Catégorie : Enseignement

  • Carême 2016 – jour 18

    divine intervention

    Mes enfants, priez, priez, priez ; le temps passe et il faut accentuer vos prières et vos dons de jeûne et d’aide à autrui pour ralentir le bras de Dieu le Père ; son épée frappera de sa justice la terre, et en séparera la lie du vrai jus de raisin. Soyez prêts dans la prière et la contemplation afin de surmonter les épreuves de l’équité.

    Marie Mère des hommes – avril 1996

     

     

     

     

  • Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 10,1-6.10-12.

    Thar-Desert-India

    Frères, je ne voudrais pas vous laisser ignorer que, lors de la sortie d’Égypte, nos pères étaient tous sous la protection de la nuée, et que tous ont passé à travers la mer.
    Tous, ils ont été unis à Moïse par un baptême dans la nuée et dans la mer ;
    tous, ils ont mangé la même nourriture spirituelle ;
    tous, ils ont bu la même boisson spirituelle ; car ils buvaient à un rocher spirituel qui les suivait, et ce rocher, c’était le Christ.
    Cependant, la plupart n’ont pas su plaire à Dieu : leurs ossements, en effet, jonchèrent le désert.
    Ces événements devaient nous servir d’exemple, pour nous empêcher de désirer ce qui est mal comme l’ont fait ces gens-là.
    Cessez de récriminer comme l’ont fait certains d’entre eux : ils ont été exterminés.
    Ce qui leur est arrivé devait servir d’exemple, et l’Écriture l’a raconté pour nous avertir, nous qui nous trouvons à la fin des temps.
    Ainsi donc, celui qui se croit solide, qu’il fasse attention à ne pas tomber.

     

     

     

     

  • Carême 2016 – jour 16

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    Mes enfants, il faut que vous accordiez votre temps à mon appel ; pensez à moi au travers de votre journée, et ainsi je pourrai soulager vos peines et vous libérer pour prier. Laissez-moi vous prendre par la main tout au long de votre vie pour vous amener aux pieds de mon Fils qui vous accordera Sa Bénédiction et Son Pardon. Mon Fils attend votre venue, et pourtant vous tardez tant à vous présenter. Venez, mes enfants, mon Fils vous habillera d’un blanc étincelant afin que vous soulagiez ceux qui en ont grand besoin. Je pleure de votre monde d’indifférence et de violence, venez faire le don de vous-même pour accorder votre amour à autrui et à son évolution vers le chemin de Dieu le Père.

    Marie Mère des hommes – mars 1996

     

     

     

  • « Il fallait bien festoyer… car ton frère était mort, et il est revenu à la vie. »

    Alain Chenal
    Alain Chenal

    Le fils aîné, en colère, a dit à son père : « …Sans cesse j’ai obéi à tes ordres, sans en transgresser un seul ! … et le prodigue qui revient à toi, tu en fais bien plus grand cas que de moi ! »

    À peine avait-il entendu son fils parler ainsi que le père lui a répondu avec douceur : « Écoute ton père. Toi, tu es avec moi, car jamais tu ne t’es éloigné de moi ; toi, tu ne t’es pas séparé de l’Église ; toi, tu es toujours présent à mes côtés, avec tous mes anges. Mais celui-ci est venu couvert de honte, nu et sans beauté, en criant :  » Pitié ! J’ai péché, père, et je supplie en coupable devant ta face. Accepte-moi comme journalier et nourris-moi, car tu aimes les hommes, Seigneur et maître des siècles.  » (Sg 1,6 ;1Tm 1,17)

    « Ton frère a crié : ‘ Sauve-moi, père saint ! ‘ …Comment pouvais-je ne pas prendre en pitié, ne pas sauver mon fils qui gémissait, qui sanglotait ? … Juge-moi, toi qui me blâmes… Ma joie en tout temps, c’est d’aimer les hommes… C’est ma créature : comment ne pas en avoir pitié ? Comment ne pas avoir compassion de son repentir ? Mes entrailles ont engendré cet enfant que j’ai pris en pitié, moi, le Seigneur et maître des siècles.

