Catégorie : Année liturgique

  • Troisième dimanche de l’Avent B

    Ce Messie non reconnu

    Les pauvres, les affamés, les cœurs brisés et les captifs, tous ceux et celles qui marchent dans la noirceur peuvent se réjouir. Dieu leur envoie sa lumière et suscite des témoins qui donnent des signes de sa présence et font naître à la foi.

    Il y eut un homme, envoyé de Dieu : son nom était Jean.
    Il vint en témoin, pour rendre témoignage à la lumière, afin que tous croient par lui.
    Il n’était pas la lumière, mais devait rendre témoignage à la lumière.

    Et voici quel fut le témoignage de Jean lorsque, de Jérusalem, les Juifs envoyèrent vers lui des prêtres et des lévites pour lui poser la question : « Qui es-tu ? »
    Il fit une déclaration sans restriction, il déclara :  » Je ne suis pas le Christ ».
    Et ils lui demandèrent : « Es-tu le Prophète ? » Il répondit : « Non. »
    Ils lui dirent alors : « Qui es-tu ?…que nous apportions une réponse à ceux qui nous ont envoyés ! Que dis-tu de toi-même ?  »
    Il affirma : Je suis la voix de celui qui crie dans le désert : « Aplanissez le chemin du Seigneur », comme l’a dit le prophère Esaïe. »
    Or ceux qui avaient été envoyés étaient des Pharisiens.
    Ils continuèrent à l’interroger en disant : « Si tu n’es ni le Christ, ni Elie, ni le prophète, pourquoi baptises-tu ? »
    Jean leur répondit : « Moi je baptise dans l’eau. Au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas ;
    il vient après moi et je ne suis même pas digne de dénouer la lanière de sa sandale. »
    Cela se passait à Béthanie, au-delà du Jourdain, où Jean baptisait.

  • couronne

    Signification des bougies de l’Avent

    Ces bougies symbolisent les grandes étapes du salut avant la venue du messie.

    • La première est le symbole du pardon accordé à Adam et Ève
    • La deuxième est le symbole de la foi d’Abraham et des patriarches qui croient au don de la terre promise
    • La troisième est le symbole de la joie de David dont la lignée ne s’arrêtera pas. Elle témoigne de l’alliance avec Dieu
    • La quatrième est le symbole de l’enseignement des prophètes qui annoncent un règne de justice et de paix

    Actuellement pour la messe dans les églises catholiques, on allume progressivement les quatre bougies, mais le symbolisme des étapes du salut est rarement exprimé. Dans les Églises orthodoxes se trouvent parfois des couronnes avec six cierges, à cause d’ une durée plus longue du temps de l’Avent.

    bougies

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  • Fête de l’Immaculée Conception

    Vous êtes toute belle, ô ma Bien-Aimée ! et il n’y a point de tache en vous !… Voici la fête privilégiée de Marie, celle qu’elle aime entre toutes ses fêtes, celle qu’elle veut voir célébrer par ses enfants avec le plus de ferveur et de zèle, et à laquelle sont attachées les plus précieuses faveurs.

    Marie, devant porter dans son sein l’Auteur même de la sainteté, ne pouvait être souillée d’aucune tache ; il ne convenait pas que le démon eût quelque droit sur celle qui ne venait au monde que pour lui écraser la tête. Non, jamais cet esprit impur n’eut aucun pouvoir sur l’auguste Vierge prédestinée pour être la Mère de Dieu. Il ne lui fut point donné de siéger, même un instant, sur ce trône élevé pour l’adorable Trinité ; jamais il n’entra dans ce sanctuaire préparé pour le Verbe fait chair, pour le Rédempteur du genre humain. Satan fut vaincu de nouveau, comme au jour de sa révolte contre le Tout-Puissant, le jour où Marie a été conçue sans péché.

    La croyance à l’Immaculée Conception, de tout temps autorisée et approuvée, a été déclarée dogme de foi, et l’Église prodigue ses plus riches faveurs à ceux qui l’honorent.

    Bulle “ INEFFABILIS DEUS ”

    PIE IX, le 8 décembre 1854

    … Nous déclarons, prononçons et définissons que la doctrine, qui tient que la bienheureuse Vierge Marie a été, au premier instant de sa conception, par une grâce et une faveur singulière du Dieu Tout-Puissant, en vue des mérites de Jésus-Christ, Sauveur du genre humain, préservée intacte de toute souillure du péché originel, est une doctrine révélée de Dieu, et qu’ainsi elle doit être crue fermement et constamment par tous les fidèles.

