Catégorie : Prière des âmes

  • Prier avec foi et confiance

    Il faut que nos prières soient faites avec confiance, et avec une espérance ferme que le bon Dieu peut et veut nous accorder ce que nous lui demandons, si nous le demandons comme il faut. Dans tous les endroits où Jésus-Christ nous promet de tout accorder à la prière, il met toujours cette condition : « Si vous la faites avec foi. » Quand quelqu’un lui demandait sa guérison ou autre chose, il ne manquait jamais de leur dire : « Qu’il vous soit fait selon votre foi. » (Mt 9, 29) D’ailleurs, mes frères, qui pourrait nous porter à douter, puisque notre confiance est appuyée sur la toute-puissance de Dieu qui est infinie, et sur sa miséricorde qui est sans bornes, et sur les mérites infinis de Jésus-Christ au nom duquel nous prions. Quand nous prions au nom de Jésus-Christ, ce n’est pas nous qui prions mais c’est Jésus-Christ lui-même qui prie son Père pour nous.

    L’Évangile nous donne un bel exemple de la foi que nous devons avoir en priant, dans la personne de cette femme qui était atteinte d’une perte de sang. Elle se disait en elle-même : « Si je peux seulement toucher le bord de son manteau, je suis sûre d’être guérie. » (Mt 9,21) Vous voyez qu’elle croyait fermement que Jésus-Christ pouvait la guérir ; elle attendait avec une grande confiance une guérison qu’elle désirait ardemment. En effet, le Sauveur passant près d’elle, elle se jette aux pieds de Jésus-Christ, lui touche son manteau, et aussitôt elle est guérie. Jésus-Christ voyant sa foi, la regarde avec bonté, en lui disant : « Allez, votre foi vous a sauvée. » (Mt 9, 22) Oui, mes frères, c’est à cette foi et à cette confiance que tout est promis.

    Saint Jean-Marie Vianney (1786-1859)

     

     

     

  • En union de prière, tous les soirs à 18h35 pour les Stes âmes du Purgatoire, tous les jours pour les neuvaines d’Ardouane, le chapelet et tous les vendredis soir, de 21h30 à 22h00, à la demande de Marie Mère des hommes, aux intentions de ce monde, du Pape, à l’ouverture de la Maison de Marie, aux offenses faites au Père, aux victimes du fanatisme, de la guerre et à tous ceux partis trop tôt.

  • Nous sommes les envoyés de Dieu au monde

    Painted divine figure church of San Sebastiano Rome

    Un jour de plus commence.

    Jésus en moi veut le vivre. Il ne s’est pas enfermé.
    Il a marché parmi les hommes.
    Avec moi il est parmi les hommes d’aujourd’hui.

    Il va rencontrer chacun de ceux qui entreront dans la maison,
    chacun de ceux que je croiserai dans la rue,
    d’autres riches que ceux de son temps, d’autres pauvres,
    d’autres savants et d’autres ignorants,
    d’autres petits et d’autres vieillards,
    d’autres saints et d’autres pécheurs,
    d’autres valides et d’autres infirmes.
    Tous seront ceux qu’il est venu chercher.
    Chacun, celui qu’il est venu sauver. (…)

    Tout sera permis dans le jour qui va venir,
    tout sera permis et demandera que je dise oui.
    Le monde où il me laisse pour y être avec moi
    ne peut m’empêcher d’être avec Dieu ;
    comme un enfant porté sur les bras de sa mère
    n’est pas moins avec elle
    parce qu’elle marche dans la foule.

    Jésus, partout, n’a cessé d’être envoyé.
    Nous ne pouvons pas faire que nous ne soyons,
    à chaque instant,
    les envoyés de Dieu au monde.
    Jésus en nous ne cesse pas d’être envoyé,
    au long de ce jour qui commence,
    à toute humanité, de notre temps, de tous les temps,
    de ma ville et du monde entier.

    À travers les proches frères qu’il nous fera servir, aimer, sauver,
    des vagues de sa charité partiront jusqu’au bout du monde,
    iront jusqu’à la fin des temps.

    Vénérable Madeleine Delbrêl (1904-1964)

     

     

     

  • Dirige nos pas sur le chemin de la droiture !

    Ô Feu de l’Esprit Saint,
    Loué sois-tu, toi qui œuvre au son des tambourins et des cithares.
    Lorsque tu enflammes l’esprit des hommes,
    Le tabernacle de leur âme s’emplit de ta puissance.
    Alors la volonté s’élève et suscite l’appétit de l’âme
    Et le désir de Dieu devient son guide.
    L’intelligence t’invoque par de doux chants
    Et te bâtit des temples de sagesse
    Qui s’exhalent en œuvre d’or.

    Tu portes toujours l’épée qui tranche
    Ce que le fruit du péché marque de son crime.
    Quand la volonté et les désirs se perdent dans le brouillard,
    Et que l’âme vole et tournoie de tous côtés,
    L’Esprit demeure le lien de la volonté et du désir.

