Catégorie : Ecritures

  • Cana

    Les noces de Cana - Giotto
    Les noces de Cana – Giotto

    “Femme, qu’y a-t-il, désormais entre Moi et Toi?” Jésus en disant cette phrase sourit encore plus doucement et Marie sourit, comme deux qui savent une vérité qui est leur joyeux secret que tous les autres ignorent. Marie ordonne aux serviteurs: “Faites ce que Lui vous dira.” Marie a lu dans les yeux souriants de son Fils l’assentiment, voilé d’un grand enseignement pour tous les “appelés”. Et Jésus ordonne aux serviteurs: “Emplissez d’eau les cruches.” Je vois les serviteurs emplir les jarres de l’eau apportée du puits. (J’entends le grincement de la poulie qui monte et descend le seau qui déborde). Je vois le majordome qui se verse un peu de ce liquide avec un regard de stupeur, qui l’essaie avec une mimique d’un plus grand étonnement et le goûte. Il parle au maître de maison et à l’époux son voisin. Marie regarde encore son Fils et sourit; puis recevant un sourire de Lui, incline la tête en rougissant légèrement. Elle est heureuse. Dans la salle passe un murmure. Les têtes se tournent vers Jésus et Marie. On se lève pour mieux voir. On va vers les jarres. Un silence, puis un chœur de louanges à Jésus. Mais Lui se lève et dit une seule parole: “Remerciez Marie” et puis, il quitte le repas. Sur le seuil il répète: “La paix à cette maison et la bénédiction de Dieu sur vous” et il ajoute: “Mère, je te salue.”

    Jésus m’explique le sens de la phrase. “Ce « désormais », que beaucoup de traducteurs passent sous silence, est la clef de la phrase et l’explique avec son vrai sens. Je fus le Fils soumis à la Mère, jusqu’au moment où la volonté de mon Père m’indiqua que l’heure était venue d’être le Maître. À partir du moment où ma mission commença, je ne fus plus le Fils soumis à sa Mère, mais le Serviteur de Dieu. Les liens qui M’unissaient à Celle qui m’avait engendré étaient rompus. Ils s’étaient transformés en liens de plus haut caractère. Ils s’étaient tous réfugiés dans l’esprit. L’esprit appelait toujours « Maman » Marie, ma Sainte. L’amour ne connut pas d’arrêt, ne s’attiédit pas, au contraire, il ne fut jamais aussi parfait que lorsque, séparé d’Elle pour une seconde naissance, Elle me donna au monde, pour le monde, comme Messie, comme Évangélisateur. Sa troisième, sublime maternité mystique, ce fut quand, dans le déchirement du Golgotha, Elle m’enfanta à la Croix, en faisant de Moi, le Rédempteur du monde.  » Qu’y a-t-il désormais entre Moi et Toi? « . J’étais d’abord tien, uniquement tien. Tu me commandais, Je t’obéissais. Je t’étais soumis « . Maintenant, j’appartiens à ma mission. Ne l’ai-je peut-être pas dit? « Celui qui met la main à la charrue et se retourne pour saluer ceux qui restent, n’est pas apte au Royaume de Dieu ». J’avais mis la main à la charrue pour ouvrir avec le soc, non pas la glèbe mais les cœurs, pour y semer la parole de Dieu. Je ne l’avais enlevée cette main que quand on me l’avait arrachée de là pour la clouer à la Croix et pour ouvrir par la torture de ce clou le Cœur de mon Père en faisant sortir de la plaie le pardon pour l’humanité. Ce « désormais », oublié par plusieurs, voulait dire ceci: « Tu m’as été tout, ô Mère tant que je fus le Jésus de Marie de Nazareth et tu m’es tout en mon esprit mais, depuis que je suis le Messie attendu, j’appartiens à mon Père. Attends encore un peu et ma mission terminée, je serai de nouveau tout à toi. Tu me recevras encore dans tes bras comme quand j’étais petit et personne ne te le disputera plus, ce Fils qui est le tien que l’on regardera comme la honte de l’humanité, dont on te jettera la dépouille pour te couvrir toi aussi de l’opprobre d’être la mère d’un criminel. Et puis tu m’auras de nouveau, triomphant et puis, tu m’auras pour toujours, triomphante toi aussi, au Ciel. Mais maintenant, j’appartiens à tous ces hommes et j’appartiens au Père qui m’a envoyé vers eux ». Voilà ce que veut dire ce petit « désormais », si chargé de signification.” Jésus m’a donné cette instruction: “Quand j’ai dit aux disciples: « Allons faire plaisir à ma Mère » j’avais donné à la phrase un sens plus relevé qu’il ne semblait. Ce n’était pas le plaisir de me voir, mais d’être l’Initiatrice de mon activité miraculeuse et la Première Bienfaitrice de l’humanité. Gardez-en toujours le souvenir. Mon premier miracle est arrivé par Marie. Le premier. Symbole que Marie est la clef du miracle. Je ne refuse rien à ma Mère et, à cause de sa prière, J’avance même le temps de la grâce. Je connais ma Mère, la seconde en Bonté après Dieu. Je sais que vous faire grâce, c’est la faire heureuse puisqu’Elle est la « Toute Amour ». Voilà pourquoi j’ai dit, Moi qui savais: « Allons lui faire plaisir ». En outre, j’ai voulu rendre manifeste au monde sa puissance en même temps que la mienne. Destinée à être unie à Moi dans la chair – car nous fûmes une seule chair: Moi en Elle, et Elle autour de Moi, comme des pétales de lis autour d’un pistil odorant et plein de vie – unie à Moi dans la douleur – car nous fûmes sur la Croix, Moi avec ma chair, Elle avec son esprit, de même que le lis exhale son parfum avec sa corolle et l’essence qu’on en tire – il était juste qu’Elle me fût unie dans la puissance qui se manifeste au monde. Je vous dis à vous ce que Je disais aux invités: « Remerciez Marie. C’est par Elle que vous avez eu le Maître du miracle et que vous avez toutes mes grâces, spécialement celles du pardon ». Repose en paix. Nous sommes avec toi.”
    Extrait de la Traduction de “L’évangile tel qu’il m’a été révélé” de Maria Valtorta ©Centro Editoriale Valtortiano, Italie. http://www.mariavaltorta.com/

