Catégorie : Année liturgique

  • Fête de saint André, apôtre

    « Qu’il est agréable et doux pour des frères de vivre dans l’unité » (Ps 132,1)… André, après avoir demeuré auprès de Jésus (Jn 1,39) et avoir beaucoup appris, n’a pas gardé ce trésor pour lui : il se hâte de courir auprès de son frère Simon-Pierre pour partager avec lui les biens qu’il a reçus. (…) Considère ce qu’il dit à son frère : « Nous avons trouvé le Messie, c’est-à-dire le Christ » (Jn 1,41). Vois-tu le fruit de ce qu’il venait d’apprendre en si peu de temps ? Cela démontre à la fois l’autorité du Maître qui a enseigné ses disciples et, dès le début, leur zèle de le connaître.

    L’empressement d’André, son zèle à répandre tout de suite une aussi bonne nouvelle, suppose une âme qui brûlait de voir l’accomplissement de tant de prophéties concernant le Christ. C’est montrer une amitié vraiment fraternelle, une affection profonde et un naturel plein de sincérité, que de partager ainsi les richesses spirituelles. (…) « Nous avons trouvé le Messie » dit-il ; non pas un messie, un messie quelconque, mais bien « le Messie, celui que nous attendions ».

    Saint Jean Chrysostome (v. 345-407)

     

     

  • Solennité du Christ, Roi de l’Univers

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    Tu es roi pour l’éternité, mon Dieu (…) ; quand on dit dans le Credo que ton « royaume n’aura pas de fin », presque toujours j’en éprouve une joie toute particulière. Je te loue, Seigneur, je te bénis à jamais ! Enfin ton royaume durera éternellement ! Ne permets jamais, Maître, que ceux qui t’adressent la parole croient pouvoir le faire du bout des lèvres. (…) Assurément, quand on va trouver un prince, on ne lui parle pas avec le même laisser-aller qu’à un paysan ou qu’à une pauvre religieuse comme nous. De quelque façon qu’on nous parle, ce sera toujours bien.
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    Sans doute, l’humilité de notre roi est telle que malgré mon ignorance des règles du langage, il n’arrête pas de m’écouter et de me permettre d’approcher de lui. Ses gardes ne me repoussent pas, car les anges qui l’entourent n’ignorent pas que leur roi apprécie plus la simplicité d’un petit berger bien humble, qui dirait davantage s’il le pouvait, que tous les beaux raisonnements des plus grands savants et des lettrés, s’ils ne sont pas humbles.
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    Mais si notre roi est bon, ce n’est pas une raison de nous montrer grossiers. Ne serait-ce que pour lui témoigner ma gratitude de ce qu’il daigne supporter près de lui une personne aussi repoussante que moi, il est juste que je reconnaisse sa noblesse et sa grandeur. En vérité, il suffit de l’approcher pour comprendre cela. (…) Oui, approchez de lui, mes filles, mais songez et comprenez à qui vous allez parler, ou à qui vous parlez déjà. Après mille vies comme la nôtre vous n’arriverez pas encore à comprendre les égards que mérite un tel Seigneur, devant qui tremblent les anges. Il commande tout, il peut tout ; pour lui, vouloir c’est faire. Il est juste, mes filles, que nous cherchions à nous réjouir des grandeurs de notre Époux, que nous comprenions de qui nous sommes les épouses, et donc que nous sachions quelle doit être la sainteté de notre vie.
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    Sainte Thérèse d’Avila (1515-1582)

     

     

  • Solennité de la Toussaint

    Soyez donc bons les uns pour les autres (cf. Ep 4,32), indulgents, pleins d’amour fraternel ; supportez-vous mutuellement avec charité (cf. Ep 4,2) ; portez les fardeaux les uns des autres (cf. Ga 6,2), cédez, pardonnez ; tenez-vous les uns les autres en honneur (cf. Rm 12,10), avec révérence, avec piété et crainte de Dieu. Si telle est votre conduite, si vous vivez ainsi, vous êtes mes saints, ou plutôt ceux de Dieu, ses anges sur la terre, les adorateurs (cf. Jn 4,23) de sa puissance, les ministres de sa gloire, les héritiers du royaume des cieux, les compagnons des saints, les habitants du paradis, vous jouissez des biens inconcevables qui nous ont été réservés.