    C’est pourquoi, s’il en était, ce qu’à Dieu ne plaise, qui eussent la présomption d’avoir des sentiments contraires à ce que nous venons de définir, qu’ils sachent très clairement qu’ils se condamnent eux-mêmes par leur propre jugement, qu’ils ont fait naufrage dans la foi et se sont séparés de l’unité de l’Eglise, et que, de plus, par le même fait, ils encourent les peines portées par le droit s’ils osent manifester par parole, par écrit ou par quelque signe extérieur, ce qu’ils pensent intérieurement…

     

  • « Mon fardeau est léger. »

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    Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 11,28-30.
    En ce temps-là, Jésus prit la parole :  » Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos.
    Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos.
    Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. »

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  • « Voici l’Agneau de Dieu ! »

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    Jean, après avoir fixé sur Lui son regard pénétrant, s’écrie: “Voici l’Agneau de Dieu. Comment peut-il se faire que mon Seigneur vienne vers moi?” Jésus répond tranquillement: “C’est pour accomplir le rite de pénitence.” “Jamais, Seigneur. C’est moi qui dois venir à Toi pour être sanctifié, et c’est Toi qui viens vers moi?” Et Jésus, en lui mettant une main sur la tête, parce que Jean s’était incliné devant Jésus, lui répond: “Permets que tout se fasse comme je veux, pour que s’accomplisse toute justice et que ton rite achemine les hommes vers un plus haut mystère et qu’il leur soit annoncé que la Victime est dans ce monde.” Jean l’observe avec un œil dont une larme adoucit le regard, et le précède vers la rive. Jésus enlève son manteau et sa tunique, gardant une sorte de caleçon court et descend dans l’eau où se trouve déjà Jean. Jean le baptise en Lui versant sur la tête de l’eau du fleuve, avec une sorte de tasse suspendue à sa ceinture et qui semble être une coquille ou une demi-calebasse séchée et vidée. Jésus est proprement l’Agneau, l’Agneau dans la blancheur de sa chair, la modestie de ses traits, la douceur de son regard. Pendant que Jésus remonte sur la rive, et qu’après s’être vêtu, il se recueille en prière, Jean le montre à la foule et témoigne de l’avoir reconnu au signe que l’Esprit de Dieu lui avait indiqué et qui désignait infailliblement le Rédempteur. Mais je suis polarisée par le spectacle de Jésus qui prie et je ne vois plus que cette figure lumineuse qui se détache sur le fond vert de la rive.
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    Extrait de la Traduction de “L’évangile tel qu’il m’a été révélé” de Maria Valtorta ©Centro
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  • Deuxième dimanche de l’Avent B

    Faire de la place à Dieu

    Jean Baptiste annonce que celui qui doit venir baptisera dans l’Esprit Saint. Il faut agir: préparer le chemin, tracer et aplanir la route. Y a-t-il moyen de faire de la place à Dieu au milieu des agitations et des encombrements de nos vies ?

    Les trois lectures de ce dimanche sont à l’unisson pour nous annoncer la venue du Seigneur et nous appeler à la préparer. « Voici votre Dieu, voici le Seigneur Dieu, il vient avec puissance », nous dit le prophète Isaïe après nous avoir demandé de préparer ses chemins. Et l’apôtre Pierre veut réveiller notre espérance quand il dit : « Le Seigneur n’est pas en retard pour tenir sa promesse (…) Dans l’attente de ce jour, faites donc tout pour que le Christ vous trouve nets et irréprochables, dans la paix. » Enfin Jean le Baptiste déclare : « Voici venir derrière moi celui qui est plus grand que moi (…) Il vous baptisera dans l’Esprit Saint. »

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  • Donnez gratuitement…

    Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 9,35-38.10,1.6-8.
    Jésus parcourait toutes les villes et tous les villages, enseignant dans leurs synagogues, proclamant la Bonne Nouvelle du Royaume et guérissant toute maladie et toute infirmité.
    Voyant les foules, il eut pitié d’elles parce qu’elles étaient fatiguées et abattues comme des brebis sans berger.
    Il dit alors à ses disciples : « La moisson est abondante, et les ouvriers sont peu nombreux.
    Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson. »
    Alors Jésus appela ses douze disciples et leur donna le pouvoir d’expulser les esprits mauvais et de guérir toute maladie et toute infirmité.
    Allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d’Israël.
    Sur votre route, proclamez que le Royaume des cieux est tout proche.
    Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, chassez les démons. Vous avez reçu gratuitement : donnez gratuitement.