    « Tout ce que j’ai est à toi, mon fils… La fortune que tu as n’en est pas diminuée, car ce n’est pas en prenant dessus que je fais des cadeaux à ton frère… Je suis de vous deux le créateur unique, l’unique père, bon, aimant et miséricordieux. Je t’honore, mon fils, car tu m’as toujours aimé et servi ; et lui, j’en ai compassion, car il se livre tout entier à son repentir. Tu devais donc partager la joie de tous ceux que j’ai invités, moi, le Seigneur et maître des siècles.

    « Ainsi donc, mon fils, réjouis-toi avec tous les invités du banquet, et mêle tes chants à ceux de tous les anges, car ton frère était perdu et le voilà retrouvé, il était mort et, contre toute attente, il est ressuscité. » À ces mots, le fils aîné s’est laissé persuader et a chanté : « Criez tous de joie ! ‘ Heureux ceux à qui tout péché a été remis et dont les fautes sont effacées ‘ (Ps 131,1). Je te loue, ô ami des hommes, toi qui as sauvé aussi mon frère, toi le Seigneur et maître des siècles. »

    Saint Romanos le Mélode (?-v. 560), compositeur d’hymnes
    Hymne 28, L’Enfant prodigue, str 17-21 (trad. SC 114, p. 257s)

     

     

     

  • Carême 2016 – jour 15

    paix

    Mes enfants, l’amour doit sauver ce monde de la guerre ; la Paix sera la résultante de vos prières et sacrifices. Vos vies, par votre consentement, sont offertes à Dieu le Père pour la rémission des péchés, pour le salut des hommes. La Paix doit être en vous ; pour qu’elle soit ressentie par autrui, elle doit être l’illumination de votre être et l’Esprit Saint en ce point vous éclairera. Soyez toujours en Paix avec vous-mêmes car Dieu le Père vous accordera la sagesse afin d’assister à l’enseignement des hommes.

    Marie Mère des hommes – mars 1996

     

     

     

  • La parabole de la vigne

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    La vigne est notre symbole, parce que le peuple de Dieu, enraciné sur le cep de la vigne éternelle (Jn 15,5), s’élève au-dessus de la terre. Foisonnement d’un sol ingrat, tantôt elle bourgeonne et fleurit, tantôt elle se revêt de verdure, tantôt elle ressemble au joug aimable de la croix, quand elle a grandi et que ses bras étendus forment les sarments d’un vignoble fécond… On a donc raison d’appeler vigne le peuple du Christ, soit parce qu’il marque son front du signe de la croix (Ez 9,4), soit parce qu’on récolte ses fruits à la dernière saison de l’année, soit parce que, comme pour les rangs d’un vignoble, pauvres et riches, humbles et puissants, serviteurs et maîtres, tous dans l’Église sont d’une égalité parfaite…

    Quand on attache la vigne, elle se redresse ; quand on l’émonde, ce n’est pas pour l’amoindrir, mais pour la faire croître. Il en est de même du peuple saint : si on le lie, il se libère ; si on l’humilie, il se redresse ; si on le taille, on lui donne en fait une couronne. Bien mieux : de même que le rejeton, prélevé sur un vieil arbre, est greffé sur une autre racine, de même ce peuple saint…, nourri sur l’arbre de la croix…, se développe. Et l’Esprit Saint, comme répandu dans les sillons d’un terrain, se déverse dans notre corps, lavant tout ce qui est immonde et redressant nos membres pour les diriger vers le ciel.

    Cette vigne, le Vigneron a l’habitude de la sarcler, de l’attacher, de la tailler (Jn 15,2)… Tantôt il brûle de soleil les secrets de notre corps et tantôt il les arrose de pluie. Il aime sarcler son terrain, pour que les ronces ne blessent pas les bourgeons ; il veille à ce que les feuilles ne fassent pas trop d’ombre…, ne privent pas de lumière nos vertus, et n’empêchent pas la maturation de nos fruits.

