Catégorie : Enseignement

  • « Jésus se rendit dans la région de Tyr. »

    Jésus est sorti d’Israël (…) : « En sortant de là, Jésus entra dans la région de Tyr » (Mt 15,21), nom qui veut dire « le rassemblement des nations. » C’était afin que, parmi les gens de ce territoire, ceux qui croyaient puissent être sauvés quand ils en seraient sortis. En effet, prête attention à ces mots : « Voici qu’une femme, une Cananéenne, sortant de ces territoires, poussa des cris en disant : ‘Pitié pour moi, Seigneur, Fils de David ; ma fille est tourmentée par un démon’ » (v. 22). À mon avis, si elle n’était pas sortie de ces territoires, elle n’aurait pas pu pousser vers Jésus ces cris jaillis « d’une grande foi », comme il en a témoigné lui-même (v. 28).

    « Selon la proportion de notre foi » (Rm 12,6), on sort du territoire des nations païennes (…). Il faut sûrement croire que chacun d’entre nous, quand il est pécheur, se trouve dans le territoire de Tyr ou de Sidon, ou du Pharaon et de l’Égypte, ou bien de n’importe quel pays étranger à l’héritage de Dieu. Mais quand le pécheur quitte le mal, revenant au bien, il sort de ces territoires où règne le péché : il se hâte vers les territoires qui sont la part de Dieu (…).

    Remarque aussi cette sorte de marche de Jésus à la rencontre de la femme de Canaan ; car il semble se diriger vers la région de Tyr et de Sidon (…). Les justes sont disposés au Royaume des cieux et à l’élévation dans le Royaume de Dieu, mais les pécheurs sont disposés à la déchéance de leur méchanceté (…). La Cananéenne, en quittant ces territoires, quittait cette disposition à la déchéance, quand elle poussait des cris et disait : « Pitié pour moi, Seigneur, Fils de David. » (…) Toutes les guérisons que Jésus a accomplies (…), comme les évangélistes les ont racontées, ont eu lieu alors pour que ceux qui les voient aient la foi. Mais ces événements sont le symbole de ce qui est toujours réalisé par la puissance de Jésus, car il n’y a pas d’époque où ce qui est écrit ne se réalise pas, exactement de la même façon

    Origène (v. 185-253)

     

     

     

  • « Ce sont des guides aveugles pour des aveugles. »

    Lorsque dans les derniers jours, le Verbe de Dieu est né de Marie revêtu de chair et s’est montré en ce monde, ce que l’on voyait de lui était autre de ce que l’intelligence pouvait découvrir de lui. Voir sa chair était évident pour tous, mais la connaissance de sa divinité n’était donnée qu’à quelques uns. De même, quand le Verbe de Dieu s’adresse aux hommes par la Loi ancienne et par les prophètes, il se présente voilé des vêtements qui conviennent. Dans son incarnation, il est vêtu de chair ; dans les Saintes Écritures, il est vêtu du voile de la lettre. Le voile de la lettre est comparable à son humanité, et le sens spirituel de la Loi à sa divinité. Dans le livre du Lévitique nous trouvons les rites du sacrifice, les diverses victimes, le service liturgique des prêtres (…) ; bienheureux les yeux qui voient l’Esprit divin caché à l’intérieur du voile. (…)

    « Si quelqu’un se tourne vers le Seigneur, dit l’apôtre Paul, le voile est enlevé, car où est l’Esprit du Seigneur, là est la liberté » (2Co 3,17). C’est donc le Seigneur lui-même, l’Esprit Saint lui-même, qu’il nous faut prier, afin qu’il daigne enlever toute obscurité et que nous puissions contempler en Jésus l’admirable sens spirituel de la Loi, comme celui qui a dit : « Ouvre mes yeux, que je voie les merveilles de ta Loi » (Ps 118,18)

    Origène (v. 185-253)

     

     

     

  • « Seigneur, sauve-moi ! »

    Le fait que, de tous les passagers de la barque, Pierre ose répondre et demande à recevoir l’ordre de venir sur les eaux vers le Seigneur indique la disposition de son cœur au moment de la Passion. Alors lui seul, marchant sur les traces du Seigneur au mépris des agitations du monde, comparables à celles de la mer, il l’a accompagné avec le même courage pour mépriser la mort. Mais son manque d’assurance révèle sa faiblesse dans la tentation qui l’attendait ; car, bien qu’il ait osé s’avancer, il s’enfonçait. La faiblesse de la chair et la crainte de la mort l’ont obligé à aller jusqu’à la fatalité du reniement. Pourtant, il pousse un cri et demande au Seigneur le salut. Ce cri est la voix gémissante de son repentir. (…)

