Catégorie : Prière des âmes

  • « Qui perdra sa vie la sauvegardera. »

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    Ô jour éternel, jour tant désiré,
    Je te guette avec nostalgie et impatience,
    Et très bientôt l’amour déchirera les voiles,
    Et tu deviendras mon salut.

    Jour merveilleux, moment incomparable,
    Où pour la première fois je verrai mon Dieu,
    L’époux de mon âme et le Seigneur des Seigneurs,
    Je sens que l’épouvante n’étreindra point mon âme.

    Jour très solennel, jour de clarté,
    Où l’âme connaîtra son Dieu dans sa puissance,
    Et tout entière sombrera dans son amour,
    Et connaîtra que les misères de l’exil sont passées.

    Jour bienheureux, jour béni
    Où pour toi mon cœur flambera d’un feu éternel :
    Car je te pressens déjà même si ce n’est qu’à travers des voiles,
    Toi Jésus, dans la vie et la mort, tu m’es ravissement et enchantement.

    Jour que j’espère toute ma vie durant :
    Et je t’attends avec impatience, Seigneur,
    Car toi tu es le seul que je désire,
    Toi, l’Unique en mon cœur ; le reste ne m’est rien.

    Jour de délice, d’infinies douceurs :
    Mon époux, Dieu de grande majesté,
    Tu sais que rien ne saurait contenter le cœur d’une vierge,
    Sur ton doux Cœur j’appuie mon front.

    Sainte Faustine Kowalska (1905-1938), religieuse
    Petit journal, § 1230 (trad. Parole et dialogue 2002, p. 102)

     

     

     

  • « Gardez vos lampes allumées ! »

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    La prière offerte au temps de la nuit possède un grand pouvoir, plus que celle qui est offerte pendant le jour. C’est pourquoi tous les saints ont eu l’habitude de prier la nuit, combattant l’assoupissement du corps et la douceur du sommeil et dépassant leur nature corporelle. Le prophète disait lui aussi : « Je me suis fatigué à gémir ; chaque nuit, je baigne ma couche de mes larmes » (Ps 6,7) pendant qu’il soupirait du fond du cœur dans une prière passionnée. Et ailleurs : « Je me lève au milieu de la nuit pour te louer à cause de tes jugements, toi le Juste. » (Ps 118,62). Pour chacune des requêtes que les saints voulaient adresser à Dieu avec force, ils s’armaient de la prière pendant la nuit et aussitôt ils recevaient ce qu’ils demandaient.

    Satan lui-même ne craint rien autant que la prière que l’on offre pendant les veilles. Même si elles s’accompagnent de distractions, elle ne revient pas sans fruit, à moins qu’on ne demande ce qui ne convient pas. C’est pourquoi il engage de sévères combats contre ceux qui veillent, afin de les détourner si possible de cette pratique, surtout s’ils se montrent persévérants. Mais ceux qui sont quelque peu fortifiés contre ses ruses pernicieuses et ont goûté les dons que Dieu accorde durant les veilles, et qui ont expérimenté personnellement la grandeur de l’aide que Dieu leur accorde, le méprisent complètement, lui et tous ses stratagèmes.

    Isaac le Syrien (7e siècle), moine près de Mossoul
    Discours ascétiques (trad. Deseille, La fournaise de Babylone, Eds. Présence 1974, p. 90)

     

     

     

  • « Ils se mirent à lui en vouloir terriblement et le harcelaient. »

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    Ô mon peuple, que t’ai-je fait ?
    En quoi t’ai-je contristé ? Réponds-moi (Mi 6,3).

    Peuple égaré par l’amertume,
    peuple au cœur fermé, souviens-toi !
    Le Maître t’a libéré.
    Tant d’amour serait-il sans réponse,
    tant d’amour d’un Dieu crucifié ?

    Moi, depuis l’aurore des mondes,
    j’ai préparé ton aujourd’hui ;
    toi, tu rejettes la vraie Vie
    qui peut donner la joie sans ombre :
    ô mon peuple, réponds-moi !

