Catégorie : Année liturgique

  • Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 3,16-21.

    En ce temps-là, Jésus disait à Nicodème : « Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle.
    Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé.
    Celui qui croit en lui échappe au Jugement ; celui qui ne croit pas est déjà jugé, du fait qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.
    Et le Jugement, le voici : la lumière est venue dans le monde, et les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises.
    Celui qui fait le mal déteste la lumière : il ne vient pas à la lumière, de peur que ses œuvres ne soient dénoncées ;
    mais celui qui fait la vérité vient à la lumière, pour qu’il soit manifeste que ses œuvres ont été accomplies en union avec Dieu. »

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    À l’instant où nous sommes baptisés, nous sommes illuminés ; illuminés, nous devenons fils ; devenus fils, nous sommes rendus parfaits ; et rendus parfaits, nous recevons l’immortalité. « Je le dis, parole du Seigneur, vous êtes tous dieux et fils du Très-Haut ! » (Ps 81,6 ; cf Jn 10,34)

    À cette action du baptême, on donne divers noms : on l’appelle grâce, illumination, bain, parachèvement. Bain, puisque nous y sommes purifiés de nos fautes ; grâce, puisque le châtiment dû pour nos péchés est levé ; illumination, puisque nous contemplons la sainte lumière de notre salut en laquelle nous pénétrons du regard les choses divines ; parachèvement, puisque rien ne manque. Que manquerait-il, en effet, à celui qui a connu Dieu ? Et comment pourrait-on appeler « grâce de Dieu » quelque chose qui ne serait pas parfait ? Car, étant lui-même parfait, Dieu ne saurait donner que des choses parfaites…

    À peine donc quelqu’un est-il régénéré que, comme son nom l’indique, il a été « illuminé » : le voilà libéré des ténèbres et, du même coup, gratifié de la lumière… Nous sommes débarrassés de nos péchés, qui, comme un nuage, couvraient l’Esprit divin, et voilà l’œil de notre esprit libéré, découvert, lumineux, cet œil qui seul nous fait contempler les choses divines.

    Saint Clément d’Alexandrie (150-v. 215), théologien
    Le Pédagogue, 1,6 (trad. Brésard 2000 ans B )

     

     

  • « Naître de l’eau et de l’Esprit »

    baptêmeLe saint baptême est le fondement de toute la vie chrétienne, le porche de la vie dans l’Esprit et la porte qui ouvre l’accès aux autres sacrements. Par le baptême nous sommes libérés du péché et régénérés comme enfants de Dieu, nous devenons membres du Christ et nous sommes incorporés à l’Eglise et faits participants à sa mission. « Le baptême est le sacrement de la régénération par l’eau et dans la parole. »

    On l’appelle « baptême » selon le rite central par lequel il est réalisé : baptiser (en grec baptizein) signifie « plonger », « immerger » ; la « plongée » dans l’eau symbolise l’ensevelissement du catéchumène dans la mort du Christ d’où il sort par la résurrection avec lui (Rm 6,4), comme « nouvelle créature » (2Co 5,17 ;Ga 6,15). Ce sacrement est aussi appelé « le bain de la régénération et de la rénovation en l’Esprit Saint » (Tt 3,5), car il signifie et réalise cette naissance de l’eau et de l’Esprit sans laquelle « nul ne peut entrer au Royaume de Dieu » (Jn 3,5).

    « Ce bain est appellé illumination, parce que ceux qui reçoivent cet enseignement [catéchétique] ont l’esprit illuminé » (St Justin). Ayant reçu dans le baptême le Verbe, « la lumière véritable qui illumine tout homme » (Jn 1, 9), le baptisé, « après avoir été illuminé » (He 10,32) est devenu « fils de lumière » (1Th 5,5), et « lumière » lui-même (Ep 5,8) : « Le baptême est le plus beau et le plus magnifique des dons de Dieu… Nous l’appelons don, grâce, onction, illumination, vêtement d’incorruptibilité, bain de régénération, sceau, et tout ce qu’il y a de plus précieux. Don, parce qu’il est conféré à ceux qui n’apportent rien ; grâce, parce qu’il est donné même à des coupables ; baptême, parce que le péché est enseveli dans l’eau ; onction, parce qu’il est sacré et royal (tels deviennent ceux qui sont oints) ; illumination, parce qu’il est lumière éclatante ; vêtement, parce qu’il voile notre honte ; bain, parce qu’il lave ; sceau, parce qu’il nous garde et qu’il est le signe de la seigneurie de Dieu. » (St Grégoire de Nazianze)