  • Quatrième dimanche de l’Avent

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    La Visitation – Arcabas

    Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc (1, 39-45)
    En ces jours-là, Marie se mit en route rapidement vers une ville de la montagne de Judée. Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Elisabeth. Or, quand Elisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant tressaillit en elle. Alors, Elisabeth fut remplie de l’Esprit Saint, et s’écria d’une voix forte : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. Comment ai-je ce bonheur que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? Car lorsque j’ai entendu tes paroles de salutation, l’enfant a tressailli d’allégresse au-dedans de moi. Heureuse, celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. »

  • Troisième dimanche de l’Avent

    Volonte-dieu« Soyez toujours dans la joie du Seigneur. » Cet appel nous est donné pour entrer dans la fête de Noël : Recevoir la joie du Seigneur ; « Pousse des cris de joie fille de Sion ! Réjouis-toi, tressaille d’allégresse fille de Jérusalem !

    Le troisième dimanche de l’Avent est aussi appelé dimanche de Gaudete. En effet, dans le Missel romain, l’introït de la messe de ce dimanche commence par la phrase latine suivante : « Gaudete in Domino semper : iterum dico, gaudete » (« Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur ; je le répète, réjouissez-vous ! »). Cette phrase rappelle la joie de l’Église dans l’attente de l’avènement du Christ.

    C’est pourquoi les vêtements liturgiques, violets pendant tout le temps de l’Avent, peuvent exceptionnellement être roses ce jour-là.

