Catégorie : Année liturgique

  • Recevoir le centuple dès maintenant, au temps présent

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    Il faut que nous vivions détachés de nos possessions et de notre volonté propre, si nous voulons suivre celui qui n’avait « pas d’endroit où reposer la tête » (Lc 9,58) et qui est venu « non pour faire sa volonté, mais pour faire la volonté de celui qui l’a envoyé » (Jn 6,38)… Aussitôt nous connaîtrons par expérience ce que la Vérité promet à quiconque abandonne tout et marche à sa suite : « Il recevra le centuple…, et il aura en héritage la vie éternelle » (Mc 10,30). En effet, le don du centuple nous est un réconfort pour la marche, et la possession de la vie éternelle fera notre bonheur pour toujours dans la patrie céleste.

    Mais quel est ce centuple ? Simplement, les consolations de l’Esprit doux comme le miel, ses visites et ses premiers fruits. C’est le témoignage de notre conscience, c’est l’heureuse et très joyeuse attente des justes, c’est la mémoire de la bonté surabondante de Dieu, c’est aussi, en vérité, l’immensité de sa douceur. Ceux qui ont fait l’expérience de ces dons n’ont pas besoin qu’on leur en parle, et qui pourrait les décrire avec de simples mots à ceux qui ne l’ont pas faite ?

    Saint Pierre Damien (1007-1072), ermite puis évêque, docteur de l’Église
    Sermon 9 ; PL 144, 549-553 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p.499)

     

     

  • « Tu auras un trésor dans les cieux. »

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    Que personne, lorsqu’il voit certains quitter de grands biens, ne se dise : « Je voudrais bien imiter ceux qui se détachent ainsi du monde, mais qu’est-ce que je peux abandonner ? Je ne possède rien. » Vous abandonnez beaucoup, mes frères, lorsque vous renoncez aux désirs de ce monde. En effet, nos biens extérieurs, si petits soient-ils, suffisent aux yeux du Seigneur. C’est le cœur qu’il regarde, et non la fortune ; il ne regarde pas combien nous lui sacrifions, mais combien d’amour nous incite à faire notre sacrifice… Le Royaume de Dieu n’a pas de prix, et cependant il te coûte exactement ce que tu as… Il a coûté à Pierre et à André l’abandon de leur barque et de leurs filets ; il a coûté à la veuve deux piécettes d’argent (Lc 21,2) ; il a coûté à quelqu’un d’autre un verre d’eau fraîche (Mt 10,42). Le Royaume de Dieu, avons-nous dit, te coûte ce que tu as. Voyez donc, mes frères, quoi de plus facile à acquérir et quoi de plus précieux à posséder ?

    Mais peut-être que tu n’as même pas un verre d’eau fraîche à offrir au pauvre qui en a besoin ? Même dans ce cas la Parole de Dieu nous apaise… : « Paix sur la terre aux hommes de bonne volonté » (Lc 2,14). En effet, aux yeux de Dieu, la main n’est jamais vide de présents si le fond du cœur est rempli de bonne volonté… Même si je n’ai rien d’extérieur à t’offrir, mon Dieu, je trouve cependant en moi-même ce que je déposerai sur l’autel à ta louange… : tu te plais aux offrandes du cœur (Ps 55,13).

    Saint Grégoire le Grand (v. 540-604), pape et docteur de l’Église
    Homélies sur l’Évangile, n°5 ; PL 76, 1093

     

     

     

  • Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 6,51-58.

    mariejesuseucharistJESUS disait à la foule : « Moi, JE suis le pain vivant qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c’est ma chair donnée pour que le monde ait la vie. »

    JESUS avait dit: « Amen, amen JE vous le dis, celui qui croit en moi, a la vie éternelle »

    Aujourd’hui JESUS dit : « Celui qui mange ma chair et boit mon sang, demeure en Moi, et moi en lui. »

