Catégorie : Enseignement

  • Solennité de la Nativité du Seigneur

    Le Christ est venu du Père, il est venu du Verbe, il est venu de l’Esprit Saint, puisque toute la Trinité a opéré sa conception et son incarnation. Car venir du sommet de la Trinité, ce ne fut rien d’autre qu’être conçu et incarné sous l’action de cette même Trinité. C’est pourquoi il est dit : « Du sommet du ciel il prend son départ. » (cf. Ps 18,7)

    Le Fils unique, (…) engendré du Père dans l’éternité, est sorti de sa mère engendré dans le temps ; demeurant invisible auprès du Père, il a vécu visible parmi les hommes. Pour lui, sortir du Père, ce fut entrer dans notre histoire, apparaître visiblement, et devenir ce qu’il n’était pas naturellement du fait de sa relation avec le Père. Mais chose admirable ! il est venu de celui dont il ne s’éloignait pas, sortant de celui en qui il demeurait, de sorte qu’il demeurait également aussi entier dans l’éternité qu’entier dans le temps. On le trouvait entier dans le Père en même temps qu’entier dans la Vierge, entier dans sa majesté et dans celle de son Père en même temps qu’entier dans notre humanité.

    Si tu recherches comment, une comparaison te fera comprendre la vérité. La parole d’abord engendrée par le cœur passe toute entière dans la voix, de telle sorte qu’elle arrive parfaitement aux autres et qu’elle demeure néanmoins entière dans le cœur. De même, le Verbe de bonté, jailli du cœur du Père, est sorti au-dehors sans quitter le Père.

    Saint Amédée de Lausanne (1108-1159)

     

     

     

     

     

  • « Aujourd’hui vous est né un Sauveur, dans la ville de David. »

    Frères, avertis du miracle, comme Moïse allons voir cette chose extraordinaire (Ex 3,3) : en Marie, le buisson embrasé ne se consume pas ; la Vierge enfante la Lumière sans subir d’atteinte. (…) Courons donc à Bethléem, le bourg de la Bonne Nouvelle ! Si nous sommes de vrais bergers, si nous demeurons éveillés en notre garde, c’est à nous que s’adresse la voix des anges qui annoncent une grande joie (…) : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux, car la paix descend sur la terre ! » Là où, hier, il n’y avait plus que malédiction, théâtres de guerre et exil, voici que la terre reçoit la paix, car aujourd’hui « la vérité sort de la terre et la justice vient du ciel » (Ps 85,12). Voilà le fruit que la terre donne aux hommes, en récompense de la bonne volonté qui règne chez les hommes (Lc 2,14). Dieu s’unit à l’homme pour élever l’homme jusqu’à la hauteur de Dieu.

    À cette nouvelle, frères, partons pour Bethléem afin de contempler (…) le mystère de la crèche : un petit enfant enveloppé de langes repose dans une mangeoire. Vierge après son enfantement, la Mère incorruptible embrasse son fils. Avec les bergers répétons la parole du prophète : « Ce qu’on nous avait annoncé, nous l’avons vu dans la cité de notre Dieu » (Ps 47,9).

    Mais pourquoi est-ce que le Seigneur cherche refuge dans cette grotte de Bethléem ? Pourquoi dormir dans une mangeoire ? Pourquoi se mêler au recensement d’Israël ? Frères, celui qui apporte au monde la libération vient naître dans notre esclavage à la mort. Il naît dans cette grotte pour se montrer aux hommes plongés dans les ténèbres et l’ombre de la mort. Il est couché dans une mangeoire parce que il est Celui qui fait croître l’herbe pour le bétail (Ps 103,14), c’est lui le Pain de Vie qui nourrit l’homme d’un aliment spirituel pour qu’il vive lui aussi dans l’Esprit. (…) Quelle fête plus heureuse que celle d’aujourd’hui ? Christ, Soleil de justice (Ml 3,20), vient éclairer notre nuit. Ce qui était tombé se relève, ce qui était vaincu est libéré (…), ce qui était mort revient à la vie. (…) Aujourd’hui, chantons tous d’une seule voix, sur toute la terre : « Par un homme, Adam, était venu la mort ; par l’homme, aujourd’hui vient le salut » (cf Rm 5,17).

    Saint Grégoire de Nysse (v. 335-395)

     

     

     

  • « Sa langue se délia : il parlait et il bénissait Dieu. »

    À propos de Jean le Baptiste, nous lisons chez Luc : « Il sera grand devant le Seigneur, et il ramènera beaucoup des fils d’Israël au Seigneur leur Dieu, et lui-même marchera devant lui dans l’esprit et la puissance d’Élie, afin de préparer pour le Seigneur un peuple bien disposé » (1,15-17). Pour qui donc a-t-il préparé un peuple, et devant quel Seigneur a-t-il été grand ? Sans aucun doute devant Celui qui a dit que Jean avait quelque chose de « plus qu’un prophète » et que « personne d’entre les enfants des femmes n’était plus grand que Jean Baptiste » (Mt 11,9.11). Car il préparait un peuple en annonçant d’avance à ses compagnons de servitude la venue du Seigneur et en leur prêchant la pénitence, afin que, lorsque le Seigneur serait présent, ils soient tous en état de recevoir son pardon, pour être revenus à Celui auquel ils s’étaient rendus étrangers par leurs péchés (…).

