Catégorie : Enseignement

  • Savoir lire les signes de notre temps

    bandeau_vertical3Nous te rendons grâce,
    Père fidèle et plein de tendresse,
    de nous avoir donné Jésus ton Fils,
    notre Seigneur et notre frère.
    Son amour s’est manifesté
    aux pauvres et aux malades, aux petits et aux pécheurs.
    Il n’est resté indifférent à aucune détresse.
    Sa vie et son message sont pour nous la preuve
    que tu es un Dieu qui prends soin des hommes,
    comme un père porte le souci de ses enfants.
    C’est pourquoi nous te louons et nous te glorifions,
    nous célébrons ta bonté et ta fidélité
    et avec les anges et tous les saints
    nous proclamons l’hymne de ta gloire…

    Nous qui allons recevoir son corps et son sang,
    fortifie-nous et renouvelle-nous à son image…
    Donne à tous les membres de l’Église
    de savoir lire les signes des temps
    et de grandir dans la fidélité à l’Évangile.
    Rends-nous attentifs à tous les hommes
    afin que nous partagions dans la charité
    leurs tristesses et leurs angoisses,
    leurs espérances et leurs joies
    et que nous leur montrions le chemin du salut.

    Le Missel romain
    Prière eucharistique pour des rassemblements C

     

     

     

     

  • conversion


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    Avancez dans les pas de mon Fils, venez explorer le pays de la renaissance divine ; vous en êtes tous dignes car vous êtes tous fils de Dieu et Son Amour est égal à tous et éternel. C’est vous, mes enfants, qui mettez des remparts à cette liaison paternelle. Faites tomber les murailles de votre ignorance et plongez dans la cascade de l’illumination céleste. Les hommes doivent se convertir, c’est le moyen actuel de sauver une partie matérielle de cette planète. Vous pouvez par la prière amener les conversions, et vous pouvez aussi sortir les hommes de leur torpeur et de l’influence du Malin. Mes enfants, réfléchissez et priez sur l’utilité de réunir les hommes entre eux et pour leur survie. Priez, priez, priez mes enfants afin que Dieu le Père exerce Sa Clémence au travers du renouveau de Son Eglise.

    Marie Mère des hommes – janv. 1996

     

     

     

     

  • Comme un enfant…

    eeltoulouse.fr

    Il faut prendre le temps, sans brûler les étapes. À grandir trop vite, on pousse sans racine, on s’épuise, on s’étiole à la merci du vent.
    Alors, pourquoi ne pas ménager dans nos vies rien qu’un petit espace où l’enfance est possible ? Ce n’est certes que l’enfance, et elle est passagère. Un jour nous traverserons le miroir obscurci, dans la lumière divine, nous verrons toutes choses. Mais pourquoi nous hâter ? Pourquoi refuser d’avoir Dieu comme père, qui veille tendrement sur chacun de nos pas ? Il pardonne nos fautes, il sait notre faiblesse. Il nous connaît chacun, bien mieux que nous-mêmes. Il sait tout le meilleur dont nous sommes capables. D’un œil bienveillant il bénit nos projets. L’indulgence d’un père, sa tendresse, son amour : tout cela m’est donné si avec foi j’espère. Mais l’espérance est dure, et ma foi est fragile. Le mystère divin parfois me désespère : je n’y comprends plus rien. Je voudrais tout lâcher, écrasé par le poids de trop grandes exigences. Alors je revisite en moi, comme l’enfance. Je redeviens celui qui ne s’inquiète plus. Qu’importe l’avenir, qui ne m’appartient pas. Qu’importe si de Dieu je ne saisis pas tout. La seule chose que je puis, avec certitude, c’est aimer aujourd’hui, les hommes qui m’entourent. La seule chose qui dure, quand tout sera passé. Aimer, comme l’enfant, sans « pourquoi » ni « comment ». Aimer, plus simplement.