    C’est pourquoi, je vous prie (…) de marcher toujours droit dans les chemins de Dieu, de vous affermir par la vigueur de sa force (cf. Ep 6,10). (…) Que la lumière de la connaissance de Dieu vous précède en tout mouvement et en toute action, qu’une disposition pacifique vous gouverne et que le calme d’un amour fraternel règne en vous ! (…) Puisse le Seigneur Dieu vous ouvrir une porte de justice (Ps 117,19), un chemin de vérité (cf. 2 P 2,2), qu’il vous attire à lui, qu’il vous embrase tout entiers ; qu’il fasse de vous un instrument qui résonne de sons harmonieux pour sa joie , qu’il vous transforme en de parfaits temples vivants, et il habitera en vous, qu’il vous accorde dès ici-bas les arrhes (cf. 2 Co 1,22) de la béatitude de là-haut. (…)

    Que le Seigneur notre Dieu garde, restaure (cf. 1 P 5,10), rende droites votre route et vos œuvres, qu’il emplisse vos saints cœurs de grâce, de joie et de douceur, et puisse-t-il ainsi vous rendre dignes aussi du royaume des cieux dans le Christ lui-même, notre Seigneur, à qui sont la gloire et la puissance avec le Père et le Saint-Esprit, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amen.

    Saint Théodore le Studite (759-826)

  • Fête des Sts Anges Gardiens

    Ce n’est pas sans raison ni sans cause que l’on a appliqué aux bons anges ces vocables qui marquent leur rang, et qu’il y a chez eux des noms pour exprimer leur office, leur mérite ou leur dignité : cela ne fait doute pour personne.

    Il est manifeste d’abord que le nom d’anges ou messagers est pris de l’office d’annoncer les volontés divines et celui d’archanges, du fait qu’ils commandent aux anges eux-mêmes, comme le mot l’indique. D’autres sont appelés dominations, parce que, en effet, ils dominent sur plusieurs ; ou principautés, parce qu’ils ont des sujets qui leur obéissent comme à des princes ; ou trônes enfin, à raison de l’intime union et du commerce de familiarité qu’ils entretiennent avec Dieu, qui font que sa divinité majesté semble se reposer plus particulièrement en eux, comme sur un trône, et s’y appuyer, en quelque sorte, plus fermement. (…)

    Pour ce qui est des bons anges, le Sauveur nous dit : « Gardez-vous de mépriser l’un de ces petits ; car je vous le dis, leurs anges, dans le ciel, voient sans cesse la face de mon Père qui est dans les cieux » (Mt 18,10). Ce sont eux encore que concerne cette parole : « L’ange du Seigneur environnera de sa présence ceux qui le craignent, et il les sauvera du danger » (Ps 33,8), ou ce mot des Actes au sujet de Pierre : « C’est son ange. » (Ac 12,15)

    Saint Jean Cassien (v. 360-435)

     

     

  • Fête des saints Michel, Gabriel et Raphaël, archanges

    Qu’il y ait des anges, beaucoup de pages de la Sainte Écriture l’attestent. (…) Mais il faut savoir que le mot « ange » désigne leur fonction : être des messagers. Et on appelle « archanges » ceux qui annoncent les plus grands événements. C’est ainsi que l’archange Gabriel a été envoyé à la Vierge Marie ; pour ce ministère, pour annoncer le plus grand de tous les événements, il s’imposait d’envoyer un ange du plus haut rang. (…)