    Il y a une chose à considérer chez Pierre : il a devancé tous les autres par la foi, car, tandis qu’ils étaient dans l’ignorance, il a été le premier à répondre : « Tu es le Fils du Dieu vivant » (Mt 16,16). Il a été le premier à rejeter la Passion, pensant qu’elle était un malheur (Mt 16,22) ; il a été le premier à promettre qu’il mourrait et ne renierait pas (Mt 26,35) ; il a été le premier à refuser qu’on lui lave les pieds (Jn 13,8) ; il a tiré aussi son glaive contre ceux qui se saisissaient du Seigneur (Jn 18,10). Le calme que connaissent le vent et la mer quand le Seigneur est monté dans la barque est présenté comme la paix et la tranquillité de l’Église éternelle à la suite de son retour glorieux. Parce qu’alors il viendra en se manifestant à tous, un juste étonnement a fait dire à tous ceux qui étaient dans la barque : « Vraiment, tu es le Fils de Dieu ». À son retour dans la gloire tous les hommes feront l’aveu clair et public que le Fils de Dieu a rendu la paix à l’Église, non plus dans l’humilité de la chair, mais dans la gloire du ciel

    Saint Hilaire (v. 315-367)

     

     

     

  • « Un endroit désert, à l’écart »

    Chacun des saints a dû fuir « la voie large et spacieuse » (Mt 7,13), pour demeurer seul, à part, et là, vivre dans la vertu : Élie, Élisée (…), Jacob (…). Le désert et l’abandon des tumultes de la vie procurent à l’homme l’amitié de Dieu ; ainsi Abraham, quand il est sorti du pays des Chaldéens, a été appelé « ami de Dieu » (Jc 2,23). Le grand Moïse aussi, lors de son départ du pays d’Égypte (…) a parlé avec Dieu face à face, a été sauvé des mains de ses ennemis et a traversé le désert. Tous ceux-là sont l’image de la sortie des ténèbres vers la lumière admirable, et de la montée vers la ville qui est au ciel (He 11,16), la préfiguration du vrai bonheur et de la fête éternelle.

    Quant à nous, nous avons auprès de nous la réalité que des ombres et des symboles annonçaient, je veux dire l’image du Père, notre Seigneur Jésus Christ (Col 2,17; 1,15). Si nous le recevons comme nourriture en tout temps, et si nous marquons de son sang les portes de nos âmes, nous serons libérés des travaux de Pharaon et de ses inspecteurs (Ex 12,7; 5,6s). (…) Maintenant nous avons trouvé le chemin pour passer de la terre au ciel (…). Autrefois, par l’intermédiaire de Moïse, le Seigneur précédait les fils d’Israël dans une colonne de feu et de nuée ; maintenant, il nous appelle lui-même en disant : « Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi et qu’il boive ; de celui qui croit en moi, sortiront des fleuves d’eau vive jaillissant jusqu’à la vie éternelle » (Jn 7,37s).

    Que chacun se prépare donc avec un ardent désir à se rendre à cette fête ; qu’il écoute le Sauveur l’appeler, car c’est lui qui nous console tous et chacun en particulier. Que celui qui a faim vienne à lui : il est le vrai pain (Jn 6,32). Que celui qui a soif vienne à lui : il est la source d’eau vive (Jn 4,10). Que le malade vienne à lui : il est le Verbe, la Parole de Dieu, qui guérit les malades. Si quelqu’un est accablé par les fardeaux du péché et s’en repent, qu’il se réfugie à ses pieds : il est le repos et le port du salut. Que le pécheur ait confiance, car il a dit : « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos » (Mt 11,28)

    Saint Athanase (295-373)

     

     

     

     

  • Jean Baptiste, martyr de la vérité

    L’Église du premier millénaire est née du sang des martyrs : « Sanguis martyrum semen christianorum ; le sang des martyrs est une semence de chrétiens » (Tertullien). Les événements historiques (…) n’auraient jamais pu garantir à l’Église un développement comme celui qui se réalisa durant le premier millénaire s’il n’y avait eu les semailles des martyrs et le patrimoine de sainteté qui caractérisèrent les premières générations chrétiennes. Au terme du deuxième millénaire, l’Église est devenue à nouveau une Église de martyrs. Les persécutions à l’encontre des croyants — prêtres, religieux et laïcs — ont provoqué d’abondantes semailles de martyrs dans différentes parties du monde. Le témoignage rendu au Christ jusqu’au sang est devenu un patrimoine commun aux catholiques, aux orthodoxes, aux anglicans et aux protestants, comme le notait déjà Paul VI (…). C’est là un témoignage à ne pas oublier. (…)

    En notre siècle, les martyrs sont revenus ; souvent inconnus, ils sont comme des « soldats inconnus » de la grande cause de Dieu. Dans toute la mesure du possible, il faut éviter de perdre leur témoignage dans l’Église. (…) Il faut que les Églises locales fassent tout leur possible pour ne pas laisser perdre la mémoire de ceux qui ont subi le martyre, en rassemblant à cette intention la documentation nécessaire.