    Catéchisme de l’Église catholique
    § 1213-1216

     

     

     

  • Samedi de Pâques

    Les actions de grâces

    Les fruits de cette grâce pascale (lundi) sont goûtés déjà dans les actions de grâces après la communion : vivre les réalités d’en-haut (mardi), entrer, libres de tout vieillissement, dans la nouvelle création (mercredi), prendre conscience de l’échange merveilleux où nous sommes rachetés à grands prix (jeudi), demeurer dans la joie de la résurrection (vendredi), pour parvenir avec le Christ à la gloire (samedi).
    Une joie indicible, une vie de l’Église en expansion, sous la mouvance de l’Esprit Saint, tel est l’esprit dans lequel la liturgie de cette première semaine pascale entend nous immerger.

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    Aujourd’hui : Samedi de Pâques

    Dans le Livre des Actes des Apôtres : « mieux vaut obéir à Dieu qu’aux hommes »

    Psaume 118(117) : le bras du Seigneur est fort

    Évangile de Marc : les manifestations de Jésus ressuscité

     

    Sources Vives n° 91

     

  • Vendredi de Pâques

    Les prières

    Les grâces que nous demandons dans les prières seront de garder ou de faire fructifier le don si précieux de la foi (jeudi) dans la fidélité à ce Dieu qui a réalisé une si belle unité au sein d’une communauté aussi diverse, nous a fait passer de la mort à la vie (mardi), revêtus d’immortalité, prêts pour la table des noces (samedi), bref un chemin de joie éternelle (mercredi).
    Les nouveaux baptisés (vendredi) et nous tous qui avons renouvelé les promesses baptismales au cours de la vigile pascale, nous voudrons exprimer désormais par toute notre vie le sacrement de Pâques (lundi).

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    Aujourd’hui : Vendredi de Pâques

    Dans le Livre des Actes des Apôtres : comparution de Pierre et Jean au Sanhédrin

    Psaume 118 (117) : éternel est son amour !

    Évangile de Jean : apparition au bord du lac

     

    Sources Vives n° 91

     

  • Jeudi de Pâques

    Les évangiles

    Ils sont tirés des quatre évangiles et présentent une vue globale des principales apparitions. Il serait aventureux de parler ici de chronologie, tant ce terme paraît sujet à caution, cependant l’ordre des péricopes de Luc et Jean a été suivi.
    L’évangile du dimanche de la Résurrection avait mis en relief l’initiative de Marie-Madeleine, la première à se rendre au tombeau, « le premier jour de la semaine, de grand matin, alors qu’il fait encore sombre » (Jean 20, 1-9).
    Dans cette continuité, le lundi de l’octave fera tout naturellement place à l’apparition de Jésus aux saintes femmes, qui sont, comme Marie-Madeleine, « apôtres des apôtres » et, comme celle-ci, s’approchent de Jésus et « lui saisissent les pieds », et portent la nouvelle aux disciples. Cependant il fallait souligner l’apparition toute particulière à Marie-Madeleine, celle qui montra tellement d’amour, dans un dialogue très personnel avec le maître, son « Rabbouni ». Alors l’appellation par Jésus de « Femme » ne sera pas pour nous surprendre : elle en fait une figure emblématique de tout disciple qui aime : nous en écoutons le récit le mardi en Jean 20, 11-19.
    Le récit des apparitions se poursuit en Luc 24, 13-35 (mercredi) et 24, 35-48 (jeudi) par la longue marche « accompagnée », d’abord désabusée, puis illuminée soudain, au terme, des pèlerins d’Emmaüs. Comme il serait bon, pour nous aussi, de nous laisser ouvrir l’intelligence aux Écritures et s’embraser le cœur pour enfin le reconnaître encore et encore, en chaque eucharistie, à la fraction du pain!
    Vendredi, avec Jean 21, 1-14, sur les bords du lac de Tibériade, « le filet plein de gros poissons » et le repas tout préparé par Jésus, nous répondrons à l’invitation : « Venez déjeuner ». Aurons-nous encore besoin de poser la question : « Qui es-tu ? », nous savons que c’est le Seigneur.
    L’évangile de Marc 16, 9-15 (samedi) clôt cette semaine en présentant une synthèse des apparitions.