    La première condition pour « accepter d’écouter JESUS, est déjà d’avoir fait la démarche de le rencontrer et de mettre sa confiance en LUI. Il faut déjà être dans cette attitude d’humble écoute pour entendre avec les oreilles du cœur, ce que JESUS veut nous dire :

    « MOI, JE SUIS le pain vivant qui est descendu du ciel.  »

    Il faut d’abord rencontrer JESUS pour LE connaître ; puis croire en Lui, et reconnaître qu’il est la Vie, selon ce qu’IL a dit de lui-même : « JE suis le chemin, la Vérité et la Vie.  »
    Ensuite il faut LE manger, LUI le pain vivant descendu du ciel, pour entrer dans le mystère où DIEU nous fait pénétrer par la foi . Les juifs discutaient entre eux : « Comment cet homme-là peut-il nous donner sa chair à manger ?  » Pour accueillir un tel discours, ne faut-il pas déjà avoir répondu à cet appel.

    « Venez mes fils écoutez-moi que je vous enseigne la crainte de DIEU qui donc aime la vie et désire les jours où il verra le bonheur.  » (Psaume 33)

    C’est seulement celui qui cherche le bonheur et la vie qui peut écouter et accepter d’entendre de telles paroles…cet homme-là n’a t-il pas un langage nouveau ? C’est une grâce de vouloir écouter sans comprendre avec son intelligence mais seulement avec son cœur. D’ailleurs JESUS le dira :
    « Nul ne peut venir à moi, si le Père qui m’a envoyé ne l’attire vers moi.  »

    Les juifs qui n’avaient pas reconnu leur Messie en JESUS ne pouvaient pas croire dans les paroles de JESUS qui s’adressent non pas à l’intelligence rationnelle, non pas à l’intelligence des Ecritures, mais à l’œuvre extraordinaire de Vie où chaque homme est convié par le SEIGNEUR JESUS. La foi est une grâce à demander qui jaillit de la rencontre. Alors le Saint Esprit est à l’œuvre et l’inimaginable se produit : DIEU livre son Corps et son Sang pour la vie du monde. Et nous sommes  » sauvés par pure grâce « . Le pain vivant descendu du ciel, nous fera monter au ciel, car dès aujourd’hui par la foi, DIEU se donne à nous sous des apparences ordinaires du pain et du vin !…La vie éternelle est le cadeau de participation à la vie du Père et du Fils :

    « De même que le Père qui est Vivant m’a envoyé, et que Moi JE vis par le Père, de même aussi celui qui me mangera vivra par moi. Tel est le pain qui descend du ciel.  »

    C’est dans l’adoration que nous pouvons contempler le SEIGNEUR de gloire qui se donne à nous par ce PAIN VIVANT. Oui c’est bien un Corps Vivant qui nous est donné dans la foi. C’est le corps de JESUS MORT ET RESUSCITE…livré pour notre Vie Eternelle. JESUS insiste dans son discours pour nous dire que son Corps est vraiment une nourriture, et son Sang, une vraie boisson, qui viennent intimement reconstituer notre corps mortel.

    A quel mystère et à quelle grandeur l’homme est destiné ! Le SEIGNEUR veut nous faire partager Sa Gloire et Sa Vie dès ici-bas. Ainsi dès aujourd’hui le SEIGNEUR nous fait participer, en mangeant son Corps, à la Vie qu’IL nous a acquise par Sa Croix.
    « Goûtez et voyez comme est bon le SEIGNEUR.  »

     

    A LUI, LA GLOIRE ETERNELLEMENT !

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    « Si on savait ce que c’est que communier, on mourrait de bonheur.  » Curé d’Ars

     

     

     

     

     

     

  • « Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi. » (Mt 5,12)

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    Tout homme est débiteur de Dieu, et il a son frère pour débiteur. En effet, qui serait celui qui ne doit rien à Dieu, sinon celui en qui on ne peut trouver aucun péché ? Et qui n’a pas un frère pour débiteur, sinon celui que personne n’a offensé ? Crois-tu pouvoir trouver une seule personne dans le genre humain, qui ne soit redevable à son frère pour quelque faute ?