    Saint Ambroise (v. 340-397), évêque de Milan et docteur de l’Église
    Commentaire sur l’évangile de Luc, 9, 29-30 (trad. Véricel, L’Evangile commenté, p. 290 rev. ; cf SC 52, p. 150)

     

     

     

     

  • Carême 2016 – jour 14


    Mes enfants, aujourd’hui, vous priez pour tous les gens qui sont déracinés et qui se retrouvent aux frontières de l’impossible, ces frontières où la porte est fermée, et dont ils ne peuvent franchir le pas pour se rendre dans un autre pays. Ces gens doivent être aidés, secourus, il faut leur apporter la dignité sur cette terre et non les laisser parqués comme des animaux dans des lieux insipides, dans des lieux sales, malodorants et où ils n’ont aucun nécessaire pour pouvoir alléger la saleté de leur corps.
    Ces gens ne demandent qu’à vivre, travailler, on leur refuse dans leur pays le droit du travail, donc ils profitent de certaines situations pour s’expatrier à grands frais, même des frais énormes qui enrichissent certaines personnes. Mais voilà, ils s’agglutinent maintenant en quelques points du globe, et attendent une réponse pour vivre et travailler. Mais les pays ferment leurs frontières. Ils pensent qu’ils ont assez d’expatriés, ils ne peuvent loger et donner du travail à tous ces gens, déjà qu’ils ont du mal à donner du travail aux habitants de leur pays. Mais si chaque être donnait un petit peu de soi-même pour ces gens, ils trouveraient travail, ils trouveraient une place pour s’arrêter et se poser, vivre tranquillement, former des familles et repeupler certaines zones.

    Mes enfants, dans l’humilité, priez pour ces gens, priez aussi pour toutes ces souffrances aux travers des attentats, aux travers des massacres, des guerres. Sachez que si vous ne l’avez point remarqué, en l’espace de 10 ans, tout s’est multiplié par 10, 15 même 20 fois à tous les niveaux de massacres, au niveau de privations de libertés, au niveau d’expulsions, au niveau de tortures, à tous les niveaux qui séparent les familles qui engendrent le malheur, qui fait proliférer les maladies. Combien de gens sont instables et ne peuvent plus retrouver une vie saine et reposante !

    Marie Mère des hommes – janvier 2016

     

  • « Un pauvre…était couché devant le portail. »

    La-pauvreté

    Le Christ a dit : « J’étais affamé et vous m’avez nourri » (Mt 25,35). Il a été affamé non seulement de pain mais aussi de l’affection bienveillante qui fait que l’on se sent aimé, reconnu, que l’on se sent être quelqu’un aux yeux de quelqu’un d’autre. Il a été dénudé non seulement de tout vêtement, mais aussi de toute dignité et considération puisque la plus grande injustice à commettre envers le pauvre est de le mépriser parce qu’il est pauvre. Il a été privé non seulement d’un toit…mais aussi a subi toutes les privations qu’endurent ceux que l’on enferme, qui sont rejetés ou exclus, errant de par le monde sans qu’il n’y ait personne pour se soucier d’eux.

    Descends dans la rue, sans plus de propos que cela. Vois cet homme, là, au coin, et va vers lui. Peut-être qu’il s’en irritera, mais tu seras là, en face de lui, en présence. Tu dois manifester la présence qui est en toi par l’amour et l’attention avec lesquels tu t’adresses à cet homme. Pourquoi ? Parce que, pour toi, c’est de Jésus qu’il s’agit. Jésus, oui, mais qui ne peut pas te recevoir chez lui –- voilà la raison pour laquelle tu dois savoir aller vers lui. Jésus, oui, mais caché en la personne qui est là. Jésus, dans le plus petit de nos frères (Mt 25,40), n’est pas seulement affamé d’un morceau de pain, mais aussi d’amour, de reconnaissance, d’être pris en compte.