    Moi, j’ai brisé tes liens d’esclave,
    j’ai fait sombrer tes ennemis ;
    toi, tu me livres à l’ennemi,
    tu me prépares une autre Pâque :
    ô mon peuple, réponds-moi.

    Moi, j’ai pris part à ton exode,
    par la nuée je t’ai conduit ;
    toi, tu m’enfermes dans ta nuit,
    tu ne sais plus où va ma gloire :
    ô mon peuple, réponds-moi.

    Moi, j’ai envoyé mes prophètes,
    ils ont crié dans ton exil ;
    toi, tu ne veux pas revenir,
    tu deviens sourd quand je t’appelle :
    ô mon peuple, réponds-moi.

     

    Le Missel romain
    Impropères du Vendredi Saint

     

  • « Combien plus le Père céleste donnera-t-il l’Esprit Saint à ceux qui le lui demandent ? »

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    D’où viens-tu ? Comment pénètres-tu,
    je veux dire : à l’intérieur de ma cellule,
    fermée de toute part ?
    Ceci est en effet étrange,
    dépasse parole et pensée.
    Mais que tu viennes en moi,
    soudain tout entier et que tu brilles,
    que tu te laisses voir sous forme lumineuse,
    comme la lune dans sa pleine lumière,
    cela me laisse sans pensée
    et sans voix, mon Dieu !
    Je sais bien que tu es
    celui qui est venu pour illuminer
    ceux qui sont assis dans les ténèbres (Lc 1,79),
    et je suis stupéfait, je deviens
    privé de sens et de paroles,
    à voir une merveille étrange
    qui dépasse toute la création,
    toute la nature et tous les mots…

    Comment Dieu est-il hors de l’univers
    par son essence et sa nature,
    par sa puissance et par sa gloire,
    et comment aussi habite-t-il partout et en tous,
    mais d’une manière spéciale dans ses saints ?
    Comment dresse-t-il sa tente en eux
    d’une manière consciente et substantiellement,
    lui qui est totalement au-delà de la substance ?
    Comment est-il contenu dans leurs entrailles,
    lui qui contient toute la création ?
    Comment brille-t-il dans leur cœur,
    ce cœur charnel et épais ?
    Comment est-il à l’intérieur de celui-ci,
    comment est-il en dehors de tout,
    et remplit-il lui-même toute chose ?
    Comment, la nuit et le jour,
    brille-t-il sans être vu ?

    Dis-moi, est-ce que l’esprit de l’homme
    concevra tous ces mystères
    ou pourra te les exprimer ?
    Certes non ! un ange ne pourrait,
    ni un archange, te l’expliquer ;
    ils seraient incapables
    de t’exposer cela avec des mots.
    C’est donc l’Esprit de Dieu, parce qu’il est divin,
    qui seul connaît ces mystères
    et qui les sait parce que lui seul
    partage la nature, le trône et l’éternité
    avec le Fils et le Père.
    C’est donc à ceux pour qui cet Esprit resplendira
    et à qui il sera uni libéralement
    qu’il montre tout d’une manière inexprimable…
    C’est comme un aveugle : s’il voit,
    il voit tout d’abord la lumière
    et ensuite aussi toute la création
    qui est dans la lumière, oh merveille !
    De même, celui qui a été éclairé
    par le divin Esprit dans son âme,
    aussitôt entre en communion de la lumière
    et contemple la lumière,
    la lumière de Dieu, Dieu vraiment,
    qui aussi lui montre tout,
    ou plutôt tout ce que Dieu décide,
    tout ce qu’il désire et ce qu’il veut.
    À ceux qu’il éclairera par son illumination
    il accorde de voir ce qui se trouve dans la lumière divine.