    Extrait de la méditation de frère Franck Dubois, dominicain
    sur Corinthiens 13, 11-13
    Signe dans la Bible 11/09/2015

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  • « Que vais-je faire ? Je ne sais pas où mettre ma récolte. »

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    « Que vais-je faire ? » Il y avait une réponse toute prête : « Je comblerai les âmes des affamés ; j’ouvrirai mes greniers et j’inviterai tous ceux qui sont dans le besoin… Je ferai entendre une parole généreuse : Vous tous qui manquez de pain, venez à moi ; chacun selon ses besoins, prenez votre part des dons accordés par Dieu qui coulent comme d’une fontaine publique ». Mais toi, homme riche insensé, tu es bien loin de là ! Pour quelle raison ? Jaloux de voir les autres jouir de richesses, tu te livres à des calculs misérables, tu t’inquiètes de savoir non pas comment distribuer à chacun l’indispensable, mais comment ramasser le tout et priver tous les autres de l’avantage qu’ils pouvaient en tirer…

    Et vous, mes frères, prenez garde de ne pas connaître le même sort que cet homme ! Si l’Écriture nous offre cet exemple, c’est pour que nous évitions de nous comporter pareillement. Imite la terre : comme elle, porte des fruits et ne te montre pas plus mauvais qu’elle, elle qui est pourtant dépourvue d’âme. Elle donne ses récoltes non pour sa propre jouissance, mais pour te rendre service, à toi. Au contraire, tout le fruit de la bienveillance que tu montres, tu le recueilles pour toi-même, puisque les grâces que font naître les œuvres bienfaisantes retournent à ceux qui en sont les dispensateurs. Tu as donné à celui qui avait faim, et ce que tu as donné reste à toi, et même te revient avec un supplément. Comme le grain de blé tombé dans la terre profite à celui qui l’a semé, le pain donné à celui qui a faim sera d’un profit surabondant pour toi plus tard. Que la fin de tes labours soit pour toi le commencement de semailles dans le ciel.

    Saint Basile (v. 330-379), moine et évêque de Césarée en Cappadoce, docteur de l’Église
    Homélie 6, sur la richesse ; PG 31, 261s (trad. Luc commenté, DDB 1987, p. 110 rev.)

     

     

     

  • « Celui qui veut devenir grand sera votre serviteur. »

    Abbaye N.D. de Venière
    Abbaye N.D. de Venière

    Quelle nécessité y avait-il à ce que le Fils de Dieu souffre pour nous ? Une grande nécessité, que l’on peut résumer en deux points : nécessité de remède à l’égard de nos péchés, nécessité d’exemple pour notre conduite… Car la Passion du Christ nous fournit un modèle valable pour toute notre vie… Si tu cherches un exemple de charité : « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis » (Jn 15,13)… Si tu cherches la patience, c’est sur la croix qu’on la trouve au maximum… Le Christ a souffert de grands maux sur la croix, et avec patience, puisque « couvert d’insultes il ne menaçait pas » (1P 2,23), « comme une brebis conduite à l’abattoir, il n’ouvrait pas la bouche » (Is 53,7)… « Courons donc avec constance l’épreuve qui nous est proposée, les yeux fixés sur Jésus, qui est à l’origine et au terme de notre foi. Renonçant à la joie qui lui était proposée, il a enduré, sans avoir de honte, l’humiliation de la croix » (He 12,1-2).

    Si tu cherches un exemple d’humilité, regarde le crucifié. Car un Dieu a voulu être jugé sous Ponce Pilate et mourir… Si tu cherches un exemple d’obéissance, tu n’as qu’à suivre celui qui s’est fait obéissant au Père « jusqu’à la mort » (Ph 2,8). « De même que la faute commise par un seul, c’est-à-dire Adam, a rendu tous les hommes pécheurs, de même tous deviendront justes par l’obéissance d’un seul » (Rm 5,19). Si tu cherches un exemple de mépris pour les biens terrestres, tu n’as qu’à suivre celui qui est le « Roi des rois et Seigneur des seigneurs », « en qui sont cachés tous les trésors de la sagesse et de la connaissance » (1Tm 6,15 ; Col 2,3) ; sur la croix il est nu, tourné en dérision, couvert de crachats, frappé, couronné d’épines, et enfin, abreuvé de fiel et de vinaigre.

