Catégorie : Prière des âmes

  • Exercice pour demander le pardon de ses péchés pendant la Sainte Messe

    72012008

    Avant la Messe

    .
    O Dieu tout-puissant qui, dans Votre Miséricorde infinie, daignez, par le Sacrement de Pénitence, nous remettre nos péchés et nous délivrer de la damnation éternelle, voulant satisfaire de plus en plus à Votre Souveraine Justice, j’ai recours au Trésor des Mérites de Notre-Seigneur Jésus-Christ, Votre Fils unique, et je puise dans cette Source intarissable de quoi suppléer a ma faiblesse et a mon impuissance. Je suis pauvre et misérable, et je n’ai rien à Vous offrir; mais Vous, Ô mon Dieu, qui êtes riche en Miséricorde, effacez jusqu’à la moindre trace de mes prévarications passées; arrachez de mon cœur toute affection, toute inclination qui pourrait Vous contrister, afin que je me rende digne des mérites infinis de l’Homme-Dieu qui va renouveler sur cet Autel le mystère de Sa Passion et de Sa Mort.

    .
    Au commencement de la Messe

    .
    O Mon Seigneur et mon Dieu, je reconnais et je confesse que mes iniquités me rendent indigne de paraître devant Vous et d’assister à ce redoutable Sacrifice. Mais, avec une entière confiance en Votre Infinie Miséricorde, je Vous supplie d’avoir pitié d’une âme que Vous avez créée à Votre image, de faire grâce a un coupable qui Vous invoque avec l’humilité d’un cœur contrit, de pardonner à un fils prodigue qui cherche à recouvrer l’amitié d’un Père plein de Bonté et d’indulgence. Entrant dans l’esprit et l’intention de l’Eglise, j’implore avec elle Votre Miséricorde, et j’unis mes prières à celles du Prêtre pour obtenir le pardon de mes péchés que j’espère par les mérites de Jésus-Christ, Votre Fils qui, comme une Victime agréable à Votre Cœur, va s’immoler sur l’autel.

    .
    Au Kyrié Eleison

    .
    Je demande, ô mon Dieu, par des gémissements et des soupirs réitérés, que Vous me fassiez Miséricorde; et quand je Vous dirais a tous les moments de ma vie: « Seigneur ayez pitié de moi », ce ne serait pas encore assez pour le nombre et pour l’énormité de mes péchés.

    .
    Au Gloria In Excelsis

    Vous méritez, ô mon Dieu, une Gloire infinie, et elle ne peut Vous être dignement rendue que dans le Ciel. Qui sera assez pur pour Vous glorifier et Vous bénir? Vous êtes Lumière, et je suis ténèbres; Vous êtes la Vie, et je suis la mort. Les ténèbres loueront-elles la Lumière? La mort louera-t-elle la vie? Je ne suis que vanité, que misère, que pourriture; je suis conçu et né dans le péché. La louange ne convient pas dans la bouche d’un si misérable pécheur. Que ce soit Votre Puissance qui Vous loue; que Votre Sagesse Vous exalte à jamais. Agneau de Dieu, qui seul pouvez effacer mes péchés, ayez pitié de moi, et du Trône où Vous ôtes assis à la droite de Votre Père céleste, voyez ma profonde misère: car si Vous êtes seul, ô Jésus, infiniment Saint, infiniment Puissant, soyez encore infiniment Miséricordieux pour un pauvre Pécheur qui met en Vous toute sa confiance.

    .
    Aux Oraisons

    O Dieu éternel, souverain Maître de toutes choses, les âmes des infidèles sont l’ouvrage de Vos Mains; Jésus, Votre Fils unique, a souffert pour leur Salut une mort ignominieuse et cruelle; ne permettez pas qu’Il soit plus longtemps l’objet de leurs blasphèmes. Laissez-Vous fléchir par les prières de l’Eglise, oubliez leur infidélité ; et faites qu’ils reconnaissent comme leur Dieu Celui que Vous nous avez envoyé pour être notre Vie, notre Salut et notre Résurrection, et auquel appartient toute Gloire durant les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

    .
    A l’Epitre

    O Seigneur, ne Vous levez pas dans Votre Juste Colère: ne punissez pas les violateurs de Votre Sainte Doctrine, ils sont Vos enfants, ils sont nos frères. Recevez les tendres prières que Votre Eglise ne cesse de Vous adresser pour eux, entendez ses soupirs, voyez les larmes amères qu’elle verse dans sa douleur sur les rebelles qui refusent de Vous reconnaître, avec Jésus-Christ, notre médiateur, que Vous avez envoyé. Aidez-moi, mon Dieu, à garder religieusement le précieux dépôt de la Vérité dans une conscience pure; car il m’importe peu de croire, si mes mœurs contrarient et scandalisent ma croyance, de captiver ma raison sous l’empire des mystères, si mon cœur séditieux secoue l’inviolable autorité de Vos Préceptes.