    La joie de Dieu contient tout l’univers, personne n’est exclu de cette joie. Nous voudrions être joyeux, mais nous ne le sommes pas profondément ! Il y a tant d’obstacles à cette joie en nous ! Dans l’excès de sa joie, celui qui aime partage tout. Dans l’excès de l’amour, il est impossible de voir son frère dans le froid et de ne pas chercher à le vêtir ! Mus par ce grand amour, il est impossible de voir quelqu’un avoir faim et ne pas lui donner à manger. Dans ce grand désir d’aimer, il y a cette prise de conscience que dans l’univers, il y a une justice, ce qu’il faut à chacun selon ses besoins doit être pourvu. Jean-Baptiste, mû par l’Esprit Saint, demande que notre cœur ne rejette personne, que notre amour embrasse tout l’univers, que nous ne nourrissons aucun ressentiment. Notre accueil doit devenir comme l’accueil du cœur de Dieu. Quand l’Esprit Saint a pris possession de notre cœur, il est libre pour aimer chacun et reconnaître la beauté, la grâce de tous. Alors éclatent les cris de joie ! « Soyez toujours dans la joie du Seigneur ! Laissez-moi vous le redire : soyez dans la joie ! »

  • Jardin et écritures

    jesus-prie-dans-le-jardinLe jardin de la Genèse (Genèse 2, 8-15)

    Dès que l’homme est créé, le Seigneur Dieu plante pour lui  » un jardin en Eden « . Il reçoit comme être vivant un espace où vivre et où trouver de quoi vivre, se nourrir.  » Dieu fait germer du sol tout arbre d’aspect attrayant et bon à manger « . L’homme reçoit comme tâche de cultiver le sol de ce jardin et de le garder prenant ainsi le relais du Créateur. Le jardin représente le bonheur de Dieu et de l’être vivant. Y travailler est joie divine, comme en vivre. C’est une image que l’on retrouvera chez les prophètes et que le livre de l’Apocalypse nous présente comme le bonheur final.

    Le jardin du Cantique des Cantiques

    Il faut lire ce petit livre en entier. Il est essentiellement composé de paroles échangées par un homme et une femme qui expriment leur amour de manière passionnée, prenant à témoin d’autres personnages et des éléments de la nature. C’est sans doute ce livre qui a le mieux célébré le jardin : c’est le jardin de l’amour, un amour qui est soleil, lumière, chaleur et eau vive tout à la fois. Là où naît cet amour, le printemps fleurit. Le livre regorge d’images florales : « Ma bien-aimée est comme le lys entre les chardons… Mon bien-aimé comme le pommier parmi les arbres du verger ». Les deux amoureux ont accès au paradis qu’ils ont fait naître. Chacun offre à l’autre des arbres rares, des fleurs, des parfums… Ce que nous dit ce livre : allez à la recherche de la sagesse qui est recherche du bonheur partout, nostalgie du jardin merveilleux et de l’absence du bien-aimé, tension de tout l’être vers l’avenir…

    Le jardin de Gethsémani (Marc 14, 32-52 ; Matthieu 26, 36-56 ; Jean , 18, 1…)

    C’est le jardin de la souffrance. Gethsémani signifie « pressoir à huile ». C’est la jardin où le Christ passe la nuit précédant sa passion et sa mort. Une nuit où il ressent « frayeur et angoisse ». Une nuit de prière : il invite les disciples à prier avec lui mais le sommeil est le plus fort. Gethsémani, c’est le lieu de l’abandon et de la trahison : Judas s’y présente avec une troupe armée d’épées et de bâtons pour livrer le maître. Le jardin du ressuscité (Jean, 20, 1-18) Jésus est mis au tombeau dans un jardin. C’est là que Nicodème et Joseph d’Arimathie ont déposé le crucifié. C’est là aussi que dès l’aube, le premier jour de la semaine, Marie de Magdala se présente avec les aromates à la recherche de son bien-aimé (comme dans le « Cantique des cantiques »). Elle y rencontre le gardien du jardin qu’elle regarde sans l’identifier. « Qui cherches-tu ? Pourquoi pleures-tu ? » Elle entend sa voix et ce n’est la peur d’Adam comme au jardin d’Eden : c’est le cri d’un cœur brûlant d’amour : « Rabbouni, mon maître ! ». Comme ensuite les disciples d’Emmaüs, comme tous les témoins du ressuscité, elle va vivre désormais la présence du ressuscité dans l’absence.

