Catégorie : Prière des âmes

  • Efficacité de la prière

    Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 7,7-12.

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    En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Demandez, on vous donnera ; cherchez, vous trouverez ; frappez, on vous ouvrira.
    En effet, quiconque demande reçoit ; qui cherche trouve ; à qui frappe, on ouvrira.
    Ou encore : lequel d’entre vous donnera une pierre à son fils quand il lui demande du pain ?
    ou bien lui donnera un serpent, quand il lui demande un poisson ?
    Si donc vous, qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus votre Père qui est aux cieux donnera-t-il de bonnes choses à ceux qui les lui demandent !
    Tout ce que vous voudriez que les autres fassent pour vous, faites-le pour eux, vous aussi : voilà ce que disent la Loi et les Prophètes. »

     

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    Si, lorsque nous avons une requête à présenter aux puissants de la terre, nous ne les abordons qu’avec humilité et respect, à plus forte raison faut-il supplier le Seigneur Dieu de l’univers en toute humilité et pureté de dévotion. Sachons bien que ce n’est pas l’abondance des paroles mais la sincérité du cœur et les larmes de la componction qui nous rendront dignes d’être exaucés. La prière doit donc être brève et pure, à moins que, peut-être, la grâce de l’inspiration divine ne nous incline à la prolonger.

    Saint Benoît (480-547), moine, copatron de l’Europe
    Règle de Saint Benoît, XX (trad. Dom Schmitz, Maredsous, p. 86, rev.)

     

     

     

     

  • Prière

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  • Choisir la porte étroite

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    Vous savez, j’en suis certaine, que le royaume des cieux n’est promis et donné qu’aux pauvres par le Seigneur (cf. Mt 5,3), car lorsqu’on s’attache à une chose d’ici-bas on perd le fruit de la charité.

    On ne peut servir à la fois Dieu et Mammon, car, ou bien l’un est aimé et l’autre détesté, ou bien l’un est servi et l’autre méprisé ; un homme habillé ne peut lutter contre un adversaire nu, car ses vêtements fournissant prise, il sera aussitôt renversé ; on ne peut espérer vivre avec éclat dans ce monde, et régner avec le Christ dans l’autre ; un chameau passera par le trou d’une aiguille avant qu’un riche ait franchi la porte du ciel (cf. Mt 19,24).

    C’est pourquoi vous avez rejeté ces vêtements que sont les richesses temporelles, afin de ne pas être vaincue dans la lutte, et vous avez choisi le chemin rude et la porte étroite, afin de pouvoir entrer dans le royaume des cieux (cf. Mt 7,13-14).

    Sainte Claire (1193-1252), moniale franciscaine
    1e Lettre à Agnès de Prague, 25-29 (Sainte Claire d’Assise, trad. Père Vorreux, O.F.M. Éd. Franciscaines, rev.)

     

     

     

     

  • « Aussitôt elle vint se jeter à ses pieds. »

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    « Seigneur, que personne ne peut voir sinon les cœurs purs (Mt 5,8), je recherche, par la lecture et la méditation, ce qu’est la vraie pureté de cœur et comment on peut l’obtenir pour devenir capable, grâce à elle, de te connaître, si peu que ce soit. J’ai cherché ton visage, Seigneur, j’ai cherché ton visage (Ps 26,8). J’ai longtemps médité en mon cœur, et un feu s’est allumé dans ma méditation : le désir de te connaître davantage. Quand tu romps pour moi le pain de la sainte Écriture, tu m’es connu dans cette fraction du pain (Lc 24,30-35). Et plus je te connais, plus je désire te connaître, non seulement dans l’écorce de la lettre mais dans la saveur de l’expérience.

    « Je ne demande pas cela, Seigneur, en raison de mes mérites, mais à cause de ta miséricorde. J’avoue, en effet, que je suis pécheur et indigne, mais ‘les petits chiens eux-mêmes mangent des miettes qui tombent de la table de leurs maîtres’. Donne-moi donc, Seigneur, les gages de l’héritage futur, une goutte au moins de la pluie céleste pour rafraîchir ma soif, car je brûle d’amour »…

    C’est par de tels discours que l’âme appelle son Époux. Et le Seigneur, qui regarde les justes et qui non seulement écoute leur prière mais est présent dans cette prière, n’attend pas la fin de celle-ci. Il l’interrompt au milieu de son cours ; il se présente tout-à-coup, il se hâte de venir à la rencontre de l’âme qui le désire, ruisselant de la douce rosée du ciel comme du parfum le plus précieux. Il recrée l’âme fatiguée, il nourrit celle qui a faim, il fortifie sa fragilité, il la vivifie en la mortifiant par un admirable oubli d’elle-même, il la rend sobre en l’enivrant.