    .
    A l’Evangile

    Que sert à un homme de gagner tout l’univers, s’il perd son âme? Que donnera-t-il en échange pour elle? Entrez par la porte étroite, parce que la porte de la perdition est large et le chemin qui y mène est spacieux, et il y en a beaucoup qui y entrent. Que la porte de la vie est petite! que la voie qui y mène est étroite, et qu’il y en a peu qui la trouvent! Tout arbre qui est bon produit de bons fruits; et tout arbre qui est mauvais produit de mauvais fruits. Un bon arbre ne peut produire de mauvais fruits, et un mauvais arbre n’en peut produire de bons. Tout arbre qui ne porte pas de bons fruits sera coupé et jeté au feu. Je vous déclare que, si vous ne faites pénitence. Vous périrez tous. Il y aura plus de joie dans le Ciel pour un seul Pécheur qui fait pénitence que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de pénitence.

    .
    Au Credo

    Nous voilà parvenus, ô mon Dieu, à ces temps déplorables où la Foi ne semble plus que le partage des simples, où la sainte parole est tournée en dérision. Hélas, chacun marche dans la voie de son conseil et s’applaudit d’une orgueilleuse singularité; l’esprit de système a corrompu la droiture primitive; la jeunesse effrénée corrompt ce qu’elle sait et blasphème ce qu’elle ignore. Il est bien vrai, Seigneur, que, si Vous reveniez sur la terre, Vous y trouveriez à peine une étincelle de Foi. Souvenez-Vous de Vos anciennes Miséricordes: ne permettez pas que ce reste de Foi se retire entièrement d’un Royaume où elle a fait tant de Saints. Rompez le voile qui Vous cache a l’incrédule, faites entendre Votre voix à son cœur, rallumez-y le flambeau d’une foi éteinte, de peur qu’il ne meure dans la nuit affreuse de son crime et de son incrédulité.

    .
    A l’Offertoire

    Voici, ô mon Dieu, cette créature ingrate qui s’est révoltée contre Vous. Hélas, pénétré de douleur, j’ai en abomination et je déteste de tout mon cœur mes innombrables péchés; je Vous présente en paiement la même satisfaction que Jésus Vous fait sur l’Autel. O Père infiniment Saint, si mes crimes Vous irritent contre moi et me rendent un objet d’horreur et d’exécration à Vos yeux, détournez-les de dessus moi, mais regardez ce Fils unique, ce cher objet de Vos complaisances et de Votre Amour; regardez cet Agneau innocent qui va s’immoler pour effacer les péchés du monde; et, en vue de Ses Mérites, oubliez mes ingratitudes et mes perfidies: oubliez que j’ai mérité mille fois de porter éternellement tout le poids de Vos vengeances dans les Enfers. Souvenez-Vous seulement que j’ai le bonheur d’être un des membres du Corps Sacré de ce Fils adorable, membre indigne à la vérité, mais membre qui Lui est très cher et très étroitement uni; membre pour qui Il prie, pour qui Il est mort sur une Croix, et pour qui Il va encore vous offrir le Sacrifice non sanglant de Sa Chair Immaculée.

    .
    A la Préface

    O Sainte Victime, qui allez descendre sur cet Autel pour la Gloire de Dieu et le Salut des hommes, c’est à Vous que s’adresse mon humble prière. Tirez-moi de l’abîme profond où je me suis jeté. C’est Vous qui effacez les péchés du monde; c’est à Vos pieds que les Pécheurs contrits retrouvent la Grâce et la Paix. Versez dans mon âme la douleur et l’amour de Sainte Madeleine, les larmes de Saint Pierre, la contrition des Saints Pénitents. Les pures Intelligences, qui composent Votre Cour Céleste, chantent avec transport la Gloire du Dieu trois fois Saint; je ne suis pas digne de mêler ma voix à leurs cantiques; mais je bénis Celui qui vient pour triompher du péché en me rétablissant dans l’innocence, Celui qui veut bien être encore mon Espérance, mon Refuge et mon Libérateur.