    Syméon le Nouveau Théologien (v. 949-1022), moine grec
    Hymnes, n°29 (trad. SC 174, p. 315s)

     

     

  • Notre-Dame du Rosaire

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    Le Rosaire avait été institué par saint Dominique au commencement du XIIIe siècle. Par le zèle des papes, et aussi par les fruits abondants qu’il produisait dans l’Église, il devenait de plus en plus populaire. Au XVe siècle, le bienheureux Alain de La Roche, dominicain, fut suscité par Marie pour raviver cette dévotion si excellente.

    La fête de Notre-Dame du Rosaire se célébrait déjà, en 1547, à Tortosa (Espagne), le troisième dimanche d’avril, quand fut instituée par Pie V la fête de Notre-Dame de la Victoire (1572) au premier dimanche d’octobre, en action de grâces pour la victoire de Lépante

    Plus tard, dans les premières années du XVIIIe siècle, parut un homme extraordinaire appelé à bon droit le Dominique des temps modernes, et qui fut le grand propagateur, l’apôtre de la dévotion au saint Rosaire ; c’est saint Louis-Marie Grignion de Montfort. Depuis saint Dominique, il n’y a pas eu d’homme plus zélé que ce grand missionnaire pour l’établissement de la confrérie du Rosaire : il l’érigeait dans tous les lieux où elle ne l’était pas ; c’est le moyen qu’il jugeait le plus puissant pour établir le règne de Dieu dans les âmes. Il composa lui-même une méthode de réciter le Rosaire, facile à retenir, instructive et pieuse. L’Apôtre de l’Ouest récitait tous les jours son Rosaire en entier, suivant sa méthode, et le faisait de même réciter publiquement tous les jours dans ses missions, et il a fait un point de règle à ses disciples de suivre son exemple.

    Par son Rosaire quotidien, Montfort convertissait les plus grands pécheurs et les faisait persévérer dans la grâce et la ferveur de leur conversion ; il pouvait dire : « Personne ne m’a résisté une fois que j’ai pu lui mettre la main au collet avec mon Rosaire ! » Il avait mille industries pour propager et faire aimer le Rosaire : là, c’étaient des bannières représentant les mystères du Rosaire ; ailleurs, d’immenses Rosaires qu’on récitait en marchant, dans les églises ou autour des églises, à la manière du chemin de la Croix. Il exaltait le Rosaire dans ses cantiques ; un tonnerre de voix répondait à la sienne, et tous les échos répétaient, de colline en colline, les gloires de cette dévotion bénie.

     

    ©Evangelizo.org

     

     

     

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  • La Vierge Marie Médiatrice – mémoire facultative

    Beata_Vergine_Maria_della_Mercede_ALaisser passer la grâce de Dieu dans notre pauvreté, une joie ! Quelle joie de nous unir aux chrétiens de Belgique pour fêter « Marie médiatrice de grâce ». Nous n’hésitons pas à dire que nous recevons le don de Dieu les uns par les autres. Nous disons aussi que les frères les plus pauvres au milieu de nous sont des « canaux » privilégiés par lesquels nous arrive la grâce de Dieu. C’est une expérience concrète et quotidienne que nous faisons de la médiation de l’Amour de Dieu. Nous expérimentons cette « expérience » entre Dieu, le donateur de la grâce, et les pauvres pécheurs que nous sommes. Les pauvres ont là un rôle privilégié, par leur pauvreté même, ils sont comme des médiateurs, des moyens divins par lesquels la grâce de Dieu nous arrive.

    Ainsi cette fête de la Vierge Marie que nous célébrons aujourd’hui, nous l’expérimentons chaque jour. Nous expérimentons aussi que, si nous refusons ces petits moyens par lesquels la grâce de Dieu nous est offerte, nous nous coupons de la grâce de Dieu. Cette fête nous révèle une autre expérience quotidienne. Imaginons que nous ayons un frère, tellement débordant dans son amour pour nous, qu’il nous « étouffe ». Est-ce que cet amour vient de Dieu ? Nous n’en savons rien. Ce que nous savons, c’est qu’il y a un malaise entre cet « enveloppement gênant » et ce que nous sommes prêts à recevoir. Nous avons l’expérience que « cet autre » peut nous gêner dans son amour. Les psychologues parleront de la « captation » pour s’attacher l’autre. Cela nous remet alors devant la source de l’amour et la pureté de cette Source.

