Catégorie : Enseignement

  • L’humilité du Fils de Dieu

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    Celui qui considère ses propres défauts des yeux du cœur doit « s’humilier en vérité sous la puissante main de Dieu ». Aussi, je vous exhorte, vous qui êtes la servante de Dieu, lorsque vous connaîtrez avec certitude vos défauts, à humilier profondément votre âme, et à vous mépriser vous-même. Car « l’humilité est une vertu, dit Saint Bernard, par laquelle l’homme se tient pour vil, grâce à une très exacte connaissance de lui-même ». Par cette humilité, notre Père, le bienheureux François, devint vil à ses propres yeux. Il l’aima et la rechercha depuis les commencements de sa vie religieuse jusqu’à la fin. Pour elle, il quitta le monde, se fit traîner nu dans les rues de la ville, servit les lépreux, confessa ses péchés dans ses prédications et demanda qu’on le couvrît d’opprobres.

    Mais c’est surtout du Fils de Dieu que vous devez apprendre cette vertu. Il dit lui-même : « apprenez de moi que je suis doux et humble de cœur », car, selon le bienheureux Grégoire : « celui qui amasse des vertus sans humilité, lance de la poussière contre le vent ». De même que l’orgueil est le principe de tout péché, de même en effet, l’humilité est le fondement de toutes les vertus.

    Saint Bonaventure (1221-1274), franciscain, docteur de l’Église
    De la vie parfaite, II §1,3,4, (Œuvres spirituelles de Saint Bonaventure, Sté S. François d’Assise, 1931 ; pp.51-52, rev.)

     

     

     

  • « Aujourd’hui nous avons vu des choses extraordinaires ! »

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    Douce est la lumière, et il est bon de contempler le soleil avec nos yeux de chair…; c’est pourquoi Moïse disait déjà : « Et Dieu vit la lumière, et il dit qu’elle était bonne » (Gn 1,4)…

    Qu’il nous est bon de penser à la grande, véritable et indéfectible lumière « qui éclaire tout homme venant en ce monde » (Jn 1,9), c’est-à-dire le Christ, le Sauveur du monde et son libérateur. Après s’être dévoilé aux regards des prophètes, il s’est fait homme et il a pénétré jusqu’aux dernières profondeurs de la condition humaine. C’est de lui que parle le prophète David : « Chantez à Dieu un psaume pour son nom, préparez un passage pour celui qui monte à l’occident ; son nom est Seigneur, exultez en sa présence » (Ps 67,5 Vulg). Et encore Isaïe, de sa grande voix : « Peuples assis dans les ténèbres, regardez cette lumière. Pour vous qui habitez au pays de l’ombre de la mort, une lumière resplendira » (cf 9,1)…

    Ainsi donc, la lumière du soleil vue par nos yeux de chair annonce le Soleil spirituel de justice (Ml 3,20), le plus doux qui se soit levé pour ceux qui ont eu le bonheur d’être instruits par lui et de le regarder avec leurs yeux de chair, pendant qu’il séjournait parmi les hommes comme un homme ordinaire. Et pourtant il n’était pas seulement un homme ordinaire, puisqu’il était né vrai Dieu, capable de rendre la vue aux aveugles, de faire marcher les boiteux, de faire entendre les sourds, de purifier les lépreux et de ramener d’un mot les morts à la vie (Lc 7,22).

    Saint Grégoire d’Agrigente (v. 559-v. 594), évêque
    Sur l’Écclésiaste, livre 10, 2 ; PG 98, 1138 (trad. Orval)

     

     

     

  • « Proclamez que le Royaume des cieux est tout proche. Guérissez les malades. »

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    Frères, j’entends quelqu’un murmurer aujourd’hui contre Dieu : « Seigneur, que les temps sont durs ; quelle époque difficile à traverser ! » … Homme qui ne te corrige pas, n’es-tu pas mille fois plus dur que le temps que nous vivons ? Toi qui soupires après le luxe, après ce qui n’est que vanité, toi dont la cupidité est toujours insatiable, toi qui veux faire un mauvais usage de ce que tu désires, tu n’obtiendras rien…

    Guérissons-nous, frères ! Corrigeons-nous ! Le Seigneur va venir. Parce qu’il n’apparaît pas encore on se moque de lui ; pourtant il ne va pas tarder à venir, et alors ce ne sera plus le moment de s’en moquer. Frères, corrigeons-nous ! Un temps meilleur va venir, mais non pas pour ceux qui vivent mal. Déjà le monde vieillit, il tourne à la décrépitude ; et nous, allons-nous redevenir jeunes ? Qu’espérons-nous donc ? Frères, n’espérons plus d’autres temps que ceux dont nous parle l’Évangile. Ils ne sont point mauvais car le Christ vient ! S’ils nous semblent durs, difficiles à traverser, Christ vient nous réconforter…

    Frères, il faut que les temps soient durs. Pourquoi donc ? Pour qu’on ne cherche pas le bonheur en ce monde. C’est là notre remède : il faut que cette vie soit agitée, pour qu’on s’attache à l’autre vie. Comment ? Écoutez… Dieu voit les hommes s’agiter misérablement sous l’étreinte de leurs désirs et des soucis de ce monde qui donnent la mort à leur âme ; alors le Seigneur vient à eux comme un médecin qui apporte le remède.

