Catégorie : Année liturgique

  • Souhait de Marie Mère des hommes

    « Je vais vous demander une contribution à vous, à tous.

    Chaque vendredi de chaque semaine, à 9h30 précises et jusqu’à 10H00, pardon, 21h30 et 22h00, je vous demande tous ensemble de me consacrer une demi-heure de prière, une demi-heure pour tous ceux qui souffrent sur cette terre, pour tous ceux qui n’ont pas le loisir de connaître ce que vous connaissez aujourd’hui, pour tous ceux qui vont subir tant de chose.

    Je veux que cette demi-heure, vous l’apportiez à tous sans distinction ni de couleur, ni de race, car tout être humain est identique.

    A chacun d’entre vous je vais demander aussi, je sais que certains ne le feront pas, mais je vous le demande. Je vais vous demander le Vendredi de faire pénitence, je vous demanderai de prendre le pain et l’eau lors du Vendredi. Mais vous ne le ferez pas pour Jésus, vous le ferez, pour tous vos frères qui ont faim. Je ne vous demande pas de faire les deux repas, simplement un. Pour ceux qui n’auront pas la force de le faire, parce que je sais que beaucoup ne le feront pas, alors je leur demande seulement d’avoir une pensée et peut-être d’éviter une friandise, d’éviter quelque chose de particulier qu’ils aimeraient prendre ce jour-là. »

    Marie Mère des hommes – septembre 1994

     

     

     

     

  • Pâque

    « La Pâque de mon Fils n’est pas comprise par le monde ; l’homme ne comprend pas qu’Il a donné Sa chair, Son sang pour sauver l’humanité, pour sauver le péché de l’humanité. Il a pris sur Lui la faiblesse humaine, pour que l’homme renoue avec Son Père, pour que l’homme renoue avec un monde d’Amour et de Paix. Hélas, l’homme s’exclut lui-même du royaume Divin, car son ego prend la place initiale du Père Très Saint.

    Venez à moi mes enfants, car le Seigneur a besoin de notre réunion et d’être soulagé. Mes enfants, il faut prier, prier, prier, car le monde ne sait où il va, et Dieu le Père n’arrêtera pas Sa justice tant que l’homme ne sera pas conscient de son erreur. »

    Marie, Mère des hommes – avril 1993

     

     

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  • « Veux-tu guérir ? » Le carême conduit au baptême.

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    Nous lisons dans l’Ancien Testament qu’au temps de Noé, comme tout le genre humain était gagné par le péché, les cataractes du ciel se sont ouvertes et que pendant quarante jours les eaux de la pluie se sont abattues… C’était symbolique : il s’agit moins d’un déluge que d’un baptême. C’est bien un baptême qui a emporté la méchanceté des pécheurs et épargné la droiture de Noé. Ainsi donc, comme à cette époque, aujourd’hui le Seigneur nous a donné le carême pour que les cieux s’ouvrent pendant le même nombre de jours, pour nous inonder de l’ondée de la miséricorde divine. Une fois lavés dans les eaux du baptême qui sauvent, ce sacrement nous illumine ; comme autrefois, les eaux emportent le mal de nos fautes et affermissent la droiture de nos vertus.

    La situation aujourd’hui est la même qu’au temps de Noé. Le baptême est déluge pour le pécheur et consécration pour ceux qui sont fidèles. Dans le baptême, le Seigneur sauve la justice et détruit l’injustice. Nous le voyons dans l’exemple d’un seul et même homme : l’apôtre Paul, avant d’être purifié par les commandements spirituels, était un persécuteur et un blasphémateur (1Tm 1,13). Une fois baigné de la pluie céleste du baptême, le blasphémateur est mort, le persécuteur est mort, Saul est mort. Alors prend vie l’apôtre, le juste, Paul… Quiconque vit religieusement le carême et observe les prescriptions du Seigneur voit mourir en lui le péché et vivre la grâce…; il meurt comme pécheur et vit comme juste.

    Saint Maxime de Turin (?-v. 420), évêque
    Sermon pour le carême ; CC Sermon 50, p. 202 ; PL 57, 585 (trad. Migne 1996, p. 89 rev.)