    Pareillement, lorsqu’il s’agit de déployer une puissance extraordinaire, c’est Michel qui est envoyé. En effet, son action comme son nom, qui veut dire : « Qui est comme Dieu ? », font comprendre aux hommes que nul ne peut faire ce qu’il appartient à Dieu seul de réaliser. L’antique ennemi, qui a désiré par orgueil de se faire semblable à Dieu, disait : « J’escaladerai les cieux ; au-dessus des étoiles j’érigerai mon trône ; je serai semblable au Très-Haut » (Is 14,13). Mais l’Apocalypse nous dit qu’à la fin des temps, lorsqu’il sera laissé à sa propre force, avant d’être éliminé par le supplice final, il devra combattre contre l’archange Michel : « Il y eut un combat dans le ciel : Michel et ses anges combattirent contre le Dragon. Et le Dragon lui aussi combattait avec ses anges ; mais il n’eut pas le dessus ; il fut précipité en bas » (Ap 12,7).

    À la Vierge Marie, c’est donc Gabriel, dont le nom signifie « Force de Dieu », qui a été envoyé ; ne venait-il pas annoncer celui qui a voulu se manifester dans une condition humble, pour triompher de l’orgueil du démon ? C’est donc par la « Force de Dieu » que devait être annoncé celui qui venait comme « le Dieu des armées, le vaillant des combats » (Ps 23,8). Quant à l’archange Raphaël, son nom signifie « Dieu guérit ». En effet, c’est lui qui a délivré des ténèbres les yeux de Tobie, les touchant comme un médecin venu d’en haut (Tb 11,17). Celui qui a été envoyé pour soigner le juste en son infirmité mérite bien d’être appelé « Dieu guérit ».

    Saint Grégoire le Grand (v. 540-604)

     

     

     

  • Saint Matthieu, un des quatre évangélistes

    Il ne peut pas y avoir un plus grand ni un plus petit nombre d’évangiles. En effet, puisqu’il existe quatre régions du monde dans lequel nous sommes et quatre vents principaux, et puisque d’autre part, l’Église est répandue sur toute la terre et qu’elle a pour « colonne et pour soutien » (1Tm 3,15) l’Évangile et l’Esprit de vie, il est naturel qu’elle ait quatre colonnes qui soufflent l’immortalité de tout côté et rendent la vie aux hommes. Le Verbe, artisan de l’univers, qui siège sur les Chérubins et qui soutient toutes choses (Ps 79,2 ; He 1,3), lorsqu’il s’est manifesté aux hommes, nous a donné un Évangile à quatre formes, maintenu cependant par un unique Esprit. David, implorant sa venue, disait : « Toi qui sièges sur les Chérubins, montre-toi » (Ps 79,2). Car les Chérubins ont quatre figures (Ez 1,6), et leurs figures sont les images de l’activité du Fils de Dieu.

    « Le premier de ces vivants, est-il écrit, est semblable à un lion » (Ap 4,7), ce qui caractérise la puissance, la prééminence et la royauté du Fils de Dieu ; « le second est semblable à un jeune taureau », ce qui manifeste sa fonction de sacrificateur et de prêtre ; « le troisième a un visage pareil à celui d’un homme », ce qui évoque clairement sa venue humaine ; « le quatrième est semblable à un aigle qui vole », ce qui indique le don de l’Esprit volant sur l’Église. Les évangiles selon Jean, Luc, Matthieu et Marc seront donc eux aussi en accord avec ces vivants sur lesquels siège le Christ Jésus. (…)

    Les mêmes traits se retrouvent aussi dans le Verbe de Dieu lui-même : aux patriarches qui existèrent avant Moïse il parlait selon sa divinité et sa gloire ; aux hommes qui vécurent sous la Loi il assignait une fonction sacerdotale et ministérielle ; ensuite, pour nous, il se fit homme ; enfin, il envoya le don de l’Esprit sur toute la terre, nous abritant ainsi sous ses propres ailes (Ps 16,8). (…) Ils sont donc futiles, ignorants, et présomptueux ceux qui rejettent la forme sous laquelle se présente l’Évangile et qui introduisent soit un plus grand, soit un plus petit nombre de figures d’Évangile que celles que nous avons dites.