    Saint Augustin (354-430), évêque d’Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l’Église
    Sur l’avènement du Christ, sermon 19, 7.8 (Œuvres complètes de saint Augustin, 6e série, 4e supplément ; trad. Bardot et Aubert, rev.)

     

     

     

  • Solennité de l’Immaculée Conception de la Vierge Marie

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    Lorsque vint la plénitude des temps (Gal.4, 4), de même qu’au sixième jour, l’homme fut formé de la terre par la puissance et la sagesse de la main divine, au commencement du sixième âge du monde, l’archange Gabriel fut envoyé à la Vierge et celle-ci donna son consentement. L’Esprit Saint descendit sur elle, embrasant comme un feu divin son âme et sanctifiant sa chair de la pureté la plus parfaite, et « la vertu du Très-Haut la couvrit de son ombre » (cf. Lc 1,35) afin qu’elle pût supporter semblable ardeur. Ainsi par l’opération du Très-Haut, instantanément un corps fut formé, une âme créée et en même temps les deux furent unis à la divinité en la personne du Fils, afin que le même fût Dieu et Homme, les propriétés de chacune des deux natures demeurant sauves.

    Oh ! Si tu pouvais un tant soit peu comprendre quel fut, et de quelle immensité, l’incendie alors allumé du ciel, le rafraîchissement procuré, la consolation accordée ! À quelle dignité fut élevée la Vierge Mère ! Quel fut l’ennoblissement du genre humain et quelle la condescendance de la Majesté divine ! Si tu pouvais entendre les chants de jubilation de la Vierge, gravir la montagne avec Notre-Dame, contempler les suaves embrassements de la Stérile et de la Vierge, et la manière dont est rempli le devoir de se saluer, manière en laquelle l’humble serviteur reconnaît son Seigneur ; le héraut, son Juge ; la voix, le Verbe ! je suis sûr qu’alors tu entonnerais en suaves accents avec la Bienheureuse Vierge le cantique sacré : « Que mon âme glorifie le Seigneur… » (Lc 1,46). Je suis sûr qu’avec joie et transport tu te joindrais au Prophète enfant pour adorer l’admirable conception virginale.

    Saint Bonaventure (1221-1274), franciscain, docteur de l’Église
    L’Arbre de Vie, n°3 (Œuvres spirituelles, tome 3, Sté S. François d’Assise, 1932, pp.68-69 ; trad. du P. Jean de Dieu ; rev.)

     

    https://youtu.be/LWnPDdyC-IU

     

     

     

     

  • Fondé sur le roc, le Christ

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    Quand vous affrontez courageusement les tentations, ce n’est pas la tentation qui vous rend fidèles et constants ; elle révèle seulement les vertus de constance et de courage qui étaient déjà en vous, mais de façon cachée. « Penses-tu, dit le Seigneur, que j’avais un autre but, en parlant ainsi, que de faire apparaître ta justice ? » (Jb 40,3 LXX) Et il dit ailleurs : « Je t’ai affligé et je t’ai fait sentir la faim pour manifester ce que tu avais dans le cœur » (Dt 8,3-5).

    De la même manière, la tempête ne rend pas solide l’édifice bâti sur le sable. Si tu veux bâtir, que ce soit sur la pierre. Alors, quand la tempête se lèvera, elle ne renversera pas ce qui est fondé sur la pierre ; mais pour ce qui vacille sur le sable, elle montre aussitôt que ses fondations ne valent rien. C’est pourquoi, avant que s’élève la tempête, que se déchaînent les rafales de vent, que débordent les torrents, tandis que tout demeure encore en silence, tournons toute notre attention sur le fondement de l’édifice, construisons notre demeure avec les pierres variées et solides des commandements de Dieu. Et quand la persécution se déchaînera et qu’une tourmente cruelle s’élèvera contre les chrétiens, nous pourrons montrer que notre édifice est fondé sur la pierre, le Christ Jésus (1Co 3,11).

