Catégorie : Année liturgique

  • Semaine Sainte

    Cette semaine s’ouvre par le Dimanche des Rameaux, considéré comme l’une des 12 grandes fêtes de l’année liturgique. C’est un dimanche festif, car il célèbre l’entrée du Christ à Jérusalem, où il est accueilli triomphalement par le peuple tenant des rameaux. Les fidèles apportent ce jour des rameaux et le prêtre les bénit. Cependant, la venue du Christ à Jérusalem marque le début de la Passion du Christ, vers laquelle Il s’avance volontairement. Ce dimanche ouvre donc la Semaine Sainte.
    « Nous tenons à la main ces rameaux pour acclamer le triomphe du Christ. Pour que nous portions en Lui des fruits qui Te rendent gloire, donne-nous de vivre comme Lui en faisant le bien. » (prière de la bénédiction des rameaux)

  • Annonciation

    Botticelli – L'annonciation

    « Salut, Marie, pleine de Grâce, salut !  »

    La voix est un doux accord, comme des perles qui tombent sur un métal précieux. Marie tressaille et baisse les yeux. Et elle tressaille davantage quand elle voit cette créature de lumière agenouillée à un mètre environ de distance d’elle, les mains croisées sur la poitrine la regardant avec un infini respect. Marie se dresse debout et se serre contre le mur. Elle devient pâle, puis rouge. Son visage exprime étonnement, effarement. Elle serre inconsciemment les mains sur son sein, en les cachant sous ses longues manches. Elle se courbe presque pour cacher le plus possible son corps. Une attitude de suave pudeur…

    « Non. Ne crains pas. Le Seigneur est avec Toi ! Tu es bénie entre toutes les femmes.  »

    Mais Marie continue à craindre. D’où est venu cet être extraordinaire ? Est-ce un envoyé de Dieu ou du Trompeur ?

    « Ne crains pas, Marie ! » répète l’Archange.

    « Je suis Gabriel, l’Ange de Dieu. Le Seigneur m’a envoyé vers Toi. Ne crains pas parce que tu as trouvé grâce auprès de Dieu. Et maintenant, tu vas concevoir dans ton sein et enfanteras un Fils et tu Lui donneras comme nom Jésus. »

    Extrait de l’Evangile selon Maria Valtorta

  • Croix

    flamme« Mon Fils est là, mon Fils vous observe, mon Fils vous aime, mon Fils vous accorde Sa Bénédiction ; mais l’homme dresse à nouveau la croix pour Son corps. Vous allez rentrer dans un temps de prières, de sacrifices, il faut que vous partagiez les souffrances du Christ, il faut que vous apportiez votre obole afin que Dieu ne soit pas crucifié une deuxième fois, car l’homme, par son attitude et son désaveu de la foi, ramène Dieu à Son supplice. Mon Fils souffre de l’incompréhension, mon Fils souffre de tous ces cœurs fermés à l’Amour et à la Paix. Mais Il est heureux, Il est heureux aussi de constater que nombre d’hommes viennent prier, viennent le rencontrer dans Sa Demeure. Sa Demeure va grandir dans la foi, vous aurez l’espérance en vos cœurs, vous aurez le soutien de mon Fils, vous aurez mon amour de mère, vous aurez le soutien de tous les Saints au travers des démarches qui vont venir. »
    Marie Mère des hommes – juillet 1996

  • 5e dimanche de Carême

    Gustave Doré – Jésus et la femme adultère

    La femme adultère – Jean 8; 1-11

    Dès le point du jour, selon son habitude quand il venait à Jérusalem, Jésus, assis au parvis du Temple, se met à enseigner ceux qui se pressent autour de lui. Brusquement, il est interrompu par un groupe de scribes et de Pharisiens. Ils poussent devant eux, sans ménagement, une femme apeurée. Riche ou pauvre ? on ne sait pas, ce qui est sûr, c’est qu’on l’a surprise en adultère. « Maître, dans la Loi, Moïse nous a ordonné de lapider ces femmes?là. Et toi, qu’en dis?tu ? »

    Le piège est bien monté : si Jésus répond :« Laissez?la aller ! », on lui rétorquera :« Tu contredis la Loi de Moïse ! » ; si Jésus la laisse mettre à mort, il va contre l’autorité romaine qui se réserve, à l’époque, toutes les exécutions capitales. « Toi, qu’en dis?tu ? » … la réponse ne vient pas.