    Saint Thomas d’Aquin (1225-1274), théologien dominicain, docteur de l’Église
    Conférence sur le Credo, 6 (trad. bréviaire)

     

     

     

  • Se prononcer pour le Christ par toute sa vie

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    La charge de répandre la foi incombe à tous les disciples du Christ, chacun pour sa part. Cependant, parmi ses disciples, le Christ Seigneur appelle toujours « ceux qu’il veut pour qu’ils soient avec lui et pour les envoyer prêcher » aux nations païennes (Mc 3,13-14)…

    C’est le vrai Dieu qui appelle, mais l’homme doit lui répondre de telle manière qu’ « en dehors de tout motif humain » (Ga 1,16) il s’attache tout entier au travail de l’Évangile. Or, cette réponse ne peut être donnée que si l’Esprit Saint y pousse et en donne la force. Car celui qui est envoyé entre dans la vie et la mission de celui qui « s’est dépouillé lui-même en prenant la condition de serviteur » (Ph 2,7). Le missionnaire doit donc être prêt à persévérer pour la vie dans sa vocation, « à renoncer à lui-même » et à « tout ce qu’il a possédé » jusque-là (Lc 14,26.33), et à « se faire tout à tous » (1Co 9,22).

    Lorsqu’il annonce l’Évangile parmi les nations, il doit « faire connaître avec assurance le mystère du Christ qui l’a chargé d’être son ambassadeur » (Ep 6,19) ; en lui il doit parler avec toute l’audace nécessaire, sans rougir du scandale de la Croix. En suivant les traces de son Maître, qui est « doux et humble de cœur », il manifestera que le « joug de celui-ci est facile à porter, et son fardeau, léger » (Mt 11,29). En ayant une vie vraiment évangélique, une constance inlassable, de la patience, de la douceur, une charité loyale, il rendra témoignage à son Seigneur ; et cela, si c’est nécessaire, jusqu’à répandre son sang. Il obtiendra de Dieu force et courage pour découvrir que, dans toutes les détresses qui le mettent à l’épreuve, et dans la plus profonde pauvreté, il y a une joie immense.

    Concile Vatican II
    Décret sur l’activité missionnaire de l’Église « Ad Gentes », § 23-24 (trad. bréviaire)

     

     

     

     

  • « Ils se mirent à lui en vouloir terriblement et ils le harcelaient. »

    jesus christ

    Celui que tu méprises maintenant, il fut un temps où il était au-dessus de toi ; celui qui est homme maintenant était éternellement parfait. Il était au commencement, sans cause ; puis il s’est soumis aux contingences de ce monde… C’était pour te sauver, toi qui l’insultes, toi qui méprises Dieu parce qu’il a pris ta nature grossière…

    Il a été enveloppé de langes, mais en se levant du tombeau il s’est débarrassé de son linceul. Il a été couché dans une mangeoire, mais glorifié par les anges, annoncé par une étoile, adoré par les Mages… Il a dû fuir en Égypte, mais il a libéré ce pays des superstitions des Égyptiens. Il n’avait « ni forme ni beauté » (Is 53,2) devant ses ennemis, mais pour David il était « le plus beau des enfants de hommes » (Ps 44,3) et sur la montagne il a resplendi, plus éblouissant que le soleil (Mt 17,1s). Comme homme, il a été baptisé ; mais comme Dieu, il a effacé nos péchés ; il n’avait pas besoin d’être purifié, mais il voulait sanctifier les eaux. Comme homme, il a été tenté ; mais comme Dieu, il a triomphé, lui qui a « vaincu le monde » (Jn 16,8)… Il a eu faim, mais il a nourri des milliers, lui qui est « le Pain vivant descendu du ciel » (Jn 6,48). Il a eu soif, mais s’est écrié : « Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi et qu’il boive » (Jn 7,37)… Il a connu la fatigue, mais il est le repos de tous ceux qui « peinent et ploient sous le fardeau » (Mt 11,28)… Il se fait appeler « Samaritain et possédé du démon » (Jn 8,48) ; mais c’est lui qui sauve l’homme qui était tombé aux mains des voleurs (Lc 10,29s) et qui met les démons en fuite… Il prie, mais c’est lui-même qui exauce les prières. Il pleure, mais c’est lui qui fait cesser les pleurs. Il est vendu à vil prix ; mais c’est lui qui rachète le monde, et à grand prix : par son propre sang.