    Origène (v. 185-253), prêtre et théologien
    Homélies sur St Luc, n° 26, 4-5 (trad. SC 87, p. 341 rev. Delhougne)

     

     

  • Pain pour la route

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    La nuit où il a été livré pour être crucifié, Jésus nous a légué comme héritage de la nouvelle Alliance le gage de sa présence. C’est le viatique de notre voyage. Nous en sommes nourris et fortifiés jusqu’au moment où nous parviendrons à lui, lorsque nous quitterons ce monde. C’est pourquoi le Seigneur disait : « Si vous ne mangez pas ma chair et ne buvez pas mon sang, vous n’aurez pas la vie en vous » (Jn 6,53). Il a voulu laisser parmi nous le sacrement de sa Passion. Et pour cela il ordonne à ses fidèles disciples, les premiers prêtres qu’il a institués pour son Église, de célébrer sans fin ces mystères de la vie éternelle, qui doivent être accomplis par tous les prêtres dans les Églises du monde entier jusqu’au jour où le Christ reviendra du ciel. Ainsi nous tous, les prêtres et le peuple des fidèles, nous avons chaque jour l’exemple de la Passion du Christ devant les yeux, nous le tenons entre nos mains, nous le portons à notre bouche et dans notre poitrine… « Goutez et voyez comme le Seigneur est bon » (Ps 33,9).

    Saint Gaudence de Brescia (?-après 406), évêque
    Sermon 2 ; PL 20, 859 (trad. Orval)

  • « Beaucoup viendront de l’orient et de l’occident et prendront place… au festin du Royaume des cieux. »

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    Nombreux sont les témoignages de l’Écriture montrant que les nations païennes n’ont pas reçu moins de grâces que le peuple juif. Si les juifs…participent à la bénédiction d’Abraham, l’ami de Dieu, parce qu’ils sont ses descendants, rappelons que Dieu s’était engagé à donner aux païens une bénédiction semblable non seulement à celle d’Abraham, mais encore à celles d’Isaac et de Jacob. Il a prédit explicitement, en effet, que toutes les nations seront bénies pareillement et il invite tous les peuples à une seule et même joie avec ces bienheureux amis de Dieu : « Nations, réjouissez-vous avec son peuple » (Dt 32,43) et encore : « Les princes des peuples se sont rassemblés avec le Dieu d’Abraham » (Ps 46,10).

    Si Israël se glorifie du Royaume de Dieu, en disant qu’il est son héritage, les oracles divins lui montrent que Dieu régnera aussi sur les autres peuples : « Allez dire aux nations : Le Seigneur est roi » (Ps 95,10) et encore : « Dieu règne sur les païens » (Ps 46,9). Si les juifs ont été choisis pour être les prêtres de Dieu et pour lui rendre un culte…, la parole de Dieu a promis de communiquer aux nations le même ministère : « Rendez au Seigneur, famille des peuples, rendez au Seigneur la gloire et l’honneur. Présentez des offrandes, entrez dans ses parvis » (Ps 95,7-8)…

    Et si jadis, dans un premier temps, « le lot du Seigneur fut Jacob, son peuple, et sa part d’héritage Israël » (Dt 32,9 LXX), dans un deuxième temps, l’Écriture affirme que tous les peuples seront donnés en héritage au Seigneur, selon la parole du Père : « Demande-moi, et je te donnerai en héritage les nations » (Ps 2,8). La prophétie annonce encore qu’il « dominera » non seulement en Judée, mais « de la mer à la mer et jusqu’aux extrémités de la terre ; tous les pays le serviront et en lui seront bénies toutes les tribus de la terre » (Ps 71,8-11). C’est ainsi que le Dieu de l’univers « a fait connaître son salut devant toutes les nations » (Ps 97,2).

    Eusèbe de Césarée (v. 265-340), évêque, théologien, historien
    Démonstration évangélique, II, 3, 35 (trad. Sr Isabelle de la Source, Lire la Bible, t. 6, p. 197 ; cf SC 228)

     

     

     

  • « Que la terre exulte…à la face du Seigneur, car il vient. » (Ps 95,11)

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    « Tous les arbres des forêts bondiront de joie » (Ps 95,12). Il est venu une première fois et les arbres des forêts ont bondi de joie. Il viendra de nouveau « pour juger la terre » (v. 13), et il trouvera bondissant de joie, « car il est venu », ceux qui ont cru à son premier avènement… « Il jugera le monde avec justice, et les peuples selon sa vérité. » Parce que tu es injuste, le juge ne sera pas juste ? Parce que tu es menteur, la vérité ne sera pas véridique ? Mais si tu veux rencontrer un juge miséricordieux, sois miséricordieux avant qu’il vienne. Pardonne, si l’on t’a offensé ; donne les biens que tu possèdes en abondance.