     

     

     

  • Quatrième dimanche de Carême (Laetare)

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    Celui qui « éclaire tout homme en venant dans ce monde » (Jn 1,9) est le vrai miroir du Père. Le Christ passe en tant que reflet du Père (He 1,3) et écarte la cécité des yeux de ceux qui ne voient pas. Le Christ qui vient du ciel passe, afin que toute chair le voie…; seul l’aveugle ne pouvait pas voir le Christ, miroir du Père… Le Christ a ouvert cette prison ; il a dessillé les yeux de l’aveugle, qui a vu dans le Christ le miroir du Père…

    Le premier homme avait été créé lumineux ; mais il s’est trouvé aveugle, quand il a quitté le serpent. Cet aveugle s’est mis à renaître quand il s’est mis à croire… L’aveugle de naissance était assis…sans réclamer à aucun médecin une pommade pour guérir ses yeux… L’artisan de l’univers vient et reflète dans le miroir l’image. Il voit la misère de l’aveugle assis là et qui demande l’aumône. Quel miracle de la force de Dieu ! Elle guérit ce qu’elle voit, elle illumine ce qu’elle visite…

    Celui qui a créé le globe terrestre a maintenant ouvert les globes des yeux aveugles… Le potier qui nous a faits (Gn 2,6; Is 64,7) a vu ces yeux vides…; il les a touchés en mêlant sa salive à de la terre et en appliquant cette boue, il a formé les yeux de l’aveugle… L’homme est formé d’argile, la pommade de boue…; la matière qui avait d’abord servi à former les yeux les a ensuite guéris. Quel est le prodige le plus grand : créer le globe du soleil ou recréer les yeux de l’aveugle-né ? Le Seigneur, sur son trône, a fait briller le soleil ; en parcourant les places publiques de la terre, il a permis à l’aveugle de voir. La lumière est venue sans avoir été demandée, et sans supplication l’aveugle a été libéré de son infirmité de naissance.

    Une homélie écrite en Afrique du Nord au 5e ou 6e siècle, attribuée à tort à saint Fulgence (467-532)
    PL 65, 880 (trad. Jean expliqué, DDB 1985, p. 87 rev.)

     

     

     

  • « Mon Dieu, prends pitié du pécheur que je suis. »

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    Mes chères sœurs, sachez-le, en vérité, si je trouvais un homme qui ait réellement les sentiments du publicain, qui se tienne vraiment pour pécheur, pourvu que dans ce sentiment d’humilité il ait le désir d’être bon…, je lui donnerais en bonne conscience tous les deux jours le corps de notre Seigneur… Si l’homme veut continuer à se garder des chutes et des fautes graves, il est grandement nécessaire qu’il soit nourri de cette nourriture noble et forte… C’est pourquoi vous ne devez pas facilement vous abstenir de la communion parce que vous vous savez pécheurs. Au contraire, vous devez d’autant plus vous hâter d’aller à la table sainte, car c’est de là que viennent, c’est là que sont déposées et cachées toute force, toute sainteté, toute aide et toute consolation.

    Mais vous ne jugerez pas non plus ceux qui ne le font pas… Vous ne devez porter aucun jugement, afin de ne pas devenir semblable au pharisien qui se glorifiait en lui-même et condamnait celui qui se tenait derrière lui. Gardez-vous de cela comme de la perte de vos âmes…; gardez-vous de ce péché dangereux du blâme…

    Quand l’homme arrive au sommet de toute perfection, rien ne lui a jamais été si nécessaire que de se plonger dans les plus basses profondeurs et d’aller jusqu’aux racines de l’humilité. Car de même que la hauteur d’un arbre vient de la profondeur des racines, ainsi l’élévation de cette vie vient de la profondeur de l’humilité. Voilà pourquoi le publicain, qui avait reconnu les dernières profondeurs de sa bassesse au point de ne plus oser lever ses yeux vers le ciel, a été élevé sur la hauteur, car « il retourna dans sa maison ayant été rendu juste ».