    Saint Irénée de Lyon (v. 130-v. 208)

     

     

     

  • Notre Dame des Douleurs

    « Femme, voici ton fils. Voici ta mère. » De quel droit le disciple que Jésus aimait est-il fils de la mère du Seigneur ? De quel droit celle-ci est-elle sa mère ? C’est qu’elle avait mis au monde, sans douleur alors, la cause du salut de tous, lorsqu’elle avait donné naissance dans sa chair au Dieu fait homme. Maintenant c’est avec une grande douleur qu’elle enfante, debout au pied de la croix.

    À l’heure de sa Passion, le Seigneur lui-même avait justement comparé les apôtres à une femme qui enfante, en disant : « La femme qui enfante est dans la peine parce que son heure est arrivée. Mais, quand l’enfant est né, elle ne se souvient plus de son angoisse, parce qu’un être humain est né dans le monde » (Jn 16,21). Combien plus un tel fils a-t-il pu comparer une telle mère, cette mère debout au pied de la croix, à une femme qui enfante ? Que dis-je, comparer ? Elle est vraiment femme et vraiment mère et, en cette heure, elle a de vraies douleurs d’enfantement. Elle n’avait pas eu la peine d’enfanter dans la douleur comme les autres femmes lorsque son enfant lui était né ; c’est maintenant qu’elle souffre, qu’elle est crucifiée, qu’elle a de la tristesse comme celle qui enfante, parce que son heure est venue (cf Jn 13,1 ; 17,1). (…)

    Quand cette heure aura passé, quand ce glaive de douleur aura entièrement traversé son âme qui enfante (Lc 2,35), alors elle non plus « elle ne se souviendra plus de son angoisse, parce qu’un homme sera né dans le monde » — l’homme nouveau qui renouvelle tout le genre humain et règne sans fin sur le monde entier, vraiment né, au-delà de toute souffrance, immortel, premier né d’entre les morts. Si, dans la Passion de son fils unique, la Vierge a ainsi mis au monde notre salut à tous, elle est bien notre mère à tous.

    Rupert de Deutz (v. 1075-1130)

     

     

  • Fête de la Croix Glorieuse

    (…) Devenu homme par amour des hommes,
    Il fit don de la plénitude de sa vie humaine
    aux âmes qu’Il s’est choisies.

    Lui qui a formé chaque cœur humain
    veut un jour manifester
    le sens secret de l’être de chacun
    par un nom nouveau que seul comprend celui qui le reçoit (Ap 2,17).

    Il s’est uni chacun des élus
    d’une manière mystérieuse et unique.
    Puisant de la plénitude de sa vie humaine,
    Il nous fit don de la croix.

    Qu’est-ce que la croix ?
    Le signe du plus grand opprobre.
    Celui qui entre en contact avec elle
    est rejeté d’entre les hommes.

    Ceux qui un jour L’ont acclamé
    se détournent de Lui avec effroi et ne Le connaissent plus.
    Il est livré sans défense à ses ennemis.

    Sur terre il ne lui reste rien d’autre
    que les souffrances, les tourments et la mort.

    Qu’est-ce que la croix ?
    Le signe qui indique le ciel.
    Bien au-dessus de la poussière et des brumes d’ici-bas
    elle se dresse haut, jusqu’en la pure lumière.

    Abandonne donc ce que les hommes peuvent prendre,
    ouvre les mains, serre-toi contre la croix :
    elle te porte alors
    jusqu’en la lumière éternelle.

    Lève les yeux vers la croix :
    elle étend ses poutres
    à la manière d’un homme qui ouvre les bras
    pour accueillir le monde entier.

    Venez tous, vous qui peinez sous le poids du fardeau (Mt 11,28)
    et vous aussi qui n’avez qu’un cri, sur la croix avec Lui.
    Elle est l’image du Dieu qui, crucifié, devint livide.