    Jésus s’est baissé et trace des traits sur le sol, sans regarder personne, comme absorbé dans ses pensées. Autour de lui les Pharisiens commencent à s’énerver ; Jésus alors se redresse : « Que celui d’entre vous qui n’a jamais péché lui jette la première pierre ! » Réponse merveilleuse !

    D’une part Jésus prend les scribes à contre?pied, en citant à son tour un précepte de la Loi. En effet, d’après le Deutéronome, quand une sentence de mort a été prononcée, la Loi ordonne :« La main des témoins sera la première sur l’accusé pour le faire mourir, et la main de tout le peuple ensuite » (Dt 17,5?7). Mais en même temps, comme dans la parabole de la paille et de la poutre, Jésus remet les scribes et les Pharisiens devant leur propre condition de pécheurs : … vous n’avez le droit de la punir que si vous?mêmes n’êtes pas condamnables !

    Jésus de nouveau se baisse pour écrire sur le sol. Et voilà que tous les accusateurs, l’un après l’autre, s’éloignent, en commençant par les plus vieux, probablement les moins innocents, ou les plus lucides sur le cœur de l’homme.

    On se demande parfois ce que Jésus traçait ainsi sur le sol. Certains imaginent que Jésus inscrivait des péchés, mais les Pharisiens savaient lire, et dans ce cas ils n’auraient pas « persisté » à lui poser des questions ! De plus ce qui a décidé les accusateurs à partir, ce n’est pas ce qu’ils ont vu ou lu par terre, mais ce qu’ils ont entendu de la bouche de Jésus, concernant la première pierre : « Après avoir entendu ces paroles, ils se retirèrent l’un après l’autre. »

    L’important est donc non pas ce que Jésus traçait sur le sol ? et que l’Évangéliste ne nous rapporte pas ? mais le fait qu’il écrivait ; et l’on peut le comprendre de deux façons :

    • ou bien Jésus, ostensiblement, traçait des signes avec son doigt comme certains griffonnent machinalement sur leur page quand une conférence ou une réunion les ennuie. Jésus dirait par là aux Pharisiens : votre affaire ne me concerne pas ; tout cela m’ennuie profondément, et je n’entrerai pas dans votre piège sordide.
    • ou bien, rien que par son geste d’écrire sur le sol, Jésus renverrait les Pharisiens à un texte sévère du prophète Jérémie : « Seigneur, espoir Israël, tous ceux qui t’abandonnent seront confondus, ceux qui se détournent de toi seront inscrits sur la terre, car ils t’ont abandonné, toi, la source des eaux vives ! » (Jr 17,13)

    Être inscrit sur la terre, c’est disparaitre avec le premier souffle de vent, et, par son geste symbolique, Jésus semble répondre aux Pharisiens, à la manière des Prophètes : « Vous condamnez cette femme ? À ce compte?là vous seriez tous inscrits par Dieu pour la condamnation ! »

    Tous les accusateurs se sont éloignés. Ils restent à deux au milieu du cercle : la femme et Jésus, la misère et la miséricorde. Jésus se redresse : « Femme, où sont?ils ? Personne ne t’a condamnée ? » Jésus dit : « Femme » ; et dans Sa bouche, c’est toujours un terme de respect. C’est celui qu’Il emploie pour la Samaritaine, et même pour Sa Mère Marie, à Cana et à la Croix.