    .
    Au Sanctus

    Louange, honneur et gloire à Vous, ô aimable Rédempteur des hommes, qui êtes entré dans Jérusalem plein de Douceur et de Bonté, et qui, au milieu des louanges que Vous donnait la foule accourue au-devant de Vous, avez versé des larmes sur la ruine de la ville, accordez-moi une entière connaissance de moi-même, afin que je reconnaisse mon indignité, que je m’humilie et me méprise très profondément. Faites, O mon Dieu, que je ne trouve jamais aucun plaisir dans les louanges et la faveur des hommes, mais que je m’adonne aux larmes intérieures de la pénitence et de l’amour; faites que je ressente les peines des autres comme les miennes, et que je pleure leurs péchés aussi amèrement que les miens.

    .
    Au Mémento des vivants

    Au nom de la Passion et de la Mort de Votre Fils Bien-aimé, au nom de Son Cœur blessé par Amour pour nous, souvenez-Vous, ô Père très Clément, dans Votre Miséricorde, de tant de malheureux qui blasphèment Votre Saint Nom. Ne permettez pas que le Démon continue de ravir a votre tendresse des âmes qui Vous sont toujours chères, et pour lesquelles Jésus-Christ est mort sur la Croix. Excitez en elles une véritable contrition de leurs péchés, et faites en sorte qu’elles Vous dédommagent par leur fidélité des outrages dont elles ont affligé si longtemps Votre Divin Cœur.

    .
    A l’Elévation

    O Sang Très Précieux, prix et rançon de l’Univers, Source de vie éternelle, qui abreuvez mon âme et la purifiez de toute souillure, je Vous adore profondément, et je voudrais, par la pureté et la ferveur de mes hommages, compenser les outrages que Vous recevez continuellement de la part de tant de sacrilèges blasphémateurs. Eh! Qui pourrait donc ne pas bénir ce Sang d’une valeur infinie? Qui pourrait ne pas se sentir tout brûlant d’amour pour Jésus-Christ qui l’a répandu jusqu’à la dernière goutte par Amour pour nous? O Jésus, qui nous avez donné ce Sang Divin pour racheter nos âmes et guérir nos plaies, convertissez tous les cœurs, afin que tous les cœurs puissent Vous louer, Vous bénir et Vous remercier pendant toute l’éternité. ( 300 jours d’indulgence ).

    .
    Après l’Elévation

    Que n’ai-je en ce moment, ô mon Dieu, toute l’horreur du péché et toute la contrition qu’avait Jésus Votre Fils, lorsque, accablé sous le poids énorme de mes crimes, et prêt à les expier par de cruels tourments, Il fondait en larmes; et que, tout couvert d’une sueur de Sang, le Visage collé contre terre, Il faisait amende honorable pour moi à Votre Majesté offensée, implorant Votre Miséricorde avec de profonds soupirs et de tendres gémissements! Je la désire cette parfaite contrition, et je Vous la demande de tout mon cœur. Je désavoue tous mes crimes, je les déteste, je confesse que j’ai un tort infini de Vous avoir offensé, mon Père et mon Dieu, et de n’avoir payé Vos bienfaits que par des outrages. Il n’est rien, Seigneur, que je ne veuille faire et souffrir pour expier tant de fautes, et je m’estimerais heureux de mourir ici de douleur pour satisfaire à Votre Justice.

    .
    Au second Mémento

    O Père Saint, Dieu de miséricorde, par les larmes, la sueur de Sang, les gémissements et les soupirs de Jésus; par les tourments et les douleurs qu’Il a endurés par amour pour nous, ayez pitié de tous les fidèles défunts, et surtout de ceux qui à cause du nombre ou de la gravité de leurs péchés, sont condamnés a des peines plus longues et plus rigoureuses, abrégez la durée et adoucissez la violence de leurs maux.

    .
    Au Pater

    Vous voyez à vos pieds, Seigneur, un enfant prodigue, couvert de confusion, qui n’ose plus vous appeler Son Père. Je confesse que mes péchés ont déshonoré ce Saint Nom, et qu’ils me rendent indigne de Vos Bontés. Convertissez-moi sincèrement à vous, ô mon Dieu, convertissez les Pécheurs; ramenez dans Votre Eglise, ceux qui s’en sont séparés. Que Votre Volonté à laquelle j’ai eu si souvent la témérité de m’opposer s’accomplisse sur la terre comme dans le Ciel. Pardonnez-moi mes offenses, comme je pardonne toutes celles qui m’ont été faites; préservez-moi de la rechute dans le péché. Eloignez de moi toutes les tentations et les occasions dangereuses, et délivrez-moi du mal que je dois craindre uniquement.