    Elle s’élève de la terre jusqu’au ciel,
    comme Celui qui est monté au ciel
    et voudrait nous y emporter tous ensemble avec Lui.

    Enlace seulement la croix, et tu le possèdes, Lui,
    le Chemin, la Vérité, la Vie (Jn 14,6).
    Si tu portes ta croix, c’est elle qui te portera,
    elle te sera béatitude.

    Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix [Édith Stein] (1891-1942)

     

     

  • Fête de la Nativité de la Vierge Marie

    Venez, toutes les nations ; venez, hommes de toute race, de toute langue, de tout âge, de toute dignité. Avec allégresse, fêtons la nativité de l’allégresse du monde entier ! Si même les païens honorent l’anniversaire de leur roi. (…), que devrions-nous faire, nous, pour honorer celui de la Mère de Dieu, par qui toute l’humanité a été transformée, par qui la peine d’Ève, notre première mère, a été changée en joie ? Ève, en effet, a entendu la sentence de Dieu : « Tu enfanteras dans la peine » (Gn 3,16); et Marie : « Réjouis-toi, toi qui es pleine de grâce (…). Le Seigneur est avec toi » (Lc 1,28). (…)

    Que toute la création soit en fête et chante le saint enfantement d’une sainte femme, car elle a mis au monde un trésor impérissable. (…) Par elle, la Parole créatrice de Dieu s’est unie à la création entière, et nous fêtons la fin de la stérilité humaine, la fin de l’infirmité qui nous empêchait de posséder le bien. (…) La nature a cédé le pas à la grâce. (…) Comme la Vierge Mère de Dieu devait naître d’Anne, la stérile, la nature est restée sans fruit jusqu’à ce que la grâce ait porté le sien. Il fallait qu’elle ouvre le sein de sa mère, celle qui allait enfanter « le Premier-né de toute créature », en qui « tout subsiste » (Col 1,15.17).

    Joachim et Anne, couple bienheureux ! Toute la création vous est redevable ; par vous elle a offert au Créateur le meilleur de ses dons : une mère digne de vénération, la seule mère digne de celui qui l’a créée.

    Saint Jean de Damas (v. 675-749)

     

     

  • Se détourner du chemin de l’hypocrisie et du mal

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    Il existe deux voies d’enseignement et d’action : celle de la lumière et celle des ténèbres. L’écart est grand entre ces deux voies… La voie des ténèbres est tortueuse et jonchée de malédictions. Elle est le chemin de la mort et du châtiment éternels. On y rencontre tout ce qui peut ruiner une vie : idolâtrie, arrogance, orgueil du pouvoir, hypocrisie, duplicité du cœur, adultère, meurtre, vol, vanité, désobéissance, fraude, malice, drogues, magie, cupidité, mépris de Dieu. On y trouve ceux qui persécutent des gens de bien, les ennemis de la vérité, les amis du mensonge ; car tous ces gens ne connaissent pas la récompense de la justice, ils ne « s’attachent pas au bien » (cf Rm 12,9), ils ne secourent pas la veuve et à l’orphelin (Ml 3,5)… Ils sont bien éloignés de la douceur et de la patience, « aiment les vanités » (Pr 4,3, « poursuivent le gain » (Is 1,23), sont sans pitié pour le pauvre, sans compassion pour l’affligé, oublieux de leur créateur…

    Il est donc juste de s’instruire de toutes les volontés du Seigneur consignées dans les Écritures et de cheminer d’après elles. Celui qui agit de la sorte sera glorifié dans le Royaume de Dieu. Mais quiconque choisira l’autre voie périra avec ses œuvres. Voilà pourquoi il existe une résurrection et une rétribution. À vous qui êtes des privilégiés et qui voulez bien accepter de moi un conseil de bonne intention, j’adresse une prière : vous êtes entourés de personnes à qui faire le bien ; n’y manquez pas.

    L’Épître dite de Barnabé (vers 130)
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