    Le jardin de l’Apocalypse (Ap. 21-22)

    Un ciel nouveau, une terre nouvelle. Tout repart à zéro : c’est le message des deux derniers chapitres de l’Apocalypse. Oui, tout doit disparaître, les cieux anciens et la vieille terre pour donner place à ce ciel nouveau et à cette terre nouvelle. C’est le chant d’une espérance nouvelle : le monde marqué par le deuil et la souffrance fera place à un monde baigné du bonheur divin. Ce sera un lieu de vie où on retrouvera l’arbre de vie de la Genèse, donnant du fruit chaque mois. Tout comme la première page de la Bible s’ouvrait sur la création d’un monde bon sortant de mains de Dieu, la dernière page s’achève sur la vision d’une sorte de re-création plus belle encore.

    source : www.formiris2.org

  • Eden

    HieronymusBosch-TheGardenofEarthlyDelightsLe jardin est présent dès les premières pages de la Genèse lorsque Dieu installe l’homme et la femme au cœur de cet endroit paradisiaque qu’est l’Eden. Le jardin est encore là dans les dernières pages de la Bible, le livre de l’Apocalypse.

    En hébreu, jardin se dit gan. En grec, c’est le pardisios, le paradis, mot d’origine persane qui signifie terrain planté d’arbres. Il symbolise l’achèvement de ce qui a été commencé dans la création. C’est le lieu où tout est parfait, un lieu de délices (Eden, en hébreu). On l’imagine avec au centre une source ou une fontaine d’où coulent quatre fleuves dans quatre directions. Il regorge d’arbres gigantesques et merveilleux, de fruits doux et sucrés, de plantes aux parfums délicieux. Tout y pousse en abondance, l’homme a pour tâche de la surveiller avec attention. Au paradis, les animaux vivent en liberté paisiblement et l’homme comprend leur langage.

    On retrouve cette symbolique du jardin dans de nombreuses cultures rejoignant le mythe d’un âge d’or où l’homme vivait heureux dans un jardin merveilleux : le livre de la Genèse s’appuie sur ces cultures. On notera que dans l’Islam, le paradis (Al Janna) est un jardin magnifique qui permettra au croyant de connaître tous les plaisirs. L’image du jardin va traverser les siècles et, au Moyen-Age, quand on créait un jardin, on cherchait toujours à le dessiner comme le paradis de la Genèse.

  • Des origines

    codexL« Codex Sinaiticus », manuscrit vieux d’environ 1 600 ans, est désormais consultable dans son intégralité sur Internet, a annoncé, lundi 6 juillet, la British library. A cette fin, les huit cents pages de la plus ancienne des bibles ont été numérisées.

    L’édition en ligne de ce trésor est le fruit de la coopération de quatre institutions internationales : la British Library, la Bibliothèque universitaire de Leipzig (Allemagne), la bibliothèque nationale de Russie à Saint-Pétersbourg et le monastère Sainte-Catherine (Egypte).

    Le « Codex Sinaiticus », rédigé en grec au milieu du IVe siècle sur un parchemin en peau de bœuf par les moines du monastère Sainte-Catherine, sur le Mont Sinaï est considéré comme la plus ancienne bible connue. Seul le « Codex Vaticanus », détenu par la bibliothèque du Vatican à Rome, date approximativement de la même époque.

    « L’UN DES PLUS GRANDS TRÉSORS ÉCRITS DU MONDE »

    Seules quatre cents feuilles sur les plus de sept cents du manuscrit original, écrites recto-verso par trois ou peut-être quatre scribes, ont été préservées. Elles comprennent la moitié de l’Ancien Testament et la version complète du Nouveau Testament et laissent apparaître les corrections apportées au fil des siècles.