    Tout homme donc est débiteur et il a des débiteurs. C’est pourquoi le Dieu juste te donne à l’égard de ton débiteur une règle de conduite qu’il suit à l’égard du sien. Car il y a deux œuvres de miséricorde qui peuvent nous libérer, et que le Seigneur lui-même nous enseigne en peu de mots dans son Évangile : « Pardonnez, et vous serez pardonnés ; donnez, et on vous donnera » (Lc 6,37s)… : il s’agit de l’indulgence et de la bonté.

    Voici ce qu’il nous enseigne sur le pardon : tu veux qu’on te pardonne tes péchés, et tu as aussi des péchés à pardonner aux autres. Il en va de même pour la charité : un mendiant te demande l’aumône et toi tu es le mendiant de Dieu, car nous sommes tous les mendiants de Dieu quand nous le prions. Nous nous tenons ou plutôt nous nous prosternons devant la porte de notre Père, devant sa grande richesse. Nous le supplions en gémissant, désireux de recevoir de lui quelque chose : or ce quelque chose, c’est Dieu lui-même. Que te demande le mendiant ? Du pain. Et toi, que demandes-tu à Dieu si ce n’est le Christ qui a dit : « Je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel » (Jn 6,51). Vous voulez être pardonnés ? « Pardonnez, et on vous pardonnera. » Vous voulez recevoir ? « Donnez, et on vous donnera. »

    Saint Augustin (354-430), évêque d’Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l’Église
    Sermon 83, 2

     

     

     

     

  • « Tout ce que vous aurez lié sur la terre sera lié dans le ciel et tout ce que vous aurez délié sur la terre sera délié dans le ciel. »

    Abbaye N.D. de Venière
    Abbaye N.D. de Venière

    Tout est commun entre l’Époux et son épouse, c’est-à dire entre le Christ et l’Église : l’honneur de recevoir la confession et le pouvoir de la rémission des péchés. C’est la raison de cette parole : « Va te montrer au prêtre » (Mt 8,4)… L’Église ne peut rien remettre sans le Christ ; et le Christ ne veut rien remettre sans l’Église. L’Église ne peut rien remettre sinon au pénitent, c’est-à-dire à celui que le Christ a d’abord touché ; et le Christ ne veut pas donner la rémission à ceux qui méprisent l’Église.

    Le Christ, qui est tout-puissant, peut tout par lui-même : baptiser, consacrer l’eucharistie, ordonner, remettre les péchés, et le reste ; mais, puisqu’il est un Époux humble et fidèle, il ne veut rien faire sans son épouse. « Ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas » (Mt 19,6) ; « Ce mystère est grand, je veux dire qu’il s’applique au Christ et à l’Église » (Ep 5,32)… Garde-toi donc de séparer la Tête du corps (Col 1,18), ce qui empêcherait le Christ d’exister tout entier. Car le Christ n’existe nulle part tout entier sans l’Église, tout comme l’Église n’existe nulle part tout entier sans le Christ. En effet, le Christ total, intégral, c’est la Tête et le corps.

    Isaac de l’Étoile (?-v. 1171), moine cistercien
    Sermon 11, §11-14 ; PL 194, 1729 ; SC 130 (trad SC p. 243s rev.)

     

     

     

     

  • La brebis égarée

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    Seigneur Jésus Christ notre Dieu, je n’ai pas un cœur qui se met en peine pour partir à ta recherche, ni de repentir, ni de tendresse, rien de ce qui ramène les enfants à leur héritage. Maître, je n’ai pas de larmes pour te prier. Mon esprit est enténébré par les choses de cette vie et n’a pas la force de tendre vers toi dans sa douleur. Mon cœur est froid sous les épreuves, et les larmes de l’amour pour toi ne peuvent pas le réchauffer. Mais toi, Seigneur Jésus Christ mon Dieu, trésor des biens, donne-moi le repentir total et un cœur en peine, pour que de toute mon âme je sorte à ta recherche, car sans toi je serai privé de tout bien ; ô Dieu bon, donne-moi ta grâce. Que le Père qui, hors du temps, dans l’éternité, t’a engendré dans son sein renouvelle en moi les formes de ton image.