    .
    A l’Agnus Dei

    O Divin agneau, qui avez bien voulu vous charger des péchés du monde, ayez pitié de moi. Je suis accablé du poids et de l’énormité des miens: portez-les, ô mon Jésus, portez-les, puisqu’en les portant, vous les effacerez, et qu’en les effaçant, vous me donnerez Votre Paix et Votre Amour.

    .
    Au « Domine non sum dignus »

    Hélas, Seigneur, il n’est que trop vrai que je ne mérite pas de Vous recevoir, je m’en suis rendu tout à fait indigne par mes péchés qui m’ont éloigné de Vous. Car, si la femme de Jérusalem courbée sous le poids de ses péchés, osait à peine coller ses lèvres sur Vos pieds sacrés, les arroser de ses larmes, les essuyer de ses cheveux, comment moi plus coupable, parce que j’ai plus abusé, oserais-je Vous demander une part à la plus douce de Vos faveurs? Ah! Seigneur, confus et pénitent. je demeurerai a Vos pieds, je les mouillerai de mes pleurs, non pour les laver, mais pour me laver moi-même; je me garderai bien de lever mes yeux jusqu’à ce que Vous m’ayez dit: « Mon enfant, prends confiance, tes péchés te sont remis », trop heureux, ô mon aimable Jésus, si, dans mon infortune, je Vous reçois d’esprit et de cœur,et si je m’unis à Vous par la Foi, par l’Espérance, par l’Amour.

    .
    Aux dernières Oraisons

    O Seigneur Jésus, Bon Pasteur, qui avez donné Votre, Vie pour Vos brebis, qui ne voulez pas la mort du Pécheur, mais son retour à la grâce, exaucez la prière que je Vous adresse par le Cœur Immaculé de Marie, pour la conversion des infidèles, l’extirpation des schismes et des hérésies. Recherchez tant de brebis errantes, et faites sortir de leurs cœurs, des larmes de componction et d’amour qui éteignent le feu de leurs passions déréglées et leur obtiennent de jour en jour une plus grande miséricorde.

    .
    A la Bénédiction

    O Seigneur Jésus, bénissez les justes, afin qu’ils se sanctifient encore; bénissez les pauvres Pécheurs, afin qu’ils se convertissent et ressuscitent à la Grâce; bénissez-nous tous, et que, délivrés de tout mal et fortifiés dans tout bien, nous méritions d’être bénis dans l’éternité, au Nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit. Ainsi soit-il.

    .
    Au dernier Evangile

    O Jésus, vraie Lumière, qui éclaire tout homme venant en ce monde, daignez, je Vous en supplie, par la vertu inestimable du Divin Sacrifice auquel je viens d’assister, dissiper les ténèbres de l’hérésie et de l’erreur. Faites que tous suivent la Lumière de la Vérité et se pressent d’entrer dans le sein de l’Eglise. O Bon Pasteur, qui avez donné Votre Vie pour vos ouailles, protégez Votre Troupeau, et défendez-le contre la force et les pièges de ceux qui viennent sous les dehors de brebis, et qui au dedans ne sont que des loups ravissants. Montrez que Vous êtes avec nous, Seigneur, parce que Vous avez dit: « Voilà que Je suis avec vous jusqu’à la consommation des siècles ». Montrez que Votre Eglise est bâtie sur la pierre ferme, et que les portes de l’Enfer ne prévalent pas contre elle, mais que tous ceux qui la composent confessent Votre Nom et Vous servent dans une pleine et entière liberté.

    .
    Prière extraite de « L’Année Pieuse », du P. Ligny, Amiens, Typographie Alfred Garon, 1851

     

     

     

  • Terre

    !cid_D283C90D-C830-465D-8816-4E7AC51BE3A7

    Dieu Tout-Puissant qui es présent dans tout l’univers et dans la plus petite de tes créatures, Toi qui entoures de ta tendresse tout ce qui existe, répands sur nous la force de ton amour pour que nous protégions la vie et la beauté.
    Inonde-nous de paix, pour que nous vivions comme frères et soeurs sans causer de dommages à personne.
    Ô Dieu des pauvres, aide-nous à secourir les abandonnés et les oubliés de cette terre qui valent tant à tes yeux.
    Guéris nos vies, pour que nous soyons des protecteurs du monde et non des prédateurs, pour que nous semions la beauté et non la pollution ni la destruction. Touche les coeurs de ceux qui cherchent seulement des profits aux dépens de la terre et des pauvres.
    Apprends-nous à découvrir la valeur de chaque chose, à contempler, émerveillés, à reconnaître que nous sommes profondément unis à toutes les créatures sur notre chemin vers ta lumière infinie.
    Merci parce que tu es avec nous tous les jours. Soutiens-nous, nous t’en prions, dans notre lutte pour la justice, l’amour et la paix.