    « Le Codex Sinaiticus est l’un des plus grands trésors écrits du monde », a déclaré le responsable de la British Library. « Ce manuscrit vieux de 1 600 ans ouvre une fenêtre sur les débuts du christianisme et offre des indices de première main sur la manière dont la bible s’est transmise de génération en génération. » Le Codex a été conservé au monastère Sainte-Catherine jusqu’au XIXe siècle, lorsque le savant allemand Konstantin von Tischendorf, originaire de Leipzig, l’a rapporté en Europe pour le publier.

    Source lemonde.fr

  • La Sainte Trinité

    triniteSaint Matthieu 28, 16-20

    « Au temps de Pâques, les onze disciples s’en allèrent en Galilée, à la montagne où Jésus leur avait ordonné de se rendre. Quand ils le virent, ils se prosternèrent, mais certains eurent des doutes. Jésus s’approcha d’eux et leur adressa ces paroles : « Tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre. Allez donc ! De toutes les nations faites des disciples, baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit ; et apprenez-leur à garder tous les commandements que je vous ai donnés. Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. »

  • Pentecôte

    pentecoteLa venue de l’Esprit Saint est raconté dans le livre des actes des Apôtres : c’est la seconde partie de l’Évangile de Luc.

    Le jour de la Pentecôte étant arrivé, ils se trouvaient tous ensemble dans un même lieu, quand, tout à coup, vint du ciel un bruit tel que celui d’un violent coup de vent, qui remplit toute la maison où ils se tenaient.

    Ils virent apparaître des langues qu’on eût dites de feu; elles se partageaient, et il s’en posa une sur chacun d’eux. Tous furent alors remplis de l’Esprit Saint et commencèrent à parler en d’autres langues, selon que l’Esprit leur donnait de s’exprimer.. (Actes, II)

  • La Pentecôte juive

    l’origine, la Pentecôte est une fête juive, comme Pâques. Une fête agricole devenue aussi une fête religieuse, exactement comme la Paque juive. Elle porte le nom de Shavouôte ou fête des semaines car elle a lieu 7 semaines après Pâque. On l’appelle aussi la fête des prémices, Pâque étant la fête des semences.
    Puis, dans un second temps, les Hébreux ont donné un sens religieux à cette fête agricole. Pentecôte célèbre le don de la Torah. Au sens strict, la Torah désigne les cinq premiers livres de la Bible: le Pentateuque ; au sens large, il désigne l’Ancien Testament. La Torah est un livre sacré que Dieu a donné à son peuple. Le judaïsme est une religion du livre. L’islam qui apparaîtra plusieurs siècles plus tard est aussi une religion du livre : le Coran.

  • Cinquante jours

    La Pentecôte vient du grec ancien ?????????? [pentèkostè] : cinquantième (jour après Pâques) ; en grec moderne, on prononce [pénticosti].
    Au centre de la vie chrétienne, on a la fête de Pâques. Le Carême représente une période de 40 jours (du latin quadragesima : quarantième) de jeûne avant Pâques. Il culmine avec le Vendredi Saint, jour de la crucifixion de Jésus. Puis, le dimanche de Pâques, c’est la bonne nouvelle du Jésus ressuscité que l’on fête avec joie. Opposé au Carême, la période de 40 jours après Pâques commémore le temps de Jésus revenu sur Terre. Ce sont des jours de fête. L’Ascension célèbre les adieux de Jésus qui s’envole dans les cieux. Mais pour nous consoler, la Pentecôte célèbre la venue du Saint Esprit. Si le corps de Jésus n’est plus, son esprit demeure. Pour toujours. Ad vitam æternam.
    Pourquoi 50 jours ? Si la période de 40 jours possède un sens symbolique dans la Bible, celui de 50 n’évoque rien de biblique. En réalité, le chiffre symbolique, c’est le chiffre 7 ! Comme les 7 jours de la semaine. Et la Pentecôte a lieu 7 semaines (de 7 jours) après Pâques. Et si on obtient le chiffre 50 (et non 49) c’est dû à la façon antique de compter : le premier jour compte pour un jour. Cette façon de compter se retrouve dans certaines expressions : dans 8 jours, c’est dans 1 semaine ; dans 15 jours c’est dans 2 semaines…