    Je t’ai abandonné ; ne m’abandonne pas. Je suis sorti de toi ; sors à ma recherche. Conduis-moi dans ton pâturage ; compte-moi avec les brebis de ton troupeau élu. Avec elles nourris-moi de l’herbe verte de tes mystères divins dont le cœur pur est la demeure, ce cœur qui porte en lui la splendeur de tes révélations, la consolation et la douceur de ceux qui se sont donné de la peine pour toi dans les tourments et les outrages. Puissions-nous être dignes d’une telle splendeur, par ta grâce et ton amour de l’homme, toi notre Sauveur Jésus Christ, dans les siècles des siècles. Amen.

    Isaac le Syrien (7e siècle), moine près de Mossoul
    Discours ascétiques, 1ère série, n° 2 (trad. DDB 1981, p.68)

     

     

     

  • Fête de saint Laurent, diacre et martyr

    St Laurent-Carlo_CrivelliL’exemple de saint Laurent nous encourage à donner notre vie, allume notre foi, attire notre dévotion. Ce ne sont pas les flammes du bûcher, mais celles d’une foi vive qui nous consument. Notre corps n’est pas brûlé pour la cause de Jésus Christ, mais notre âme est transportée des ardeurs de son amour…, notre cœur brûle d’amour pour Jésus. Le Sauveur lui-même n’a-t-il pas dit de ce feu sacré : « Je suis venu apporter un feu sur la terre, et comme je voudrais qu’il soit déjà allumé » ? (Lc 12,49) Cléophas et son compagnon en éprouvaient les effets quand ils disaient : « Notre cœur n’était-il pas brûlant en nous, lorsqu’il nous parlait sur le chemin et qu’il nous expliquait les Ecritures ? » (Lc 24,32)

    C’est aussi grâce à cet embrasement intérieur que saint Laurent demeure insensible aux flammes de son martyre ; il brûle du désir d’être avec Jésus et ne sent pas les tortures. Plus l’ardeur de la foi croit en lui, moins il souffre des tortures… La puissance du brasier divin allumé dans son cœur apaise les flammes du brasier attisé par le bourreau.

    Saint Augustin (354-430), évêque d’Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l’Église
    Sermon 206 (attrib.)

     

     

     

  • Lettre de saint Paul Apôtre aux Éphésiens 4,30-32.5,1-2.

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    Frères, n’attristez pas le Saint Esprit de Dieu, qui vous a marqués de son sceau en vue du jour de votre délivrance.
    Amertume, irritation, colère, éclats de voix ou insultes, tout cela doit être éliminé de votre vie, ainsi que toute espèce de méchanceté.
    Soyez entre vous pleins de générosité et de tendresse. Pardonnez-vous les uns aux autres, comme Dieu vous a pardonné dans le Christ.
    Oui, cherchez à imiter Dieu, puisque vous êtes ses enfants bien-aimés.
    Vivez dans l’amour, comme le Christ nous a aimés et s’est livré lui-même pour nous, s’offrant en sacrifice à Dieu, comme un parfum d’agréable odeur.