    Extrait de l’encyclique du pape François « Laudato Si’  » , Vatican, 24 mai 2015
    croire.com

     

     

  • « Heureux les pauvres de cœur. »

    2cfff664

    Tous les hommes sans exception désirent le bonheur, la béatitude. Mais ils ont sur elle des idées différentes : pour l’un, elle est dans la volupté des sens et la douceur de la vie ; pour un autre, dans la vertu ; pour un autre, dans la connaissance de la vérité. C’est pourquoi celui qui enseigne tous les hommes…commence par redresser ceux qui s’égarent, dirige ceux qui sont sur la route, et accueille ceux qui frappent à la porte… Celui donc qui est « le Chemin, la Vérité et la Vie » (Jn 14,6) redresse, dirige, accueille, et il commence par cette parole : « Heureux les pauvres en esprit ».

    La fausse sagesse de ce monde, qui est vraiment folie (1Co 3,19), se prononce sans comprendre ce qu’elle affirme ; elle déclare bienheureuse « la race étrangère, dont la main droite est remplie d’injustice, dont la bouche profère le mensonge » parce que « leurs greniers sont pleins et débordants, leurs brebis fécondes et leurs vaches grasses » (Ps 143,7-13). Mais toutes leurs richesses sont incertaines, leur paix n’est pas la paix (Jr 6,14), leur joie est stupide. Au contraire, la Sagesse de Dieu, le Fils par nature, la main droite du Père, la bouche qui dit la vérité, proclame bienheureux les pauvres, destinés à être rois, rois du Royaume éternel. Il semble dire : « Vous cherchez la béatitude, mais elle n’est pas où vous cherchez ; vous courez, mais hors du chemin. Voici le chemin qui conduit au bonheur : la pauvreté volontaire à cause de moi, tel est le chemin. Le Royaume des cieux en moi, voilà la béatitude. Vous courez beaucoup mais mal ; plus vous allez vite, plus vous vous éloignez du terme… »

    Ne craignons pas, frères. Nous sommes pauvres ; écoutons le Pauvre recommander aux pauvres la pauvreté. Nous pouvons croire en son expérience. Pauvre il est né, pauvre il a vécu, pauvre il est mort. Il n’a pas voulu s’enrichir ; oui, il a accepté de mourir. Croyons donc la Vérité qui nous indique le chemin vers la vie. Il est ardu, mais il est court ; la béatitude, elle, est éternelle. Le chemin est étroit, mais il mène à la vie (Mt 7,14).

    Isaac de l’Étoile (?-v. 1171), moine cistercien
    Sermon 1, pour la Toussaint (trad. cf SC 130, p.93s)

     

     

     

  • « Celui qui n’accueille pas le royaume de Dieu à la manière d’un enfant n’y entrera pas. »

    St_Pierre_Chanel_05_fresque_enfants

    Toi le plus petit des hommes, veux-tu trouver la vie ? Garde en toi la foi et l’humilité, et tu trouveras en elles la compassion, le secours, les paroles que Dieu dira dans ton cœur, et aussi celui qui te garde et demeure secrètement et visiblement près de toi. Veux-tu découvrir ce que donne la vie ? Marche sur la voie de la simplicité. Ne prétends rien connaître devant Dieu. La foi suit la simplicité. Mais la présomption suit la subtilité de la connaissance et les détours de la pensée ; elle éloigne de Dieu.

    Quand tu viens devant Dieu par la prière, sois dans ta pensée tout petit, comme la fourmi,… comme un enfant qui balbutie. Ne dis rien devant lui que tu prétendes savoir, mais approche Dieu avec un cœur d’enfant. Va devant lui pour recevoir cette sollicitude avec laquelle les pères veillent sur leurs tout petits enfants. On l’a dit : « Le Seigneur garde les petits enfants. » Celui qui est comme un petit enfant peut approcher un serpent et le serpent ne lui fait pas de mal… Dans son innocence, le corps de celui qui est comme un petit enfant est tel qu’il est couvert d’un vêtement invisible par cette providence cachée qui garde ses membres fragiles, pour que rien ne puisse lui faire du mal.