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    Aujourd’hui : Jeudi de Pâques

    Dans le Livre des Actes des Apôtres : discours de Pierre ; conversion

    Psaume 8 : Jésus couronné de gloire

    Évangile de Luc : apparition aux apôtres

     

    Sources Vives n° 91

     

     

     

  • Mercredi de Pâques

    La méditation des psaumes

    Le psaume responsorial devient une orchestration puissante des thèmes sous-jacents à cette histoire du salut que résumait à grands traits l’apôtre en ses discours inspirés. Nous les chantons et prions comme des prophéties de la résurrection : on mesure alors la fidélité du Seigneur au long des âges (Ps 32/33, mardi), le souvenir de son alliance (Ps 104/105, mercredi), l’exaltation du Christ après son humiliation, car « la pierre rejetée des bâtisseurs est devenue pierre d’angle » (Ps 117/118, vendredi) et le bras du Seigneur est fort (Ps 117/118, samedi), l’élévation de l’homme uni au Christ ressuscité (Ps 8, jeudi) ; nous sommes aussi invités à intérioriser et à partager le bonheur immense de notre Sauveur : il est notre héritage à jamais (Ps 15/16, lundi).

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    Aujourd’hui : Mercredi de Pâques

    Dans le Livre des Actes des Apôtres : guérison du boiteux de la Belle Porte

    Psaume 105 (104) : souvenir de l’alliance

    Évangile de Luc : apparition aux disciples d’Emmaüs

     

    Sources Vives n° 91

     

     

  • Mardi de Pâques

    Le Livre des Actes

    Durant cette première semaine, nous suivons par une lecture quasi-continue les « actes » des apôtres Pierre et Jean.
    C’est une sorte de tuilage entre les récits, les discours, les actions, entrelacés, ou, si l’on veut, un « journal » des événements presque au quotidien, où la puissance de la résurrection éclate, dans la force de l’Esprit Saint qui a fait se lever le Christ d’entre les morts et donne aux apôtres l’audace des témoins pour en dire le sens, dans ce qu’on appelle le kérygme, ou quintessence de la Bonne Nouvelle » « Celui que vous avez crucifié, Dieu l’a fait Seigneur et Christ ! », l’accomplissement des Écritures, l’appel à la conversion (jeudi), la puissance du nom de celui qui est devenu la pierre d’angle (samedi).
    Non seulement les paroles de Pierre, mais ses actions de puissance se déploient pour témoigner de la résurrection dont il explicite le sens : la guérison de l’impotent de la Belle Porte (mercredi), l’arrestation et la comparution devant le Sanhédrin, qui deviennent une nouvelle occasion de rendre compte de sa foi (vendredi), les conversions qui se multiplient (mardi).

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    Aujourd’hui : Mardi de Pâques

    Dans le Livre des Actes des Apôtres : suite à la prédication de Pierre : 3000 baptisés

    Psaume 33 (32) : fidélité du Seigneur

    Évangile de Jean : apparition à Marie-Madeleine

    Séquence pascale

    Victimae Paschali laudes immolent Christiani.
    Agnus redemit oves:
    Christus innocens Patri reconciliavit peccatores.
    Mors et vita duello conflixere mirando:
    dux vitae mortuus, regnat vivus.
    Dic nobis Maria, Quid vidisti in via ?
    Sepulcrum Christi viventis, et gloriam vidi resurgentis,
    Angelicos testes, sudarium et vestes.
    Surrexit Christus spes mea : praecedet suos in Galilaeam.
    Scimus Christum surrexisse a mortuis vere :
    Tu nobis, victor Rex miserere
    Amen. Alleluia.

    Sources Vives n° 91

  • Lundi de Pâques

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    Cette semaine est comme un long dimanche se prolongeant sur huit jours, où chaque jour, férie solennelle, est Jour de Pâques. Il n’est pas d’autre cas dans l’année liturgique où tous les jours d’une semaine ont le titre de « solennité ».
    Le même verset de l’alléluia chanté chaque jour en donne la tonalité festive : « Voici le jour que fit le Seigneur, qu’il soit pour nous jour de fête et de joie », et en chaque prière eucharistique, tout au long de cette première semaine, nous célébrerons « le jour très saint où ressuscita selon la chair notre Seigneur Jésus Christ ».
    Ainsi prenons-nous conscience en ce temps trop vite écoulé, d’un moment d’éternité, d’une fête continue, prélude à une jubilation céleste ininterrompue, un au-delà du voile, les cieux et la terre nouvelle, la Jérusalem céleste. Toutes les lectures bibliques sont tirées uniquement du Nouveau Testament, les références à la première Alliance parlant éloquemment par la catéchèse de l’apôtre Pierre et la résonance des psaumes.