    Guigues le Chartreux (?-1188), prieur de la Grande Chartreuse
    Lettre sur la vie contemplative, 6-7 (trad. Orval ; cf SC 163, p. 95)

     

     

     

     

  • « Dieu, crée en moi un cœur pur. » (Ps 50,12)

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    Il est dit que seule l’aide de Dieu sauve. Quand un homme sait qu’il n’a plus de secours, il prie beaucoup. Et plus il prie, plus son cœur se fait humble, car on ne peut pas prier et demander sans être humble. « Un cœur brisé et humilié, Dieu ne le méprisera pas » (Ps 50,19). Tant que le cœur ne s’est pas fait humble, il lui est impossible en effet d’échapper à la dispersion l’humilité recueille le cœur.

    Quand l’homme s’est fait humble, aussitôt la compassion l’entoure, et son cœur sent alors le secours divin. Il découvre qu’une force monte en lui, la force de la confiance. Quand l’homme sent ainsi le secours de Dieu, quand il sent qu’il est là et qu’il vient à son aide, son cœur aussitôt est comblé de foi, et il comprend alors que la prière est le refuge du secours, la source du salut, le trésor de la confiance, le port dégagé de la tempête, la lumière de ceux qui sont dans les ténèbres, le soutien des faibles, l’abri au temps des épreuves, l’aide au plus fort de la maladie, le bouclier qui délivre dans les combats, la flèche lancée contre l’ennemi. En un mot la multitude des biens entre en lui par la prière. Il a donc ses délices désormais dans la prière de la foi. Son cœur rayonne de confiance.

    Isaac le Syrien (7e siècle), moine près de Mossoul
    Discours spirituels, 1ère série, n° 21 (trad. Touraille, DDB 1981, p. 143)

     

     

    Psaume 50

     

     

     

     

     

  • « Ce peuple m’honore des lèvres, mais son cœur est loin de moi. »

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    Que je ne désire rien en dehors de toi… Donne-moi souvent de porter mon cœur vers toi et, quand je faiblis, de peser ma faute avec douleur, avec un ferme propos de me corriger. Donne-moi, Seigneur Dieu, un cœur vigilant que nulle pensée curieuse n’entraîne loin de toi un cœur noble que nulle affection indigne n’abaisse un cœur droit que nulle intention équivoque ne dévie un cœur ferme que nulle adversité ne brise un cœur libre que nulle passion violente ne domine.

    Accorde-moi, Seigneur mon Dieu, une intelligence qui te connaisse, un empressement qui te cherche, une sagesse qui te trouve, une vie qui te plaise, une persévérance qui t’attende avec confiance et une confiance qui te possède à la fin. Accorde-moi par la pénitence d’être affligé de ce que tu as enduré, d’user en chemin de tes bienfaits par la grâce, de jouir de tes joies surtout dans la patrie par la gloire. Ô toi qui, étant Dieu, vis et règnes dans tous les siècles. Amen.

    Saint Thomas d’Aquin (1225-1274), théologien dominicain, docteur de l’Église
    Prière quotidienne devant le crucifix

     

     

    Priere St Thomas d'Aquin

     

     

     

     

     

     

     

  • Sainte nuit

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    Vierge Marie,
    En ce soir qui s’achève,
    Je baisse la tête pour me blottir contre Toi,
    Afin que Tu me protèges
    Et que Tu puisses bénir mes rêves,
    Et la nuit qui s’annonce.

    De Ta main douce et maternelle,
    Console-moi de mes malheurs.
    Je suis un être sans défense face à ses démons.
    Prends pitié de moi, Marie.

    Au nom du Père et du Fils
    Délivre-moi à jamais des tourments
    Qui brûlent mon âme,
    Et mettent en péril la sérénité de mes tout-proches.
    En ce soir qui s’achève, Marie,
    Je m’abandonne entre Tes mains qui guérissent.

    Amen

     

     

     

     

  • « Il appela ceux qu’il voulait… pour qu’ils soient avec lui. »

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    « La nuit, j’ai cherché celui que mon cœur aime » (Ct 3,1). Quel grand bien que de chercher Dieu ! Je pense pour ma part qu’il n’en est pas de plus grand. Le premier des dons de Dieu, il est encore l’étape dernière. Il ne vient pas s’ajouter à quelque autre vertu, parce qu’aucune ne lui est antérieure. Quelle vertu pourrait-on attribuer à celui qui ne cherche pas Dieu, et quelle limite mettre à la recherche de Dieu ? « Cherchez toujours sa face » dit un psaume (104,4). Je crois que, même quand on l’aura trouvé, on ne cessera pas de le chercher.