    Et avec quoi donneras-tu, sinon avec ce que tu tiens de lui ? Si tu donnais de ton bien, ce serait de la générosité. Puisque tu donnes ce que tu tiens de lui, c’est de la restitution. « Que possèdes-tu que tu n’aies reçu ? » (1Co 4,7) Voilà les sacrifices qui sont très agréables à Dieu : miséricorde, humilité, reconnaissance, paix, charité. Si c’est cela que nous apportons, nous attendrons avec assurance l’avènement du juge, lui qui « jugera le monde avec justice, et les peuples selon sa vérité ».

    Saint Augustin (354-430), évêque d’Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l’Église
    Les Discours sur les psaumes, Ps 95, 14-15 ; CCL 39, 1351

     

     

  • « Sachez que le Royaume de Dieu est proche. »

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    « Voyez le figuier et tous les arbres : lorsqu’ils font paraître leurs fruits, vous savez que l’été est proche. Ainsi pour vous : quand vous verrez arriver cela, sachez que le Royaume de Dieu est proche. » C’est comme si notre Rédempteur disait clairement : « Si on connaît la proximité de l’été par les fruits des arbres, on peut de même reconnaître par la ruine du monde que le Royaume de Dieu est proche. » Ces paroles nous montrent bien que le fruit du monde, c’est sa ruine ; il ne grandit que pour tomber ; il ne bourgeonne que pour faire périr par des calamités tout ce qui aura bourgeonné en lui. C’est avec raison que le Royaume de Dieu est comparé à l’été, car alors les nuages de notre tristesse passeront, et les jours de la vie brilleront de la clarté du Soleil éternel…

    « Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront pas. » Rien, dans la nature des choses matérielles, n’est plus durable que le ciel et la terre, et rien ici-bas ne passe plus vite qu’un mot prononcé… Le Seigneur déclare donc : « Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront pas. » C’est comme s’il disait clairement : « Tout ce qui est durable autour de vous n’est pas durable devant l’éternité ; et tout ce qui chez moi semble passer est en fait fixe et ne passe pas, car ma parole qui passe exprime des pensées qui demeurent sans pouvoir changer »…

    Ainsi, mes frères, n’aimez pas ce monde, qui ne pourra pas subsister longtemps, comme vous le voyez. Fixez dans votre esprit ce commandement que l’apôtre Jean nous donne pour nous mettre en garde : « N’ayez pas l’amour du monde, ni de ce qui est dans le monde ; car si quelqu’un aime le monde, l’amour du Père n’est pas en lui » (1Jn 2,15).

    Saint Grégoire le Grand (v. 540-604), pape et docteur de l’Église
    Homélies sur les évangiles, n° 1 (trad. Le Barroux rev.)

     

     

     

     

     

     

    En union de prière, tous les vendredis soir, à la demande Marie Mètre des hommes, de 21h30 à 22h00.
    En union de prière, tous les vendredis soir, à la demande Marie Mètre des hommes, de 21h30 à 22h00.

     

     

     

  • « Pas un cheveu de votre tête ne sera perdu. C’est par votre persévérance que vous obtiendrez la vie. »

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    « Contre moi se sont levés de faux témoins qui soufflent la violence » (Ps 26,12)… Le psalmiste se débat entre les mains de ceux qui le poursuivent et le tourmentent ; il perd le souffle, il peine, mais il tient bon ; il garde assurance car Dieu le soutient, Dieu l’aide, Dieu le conduit, Dieu le guide. À la fois transporté de joie par ce qu’il a pu admirer et chanter, et accablé de gémissements par ce qu’il a dû souffrir, à la fin il respire et s’écrie : « Je le crois, je verrai la bonté du Seigneur sur la terre des vivants » (v.13). Oh, qu’elle est douce la bonté du Seigneur, immortelle, incomparable, éternelle, immuable ! Et quand te verrai-je, ô bonté du Seigneur ? « Je le crois, je te verrai », mais non sur la terre des mortels, « sur la terre des vivants ». Le Seigneur me fera sortir de la terre des mortels, lui qui a daigné pour moi accepter cette terre des mortels et mourir entre les mains des mortels…

    Écoutons, nous aussi, la voix du Seigneur qui d’en haut nous exhorte, nous console ; écoutons la voix de celui que nous avons pour père et pour mère (cf v. 10). Car il a entendu nos gémissements, il a vu nos soupirs, il a sondé les désirs de notre cœur, « la seule chose que nous demandons » (v. 4). Grâce à l’intercession du Christ, il a accueilli favorablement notre unique prière, notre unique demande. Et tandis que nous achevons notre pèlerinage en ce monde, même si la route est longue, il ne refusera pas ce qu’il a promis. Il nous dit : « Espère dans le Seigneur ». Il est tout-puissant celui qui a promis, il est véridique, il est fidèle. « Espère dans le Seigneur, agis avec courage » (v.14). Ne te laisse donc pas troubler.

    Saint Augustin (354-430), évêque d’Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l’Église
    2ème Discours sur le psaume 26