    Aujourd’hui : Lundi de Pâques

    Dans le Livre des Actes des Apôtres, nous entendons le discours de Pierre à la foule : message pascal de la mort et de la résurrection du Christ

    Psaume 16 (15) : ma part d’héritage

    Évangile de Matthieu : Jésus apparaît aux saintes femmes

    À la victime pascale, chrétiens, offrez le sacrifice de louange.
    L’Agneau a racheté les brebis ;
    le Christ innocent a réconcilié l’homme pécheur avec le Père.
    La mort et la vie s’affrontèrent en un duel prodigieux.
    Le maître de la vie mourut ; vivant, il règne.
    « Dis-nous, Marie-Madeleine, qu’as-tu vu en chemin ? »
    « J’ai vu le sépulcre du Christ vivant, j’ai vu la gloire du Ressuscité.
    J’ai vu les anges ses témoins, le suaire et les vêtements.
    Le Christ, mon espérance, est ressuscité !
    Il vous précédera en Galilée. »
    Nous le savons : le Christ est vraiment ressuscité des morts.
    Roi victorieux, prends-nous tous en pitié !
    (Séquence de Pâques)

  • Samedi Saint

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    Triduum pascal : Samedi Saint

    Extraits de la Catéchèse du Pape Benoît XVI
    (19 mars 2008)

    Chers frères et sœurs,
    […] en ces jours uniques, orientons résolument notre vie vers une adhésion généreuse et convaincue aux desseins du Père céleste; renouvelons notre oui à la volonté divine comme l’a fait Jésus avec le sacrifice de la croix. Les rites suggestifs du Jeudi Saint, du Vendredi Saint, le silence riche de prière du Samedi Saint et la Veillée pascale solennelle nous offrent l’opportunité d’approfondir le sens et la valeur de notre vocation chrétienne qui naît du Mystère pascal et de la concrétiser en nous mettant fidèlement à la suite du Christ en toute circonstance, comme Il l’a fait, jusqu’au don généreux de notre vie.

    Faire mémoire des mystères du Christ signifie aussi vivre dans une adhésion profonde et solidaire au moment présent de l’histoire, convaincus que ce que nous célébrons est une réalité vivante et actuelle.

    Le Samedi Saint est marqué par un profond silence. Les Églises sont dépouillées et aucune liturgie particulière n’est prévue. Attendant le grand événement de la Résurrection, les croyants persévèrent avec Marie dans l’attente, en priant et en méditant. Nous avons en effet besoin d’un jour de silence pour méditer sur la réalité de la vie humaine, sur les forces du mal et sur la grande force du bien issue de la Passion et de la Résurrection du Seigneur. Une grande importance est accordée, en ce jour, à la participation au sacrement de la réconciliation, chemin indispensable pour purifier le cœur et se préparer à célébrer la Pâque, profondément renouvelés. Nous avons besoin, au moins une fois par an, de cette purification intérieure, de ce renouvellement de nous-mêmes.

    Ce samedi de silence, de méditation, de pardon, de réconciliation, débouche sur la Veillée pascale, qui introduit dans le dimanche le plus important de l’histoire, le dimanche de la Pâque du Christ. L’Église veille près du feu nouveau, béni, et médite la grande promesse, contenue dans l’Ancien et le Nouveau Testament, de la libération définitive de l’ancien esclavage du péché et de la mort. Au cœur de la nuit, le cierge pascal, symbole du Christ qui ressuscite glorieux, est allumé à partir du feu nouveau.

    Le Christ, lumière de l’humanité, dissipe les ténèbres du cœur et de l’esprit et illumine tout homme qui vient dans le monde. Près du cierge pascal résonne dans l’Église la grande annonce pascale: le Christ est vraiment ressuscité, la mort n’a plus aucun pouvoir sur Lui. Par sa mort il a vaincu le mal pour toujours et a donné à tous les hommes la vie même de Dieu. Selon une ancienne tradition, au cours de la Veillée pascale, les catéchumènes reçoivent le baptême, pour souligner la participation des chrétiens au mystère de la mort et de la résurrection du Christ. A partir de la merveilleuse nuit de Pâques, la joie, la lumière et la paix du Christ se répandent dans la vie des fidèles de chaque communauté chrétienne atteignant tous les points de l’espace et du temps. […]