    Isaac le Syrien (7e siècle), moine près de Mossoul
    Discours ascétiques, 1ère série, §19 (trad. Touraille, DDB 1981, p. 128)

     

     

     

  • Neuvaine des 9 étoiles de Marie à l’Esprit Saint – 9ème jour

    Esprit Saint« Je suis avec vous jusqu’à la fin de ce monde. »

    Je vous offre mon cœur, tout froid qu’il est, et je vous supplie d’y faire entrer un rayon de votre lumière et une étincelle de votre feu, pour fondre la glace si dure de ces iniquités. Vous qui avez rempli d’immenses grâces l’âme de la Bienheureuse Vierge Marie, et enflammé d’un saint Zèle les Cœurs des Apôtres, daignez aussi embraser mon cœur. – Vinum non habent. Que la Bienheureuse Vierge Marie qui a obtenu le vin de l’Amour infini, nous obtienne le vin de l’Amour infini, qui enivra d’extases les Apôtres le saint jour de la Pentecôte.

    alpha

    Que le Saint-Esprit, par Marie, suscite de nouveaux apôtres enivrés de l’amour de Jésus-Christ. Vous êtes un Esprit divin, fortifiez-moi contre les mauvais esprits ; vous êtes un Feu, allumez en moi le feu de votre amour ; vous êtes une lumière, faites-moi connaître les choses éternelles ; vous êtes une Colombe, donnez-moi des mœurs pures ; vous êtes un Souffle plein de douceur, dissipez les orages que soulèvent en moi mes passions ; vous êtes une Langue, enseignez-moi la manière de vous louer sans cesse ; vous êtes une Nuée, couvrez-moi de l’ombre de votre protection. Auteur de tous les dons célestes, ah ! Je vous en conjure, vivifiez-moi par votre grâce, sanctifiez-moi par votre charité, gouvernez-moi par votre sagesse, adoptez-moi pour votre enfant et sauvez-moi par votre infinie miséricorde, afin que je ne cesse jamais de vous bénir, de vous louer et de vous aimer, d’abord sur la terre pendant ma vie, et ensuite dans le Ciel durant l’éternité.

    – Ainsi soit-il !

    Ajouter à cette prière Un Pater, un Ave, un Veni Creator et trois Gloria Patri.

     

     

     

     

     

  • Neuvaine des 9 étoiles de Marie à l’Esprit Saint – 8ème jour

    Sacré-Coeur-705x312

    « Heureux les artisans de Paix, car ils seront appelés Fils de Dieu. »

    Esprit-Saint, divin Consolateur ! Je vous adore comme mon vrai Dieu, ainsi que Dieu le Père et Dieu le Fils. Je vous offre mon cœur et vous rend de vives actions de grâces pour tous les bienfaits que vous avez répandus et que vous répandez sans cesse dans le monde. Vous qui êtes l’Auteur de tous les dons surnaturels et qui avez comblé d’immenses faveurs l’âme de la bienheureuse Mère de Dieu et de toute consolation, Marie, je vous prie de me visiter par votre grâce.

    Accordez-moi la paix de mon âme et de mon cœur, afin que dans les tumultes de ce monde, je puisse sans cesse vous louer et jamais me détourner de votre loi. Qu’Ardouane devienne un havre de Paix.

    Ajouter à cette prière Un Pater, un Ave, un Veni Creator et trois Gloria Patri.

     

     

     

     

     

     

  • Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 17,11b-19.

    Printn ce temps-là, les yeux levés au ciel, Jésus priait ainsi : « Père saint, garde mes disciples unis dans ton nom, le nom que tu m’as donné, pour qu’ils soient un, comme nous-mêmes.
    Quand j’étais avec eux, je les gardais unis dans ton nom, le nom que tu m’as donné. J’ai veillé sur eux, et aucun ne s’est perdu, sauf celui qui s’en va à sa perte de sorte que l’Écriture soit accomplie.
    Et maintenant que je viens à toi, je parle ainsi, dans le monde, pour qu’ils aient en eux ma joie, et qu’ils en soient comblés.
    Moi, je leur ai donné ta parole, et le monde les a pris en haine parce qu’ils n’appartiennent pas au monde, de même que moi je n’appartiens pas au monde.
    Je ne prie pas pour que tu les retires du monde, mais pour que tu les gardes du Mauvais.
    Ils n’appartiennent pas au monde, de même que moi, je n’appartiens pas au monde.
    Sanctifie-les dans la vérité : ta parole est vérité.
    De même que tu m’as envoyé dans le monde, moi aussi, je les ai envoyés dans le monde.
    Et pour eux je me sanctifie moi-même, afin qu’ils soient, eux aussi, sanctifiés dans la vérité.