  • Prière et jeûne

    « Mes enfants, aimez-vous les uns les autres, comme le Christ l’a démontré par Sa venue sur terre et le Don de Soi offert en prévision de votre incompréhension. »

    Marie Mère des hommes – août 1994

    « Venez prier et jeûner au pied du calvaire, vous serez sauvés par le sang de mon Fils. »

    Marie Mère des hommes – août 1995

  • Père de Miséricorde

    Cliquer sur l'image pour accéder à la globalité de l'Encyclique "Dives in Misericordia".

    Dans l’enseignement du Christ lui-même, cette image, héritée de l’Ancien Testament, se simplifie et en même temps s’approfondit. Cela est peut-être évident surtout dans la parabole de l’enfant prodigue 62, où l’essence de la miséricorde divine – bien que le mot «miséricorde» ne s’y trouve pas – est exprimée d’une manière particulièrement limpide. Cela vient moins des termes, comme dans les Livres vétéro-testamentaires, que de l’exemple employé, qui permet de mieux comprendre le mystère de la miséricorde, ce drame profond qui se déroule entre l’amour du père et la prodigalité et le péché du fils.

    … /…

    Dans la parabole de l’enfant prodigue on ne trouve pas une seule fois le terme de «justice» ni même, dans le texte original, celui de «miséricorde». Toutefois, le rapport de la justice avec l’amour, qui se manifeste comme miséricorde, s’y inscrit avec une grande précision. Il apparaît clairement que l’amour se transforme en miséricorde lorsqu’il faut dépasser la norme précise de la justice, précise et souvent trop stricte. Une fois dépensés les biens reçus de son père, l’enfant prodigue mérite – après son retour – de gagner sa vie en travaillant dans la maison paternelle comme mercenaire, et de retrouver éventuellement peu à peu une certaine quantité de biens matériels, mais sans doute jamais autant qu’il en avait dilapidés. Voici ce qui serait exigé dans l’ordre de la justice, d’autant plus que ce fils avait non seulement dissipé la part d’héritage lui revenant, mais en outre touché au vif et offensé son père à cause de sa conduite. Celle-ci, qui de son propre aveu l’avait privé de la dignité de fils, ne pouvait pas être indifférente à son père, qui devait en souffrir et se sentir mis en cause. Et pourtant il s’agissait en fin de compte de son propre fils, et aucun comportement ne pouvait altérer ou détruire cette relation. L’enfant prodigue en est conscient; et c’est précisément cette conscience qui lui montre clairement sa dignité perdue et lui fait juger correctement de la place qui pouvait encore être la sienne dans la maison de son père.

    Jean Paul 2, extrait de l’Encyclique « Dives in Misericordia »

  • Quatrième dimanche

    Seconde lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens (2Co 5, 17-21)

    Frères, si quelqu’un est en Jésus Christ, il est une créature nouvelle. Le monde ancien s’en est allé, un monde nouveau est déjà né. Tout cela vient de Dieu : il nous a réconciliés avec lui par le Christ, et il nous a donné pour ministère de travailler à cette réconciliation. Car c’est bien Dieu qui, dans le Christ, réconciliait le monde avec lui ; il effaçait pour tous les hommes le compte de leurs péchés, et il mettait dans notre bouche la parole de la réconciliation. Nous sommes donc les ambassadeurs du Christ, et par nous c’est Dieu lui-même qui, en fait, vous adresse un appel. Au nom du Christ, nous vous le demandons, laissez-vous réconcilier avec Dieu. Celui qui n’a pas connu le péché, Dieu l’a pour nous identifié au péché des hommes, afin que, grâce à lui, nous soyons identifiés à la justice de Dieu. Frères, si quelqu »un est en Jésus Christ, il est une créature nouvelle. Le monde ancien s »en est allé, un monde nouveau est déjà né Frères, nous sommes les ambassadeurs du Christ, et par nous c »est Dieu lui-même qui, en fait, vous adresse un appel. Au nom du Christ, nous vous le demandons, laissez-vous réconcilier avec Dieu.