    Jean Tauler (v. 1300-1361), dominicain à Strasbourg
    Sermon 48, pour le 11e dimanche après la Trinité (trad. Cerf 1991, p. 390)

     

     

     

     

  • « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur. »

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    « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu. » ‘ Ton ‘ Dieu est-il dit, et c’est une raison pour l’aimer davantage ; nous aimons bien plus ce qui est à nous que ce qui nous est étranger. C’est certain, le Seigneur ton Dieu mérite d’être aimé ; il s’est fait ton serviteur, pour que tu lui appartiennes et que tu ne rougisses pas de le servir… Trente années durant, ton Dieu s’est fait ton serviteur, à cause de tes péchés, pour t’arracher à la servitude du diable. Tu aimeras donc le Seigneur ton Dieu. Lui qui t’a fait, il s’est fait ton serviteur, à cause de toi ; il s’est donné tout entier à toi, afin que tu te donnes à toi-même. Alors que tu étais malheureux, il a refait ton bonheur, s’est donné à toi pour te rendre à toi-même.

    Tu aimeras donc le Seigneur ton Dieu « de tout ton cœur. » ‘ Tout ‘ : tu ne peux garder pour toi aucune partie de toi. Il veut l’offrande de tout toi-même. Il t’a acheté tout entier de tout lui-même, pour te posséder, lui seul, toi tout entier. Tu aimeras donc le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur. Ne va pas, comme Ananie et Saphire, garder pour toi une partie de toi-même, car alors tu pourrais périr comme eux (Ac 5,1s). Aime donc totalement et non en partie. Car Dieu n’a pas de parties ; il est tout entier partout. Il ne veut pas de partage en ton être, lui qui est tout entier en son Être. Si tu te réserves une partie de toi-même, tu es à toi, et non pas à lui.

    Veux-tu donc tout posséder ? Donne-lui ce que tu es, et il te donnera ce qu’il est. Tu n’auras plus rien de toi ; mais tu auras tout lui-même avec tout toi-même.

    Saint Antoine de Padoue (v. 1195-1231), franciscain, docteur de l’Église
    Sermons pour le dimanche et les fêtes des saints (trad. Bayart, Éds. franciscaines 1944, p. 212)

     

     

     

  • Livre de Jérémie 7,23-28.

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    Parole du Seigneur. Voici l’ordre que j’ai donné à vos pères : « Soyez attentifs à ma voix. Alors je serai votre Dieu, et vous serez mon peuple; suivez jusqu’au bout la route que je vous prescris, et vous serez heureux. »
    Mais ils n’ont pas écouté, ils n’ont pas prêté l’oreille, ils ont suivi les mauvais conseils de leur cœur obstiné ; ils ont reculé au lieu d’avancer.
    Depuis le jour où vos pères sont sortis d’Égypte jusqu’à aujourd’hui, j’ai envoyé vers vous tous mes serviteurs, les prophètes, je les ai envoyés inlassablement.
    Mais vous ne m’avez pas écouté, vous n’avez pas prêté l’oreille, vous avez raidi votre cou, vous avez été pires que vos pères.
    Tu auras beau leur répéter ces paroles, ils ne t’écouteront pas davantage. Tu pourras les appeler, ils ne répondront pas.
    Tu leur diras alors : « Voilà bien la nation qui n’a pas été attentive à la voix du Seigneur son Dieu, et ne s’est pas laissé former par lui ! La fidélité est morte ; on n’en parle plus. »

     

     

     

     