    Quand l’âme elle-même se dresse pour chercher à voir la pupille du mal
    Et atteindre la gueule de la débauche, tu l’éprouves par le feu,
    Car telle est ta volonté.
    Quand la raison se laisse glisser sur la pente du mal,
    Tu la serres et la resserres, et tu la fais revenir par toutes sortes d’épreuves,
    Car telle est ta volonté.
    Et si le mal ose lever contre soi son épée,
    Tu la lui retournes en plein cœur,
    Comme tu l’as fait au premier Ange déchu,
    Dont tu jetas la tour d’orgueil au fond de l’enfer.
    Mais tu as élevé ici une autre tour pour les publicains et les pécheurs
    Qui te confessent leurs péchés et leurs œuvres.

    Toute créature te loue, vie de toute chose,
    Baume très précieux qui transfigures nos blessures béantes et souillées
    En pierre précieuses !
    Daigne maintenant nous rassembler tous ensemble en Toi,
    Et diriger nos pas sur le chemin de la droiture. Amen.

    Sainte Hildegarde de Bingen (1098-1179)

     

     

     

  • Suivez mes exemples en veillant dans le recueillement !

    [Notre-Seigneur :] « C’est ainsi que J’ai passé devant vos yeux les trois ans de Ma vie publique, passant les jours tout entiers à instruire et à guérir, à faire le bien, aux âmes d’abord, aux corps ensuite. Et, le soir, que faisais-Je ? Le soir, Je me retirais loin de cette foule à laquelle Je m’étais si pleinement consacré le jour, et, cherchant la solitude, Je m’enfermais avec vous dans une maison hospitalière, ou bien J’allais dans la montagne, sur quelque sommet désert, et Je passais la nuit en prière…, de toute manière, Je passais la nuit dans le recueillement, le silence, à l’écart des foules, dans la veille et la prière… C’est l’exemple que Je vous laisse.

    C’est pour vous que J’ai agi ainsi : Moi qui suis assez fort, assez maître de Moi pour être partout comme seul avec Mon Père, puisque je Le vois sans cesse, Je suis toujours avec Lui, Je n’ai besoin ni de solitude pour Me recueillir, ni de silence pour Le prier, ni de prières particulières pour M’unir à Lui. Au milieu des foules, en parlant, Je suis aussi uni à Lui que dans plus profonde solitude. Je n’ai pas besoin de méditer pour Le connaitre ; car Je Le connais ; Je n’ai pas besoin de Me fortifier par Sa contemplation, car Je suis divinement fort… Je n’ai besoin ni de solitude, ni de veille, ni de silence, ni de prière, car, au-dedans de Moi, la prière est continuelle et parfaite… C’est pour vous donner l’exemple que J’ai passé tant de nuits dans une veille solitaire, à prier Mon Père, sous le ciel étoilé ou dans le secret d’une chambre close…

    Puisque Je fais tout pour vous tous, aimez-Moi donc et aimez-vous les uns les autres… Et suivez Mes exemples (…) en veillant dans le recueillement et le silence, en priant, en contemplant, en vous abîmant en Dieu… »

    Saint Charles de Foucauld (1858-1916)

     

     

     

     

  • Donne-moi la force de te chercher !

    Seigneur, notre Dieu, nous croyons en toi,
    Père, Fils et Saint-Esprit. (…)
    Autant que je l’ai pu,
    autant que tu m’en as donné le pouvoir,
    je t’ai cherché,
    j’ai désiré voir ce que j’ai cru,
    j’ai beaucoup débattu et travaillé.
    Seigneur, mon Dieu, mon unique espoir,
    permets que je ne me lasse jamais de te chercher,
    mais fais que je cherche toujours ardemment ta Face.
    Donne-moi la force de te chercher,
    toi qui m’a fait te trouver,
    toi qui m’a donné de plus en plus
    l’espoir de te trouver.
    Devant toi est ma fermeté et mon infirmité,
    garde celle-là, guéris celle-ci ;
    devant toi est ma force et mon ignorance.
    Là où tu m’as ouvert, accueille mon entrée ;
    là où tu m’as fermé, ouvre à mon appel ;
    accorde-moi de me souvenir de toi,
    de te comprendre,
    de t’aimer.

    Saint Augustin (354-430)

     

     

  • Que je te suive avec amour et sagesse

    Reçois-moi, Père saint, dans ta très clémente paternité, afin que dans le stade de ce saint propos où, par ton amour, j’ai commencé à courir, je te reçoive toi-même comme récompense et éternel héritage (1 Co 9,24). Reçois-moi, Jésus très aimant, dans ta très douce fraternité : toi, porte avec moi tout le poids du jour et de la chaleur (Mt 20,12) et sois ma consolation dans tout mon labeur, compagnon de mon voyage, guide et associé. Reçois-moi, Esprit Saint, Dieu-amour, dans ta très aimante miséricorde et charité : sois le maître et le précepteur de toute ma vie et le plus tendre ami de mon cœur. (…)

    Renverse le mur de mon existence passée, ce mur qui m’isolait de toi (Is 5,5). Attire-moi à toi avec tant de violence que, ravie par la douceur de ton inextinguible tendresse, je te suive avec amour et sagesse. Ô miséricordieux Jésus, vouloir est à ma portée mais parfaire je n’en trouve pas le moyen : tire-moi donc de la fragilité de la condition humaine par l’aide de ta grâce (Rm 7,18), et tourne mon âme vers toi par la loi immaculée de ton amour. Alors je courrai sans me lasser dans la voie de tes commandements (Ps 118,32) ; je m’attacherai à toi d’une manière inséparable, et tu seras avec moi, ô mon Seigneur, m’aidant sans cesse et me fortifiant dans l’œuvre que j’ai entreprise par amour de ton amour.

