à recevoir dignement ton Roi… Sache, te dit le prophète (Mi 5,1), que parmi toutes les cités de la terre, tu es la plus favorisée, puisque c’est toi que le Roi du ciel a choisie pour lieu de sa naissance ici-bas, afin de régner ensuite non pas seulement sur la Judée, mais sur les cœurs des hommes en tous lieux… Qu’auront dit les anges en voyant la Mère de Dieu entrer dans une grotte pour y enfanter le Roi des rois ! Les enfants des princes viennent au monde dans des appartements étincelants d’or… ; ils sont entourés des plus hauts dignitaires du royaume. Le Roi du ciel, lui, veut naître dans une étable froide et sans feu ; pour se couvrir, il n’a que de pauvres lambeaux ; pour reposer ses membres, qu’une mangeoire misérable avec un peu de paille…

    Ah ! La seule considération de la naissance de Jésus Christ et des circonstances qui l’accompagnèrent, devrait nous embraser d’amour ; et les seuls mots de grotte, de mangeoire, de paille, de lait, de vagissements, replaçant devant nos yeux l’Enfant de Bethléem, devraient être pour nous autant de flèches enflammées blessant d’amour tous nos cœurs. Heureuse grotte, mangeoire, paille ! Mais bien plus heureuses les âmes qui chérissent avec ferveur et tendresse ce Seigneur tant digne d’amour et qui, brûlant de charité ardente, le reçoivent dans la sainte communion. Avec quel élan, avec quelle joie Jésus vient reposer dans l’âme qui l’aime vraiment !

    Saint Alphonse-Marie de Liguori (1696-1787), évêque et docteur de l’Église
    Discours pour la neuvaine de Noël, n° 10 (trad. Éds. Saint Paul 1993, p. 133s rev.)

     

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  • « Le Puissant fit pour moi des merveilles. » (Lc 1,49)

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    Oh ! Je t’aime, Marie, te disant la servante
    Du Dieu que tu ravis par ton humilité (Lc 1,38)
    Cette vertu cachée te rend toute-puissante
    Elle attire en ton cœur la Sainte Trinité
    Alors l’Esprit d’Amour te couvrant de son ombre (Lc 1,35)
    Le Fils égal au Père en toi s’est incarné
    De ses frères pécheurs bien grand sera le nombre
    Puisqu’on doit l’appeler : Jésus, ton premier-né ! (Lc 2,7)
    Ô Mère bien-aimée, malgré ma petitesse
    Comme toi je possède en moi le Tout-Puissant
    Mais je ne tremble pas en voyant ma faiblesse :
    Le trésor de la mère appartient à l’enfant
    Et je suis ton enfant, ô ma Mère chérie.
    Tes vertus, ton amour, ne sont-ils pas à moi ?
    Aussi lorsqu’en mon cœur descend la blanche hostie
    Jésus, ton Doux Agneau, croit reposer en toi !

    noc3abl-s602-en-bannic3a8re-verticaleTu me le fais sentir, ce n’est pas impossible
    De marcher sur tes pas, ô Reine des élus.
    L’étroit chemin du Ciel, tu l’as rendu visible
    En pratiquant toujours les plus humbles vertus.
    Auprès de toi, Marie, j’aime à rester petite,
    Des grandeurs d’ici-bas je vois la vanité,
    Chez sainte Élisabeth, recevant ta visite,
    J’apprends à pratiquer l’ardente charité.

    Là j’écoute ravie, douce Reine des anges,
    Le cantique sacré qui jaillit de ton cœur (Lc 1,46s)
    Tu m’apprends à chanter les divines louanges
    À me glorifier en Jésus mon Sauveur.
    Tes paroles d’amour sont de mystiques roses
    Qui doivent embaumer les siècles à venir.
    En toi le Tout-Puissant a fait de grandes choses
    Je veux les méditer, afin de l’en bénir.

    Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus (1873-1897), carmélite, docteur de l’Église
    Poésie « Pourquoi je t’aime, ô Marie », strophes 4-7 (OC, Cerf DDB 1992, p. 751)

     

     

     

  • Solennité de l’Immaculée Conception de la Vierge Marie

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    00h3550l020561505616__043279800_1434_22122014Vraiment, il est juste et bon de te rendre gloire,

    de t’offrir notre action de grâce, toujours et en tout lieu,

    à toi, Père très saint, Dieu éternel et tout-puissant.

    Car tu as préservé la Vierge Marie

    de toutes les séquelles du premier péché,

    et tu l’as comblée de grâce (Lc 1,28)

    pour préparer à ton Fils

    une mère vraiment digne de lui ;

    en elle, tu préfigurais l’Église,

    la fiancée sans ride, sans tache,

    resplendissante de beauté (Ep 5,27).

    Cette vierge pure devait nous donner le Sauveur,

    l’Agneau immaculé qui enlève nos fautes (Jn 1,29).

    Choisie entre toutes les femmes,

    elle intervient en faveur de ton peuple

    et demeure pour lui l’idéal de la sainteté.

    C’est pourquoi, avec tous les anges du ciel,

    pleins de joie, nous chantons :

    Saint ! Saint ! Saint, le Seigneur, Dieu de l’univers !

     

    Le Missel romain
    Préface de la fête

     

  • « Restez éveillés et priez en tout temps ! »

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    Prie avant que ton corps ne repose au lit. Et puis vers le milieu de la nuit, lève-toi, lave-toi les mains avec de l’eau et prie. Si ta femme est présente, priez tous les deux ensemble. Si cependant elle n’est pas encore croyante, retire-toi dans une autre chambre pour prier, puis retourne dans ton lit. Ne sois pas paresseux pour la prière… Il faut prier à cette heure car les anciens de qui nous tenons cette tradition nous ont appris qu’à cette heure toute la création se repose un moment pour louer le Seigneur. Les étoiles, les arbres et les eaux s’arrêtent un instant, et toute la troupe des anges qui le sert loue Dieu à cette heure avec les âmes des justes. C’est pourquoi les croyants doivent s’empresser de prier à cette heure-là.

    Rendant également témoignage de cela, le Seigneur dit : « Voici qu’un cri se fit entendre au milieu de la nuit ; on disait : ‘Voici l’époux qui vient, levez-vous pour aller à sa rencontre’ » (Mt 25,6). Et il continue en disant : « C’est pourquoi, veillez, car vous ne savez pas à quelle heure il vient » (25,13). Au chant du coq le matin, quand tu te lèves, prie aussi.

    Saint Hippolyte de Rome (?-v. 235), prêtre et martyr
    La Tradition apostolique, 41 (trad. SC11, p.129s)

     

     

  • Deuxième lettre de saint Paul Apôtre aux Thessaloniciens 2,16-17.3,1-5.

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    Que notre Seigneur Jésus Christ lui-même, et Dieu notre Père qui nous a aimés et nous a pour toujours donné réconfort et bonne espérance par sa grâce,
    réconfortent vos cœurs et les affermissent en tout ce que vous pouvez faire et dire de bien.
    Priez aussi pour nous, frères, afin que la parole du Seigneur poursuive sa course, et que, partout, on lui rende gloire comme chez vous.
    Priez pour que nous échappions aux gens pervers et mauvais, car tout le monde n’a pas la foi.
    Le Seigneur, lui, est fidèle : il vous affermira et vous protégera du Mal.
    Et, dans le Seigneur, nous avons toute confiance en vous : vous faites et continuerez à faire ce que nous vous ordonnons.
    Que le Seigneur conduise vos cœurs dans l’amour de Dieu et l’endurance du Christ.

  • Intentions de prière du pape François – novembre 2016

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    Accueil des réfugiés

    Pour que les pays, qui accueillent des réfugiés et déplacés en très grand nombre, soient soutenus dans leur effort de solidarité.