    Nous comprenons ainsi l’humilité de Dieu. Dieu est un amour tellement fort, grand et puissant que nous prenons l’image du soleil et nous sommes comme une petite goutte d’eau ! Approchez une petite goutte d’eau du soleil, c’est la « désintégration » de la petite goutte d’eau, à moins qu’elle ne soit rendue capable de vivre du Soleil. L’humilité de Dieu va jusqu’à proportionner le don de son amour en l’adaptant, par la médiation, à ce que nous pouvons en recevoir. Les pauvres sont toujours très humbles dans la manière avec laquelle ils nous proposent l’amour qui vient du cœur de Dieu. Toutes ces médiations trouvent leur origine dans l’unique médiateur Jésus. Tout vient de Dieu par Jésus.

    L’Église dans sa sagesse, fait passer toutes les prières liturgiques qu’elle adresse au Père par Jésus Notre Seigneur, dans l’Esprit. Dieu, dans sa bonté miséricordieuse, vient nous rejoindre jusque dans notre misère. Il a voulu que la nature coopère, que la créature coopère au don de son amour. Quand Dieu veut nous combler de sa grâce, Il veut que nous la lui demandions, c’est la prière de demande. Il ne nous donne jamais sa grâce sans que nous la lui ayons demandée. Toute prière de demande dans l’Église, nous dispose à recevoir le don de Dieu. Ce don de Dieu nous déborde de toutes parts. Chaque fois que nous demandons notre pain quotidien, la joie dont nous avons besoin pour vivre, nous nous disposons, à recevoir la grâce de Dieu.

    Dans sa miséricorde, Dieu veut que sa grâce nous arrive, proportionnée à ce que nous pouvons en recevoir. C’est sa grâce qui nous prépare à recevoir toutes ses grâces. Nous comprenons la fête que nous célébrons aujourd’hui en Église : Marie, médiatrice de toutes grâces est Immaculée. Elle demeure à la Source, c’est son privilège obtenu par la passion de Jésus. Étant toujours à la source, étant aussi de notre peuple, elle est solidaire de l’humanité, de chacun de nous. Elle nous donne Jésus, l’unique médiateur. Dans cet unique médiateur, sont contenus beaucoup de médiations.

     

    Source principale : vallee-aisne60.cef.fr (« Rév. x gpm »).

     

     

     

     

     

  • Psaume 136(135),1-3.16-18.21-22.24.

    Psaume 136

     
    Rendez grâce au Seigneur : il est bon,
    éternel est son amour !
    Rendez grâce au Dieu des dieux,
    éternel est son amour !
    Rendez grâce au Seigneur des seigneurs,
    éternel est son amour !

    Lui qui mena son peuple au désert,
    éternel est son amour !
    qui frappa des princes fameux,
    éternel est son amour !
    et fit périr des rois redoutables,
    éternel est son amour !

    Pour donner leur pays en héritage,
    éternel est son amour !
    en héritage à Israël, son serviteur,
    éternel est son amour !
    il nous tira de la main des oppresseurs,
    éternel est son amour !

     

     

  • « Jésus le toucha et lui dit : ‘Je le veux ; sois purifié’ »

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    Avant que brille la lumière divine,
    je ne me connaissais pas moi-même.
    Me voyant alors dans les ténèbres et en prison,
    enfermé dans un bourbier,
    couvert de saleté, blessé, ma chair enflée…,
    je suis tombé aux pieds de celui qui m’avait illuminé.
    Et celui qui m’avait illuminé touche de ses mains
    mes liens et mes blessures ;
    là où touche sa main et où son doigt s’approche,
    aussitôt tombent mes liens,
    les blessures disparaissent, et toute saleté.
    La souillure de ma chair disparaît…
    si bien qu’il la rend semblable à sa main divine.
    Merveille étrange : ma chair, mon âme et mon corps
    participent à la gloire divine.