     

    fr-evangile-illustre-2015-05-20

     

    Ayant dit à son Père : « Désormais, je ne suis plus dans le monde… ; moi, je viens vers toi » (Jn 17,11), notre Seigneur recommande à son Père ceux qui allaient être privés de sa présence physique : « Père saint, garde en ton nom ceux que tu m’as donnés ». En tant qu’homme Jésus prie Dieu pour les disciples qu’il a reçus de Dieu. Mais attention à la suite : « Pour qu’ils soient un comme nous ». Il ne dit pas : Pour qu’ils soient un avec nous, ou : Pour que nous ne soyons, eux et nous, qu’une seule chose, comme nous sommes un, mais il dit : « Pour qu’ils soient un comme nous ». Qu’ils soient un dans leur nature, comme nous sommes un dans la nôtre. Ces paroles, pour être vraies, exigent que Jésus ait parlé comme ayant la même nature divine que son Père, comme il le dit ailleurs : « Mon Père et moi, nous sommes un » (Jn 10,30). Selon sa nature humaine, il avait dit : « Mon Père est plus grand que moi » (Jn 14,28), mais comme en lui Dieu et l’homme ne font qu’une seule et même personne, nous comprenons qu’il est homme parce qu’il prie, et nous comprenons qu’il est Dieu parce qu’il ne fait qu’un avec celui qu’il prie…

    « Et maintenant que je viens à toi, je dis ces choses dans ce monde, pour qu’ils aient en eux ma joie en sa plénitude ». Il n’avait pas encore quitté le monde, il y était toujours, mais puisqu’il allait bientôt le quitter, il n’y était pour ainsi dire déjà plus. Mais quelle est cette joie dont il veut que ses disciples soient comblés ? Il l’a déjà expliqué plus haut, quand il a dit : « Pour qu’ils soient un comme nous ». Cette joie qui est la sienne et qu’il leur a donnée, il leur en prédit l’accomplissement parfait, et c’est pour cela qu’il en parle « dans le monde ». Cette joie, c’est la paix et le bonheur du monde à venir ; pour l’obtenir, il nous faut vivre dans ce monde-ci dans la modération, la justice et la piété.

    Saint Augustin (354-430), évêque d’Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l’Église
    Sermons sur l’évangile de Jean, n°107

     

     

     

  • Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 17,1-11a.

    letter-en ce temps-là, Jésus leva les yeux au ciel et dit : « Père, l’heure est venue. Glorifie ton Fils afin que le Fils te glorifie.
    Ainsi, comme tu lui as donné pouvoir sur tout être de chair, il donnera la vie éternelle à tous ceux que tu lui as donnés.
    Or, la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ.
    Moi, je t’ai glorifié sur la terre en accomplissant l’œuvre que tu m’avais donnée à faire.
    Et maintenant, glorifie-moi auprès de toi, Père, de la gloire que j’avais auprès de toi avant que le monde existe.
    J’ai manifesté ton nom aux hommes que tu as pris dans le monde pour me les donner. Ils étaient à toi, tu me les as donnés, et ils ont gardé ta parole.
    Maintenant, ils ont reconnu que tout ce que tu m’as donné vient de toi,
    car je leur ai donné les paroles que tu m’avais données : ils les ont reçues, ils ont vraiment reconnu que je suis sorti de toi, et ils ont cru que tu m’as envoyé.
    Moi, je prie pour eux ; ce n’est pas pour le monde que je prie, mais pour ceux que tu m’as donnés, car ils sont à toi.
    Tout ce qui est à moi est à toi, et ce qui est à toi est à moi ; et je suis glorifié en eux.
    Désormais, je ne suis plus dans le monde ; eux, ils sont dans le monde, et moi, je viens vers toi.»