  • Jeûne et prière

    « Je vais vous demander une contribution à vous, à tous.

    Chaque vendredi de chaque semaine, à 9h30 précises et jusqu’à 10H00, pardon, 21h30 et 22h00, je vous demande tous ensemble de me consacrer une demi-heure de prière, une demi-heure pour tous ceux qui souffrent sur cette terre, pour tous ceux qui n’ont pas le loisir de connaître ce que vous connaissez aujourd’hui, pour tous ceux qui vont subir tant de chose.

    Je veux que cette demi-heure, vous l’apportiez à tous sans distinction ni de couleur, ni de race, car tout être humain est identique.

    A chacun d’entre vous je vais demander aussi, je sais que certains ne le feront pas, mais je vous le demande. Je vais vous demander le Vendredi de faire pénitence, je vous demanderai de prendre le pain et l’eau lors du Vendredi. Mais vous ne le ferez pas pour Jésus, vous le ferez, pour tous vos frères qui ont faim. Je ne vous demande pas de faire les deux repas, simplement un. Pour ceux qui n’auront pas la force de le faire, parce que je sais que beaucoup ne le feront pas, alors je leur demande seulement d’avoir une pensée et peut-être d’éviter une friandise, d’éviter quelque chose de particulier qu’ils aimeraient prendre ce jour-là. »

    Marie Mère des hommes – septembre 1994

  • Eau

    « Je suis votre Mère à tous, celle qui vous apporte les joies d’une mère aimante. Je fais couler devant vous le ruisseau d’amour, cette eau fraîche, cette eau qui vous lave de tous pêchés. Suivez ce ruisseau, allez jusqu’au lac, ce fameux lac où mon Fils sera là pour vous recevoir, et vous bénir au travers de cette eau sacrée, l’eau de l’Espérance, celle qui apporte l’Amour et la Paix. Venez à cette cascade de l’Intelligence Divine, celle qui fera couler sur votre corps les gouttelettes de l’Amour, ces gouttes savoureuses de l’Espérance. Tout sera odoriférant, tout autour de vous ne sera qu’Amour et Paix. Venez à mon Fils, Il vous guidera sur le chemin divin. Il n’y a pas de Nouvelle Jérusalem sans que vous ne soyez présents, sans que vous, chaque jour, vous n’apportiez votre pierre à l’édifice, cet édifice qui ne sera simplement que l’enveloppe de toute l’humanité, enveloppe protectrice de l’Amour et de la Paix. »

    Marie Mère des hommes – août 2008

  • Troisième dimanche

    Marc Chagall – Moïse devant le buisson ardent

    Le figuier – Evangile selon saint Luc (13, 1-9)


    Un jour, des gens vinrent rapporter à Jésus l’affaire des Galiléens que Pilate avait fait massacrer pendant qu’ils offraient un sacrifice. Jésus leur répondit : « Pensez-vous que ces Galiléens étaient de plus grands pécheurs que tous les autres Galiléens, pour avoir subi un tel sort ? Eh bien non, je vous le dis ; et si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous comme eux. Et ces dix-huit personnes tuées par la chute de la tour de Siloé, pensez-vous qu’elles étaient plus coupables que tous les autres habitants de Jérusalem ? Eh bien non, je vous le dis ; et si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de la même manière. »
    Jésus leur disait encore cette parabole : « Un homme avait un figuier planté dans sa vigne. Il vient chercher du fruit sur ce figuier, et n’en trouve pas. Il dit alors à son vigneron : ‘Voilà trois ans que je viens chercher du fruit sur ce figuier, et je n’en trouve pas. Coupe-le. A quoi bon le laisser épuiser le sol ? Mais le vigneron lui répondit : ‘Seigneur, laisse-le encore cette année, le temps que je bêche autour pour y mettre du fumier. Peut-être donnera- t-il du fruit à l’avenir. Sinon, tu le couperas’. »