    Oui, « dans sa miséricorde », Dieu « nous a visités, Soleil levant venu d’en haut ; il a brillé pour ceux qui étaient assis dans les ténèbres et l’ombre de la mort, et il a dirigé nos pas sur le chemin de la paix » (Lc 1,78-79). C’est en ces termes que Zacharie, délivré du mutisme qu’il s’était attiré par son incrédulité et rempli d’un Esprit nouveau, bénissait Dieu d’une manière nouvelle. Car tout était dorénavant nouveau, du fait que le Verbe, par un processus nouveau, venait d’accomplir le dessein de sa venue dans la chair, afin que l’homme, qui s’en était allé hors de Dieu, soit réintégré par lui dans l’amitié de Dieu. Et c’est pourquoi cet homme apprenait à honorer Dieu d’une manière nouvelle (…)

    Saint Irénée de Lyon (v. 130-v. 208)

     

     

     

     

  • « Tu lui donneras le nom de Jésus (c’est-à-dire : ‘le Seigneur sauve’) »

    « Voici, dit le prophète Isaïe, la Vierge portera et enfantera un fils, et on l’appellera Emmanuel, nom qui se traduit : Dieu avec nous » (7,14). Le nom de Sauveur « Dieu-avec-nous », donné par le prophète, signifie les deux natures de son unique personne. En effet, celui qui est Dieu, né du Père avant tous les siècles, c’est lui-même qui est Emmanuel à la fin des temps, c’est-à-dire Dieu avec nous. Il l’est devenu dans le sein de sa mère, parce qu’il a daigné accepter la fragilité de notre nature dans l’unité de sa personne, quand « le Verbe s’est fait chair et a habité parmi nous » (Jn 1,14). C’est-à-dire qu’il a commencé d’une manière admirable à être ce que nous sommes, sans cesser d’être ce qu’il était, en assumant notre nature, de façon à ne pas perdre ce qu’il était en lui-même. (…)

    « Marie mit donc au monde son fils premier-né (…) et elle lui donna le nom de Jésus » (Lc 2,7.21). Donc, le nom de Jésus est celui du fils né de la Vierge, et signifie selon l’explication de l’ange qu’il sauvera son peuple de ses péchés. (…) C’est évidemment lui aussi qui sauvera de la destruction de l’âme et du corps, les suites du péchés.

    Quant au nom de Christ, c’est le titre d’une dignité sacerdotale et royale. Car les prêtres et les rois, sous la Loi ancienne, étaient appelés christs à cause de la chrismation. Cette onction d’huile sainte préfigurait celui qui, en venant dans le monde comme vrai roi et prêtre, « a été consacré d’une onction de joie, comme aucun de ses semblables » (Ps 44,8). À cause de cette onction ou chrismation, le Christ en personne et ceux qui participent à la même onction, c’est-à-dire à la grâce spirituelle, sont appelés ‘chrétiens’. Du fait qu’il est Sauveur, le Christ peut nous sauver de nos péchés ; du fait qu’il est prêtre, il peut nous réconcilier avec Dieu le Père ; du fait qu’il est roi, qu’il daigne nous donner le Royaume éternel de son Père.

    Saint Bède le Vénérable (v. 673-735)

     

     

     

     

  • « Marie se mit en route rapidement. »

    La gaieté et la joie étaient la force de Notre Dame. C’est ce qui a fait d’elle la servante empressée de Dieu, son fils, car dès qu’il est venu à elle, elle « est partie en toute hâte ». Seule la joie pouvait lui donner la force de partir en toute hâte au-delà des collines de Judée pour devenir la servante de sa cousine. Il en est de même pour nous ; comme elle, nous devons être les vraies servantes du Seigneur et chaque jour après la sainte communion nous hâter par-delà les montagnes de difficultés que nous rencontrons en offrant de tout notre cœur notre service aux pauvres. Donnez Jésus aux pauvres en tant que servante du Seigneur.

    La joie c’est la prière, la joie c’est la force, la joie c’est l’amour, c’est un filet d’amour grâce auquel vous pouvez attraper les âmes. « Dieu aime celui qui donne avec joie. » (2Co 9,7) Celui qui donne avec joie donne davantage. Si dans le travail vous rencontrez des difficultés et que vous les acceptez avec joie, avec un large sourire, en cela comme en bien d’autres choses, on constatera que vos œuvres sont bonnes et le Père en sera glorifié. La meilleure manière de montrer votre gratitude à Dieu et aux hommes c’est de tout accepter avec joie. Un cœur joyeux provient d’un cœur brûlant d’amour.