    Dès que j’ai été purifié et débarrassé de mes liens,
    le voici qui me tend une main divine,
    il me retire du bourbier entièrement,
    il m’embrasse, il se jette à mon cou,
    il me couvre de baisers (Lc 15,20).
    Et moi qui étais totalement épuisé
    et qui avais perdu mes forces,
    il me prend sur ses épaules (Lc 15,5),
    et il m’emmène hors de mon enfer…

    C’est la lumière qui m’emporte et me soutient ;
    elle m’entraîne vers une grande lumière…
    Il me donne à contempler par quel étrange remodelage
    lui-même m’a repétri (Gn 2,7) et m’a arraché notre nature périssable.
    Il m’a fait don d’une vie immortelle
    et m’a revêtu d’une robe immatérielle et lumineuse
    et m’a donné des sandales, un anneau et une couronne
    impérissables et éternels (Lc 15,22; 1Co 9,25).

    Syméon le Nouveau Théologien (v. 949-1022), moine grec
    Hymne 30 ; SC 174 (trad. SC p. 357)

     

     

  • Sacré-Cœur de Jésus, solennité

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    Toi qui as fait pour moi de si grandes et si belles choses que tu m’as obligée à ton service pour toujours, que te rendrai-je pour tant de bienfaits ? Quelles louanges et quelles actions de grâces pourrais-je t’offrir, même si je m’y dépensais mille fois ? Que suis-je moi, pauvre créature, en comparaison de toi, toi ma rédemption abondante ? Donc, mon âme que tu as rachetée, je te l’offrirai tout entière, je te ferai hommage de l’amour de mon cœur. Oui, transporte ma vie en toi, emporte-moi tout entière en toi et, m’enfermant en toi, fais que je ne sois qu’une même chose avec toi.

    Ô Amour, ton ardeur divine m’a ouvert le cœur très doux de mon Jésus. Cœur source de douceur, cœur débordant de bonté, cœur surabondant de charité, cœur d’où coule goutte à goutte la bienveillance, cœur plein de miséricorde…, cœur très cher, je te prie d’absorber mon cœur tout entier en toi. Perle très chère de mon cœur, invite-moi à tes festins qui donnent la vie ; verse pour moi les vins de ta consolation… afin que la ruine de mon esprit soit remplie de ta charité divine, et que l’abondance de ton amour supplée à la pauvreté et à la misère de mon âme.

    Cœur aimé par-dessus tout…, aie pitié de moi. Je t’en supplie, que la douceur de ta charité rende le courage à mon cœur. De grâce, que les entrailles de ta miséricorde s’émeuvent en ma faveur, car hélas, mes démérites sont nombreux, mes mérites sont nuls. Mon Jésus, que le mérite de ta mort précieuse, qui seul a eu le pouvoir d’acquitter la dette universelle, me remette tout ce que j’ai fait de mal… ; qu’il m’attire à toi si puissamment que, transformée totalement par la force de ton amour divin, je trouve grâce à tes yeux… Et donne-moi, cher Jésus, de t’aimer, toi seul en toutes choses et par-dessus toutes choses, de m’attacher à toi avec ferveur, d’espérer en toi, et de ne mettre à mon espérance aucune limite.

    Sainte Gertrude d’Helfta (1256-1301), moniale bénédictine
    Les Exercices, 7 (trad. SC 127, p. 285 rev.)

     

    En union de prière,  à la demande de Marie Mère des hommes,  tous les vendredis soir,  de 21h30 à 22h00.
    En union de prière,
    à la demande de Marie Mère des hommes,
    tous les vendredis soir,
    de 21h30 à 22h00.