    Sainte Gertrude d’Helfta (1256-1301)

     

     

     

  • Viens chercher ta brebis perdue

    Seigneur Jésus Christ, pour nous enseigner le sommet des vertus, tu as gravi la montagne avec tes disciples, tu leur as enseigné les Béatitudes et les vertus sublimes, leur promettant des récompenses propres à chacune. Accorde à ma fragilité d’entendre ta voix, de m’appliquer par leur pratique à acquérir le mérite des vertus, afin que par ta miséricorde j’obtienne la récompense promise. Fais qu’en considérant le salaire, je ne refuse pas la peine du travail. Fais que l’espérance du salut éternel adoucisse pour moi l’amertume du remède, en enflammant mon âme par la splendeur de ton œuvre. Du misérable que je suis, Seigneur, fais un bienheureux ; de la béatitude d’ici-bas, par ta grâce, conduis-moi à la béatitude de la patrie.

    Viens, Seigneur Jésus, à la recherche de ton serviteur, à la recherche de ta brebis errante et harassée. Viens, Époux de l’Église, à la recherche de la pièce d’argent perdue. Viens, Père de miséricorde, recevoir le fils prodigue qui revient à toi. Viens donc, Seigneur, car tu es le seul à pouvoir rappeler la brebis qui s’égare, à retrouver la pièce d’argent perdue, à réconcilier le fils fugitif. Viens, afin qu’il y ait salut sur la terre et joie au ciel ! Convertis-moi à toi et donne-moi d’accomplir une vraie et parfaite pénitence, pour que je sois occasion de joie pour les anges. Très doux Jésus, je t’en prie, par l’immensité de ton amour pour moi pécheur, que je t’aime toi seul, par dessus tout, que je ne sois consolé que par toi, mon Dieu très doux !

    Ludolphe de Saxe

     

     

     

  • « Toujours prier sans se décourager »

    Aime prier. Ressens souvent le besoin de prier tout au long de la journée. La prière dilate le cœur jusqu’à ce que celui-ci puisse recevoir le don de Dieu qui est lui-même. Demande, cherche, et ton cœur grandira au point de le recevoir, de le garder comme ton bien.

    Nous désirons tellement bien prier, et puis nous échouons. Alors nous nous décourageons et renonçons. Si tu veux prier mieux, tu dois prier plus. Dieu accepte l’échec, mais il ne veut pas du découragement. Toujours plus, il nous veut tels des enfants, toujours plus humbles, toujours plus remplis de gratitude dans l’oraison. Il veut que nous nous souvenions de notre appartenance à tous au corps mystique du Christ, qui est prière perpétuelle.

    Nous devons nous aider l’un l’autre dans nos prières. Libérons nos esprits. Ne prions pas longuement, que nos prières ne s’étirent pas sans fin, mais qu’elles soient brèves, pleines d’amour. Prions pour ceux qui ne prient pas. Souvenons-nous que celui qui veut pouvoir aimer, doit pouvoir prier.

    Sainte Teresa de Calcutta (1910-1997)

     

     

     

     

  • « Un jour, quelque part, Jésus était en prière. »

    « Jésus priait à l’écart » (Lc 9,18). La prière trouve sa source dans le silence et la paix intérieure ; c’est là que se manifeste la gloire de Dieu (cf Lc 9,29). Car, lorsque nous fermerons les yeux et les oreilles, que nous nous trouverons au-dedans en présence de Dieu, lorsque libérés de l’agitation du monde extérieur nous serons à l’intérieur de nous-mêmes, alors nous verrons clairement en nos âmes le Royaume de Dieu. Car le Royaume des cieux ou, si l’on préfère, le Royaume de Dieu, est en nous-mêmes : c’est Jésus notre Seigneur qui nous l’a dit (Lc 17,21).

    Pourtant, les croyants et le Seigneur prient d’une façon différente. Les serviteurs, en effet, s’approchent du Seigneur dans leur prière avec une crainte mêlée de désir, et la prière devient pour eux voyage vers Dieu et vers l’union avec lui, les nourrissant de sa propre substance et les fortifiant. Mais pour le Christ dont l’âme sainte est unie au Verbe de Dieu, comment va-t-il prier ? Comment le Maître va-t-il se présenter dans une attitude de demande ? S’il le fait, n’est-ce pas qu’après avoir revêtu notre nature, il veut nous instruire et nous montrer le chemin qui, par la prière, nous fait monter vers Dieu ? Ne veut-il pas nous apprendre que l’oraison abrite en son sein la gloire de Dieu ?

    Saint Jean de Damas (v. 675-749)