    Sainte Teresa de Calcutta (1910-1997)

     

     

     

     

  • « Comment cela va-t-il se faire ? » (Lc 1,34)

    Dis-nous, bienheureux David, comment se fit cette descente du Verbe. « Il descendra comme la pluie sur la toison, et comme les gouttelettes s’écoulent sur la terre. » (Ps 71(72),6 LXX). (…) Comment la pluie descend sur la toison et comment les gouttelettes coulent sur la terre ? (…)

    La pluie descend sur la toison sans bruit, sans secousse, sans aucune séparation ni division. Elle s’infiltre avec douceur, elle est recueillie avec calme, elle est bue avec délices. Ainsi les gouttelettes pénètrent la terre lentement et peu à peu, d’une manière si étonnante et si subtile qu’on les voit à peine entrer, et qu’elles ressortent en faisant pousser les plantes. De même, la rosée venant d’au-delà des eaux supracélestes est descendue dans le sein de la Vierge sans concours humain, sans mouvement de concupiscence, respectant son intégrité et laissant intact le sceau de sa virginité. Elle s’est infiltrée avec douceur, elle a été accueillie avec calme, elle s’est incarnée d’une manière ineffable. Elle a coulé aussi goutte à goutte sur la terre, sans paraître à l’arrivée, mais se produisant à la naissance. (…)

    Nous venons de dire comment est descendu le Verbe de Dieu. Quant au lieu où il est descendu, il apparaît de même que c’est dans le sein de la Vierge qu’il est descendu : sein demeuré intact et immaculé, consacré par l’effet de l’onction divine.

    Saint Amédée de Lausanne (1108-1159)

     

     

     

  • « Zacharie repartit chez lui ; quelque temps plus tard, sa femme Élisabeth devint enceinte. »

    L’ange lui dit : « Dieu a exaucé la voix de ta prière ». Si Zacharie croyait que sa prière serait exaucée, il priait bien ; s’il ne croyait pas, il priait mal. Sa prière était sur le point d’être exaucée ; pourtant, il en a douté. C’est donc à bon droit qu’à ce moment même la parole s’est éloignée de lui. Auparavant, il priait pour obtenir un fils ; au moment où sa prière a été exaucée, il a changé et a dit : « Comment cela se fera-t-il ? » Puisque sa bouche a douté de sa prière, il a perdu l’usage de la parole (…). Tant que Zacharie croyait, il parlait ; dès qu’il n’a plus cru, il s’est tu. Tant qu’il croyait, il parlait : « J’ai cru et c’est pourquoi j’ai parlé » (Ps 115,10). Parce qu’il a méprisé la parole de l’ange, cette parole l’a tourmenté, afin qu’il honore par son silence la parole qu’il avait méprisée.

    Il convenait que devienne muette la bouche qui avait dit : « Comment cela se fera-t-il ? », pour qu’elle apprenne la possibilité du miracle. La langue qui était déliée a été liée pour qu’elle apprenne que Celui qui avait lié la langue pouvait délier le sein. Ainsi donc, l’expérience a instruit celui qui n’avait pas accepté l’enseignement de la foi. (…) Il apprit ainsi que celui qui avait fermé une bouche ouverte pouvait ouvrir un sein fermé.

    Saint Ephrem (v. 306-373)

     

     

     

     

     

  • « Marie, la mère de Jésus, avait été accordée en mariage à Joseph. »

    « Marie, sa mère, était fiancée. » Il aurait suffi de dire : Marie était fiancée. Que signifie une mère fiancée ? Si elle est mère, elle n’est pas fiancée ; si elle est fiancée, elle n’est pas encore mère. « Marie, sa mère, était fiancée » : fiancée par la virginité, mère par la fécondité. C’était une mère ne connaissant point d’homme, et pourtant qui a connu la maternité. Comment ne serait-elle mère avant d’avoir conçu, elle qui, après la naissance, est vierge et mère ? Quand n’était-elle pas mère, celle qui engendra le fondateur des temps qui a donné un commencement aux choses ? (…)

    Pourquoi le mystère de l’innocence céleste se destine-t-il à une fiancée, et non une vierge encore libre ? Pourquoi la jalousie d’un fiancé doit-elle mettre en péril la fiancée ? Pourquoi tant de vertu semble-t-elle péché et le salut éternel danger ? (…) Quel mystère étreignons-nous là, mes frères ? Pas un trait de plume, pas une lettre, pas une syllabe, pas un mot, pas un nom, pas un personnage dans l’Évangile n’est vide de sens divin. Une fiancée est choisie, afin que déjà soit désignée l’Église, fiancée du Christ, selon la parole du prophète Osée : « Je te fiancerai à moi dans la justice et dans le droit, dans la tendresse et dans l’amour, je te fiancerai à moi dans la fidélité » (2,21-22). C’est pourquoi Jean dit : « Celui qui a l’épouse est l’Époux » (Jn 3,29). Et saint Paul : « Je vous ai fiancés au seul Époux comme une vierge pure à présenter au Christ » (2Co 11,2). Ô véritable épouse, l’Église, qui par la naissance virginale [du baptême], engendre une nouvelle enfance du Christ !