     

    temptation_jesus20

    Le Seigneur a prononcé cette prière la veille de sa Passion. Mais il n’est pas hors de propos de l’appliquer au jour de l’Ascension, au moment où il allait quitter définitivement ses « petits enfants » (Jn 13,33), qu’il confiait à son Père. Lui, qui au ciel enseigne et dirige la multitude des anges qu’il a créés, s’était attaché sur la terre un « petit troupeau » (Lc 12,32) de disciples pour les instruire tandis qu’il était présent dans la chair, jusqu’au moment où, leur cœur s’étant élargi, ils pourraient être conduits par l’Esprit. Il aimait ces tout-petits d’un amour digne de sa grandeur. Il les avait détachés de l’amour de ce monde ; il les voyait renoncer à tout espoir d’ici-bas et ne dépendre que de lui seul. Cependant tant qu’il vivait avec eux dans son corps, il ne leur a pas prodigué à la légère les marques de son affection : il s’est montré avec eux plus ferme que tendre, comme il convient à un maître et à un père.

    Mais lorsque le moment est venu de les quitter, il semble vaincu par la tendre affection qu’il leur portait, et il ne peut plus leur dissimuler l’immensité de sa douce bonté… D’où ces mots : « Comme il avait aimé les siens qui étaient dans le monde, il les aima jusqu’au bout » (Jn 13,1). Car il a répandu alors en quelque sorte toute la force de son amour pour ses amis avant de se répandre lui-même comme de l’eau pour ses ennemis (Ps 21,15). Il leur a livré le sacrement de son corps et de son sang et leur a prescrit de le célébrer. Je ne sais pas ce qu’il faut admirer le plus : sa puissance ou sa charité, lorsqu’il a inventé cette nouvelle manière de demeurer avec eux pour les consoler de son départ.

    Bienheureux Guerric d’Igny (v. 1080-1157), abbé cistercien
    Sermon pour l’Ascension, 1-2 : PL 185, 153-155 (trad. Orval rev. ; cf SC 202, p. 273).

     

     

  • Neuvaine des 9 étoiles de Marie à l’Esprit Saint – 4ème jour

    Télécharger la présentation Powerpoint "Quand je ne sais plus"

    Car la grâce (Charis) de Dieu source de salut pour tous les hommes nous a été manifestée. Le salut nous est donné par Jésus, donc la grâce de Dieu nous a été manifestée par Jésus.

    Esprit-Saint, divin Consolateur ! Je vous adore comme mon vrai Dieu, ainsi que Dieu le Père et Dieu le Fils. Je vous offre mon cœur et vous rend de vives actions de grâces pour tous les bienfaits que vous avez répandus et que vous répandez sans cesse dans le monde. Vous qui êtes l’Auteur de tous les dons surnaturels et qui avez comblé d’immenses faveurs l’âme de la bienheureuse Mère de Dieu et de toute consolation, Marie, je vous prie de me visiter par votre grâce.

    Accordez-moi la Grâce, afin qu’elle me serve de frein pour ne jamais retomber dans mes fautes passées, dont je demande mille fois pardon et que je puisse surmonter courageusement toutes les attaques du démon et tous les dangers du monde, qui s’opposent au salut de mon âme. Que ceux qui viennent à Ardouane trouvent repos et réconfort.

     

    Ajouter à cette prière Un Pater, un Ave, un Veni Crestor et trois Gloria Patri.

     

     

     

     

     

  • Neuvaine des 9 étoiles de Marie à l’Esprit Saint – 3ème jour

    carte-de-premiere-communion-jesus-doux-et-humble-de-coeur_11057_1« Heureux les humbles de cœur, car ils hériteront de la terre ! »

    Esprit-Saint, divin Paraclet, Père des pauvres, Consolateur des affligés, Lumière des cœurs, Sanctificateur des âmes, me voici prosterné en votre présence ; je vous adore avec la plus profonde soumission et je répète mille fois, avec les Séraphins qui se tiennent devant votre trône : « Saint ! Saint ! Saint ! ». Je crois fermement que vous êtes éternel, procédant du Père et du Fils. J’espère que, par votre bonté, vous sanctifierez et sauverez mon âme. Je vous aime, ô Dieu d’amour ! je vous aime plus que tout ; je vous aime de toutes mes affections, parce que vous êtes une bonté infinie qui mérite seule tout amour ; et puisque, insensible à vos sainte inspirations, j’ai eu l’ingratitude de vous offenser par tant de péchés, je vous en demande mille pardons et je regrette souverainement de vous avoir attristé, ô Amour infini.

     

    Ajouter à cette prière Un Pater, un Ave, un Veni Crestor et trois Gloria Patri.