    Collaboration prêtres-laïcs

    Pour que dans les Paroisses, prêtres et laïcs collaborent au service de la communauté sans céder à la tentation du découragement.

     

     

     

  • Lettre de saint Paul Apôtre aux Éphésiens 2,19-22

     

     

    Frères, Maintenant, dans le Christ Jésus, vous n’êtes plus des étrangers ni des gens de passage, vous êtes citoyens du peuple saint, membres de la famille de Dieu,
    car vous avez été intégrés dans la construction qui a pour fondations les Apôtres et les prophètes ; et la pierre angulaire, c’est le Christ Jésus lui-même.
    En lui, toute la construction s’élève harmonieusement pour devenir un temple saint dans le Seigneur.
    En lui, vous êtes, vous aussi, les éléments d’une même construction pour devenir une demeure de Dieu par l’Esprit Saint.

     

     

     

     

     

     

     

  • « Apprends-nous à prier ! »

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    Croyez-vous, frères, que Dieu ignore ce qui vous est nécessaire ? Celui qui connaît notre détresse connaît d’avance aussi nos désirs. C’est pourquoi, quand il enseignait le Notre Père, le Seigneur recommandait à ses disciples d’être sobres de paroles : « Lorsque vous priez, ne rabâchez pas, car votre Père sait de quoi vous avez besoin avant même que vous l’ayez demandé » (Mt 6,7-8). Si notre Père sait ce qui nous est nécessaire, pourquoi le lui dire, même en peu de mots ? … Si tu le sais, Seigneur, est-il même nécessaire de te prier ?

    Or celui qui nous dit ici : « Ne multipliez pas vos paroles dans vos prières » nous déclare ailleurs : « Demandez et vous recevrez », et pour qu’on ne croie pas que c’est dit en passant, il ajoute : « Cherchez et vous trouverez », et pour qu’on ne pense pas que c’est une simple manière de parler, voyez par où il termine : « Frappez, et on vous ouvrira » (Mt 7,7). Il veut donc que pour recevoir tu commences par demander, que pour trouver tu te mettes à chercher, que pour entrer enfin tu ne cesses de frapper… Pourquoi demander ? Pourquoi chercher ? Pourquoi frapper ? Pourquoi nous fatiguer à prier, à chercher, à frapper comme pour instruire celui qui sait tout déjà ? Et même nous lisons dans un autre endroit : « Il faut prier sans cesse, sans se lasser » (Lc 18,1)… Eh bien, pour éclaircir ce mystère, demande, cherche et frappe ! S’il couvre de voiles ce mystère, c’est qu’il veut t’exciter à chercher et trouver toi-même l’explication. Tous, nous devons nous encourager à prier.

    Saint Augustin (354-430), évêque d’Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l’Église
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  • Sainte Thérèse

    Je suis une humble petite servante du Fils de Dieu ; je suis venue vous réconforter dans votre foi et vous apporter tout l’amour des Saints. Je vous côtoie en chaque instant de votre vie. Je suis la petite Sainte Thérèse. Je viens vous accompagner et vous rassurer dans votre foi. Tous, tous nous souffrons de ne pas être compris, accompagnés, aidés et tous, nous devons faire l’effort, pour que le monde renaisse, de prier, de soutenir et d’accompagner. Vous êtes là uniquement pour renouveler la foi, pour permettre aux gens de se convertir à Dieu, de permettre aux gens de connaître, d’être emplis de foi, d’être emplis de la miséricorde de Dieu.

    Nous tous qui sommes partis et qui prions à vos côtés, sachez que nous sommes là sans cesse pour vous aider, pour vous soutenir sur ce chemin difficile. Mais notre Mère à tous vous explique mieux que moi ce qu’est ce chemin.

    Marie Mère des hommes – août 1998

     

    Prière jour de la neuvaine pour Ardouane à Ste Thérèse