    Et cela ne saurait manquer d’avoir un caractère œcuménique marqué. L’œcuménisme des saints, des martyrs, est peut-être celui qui convainc le plus. La voix de la « communio sanctorum », la communion des saints, est plus forte que celle des fauteurs de division. (…) Le plus grand hommage que toutes les Églises rendront au Christ au seuil du troisième millénaire sera de montrer la présence toute-puissante du Rédempteur par les fruits de foi, d’espérance et de charité chez des hommes et des femmes de si nombreuses langues et races qui ont suivi le Christ dans les diverses formes de la vocation chrétienne

    Saint Jean-Paul II (1920-2005)

     

     

     

  • « N’est-il pas le fils du charpentier ? »

    La réponse du Seigneur Jésus : « Ne saviez-vous pas que je dois être chez mon Père ? » (Lc 2,49), n’affirme pas que Dieu est son Père pour signifier que Joseph ne l’est pas. Comment prouver cela ? Par l’Écriture, qui continue (…) : « Il descendit avec eux pour rentrer à Nazareth, et il leur était soumis » (v. 51). À qui était-il soumis ? N’est-ce pas à ses parents ? Tous deux donc étaient ses parents. (…) Ils étaient ses parents dans le temps, et Dieu était son Père de toute éternité. Ils étaient les parents du Fils de l’homme ; le Père, de sa Parole, le Verbe, sa Sagesse (1Co 1,24), cette puissance par laquelle il a créé toute chose. (…)

    Ne soyons donc pas surpris que les évangélistes nous donnent la généalogie de Jésus par Joseph plutôt que par Marie (Mt 1,1; Lc 3,23). Si Marie est devenue mère en dehors des désirs de la chair, Joseph est devenu père en dehors de toute union charnelle. Il peut donc être le terme ou le point de départ de la généalogie du Sauveur, tout en n’étant pas son père selon la chair. Sa grande pureté confirme sa paternité. Marie, son épouse, a voulu le nommer en premier : « Vois comme nous avons souffert en te cherchant, ton père et moi » (Lc 2,48). (…)

    Si Marie a enfanté le Sauveur en dehors des lois de la nature, l’Esprit Saint a été à l’œuvre aussi en Joseph, à l’œuvre donc en eux de façon égale. « Joseph était un homme juste », dit l’évangéliste Matthieu (1,19). Le mari était juste, sa femme était juste : l’Esprit Saint reposait sur ces deux justes et a donné un fils à tous les deux

    Saint Augustin (354-430)

     

     

     

  • « Sur le rivage… on ramasse ce qui est bon. »

    « Il jugera le monde avec justice, et les peuples selon sa vérité. » (Ps 95,13) Quelle justice et quelle vérité ? Il rassemblera auprès de lui ses élus (Mc 13,27) ; les autres, il les séparera, car il mettra ceux-ci à sa droite, et ceux-là à sa gauche (Mt 25,33). Qu’y aura-t-il de plus juste, de plus vrai que cela ? Ils n’attendront pas du juge la miséricorde, ceux qui n’ont pas voulu exercer la miséricorde avant la venue du juge. Ceux qui ont voulu exercer la miséricorde seront jugés avec miséricorde (Lc 6,37). Car il dira à ceux qu’il aura mis à sa droite : « Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le royaume préparé pour vous depuis la création du monde ». Et il leur attribue des actes de miséricorde : « J’avais faim, et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire », et toute la suite (Mt 25,31s). (…)

    Parce que tu es injuste, le juge ne sera pas juste ? Parce qu’il t’arrive de mentir, la vérité ne sera pas véridique ? Si tu veux rencontrer un juge miséricordieux, sois miséricordieux avant qu’il vienne. Pardonne, si l’on t’a offensé ; donne les biens que tu possèdes en abondance. (…) Donne ce que tu tiens de lui : « Que possèdes-tu que tu n’aies reçu ? » (1Co 4,7) Voilà les sacrifices qui sont très agréables à Dieu : miséricorde, humilité, reconnaissance, paix, charité. Si c’est cela que nous apportons, nous attendrons avec assurance l’avènement du juge, lui qui « jugera le monde avec justice, et les peuples selon sa vérité »

    Saint Augustin (354-430)

     

     

     

  • Sainte Marthe, mémoire

    « Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ; et tout homme qui vit et qui croit en moi ne mourra jamais. » Qu’est-ce que cela veut dire ? « Celui qui croit en moi, même s’il meurt comme Lazare, vivra », parce que Dieu n’est pas le Dieu des morts, mais le Dieu des vivants. Déjà au sujet d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, les patriarches morts depuis longtemps, Jésus avait fait aux juifs la même réponse : « Je suis le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob ; non pas le Dieu des morts, mais des vivants, car tous vivent pour lui » (Lc 20,38). Crois donc, et même si tu es mort, tu vivras ! Mais si tu ne crois pas, même si tu es vivant, tu es réellement mort. (…) D’où vient la mort dans l’âme ? De ce que la foi n’y est plus. D’où vient la mort du corps ? De ce que l’âme n’y est plus. L’âme de ton âme, c’est la foi.