    On ne cherche pas Dieu en courant quelque part, mais en le désirant. Car le bonheur de l’avoir trouvé n’éteint pas le désir, mais au contraire il le fait grandir. La consommation de la joie… est plutôt de l’huile sur le feu, car le désir est une flamme. La joie sera parfaite (Jn 15,11) mais le désir n’aura pas de fin, et donc la recherche non plus…

    Mais que chaque âme qui cherche Dieu sache bien qu’elle a été devancée par Dieu, qui l’a cherchée avant qu’elle se soit mise à le chercher… C’est à cela que vous appelle la bonté de celui qui vous prévient, celui qui, le premier, vous a cherchés et qui vous a aimés le premier. Donc, en aucune façon, si vous n’étiez pas d’abord recherchés, vous ne le chercheriez pas vous-mêmes ; si vous n’étiez pas d’abord aimés par lui, vous ne l’aimeriez pas vous-mêmes. Vous avez été devancés et non par une seule grâce, mais par deux : par l’amour et par la recherche. L’amour est la cause de la recherche ; la recherche est le fruit de l’amour, et elle en est aussi la preuve. À cause de l’amour vous ne redoutez pas d’être cherchés. Et parce que vous avez été cherchés vous ne vous plaindrez pas d’être aimés en vain.

    Saint Bernard (1091-1153), moine cistercien et docteur de l’Église
    Homélies sur le Cantique des Cantiques, no 84, 1.5

     

     

     

     

  • « Beaucoup de gens… avaient appris tout ce qu’il faisait, et ils vinrent à lui. »

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    Ô miséricordes, envoyées et répandues sur tous les hommes ! C’est en toi qu’elles demeurent, Seigneur, toi qui, dans ta pitié pour tous les hommes, es allé à leur rencontre. Par ta mort tu leur as ouvert les trésors de tes miséricordes… Ton être profond est en effet caché à la vue de l’homme, mais esquissé dans ses moindres mouvements. Tes œuvres nous fournissent l’esquisse de leur Auteur, et les créatures nous désignent leur Créateur (Sg 13,1 ; Rm 1,20), pour que nous puissions toucher celui qui se dérobe à la recherche intellectuelle mais qui se fait voir dans ses dons. Il est difficile d’arriver à lui être présent face à face, mais il est facile de s’approcher de lui.

    Nos actions de grâces sont insuffisantes, mais nous t’adorons en toutes choses pour ton amour envers tous les hommes. Tu nous distingues chacun par le fond de notre être invisible, nous qui sommes tous reliés fondamentalement par l’unique nature d’Adam… Nous t’adorons, toi qui as mis chacun de nous dans ce monde, qui nous as confié tout ce qui s’y trouve, et qui nous en retireras à l’heure que nous ne connaissons pas. Nous t’adorons, toi qui as mis la parole dans nos bouches pour que nous puissions te présenter nos demandes. Adam t’acclame, lui qui repose dans la paix, et nous, sa postérité, avec lui, car tous nous sommes bénéficiaires de ta grâce. Les vents te louent…, la terre te loue…, les mers te louent…, les arbres te louent…, les plantes et les fleurs te bénissent aussi… Que toutes choses se rassemblent et unissent leur voix pour te louer, rivalisant d’action de grâce pour toutes tes bontés et unies dans la paix pour te bénir ; que toutes choses élèvent ensemble pour toi une œuvre de louange.

    Il nous revient de tendre vers toi de toute notre volonté, et il te revient de verser sur nous un peu de ta plénitude, pour que ta vérité nous convertisse et qu’ainsi disparaisse notre faiblesse qui, sans ta grâce, ne peut parvenir à toi, toi le Maître des dons.

    Saint Ephrem (v. 306-373), diacre en Syrie, docteur de l’Église
    Commentaire de l’Évangile concordant, prière finale ; SC 121 (trad. SC, p. 404 rev)

     

     

     

     

  • « Navré de l’endurcissement de leurs cœurs »

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    Jésus, Vérité éternelle, notre Vie, j’implore et je mendie ta miséricorde pour les pauvres pécheurs. Très doux Cœur de mon Seigneur, rempli de pitié et de miséricorde inexprimable, je te supplie pour les pauvres pécheurs. Ô Cœur Sacré, source de miséricorde dont les rayons de grâces inconcevables se répandent sur tout le genre humain, je t’en supplie, donne la lumière aux pauvres pécheurs. Ô Jésus, souviens-toi de ta Passion amère et ne permets pas que périssent les âmes rachetées au prix de ton sang très saint.

    Jésus, lorsque je contemple le don de ton sang, je me réjouis de sa valeur inestimable, car une goutte aurait suffi pour tous les pécheurs. Bien que le péché soit un abîme du mal et de l’ingratitude, le prix donné pour nous est sans commune mesure — c’est pourquoi, que chaque âme ait confiance en la Passion du Seigneur, qu’elle mette son espérance dans sa miséricorde. Dieu ne refusera à personne sa miséricorde. Le ciel et la terre peuvent changer, mais la miséricorde de Dieu ne s’épuisera jamais (cf Mt 24,35). Oh, quelle joie brûle dans mon cœur, quand je vois ta bonté inconcevable, ô mon Jésus. Je désire amener tous les pécheurs à tes pieds, pour qu’ils louent ton amour infini, pendant les siècles sans fin.

    Sainte Faustine Kowalska (1905-1938), religieuse
    Petit journal, § 72 (trad. Éds. Parole et dialogue 2002, p. 54)