    Saint Pierre Chrysologue (v. 406-450)

     

     

     

     

  • « Béni est Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus Christ (…) En lui, il nous a choisis avant la création du monde. » (Ep 1,3-4)

    L’Incarnation du Verbe, la Parole de Dieu, concerne le passé comme l’avenir ; aucun âge, si reculé soit-il, n’a été privé du sacrement du salut des hommes. Ce que les apôtres ont prêché, c’est ce que les prophètes avaient annoncé, et on ne peut pas dire que ce qui a été cru de tout temps a été accompli tardivement. En différant l’œuvre du salut, Dieu, dans sa sagesse et sa bonté, nous a rendus plus aptes à répondre à son appel (…), grâce à ces annonces anciennes et fréquentes.

    Il n’est donc pas vrai que Dieu a pourvu aux affaires humaines en changeant de dessein et mû par une miséricorde tardive : dès la création du monde, il a décrété pour tous une seule et même voie de salut. En effet, la grâce de Dieu, par laquelle tous ses saints ont toujours été justifiés, a grandi et non pas commencé lorsque le Christ est né. Ce mystère d’un grand amour, qui a maintenant rempli le monde entier, a déjà été aussi puissant en ses signes avant-coureurs ; ceux qui y ont cru quand il était promis n’en ont pas moins bénéficié que ceux qui l’ont reçu quand il a été donné.

    Mes bien-aimés, c’est donc avec une bonté évidente que les richesses de la grâce de Dieu ont été répandues sur nous. Appelés à l’éternité, non seulement nous sommes soutenus par les exemples du passé, mais encore nous avons vu apparaître la vérité elle-même sous une forme visible et corporelle. Nous devons donc célébrer le jour de la naissance du Seigneur avec une joie fervente qui n’est pas de ce monde (…). Grâce à la lumière de l’Esprit Saint, sachez reconnaître celui qui nous a reçus en lui et que nous avons reçu en nous : car de même que le Seigneur Jésus est devenu notre chair en naissant, de même en retour nous sommes devenus son corps en renaissant. (…) Dieu nous a proposé l’exemple de sa bienveillance et de son humilité (…) : soyons donc semblables au Seigneur dans son humilité, si nous voulons lui ressembler dans sa gloire. Lui-même nous aidera et nous conduira jusqu’à l’accomplissement de ce qu’il a promis.

    Saint Léon le Grand (?-v. 461)

     

     

     

     

  • « Nous ne savons pas. »

    Vraiment, mes frères, ce que Dieu promettait paraissait incroyable aux hommes : qu’à partir de cet état mortel où ils sont corruptibles, méprisables, faibles, poussière et cendre, ils deviendraient égaux aux anges de Dieu ! C’est pourquoi Dieu ne s’est pas contenté de faire avec les hommes le contrat de l’Écriture, pour qu’ils croient, mais il a établi un médiateur garant de sa foi : non pas un prince, un ange ou un archange, mais son Fils unique. Ainsi devait-il montrer et donner par son Fils lui-même le chemin par lequel il nous conduirait à cette fin qu’il nous a promise. Mais pour Dieu c’était trop peu de chose que son Fils nous montre le chemin : il a fait de lui le chemin (Jn 14,6) par lequel tu irais sous sa direction, le chemin que tu suivrais…

    Que nous étions loin de lui ! Lui si haut et nous si bas ! Nous étions malades, sans espoir de guérison. Un médecin a été envoyé, mais le malade ne l’a pas reconnu, « car s’ils l’avaient connu, ils n’auraient jamais crucifié le Seigneur de gloire » (1Co 2,8). Mais la mort du médecin a été le remède du malade ; le médecin était venu le visiter et il est mort pour le guérir. Il a fait comprendre à ceux qui ont cru en lui qu’il était Dieu et homme : Dieu qui nous a créés, homme qui nous a recréés. Une chose se voyait en lui, une autre était cachée ; et ce qui était caché l’emportait de beaucoup sur ce qui se voyait… Le malade a été guéri par ce qui était visible, pour devenir capable de voir pleinement plus tard. Cette vision ultime, Dieu la différait en la cachant, il ne la refusait pas.

    Saint Augustin