  • Au coeur du Carême

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    Printemps: saison des fleurs, des giboulées et du légume à l’eau. Le légume à l’eau à cause du carême. Et c’est bien ainsi que, le plus souvent, nous nous représentons le carême. Le temps du légume à l’eau, du poisson bouilli, des vents aigres, des sermons austères. Pour les plus jeunes, le carême évoque plutôt le bol de riz et l’action de solidarité à destination du tiers-monde.
    (…)  Cette réalité  n’est pas fausse: le jeûne, la charité, la maîtrise de soi, la sobriété, le recueillement, la pénitence, tout cela fait partie du carême.
    Comme autant de moyens. Le but, quant à lui, est de se débarasser de tout ce qui nous encombre, à l’extérieur et à l’intérieur, pour n’avoir plus devant les yeux et dans le coeur que l’essentiel: Jésus mort et ressuscité.
    Les Israélites savent bien que la voix de Dieu ne s’entend clairement qu’au désert, ou bien dans le secret d’une pièce close. Pour entendre Dieu, il faut éloigner le brouhaha. C’est pour cela même que le carême est dépouillement, parce que Dieu demande, pour être contemplé et entendu, un peu d’effort et d’intimité.
    Le carême n’est donc pas le temps du manque; c’est le temps, au contraire, des retrouvailles. Écarter le superflu, délaisser les bagages encombrants, se retrouver tel qu’on est en vérité devant le Christ tel qu’il est en vérité. Il peut arriver qu’il nous soit imposé par la santé, il peut arriver qu’il nous coûte, il peut arriver que nous n’y arrivions pas… ce n’est pas très grave. le Christ sourit à ceux qui le cherchent sincèrement. Même s’ils sont maladroits ou naïfs, et nous le sommes tous un peu. Quel que soit notre effort de carême, petit ou grand, souvenons-nous du but: le Christ pour seul essentiel, et le reste pour accessoire.
    (…)

    Fr. Yves Combeau, o.p.: »Le carême, saison des retrouvailles » 
    Le Jour du Seigneur – février-mars 2014

     

     

     

     

  • Solennité de l’Annonciation du Seigneur

    http://youtu.be/LV4R0ljCrL8

    L’Annonciation de la Sainte Vierge et l’Incarnation de Jésus-Christ, base de notre sainte religion, ne forment, pour ainsi dire, qu’un seul et inséparable mystère. Depuis plus de quatre mille ans, la terre attendait le Sauveur promis ; l’heure de la délivrance a sonné enfin : voici le Rédempteur ! Une scène d’une grandeur toute mystérieuse se passe dans les splendeurs du Ciel ; la sainte et adorable Trinité tient conseil.

    Pour réparer l’injure infinie faite à la Divinité par le péché, il faut une réparation infinie et par conséquent divine : le Fils de Dieu descendra de son trône éternel, Il prendra une chair humaine et sera tout ensemble Dieu et homme.

    Le message céleste est confié à l’Archange Gabriel. Où trouvera-t-il celle qui, d’après les plans divins, doit donner naissance au Sauveur du monde ? Sera-ce dans un grand empire ? Non, mais dans la petite province de Galilée, perdue au milieu de l’immense empire romain. Ne convient-il du moins de prendre sur un trône celle qui doit devenir la Mère de son Dieu ? Non : il y a dans la petite ville de Nazareth une humble et pauvre maison où habite une jeune vierge inconnue ; son nom est Marie ; elle est promise en mariage à un ouvrier, Joseph, homme juste.

    En ce moment, elle prie à genoux, et soupire peut-être après la venue du Messie promis. L’Ange soudain paraît devant elle : «Je te salue, pleine de grâce, dit-il, le Seigneur est avec toi, tu es bénie entre toutes les femmes ! »

    Marie se trouble, à ces étonnantes paroles. L’ange ranime aussitôt la confiance de la timide vierge : « Ne crains rien, Marie,ajoute-t-il, tu as trouvé grâce devant Dieu ; tu concevras et tu enfanteras un Fils, à qui tu donneras le nom de Jésus ; Il sera grand, et on l’appellera le Fils du Très-Haut, et son règne n’aura pas de fin. »

    Quelle promesse, quel honneur et quel bonheur ! Mais comment s’opérera cette merveille en celle qui a voué à Dieu sa virginité ? La réponse est facile à l’envoyé du Ciel :

    « L’Esprit-Saint descendra en toi, et la vertu du Très-Haut te couvrira de Son ombre. » Marie n’a plus qu’à prononcer le Fiat qui va faire tressaillir la terre d’espérance : « Voici la servante du Seigneur, qu’il me soit fait selon ta parole. »

    À cet instant béni, le mystère s’accomplit, le Verbe se fait chair, et Marie pourra entonner bientôt le cantique de la reconnaissance : « Mon âme glorifie le Seigneur, et mon cœur exulte en Dieu mon Sauveur ! À cause des grandes choses que Dieu a opérées en moi, toutes les nations m’appelleront bienheureuse ! »

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    Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l’année, Tours, Mame, 1950.

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