    Comme une brebis, on le mène à la mort, mais il conduit au vrai pâturage Israël (Ez 34,14), et aujourd’hui toute la terre. Comme un agneau, il se tait ; mais il est la Parole annoncée par la voix de celui qui crie au désert (Mc 1,3). Il a été infirme et blessé ; mais c’est lui qui guérit toute maladie et toute infirmité (Mt 9,35). Il a été élevé sur le bois et il y a été cloué ; mais c’est lui qui nous restaure par l’arbre de vie… Il meurt, mais il fait vivre et détruit la mort. Il est enseveli, mais il ressuscite et, montant aux cieux, libère les âmes des enfers.

    Saint Grégoire de Nazianze (330-390), évêque et docteur de l’Église
    3ème Discours théologique (trad. Gallay, Migne 1995, p.100 rev.)

     

     

     

  • « Apprenez de moi, car je suis doux et humble de cœur. » (Mt 11,29)

    Jesus

    Mon enfant, fuis tout ce qui est mal ou ressemble au mal. Ne sois pas emporté : la colère pousse au crime. Ni jaloux, ni querelleur, ni brutal : ces passions sont la cause des meurtres. Mon enfant, ne sois pas sensuel : la sensualité est le chemin de l’adultère. Que ton langage ne soit pas grivois, ni hardi ton regard : cela aussi engendre l’adultère… Garde-toi des incantations, de l’astrologie, des purifications magiques ; refuse et de les voir et de les entendre : ce serait… sombrer dans l’idolâtrie. Mon enfant, ne sois pas menteur, car le mensonge entraîne au vol. Ne te laisse séduire ni par l’argent ni par la vanité, qui eux aussi incitent à voler. Mon enfant, ne grommelle pas : tu en viendrais au blasphème. Ne sois ni insolent ni malveillant, cela aussi porte au blasphème.

    Aie de la douceur : « les doux hériteront la terre » (Mt 5,5). Sois patient, miséricordieux, sans malice, empli de paix et de bonté. Tremble sans cesse devant les paroles que tu as entendues (Is 66,2). Tu ne t’élèveras pas toi-même, tu ne livreras pas ton cœur à l’orgueil. Tu ne t’allieras pas avec les superbes, mais tu fréquenteras les justes et les humbles. Tu recevras les événements de la vie comme des bienfaits, sachant que rien ne survient en dehors de Dieu.

    La Didachè (entre 60-120), catéchèse judéo-chrétienne
    §3 (trad. Quéré, Pères apostoliques, Seuil 1980, p. 94)

     

     

  • « Une seule chose te manque. »

    coeur

    Il y a une richesse qui sème la mort partout où elle domine : liberez-vouz-en et vous serez sauvés. Purifiez votre âme, rendez-la pauvre pour pouvoir entendre l’appel du Sauveur qui vous redit : « Viens et suis-moi ». Il est la voie où marche celui qui a le cœur pur : la grâce de Dieu ne se glisse pas dans une âme encombrée et déchirée par une multitude de possessions.

    Celui qui regarde sa fortune, son or et son argent, ses maisons, comme des dons de Dieu, celui-là témoigne à Dieu sa reconnaissance en venant en aide aux pauvres avec ses biens. Il sait qu’il les possède plus pour ses frères que pour lui-même ; il reste maître de ses richesses au lieu d’en devenir esclave. Il ne les enferme pas en son âme, pas plus qu’il n’enserre sa vie en elles, mais il poursuit sans se lasser une œuvre toute divine. Et si un jour sa fortune vient à disparaître, il accepte sa ruine d’un cœur libre. Cet homme-là, Dieu le déclare bienheureux, il l’appelle « pauvre en esprit », héritier assuré du Royaume des Cieux (Mt 5,3)…

    Il y a, à l’opposé, celui qui blottit sa richesse en son cœur, au lieu du Saint Esprit. Celui là garde en lui son argent ou ses terres ; il accumule sans fin sa fortune, et ne s’inquiète que d’amasser toujours davantage. Il ne lève jamais les yeux vers le ciel ; il s’embarrasse dans les pièges de ce monde, car il n’est que poussière et il retournera à la poussière (Gn 3,19). Comment peut-il éprouver le désir du Royaume, celui qui, au lieu du cœur, porte un champ ou une mine, lui que la mort surprendra fatalement au milieu de ses désirs déréglés ? « Car là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur » (Mt 6,21).

    Saint Clément d’Alexandrie (150-v. 215), théologien
    Homélie « Quel riche peut être sauvé ? » (trad. cf coll. Icthus, t. 6, p. 34)