     

     

  • « Augmente en nous la foi. » (Lc 17,5)

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    Le mot « foi » est unique en tant que vocable, mais il a une double signification. Il y a en effet un aspect de la foi qui se rapporte aux dogmes ; il s’agit de l’assentiment sur telle vérité donnée. Cet aspect de la foi est profitable à l’âme, selon la parole du Seigneur : « Celui qui écoute mes paroles et croit à celui qui m’a envoyé a la vie éternelle » (Jn 5,24)…

    Mais il y a un second aspect de la foi : c’est la foi qui nous est donnée par le Christ comme un charisme, gratuitement, comme un don spirituel. « A l’un est donnée par l’Esprit une parole de sagesse, à un autre une parole de science selon le même Esprit, à un autre la foi dans le même Esprit, à un autre le charisme de guérir » (1Co 12,8-9). Cette foi qui nous est donnée comme une grâce par l’Esprit Saint n’est donc pas seulement la foi dogmatique, mais elle a la puissance de réaliser ce qui dépasse les forces humaines. Celui qui possède cette foi « dira à cette montagne : ‘ Déplace-toi d’ici à là, et elle se déplacera ‘ ». Car lorsque quelqu’un prononce cette parole avec foi, « en croyant qu’elle va s’accomplir, et sans hésitation intérieure » (Mc 11,23) alors il reçoit la grâce de sa réalisation. C’est de cette foi qu’il est dit : « Si vous aviez de la foi gros comme une graine de moutarde ». En effet, la graine de moutarde est toute petite mais elle recèle une énergie de feu ; semence minuscule, elle se développe au point d’étendre de longues branches et de pouvoir même abriter les oiseaux (Mt 13,32). De même la foi accomplit dans une âme les plus grands exploits en un clin d’œil.

    Quand elle est éclairée par la foi, l’âme se représente Dieu et le contemple autant qu’il est possible. Elle embrasse les limites de l’univers et, avant la fin du temps, elle voit déjà le jugement et l’accomplissement des promesses. Toi donc, possède cette foi qui dépend de Dieu et qui te porte vers lui ; alors tu recevras de lui cette foi qui agit au-delà des forces humaines.

    Saint Cyrille de Jérusalem (313-350), évêque de Jérusalem et docteur de l’Église
    Catéchèse baptismale 5, 10-11 ; PG 33, 518 (trad. Orval rev. ; cf bréviaire 31e merc.)

     

     

     

  • Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 16,24-28.

    En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples : « Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive.
    Car celui qui veut sauver sa vie la perdra, mais qui perd sa vie à cause de moi la gardera.
    Quel avantage, en effet, un homme aura-t-il à gagner le monde entier, si c’est au prix de sa vie ? Et que pourra-t-il donner en échange de sa vie ?
    Car le Fils de l’homme va venir avec ses anges dans la gloire de son Père ; alors il rendra à chacun selon sa conduite.
    Amen, je vous le dis : parmi ceux qui sont ici, certains ne connaîtront pas la mort avant d’avoir vu le Fils de l’homme venir dans son Règne. »

    Padre Pio

     

    Pendant ta vie, le Christ ne te demande pas de porter avec lui toute sa lourde croix, mais juste un petit morceau, en acceptant tes souffrances. Tu n’as rien à craindre. Estime-toi au contraire très heureuse d’avoir été jugée digne d’avoir part aux souffrances de l’Homme-Dieu. Il ne s’agit pas, de la part du Seigneur, d’un abandon ni d’une punition ; au contraire, il te témoigne de l’amour, un grand amour. Tu dois en rendre grâce à Dieu et te résigner à boire le calice de Gethsémani.

    Parfois le Seigneur te fait sentir le poids de la croix. Ce poids te semble insupportable, et pourtant tu le portes parce que le Seigneur, qui est plein d’amour et de miséricorde, te tend la main et te donne la force nécessaire. Le Seigneur a besoin de personnes qui souffrent avec lui devant le manque de piété des hommes. C’est pour cette raison qu’il me mène sur les voies douloureuses dont tu me parles dans ta lettre. Mais qu’il soit toujours béni, parce que son amour apporte de la douceur au milieu de l’amertume ; il change les souffrances passagères de cette vie en mérites pour l’éternité.

    Saint [Padre] Pio de Pietrelcina (1887-1968), capucin
    FSP, 119 ; Ep 3,441 ; CE, 21 ; Ep 3,413 (trad. Une pensée, Médiaspaul 1991, p. 32)