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  • « Pour entrer dans le Royaume des cieux…, il faut faire la volonté de mon Père. »

    Année après année, le temps s’écoule silencieusement ; la venue du Christ se rapproche à chaque instant. Si seulement, comme il se rapproche de la terre, nous pouvions nous rapprocher du ciel ! Ô mes frères, priez-le pour qu’il vous donne le courage de le chercher en toute sincérité. Priez-le pour qu’il vous rende ardents… Priez-le pour qu’il vous donne ce que l’Écriture appelle « un cœur bon et honnête » ou « un cœur parfait » (Lc 8,15; Ps 100,2), et sans attendre, commencez maintenant à lui obéir de votre cœur le meilleur. L’obéissance la plus petite vaut mieux que pas d’obéissance du tout…

    Vous devez chercher sa face (Ps 27,8) ; l’obéissance est la seule façon de le chercher. Tous vos devoirs d’état sont obéissance… Faire ce qu’il demande, c’est lui obéir, et lui obéir, c’est s’approcher de lui. Tout acte d’obéissance nous rapproche de lui qui n’est pas loin, malgré les apparences, mais très près derrière ce cadre matériel. La terre et le ciel ne sont qu’un voile entre lui et nous ; le jour viendra où il déchirera ce voile et se montrera à nous. Et alors, selon la façon dont nous l’avons attendu, il nous donnera la récompense. Si nous l’avons oublié, il ne nous reconnaîtra pas ; mais « heureux ces serviteurs que le maître en arrivant trouvera en train de veiller » (Lc 12,37)… Que tel soit la part de chacun d’entre nous ! Il est difficile d’y parvenir, mais il est affligeant d’échouer. La vie est brève, la mort est sûre, et le monde à venir est éternel.

    Bienheureux John Henry Newman (1801-1890), théologien, fondateur de l’Oratoire en Angleterre
    Sermon « Watching », PPS vol. 4, n°22

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  • « Ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits. »

    Dieu nous a fait naître après la venue du Messie : quelles actions de grâces ne lui devons-nous pas ! La rédemption une fois opérée par Jésus Christ, quels bienfaits plus grands n’avons-nous pas reçus ! Abraham, les patriarches, les prophètes ont ardemment désiré voir le Rédempteur ; ils n’ont pas eu ce bonheur. Ils ont fatigué pour ainsi dire le ciel par leurs soupirs et leurs supplications : « Cieux, s’écriaient-ils, répandez d’en-haut votre rosée, et que les nuées fassent pleuvoir le Juste !… Envoyez l’Agneau Dominateur de la terre (Is 45,8 ; 16,1 Vulg)… C’est ainsi qu’il règnera dans nos cœurs et nous affranchira de l’esclavage dans lequel nous vivons misérablement. Seigneur, fais-nous voir ta bonté, et accorde-nous le salut (Ps 84,8) ». C’est-à-dire : « Hâte-toi, Dieu très miséricordieux, de faire éclater sur nous ta tendresse en nous envoyant l’objet principal de tes promesses, celui qui doit nous sauver ». Tels ont été les soupirs, telles ont été les supplications ardentes des saints, avant la venue du Messie ; pourtant ils ont été privés pendant quatre mille ans du bonheur de le voir naître.

    Ce bonheur nous était réservé : mais que faisons-nous ? Quel profit en tirons-nous ? Sachons aimer cet aimable Rédempteur, maintenant qu’il est venu, qu’il nous a délivrés des mains de nos ennemis, qu’il nous a rachetés de la mort éternelle au prix de sa vie…, qu’il nous a ouvert le paradis, qu’il nous a munis de tant de sacrements et de tant de puissants secours pour que nous l’aimions et le servions en paix durant cette vie, que nous en jouissions à jamais dans l’autre… Mon âme, tu serais vraiment remplie d’ingratitude, si tu n’aimais pas ton Dieu, ce Dieu qui a voulu être emmailloté pour te délivrer des chaînes de l’enfer, pauvre pour te communiquer ses richesses, faible pour te rendre fort contre tes ennemis, accablé de souffrances et de tristesse pour laver tes péchés par ses pleurs.

    Saint Alphonse-Marie de Liguori (1696-1787), évêque et docteur de l’Église
    3ème Discours pour la neuvaine de Noël (trad. Éds Saint-Paul 1993, p. 59)

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  • Premier dimanche de l’Avent B

    L’avenir transforme le présent

    La «déchirure des cieux» que nous célébrerons à Noël avec la naissance de Jésus, c’est dans nos vies aussi qu’elle se manifeste. Notre façon de vivre peut faire signe aux autres, nos actions peuvent engendrer un monde nouveau.

    Jésus parlait à ses disciples de sa venue :
    « Prenez garde, veillez : car vous ne savez pas quand viendra le moment.
    Il en est comme d’un homme parti en voyage : en quittant sa maison, il a donné tout pouvoir à ses serviteurs , fixé chacun à son travail, et recommandé au portier de veiller. Veillez donc car vous ne savez pas quand le maître de la maison reviendra, le soir ou à minuit, au chant du coq ou le matin.
    Il peut arriver à l’improviste et vous trouver endormis.
    Ce que je vous dis là, je le dis à tous : VEILLEZ ! »