    « Celui qui croit en moi, même s’il meurt dans son corps, aura la vie dans son âme, jusqu’à ce que le corps lui-même ressuscite pour ne plus mourir. Et tout homme qui vit dans la chair et croit en moi, bien qu’il doive mourir pour un temps en son corps, il ne mourra pas pour l’éternité, à cause de la vie de l’Esprit et de l’immortalité de la résurrection. »

    Voilà ce que veut dire Jésus dans sa réponse à Marthe (…) « Crois-tu cela ? » « Oui, Seigneur, lui répond-elle, je crois que tu es le Christ, le fils de Dieu, qui es venu dans le monde. En croyant cela, j’ai cru que tu es la résurrection, j’ai cru que tu es la vie, j’ai cru que celui qui croit en toi, même s’il meurt, vivra ; j’ai cru que celui qui est vivant et qui croit en toi ne mourra pas pour l’éternité.

    Saint Augustin (354-430)

     

     

     

  • « Les justes resplendiront comme le soleil. » (Mt 13,43)

    Par la pensée, voyons notre Seigneur Jésus Christ assis sur un trône de gloire ; auprès de lui se tiennent séraphins, chérubins et chaque orde angélique qui le servent avec crainte et tremblement. Alors ils entendront la voix bénie du Maître, ceux qui auront achevé le combat, sans se laisser attirer par aucun des agréments du siècle, ni séduire par le charme de ce vain monde. « Alors, dit-il, les justes resplendiront comme le soleil » (Mt 13,43) lorsqu’ils seront arrivés du levant et du couchant, du nord et de la mer et ils prendront place au festin avec Abraham, Isaac et Jacob (cf. Mt 8,11) dans une joie ineffable (cf. 1 P 1,8) quand notre Roi et Seigneur distribuera ses dons selon ses mérites. Ah ! mes frères et mes enfants, ah ! Combien grande et belle la gloire dont jouirons les trois fois bienheureux et les saints qui auront pratiqué le renoncement ! Oui, très certainement, chacun recevra les biens promis selon le rang dans lequel il aura plu à Dieu. (…)

    Désormais donc, courez bien (cf. Ga 5,7) et que le diable ne vous ensorcelle (cf. Ga 3,1), ni ne vous entrave ! (…) Que vienne sur vous (…), miséricorde, paix, charité, absence d’envie, de jalousie et d’ostentation, docilité, langage bienveillant, solidarité, compassion les uns envers les autres, humilité. Vivez ainsi, conduisez-vous ainsi, priant aussi de tout votre cœur pour mon humble personne, afin que je ne sois pas jeté au feu éternel ; puissions-nous tous y échapper, après avoir été jugés dignes du royaume des cieux, dans le Christ lui-même, notre Dieu, à qui conviennent toute gloire, honneur, adoration et magnificence avec le Père et le Saint-Esprit, maintenant et toujours et pour les siècles des siècles. Amen

    Saint Théodore le Studite (759-826)

     

     

     

     

  • La semence de la grâce

    La grâce de Dieu est une semence qu’il ne faut pas étouffer, mais qu’il ne faut pas aussi trop exposer. Il faut la nourrir en son cœur et ne la pas trop faire paraître aux yeux des hommes.

    Deux sortes de grâces, petites en apparence, et d’où néanmoins peut dépendre, et notre perfection, et notre salut : I. une lumière qui nous découvre une vérité : il faut la recueillir soigneusement et prendre garde qu’elle ne s’éteigne par notre faute ; il faut s’en servir comme d’une règle dans toutes nos actions, voir à quoi elle nous porte, etc. ; II. un mouvement qui nous porte à faire quelque action de vertu en certaines occasions ; il faut être fidèle à ces mouvements, parce que cette fidélité est quelquefois le nœud de notre bonheur.

    Une mortification que Dieu nous inspire en certaines circonstances, si on écoute sa voix, produira peut-être de très grands fruits et la sainteté en nous ; au lieu que le mépris qu’on ferait de cette petite grâce, pourrait avoir de très funestes conséquences, comme il est arrivé que des favoris sont tombés en disgrâce, pour avoir manqué de complaisance en de très petites choses

    Saint Claude la Colombière (1641-1682)