    Nous savons que la haine, les divisions, la violence, n’ont jamais le dernier mot dans les événements de l’histoire. Ces jours réaniment en nous la grande espérance: le Christ crucifié est ressuscité et a vaincu le monde. L’amour est plus fort que la haine, il a vaincu et nous devons nous associer à cette victoire de l’amour. Nous devons donc repartir du Christ et travailler en communion avec Lui pour un monde fondé sur la paix, sur la justice et sur l’amour. Dans cet engagement, qui nous concerne tous, laissons-nous guider par Marie qui a accompagné son divin Fils sur le chemin de la passion et de la croix et a participé, avec la force de la foi, à l’accomplissement de son dessein salvifique. Avec ces sentiments, je vous présente d’ores et déjà mes vœux les plus cordiaux de joyeuse et sainte Pâque à vous tous, à ceux qui vous sont chers et à vos communautés.

    Pour lire la Catéchèse complète :
    >>> Le Triduum pascal

    Source principale : vatican.va (« Rév. x gpm »).

     

     

  • Vendredi saint : Célébration de la Passion du Seigneur

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    Triduum pascal : Vendredi Saint

    Extraits de la Catéchèse du Pape Benoît XVI
    (19 mars 2008)

    Chers frères et sœurs,

    […] Au terme de l’itinéraire quadragésimal, nous nous apprêtons nous aussi à entrer dans le climat même dans lequel Jésus a vécu à Jérusalem. Nous voulons réveiller en nous la mémoire vivante des souffrances que le Seigneur a endurées pour nous et nous préparer à célébrer avec joie, dimanche prochain « la vraie Pâque, que le Sang du Christ a couverte de gloire, la Pâque lors de laquelle l’Église célèbre la Fête qui est à l’origine de toutes les fêtes », comme dit la préface pour le jour de Pâques dans le rite de saint Ambroise.

    Chers frères et sœurs, en ces jours uniques, orientons résolument notre vie vers une adhésion généreuse et convaincue aux desseins du Père céleste; renouvelons notre “oui” à la volonté divine comme l’a fait Jésus avec le sacrifice de la croix. Les rites suggestifs du Jeudi Saint, du Vendredi Saint, le silence riche de prière du Samedi Saint et la Veillée pascale solennelle nous offrent l’opportunité d’approfondir le sens et la valeur de notre vocation chrétienne qui naît du Mystère pascal et de la concrétiser en nous mettant fidèlement à la suite du Christ en toute circonstance, comme Il l’a fait, jusqu’au don généreux de notre vie.

    Vendredi Saint est la journée qui fait mémoire de la passion, de la crucifixion et de la mort de Jésus. Ce jour-là la liturgie de l’Église ne prévoit pas la célébration de la messe, mais l’assemblée chrétienne se recueille pour méditer sur le grand mystère du mal et du péché qui oppriment l’humanité, pour parcourir à nouveau, à la lumière de la Parole de Dieu et avec l’aide de gestes liturgiques émouvants, les souffrances du Seigneur qui expient ce mal. Après avoir écouté le récit de la passion du Christ, la communauté prie pour tous les besoins de l’Église et du monde, adore la Croix et communie, en consommant les hosties conservées lors de la messe in Cena Domini du jour précédent. Comme invitation supplémentaire pour méditer sur la passion et la mort du Rédempteur et pour exprimer l’amour et la participation des fidèles aux souffrances du Christ, la tradition chrétienne a institué diverses manifestations de piété populaire, processions et représentations sacrées, qui visent à imprimer toujours plus profondément dans l’âme des fidèles des sentiments de participation véritable au sacrifice rédempteur du Christ.

    Parmi elle figure la Via Crucis, exercice de piété qui, au fil des années, s’est enrichi de multiples expressions spirituelles et artistiques liées à la sensibilité des diverses cultures. Dans de nombreux pays, des sanctuaires portant le nom de Calvaire ont ainsi été fondés, vers lesquels on monte par un chemin escarpé qui rappelle le chemin douloureux de la Passion, pour permettre aux fidèles de participer à l’ascension du Seigneur vers le Mont de la Croix, le Mont de l’Amour poussé jusqu’à l’extrême. […]

    Pour lire la Catéchèse complète :
    >>> Le Triduum pascal
    Source principale : vatican.va (« Rév. x gpm »).