    Bienheureuse Teresa de Calcutta (1910-1997), fondatrice des Sœurs Missionnaires de la Charité
    No Greater Love (trad. Il n’y a pas de plus grand amour, Lattès 1997, p. 91)

     

     

     

  • Carême 2016 – jour 13

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    Mes enfants, vous êtes comme cette cascade qui coule à flot, cette eau limpide, pure et qui arrose les campagnes, qui abreuvent les plantes, les animaux et toutes vies qui longent ce cours d’eau. Mais au travers de celui- ci, vous êtes toutes ces gouttelettes d’eau qui jaillissent et qui font qu’un peu plus la nature est rafraichie. Vous êtes ces gouttes d’eau qui imprègnent l’herbe et dans votre cas, qui imprègnent les âmes des gens. Vous êtes là pour faire apprendre, pour communiquer, pour apporter la Sainte Parole de mon Fils et de Dieu le Père. Vous êtes protégés. En aucun jour, vous ne pourrez dire que votre ange gardien n’est pas là. Il vous suit, vous guide, vous protège. Il permet d’assouplir certaines douleurs, certains crissements qui se trouvent au niveau de votre cœur, les douleurs mentales, physiques. L’ange gardien, votre ange gardien, prend tout ceci pour lui et vous confère le bonheur et la simplicité dans la vie.

    Mes enfants, vous devez en tout point respecter l’humilité. Ne partez pas au-devant en criant ou en vous mettant en avant pour que l’on vous comprenne, pour que les gens vous écoutent. Certaines fois, un regard, un sourire suffisent à faire comprendre ce que l’on désire tant communiquer.

    Marie Mère des hommes – janvier 2016

  • « Qui s’élève sera abaissé ; qui s’abaisse sera élevé. » (Lc 18,14)

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    « C’est en vain que vous vous levez avant le jour » dit un psaume (126,2)… Tels étaient les fils de Zébédée qui, avant d’avoir subi l’humiliation en conformité avec la Passion du Seigneur, s’étaient déjà choisi leur place, l’un à sa droite, l’autre à sa gauche. Ils voulaient « se lever avant la Lumière »… Pierre aussi s’était levé avant la Lumière, lorsqu’il donnait au Seigneur le conseil de ne pas souffrir pour nous. En effet, le Seigneur avait parlé de sa Passion qui devait nous sauver et de ses humiliations, et Pierre, qui peu auparavant avait confessé que Jésus est le Fils de Dieu, a été saisi d’effroi à l’idée de sa mort et lui a dit : « Dieu t’en garde, Seigneur ! Epargne-toi toi-même. Non, cela ne t’arrivera pas ! » (cf Mt 16,22) Il voulait se lever devant la Lumière, donner conseil à la Lumière. Mais que fait le Seigneur ? Il l’a fait se lever après la Lumière en lui disant : « Passe derrière moi »… « Passe derrière moi pour que je marche devant toi et que tu me suives. Passe par la route que je prends, au lieu de vouloir me montrer la route où toi tu veux marcher »…

    Pourquoi donc, fils de Zébédée, voulez-vous vous lever avant le Jour ? Voilà la question qu’il faut leur poser ; ils n’en seront pas irrités, car ces choses sont écrites à leur sujet afin que nous autres nous sachions nous préserver de l’orgueil où ils sont tombés. Pourquoi vouloir se lever avant le Jour ? C’est en vain. Vous voulez vous élever avant d’être abaissé ? Votre Seigneur lui-même, lui qui est votre lumière, s’est abaissé pour être élevé. Ecoutez ce que dit Paul : « Lui qui était dans la condition de Dieu, il n’a pas jugé bon de revendiquer son droit d’être traité à l’égal de Dieu, mais il se dépouilla lui-même en prenant la condition de serviteur. Devenu semblable aux hommes…, il s’est abaissé en devenant obéissant jusqu’à mourir, et à mourir sur une croix. C’est pourquoi Dieu l’a exalté » (Ph 2,6s).

    Saint Augustin (354-430), évêque d’Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l’Église
    Les Discours sur les psaumes, Ps 126