Catégorie : Ecritures

  • « Le Tout-Puissant a fait pour moi des merveilles. » (Lc 1,49)

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    Marie, temple de la Trinité, foyer de feu divin, Mère de miséricorde…, tu es la tige nouvelle (Is 11,1) qui a produit la fleur qui embaume le monde, le Verbe, le Fils unique de Dieu. C’est en toi, terre féconde, que ce Verbe a été semé (Mt 13,3s). Tu as caché le feu dans la cendre de notre humanité. Vase d’humilité où brûle la lumière de la sagesse véritable…, par le feu de ton amour, par la flamme de ton humilité, tu as attiré à toi et vers nous le Père éternel…

    Grâce à cette lumière, ô Marie, tu n’as jamais été comme les vierges insensées (Mt 25,1s), mais tu étais remplie de la vertu de prudence. C’est pour cela que tu as voulu savoir comment pourrait s’accomplir ce que l’ange t’annonçait. Tu savais que « Tout est possible à Dieu » ; tu n’en avais aucun doute. Pourquoi dire alors : « Je ne connais pas d’homme » ?

    Ce n’était pas la foi qui te manquait ; c’était ton humilité profonde qui te faisait dire cela. Tu ne doutais pas de la puissance de Dieu ; tu te regardais comme indigne d’un si grand prodige. Si tu as été troublée par la parole de l’ange, ce n’était pas par crainte. À la lumière même de Dieu, il me semble que c’était plutôt par admiration. Et qu’est-ce que tu admirais, ô Marie, sinon l’immensité de la bonté de Dieu ? Te regardant toi-même, tu te jugeais indigne de cette grâce et tu demeurais stupéfaite. Ta question est la preuve de ton humilité. Tu n’étais pas remplie de crainte, mais uniquement d’admiration devant l’immense bonté de Dieu, comparée à ta petitesse, à ton humble condition (Lc 1,48).

    Sainte Catherine de Sienne (1347-1380), tertiaire dominicaine, docteur de l’Église, copatronne de l’Europe
    Prière du 25 mars 1379 (Élévation 21)

     

     

  • Deuxième dimanche de Pâques – Dimanche de la Miséricorde

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    Au terme de l’octave pascale – toute la semaine n’est considérée que comme un seul jour célébrant « la fête des fêtes » (saint Augustin) -, le deuxième dimanche de Pâques inaugure l’octave de dimanches qui mène jusqu’à la Pentecôte, comme aussi un jour unique de fête, un « grand dimanche » (saint Athanase) d’allégresse, manifestée par la flamme du cierge pascal qui brûle près de l’ambon.

    Le dimanche de la Divine Miséricorde a porté de nombreux noms :
    * Ce fut le dimanche in albis (« en blanc ») car, ce jour-là, les baptisés de Pâques revêtent pour la dernière fois le vêtement blanc de leur naissance nouvelle.
    * Ce fut le dimanche de Quasimodo, du premier mot latin de l’antienne d’ouverture de la messe : « Comme des enfants nouveau-nés ont soif du lait qui les nourrit, soyez avides du lait pur de la Parole, afin qu’il vous fasse grandir pour le salut, alléluia ! »
    * Et, depuis le 30 avril 2000, le pape Jean-Paul II a demandé qu’il soit fêté comme le « dimanche de la Divine Miséricorde », selon la demande faite par le Christ à sœur Faustine Kowalska, canonisée ce jour-là : « Je désire qu’il y ait une fête de la Miséricorde. Je veux que cette image que tu peindras avec un pinceau, soit solennellement bénie le premier dimanche après Pâques, ce dimanche doit être la fête de la Miséricorde » (1931).

    La liturgie y résonne encore tout entière de l’alléluia pascal, cette acclamation de la liturgie hébraïque qui loue joyeusement le Seigneur et retentit, dans l’Apocalypse, comme le chant des rachetés par le sang de l’Agneau. Et toutes les lectures concourent à « raviver dans les cœurs le mystère pascal » (prière après la communion).

    Le psaume 117 est repris comme un chant de victoire et, plus encore, comme un rappel de la mort-résurrection du Christ :
    « La pierre rejetée des bâtisseurs est devenue la tête d’angle…
    Voici le jour que fit le Seigneur : qu’il soit pour nous jour de fête et de joie ! »
    (Ps 117 -118-, 22-24)

    Mais la célébration de ce dimanche est dominée par la figure de l’apôtre Thomas et l’expérience du Ressuscité qu’il connut « huit jours plus tard » (Jean 21, 26). À travers Thomas, c’est à tous ses disciples que le Seigneur apporte sa paix et qu’il demande :
    « Cesse d’être incrédule, sois croyant » (Jean 21, 27). Par-delà l’apôtre Thomas, c’est à nous que s’adresse directement cette béatitude, la dernière de l’Évangile : « Heureux ceux qui croient sans avoir vu ! » (Jean 21, 29)

    « L’incrédulité de Thomas vient au secours de notre foi », chante l’hymne de l’office de la Résurrection. Ainsi la première lecture, tirée du livre des Actes des Apôtres qui, pendant tout le temps pascal, relate les débuts de l’Église, décrit la première communauté de Jérusalem, ceux qui déjà sont rassemblés au nom du Seigneur et croient sans l’avoir vu. Fondés sur la Parole, l’amour fraternel et l’Eucharistie, ils représentent l’archétype de toute communauté chrétienne, la communion réalisée de tous ceux qui se sont reconnus frères dans le frère aîné et, en lui, fils d’un même Père. N’y a-t-il pas déjà là une anticipation du bonheur céleste ouvert par la Résurrection du Christ ?

     

     

     

  • Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 16,9-15.

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    Ressuscité le matin, le premier jour de la semaine, Jésus apparut d’abord à Marie Madeleine, de laquelle il avait expulsé sept démons.
    Celle-ci partit annoncer la nouvelle à ceux qui, ayant vécu avec lui, s’affligeaient et pleuraient.
    Quand ils entendirent que Jésus était vivant et qu’elle l’avait vu, ils refusèrent de croire.
    Après cela, il se manifesta sous un autre aspect à deux d’entre eux qui étaient en chemin pour aller à la campagne.
    Ceux-ci revinrent l’annoncer aux autres, qui ne les crurent pas non plus.
    Enfin, il se manifesta aux Onze eux-mêmes pendant qu’ils étaient à table : il leur reprocha leur manque de foi et la dureté de leurs cœurs parce qu’ils n’avaient pas cru ceux qui l’avaient contemplé ressuscité.
    Puis il leur dit : « Allez dans le monde entier. Proclamez l’Évangile à toute la création. »

     

     

     

  • « Au lever du jour, Jésus était là sur le rivage. »

    Alors_ta_lumiere_jaillera_comme_l_auroreCe jour qu’a fait le Seigneur (Ps 117,24) pénètre tout ; il contient tout, il embrasse tout, ciel, terre et enfer ! … Et quel est ce jour du ciel sinon le Christ, dont parle le prophète : « Le jour au jour énonce le récit » (Ps 18,3). Oui, ce jour est le Fils à qui le Père, qui est aussi la lumière du jour, énonce le secret de sa divinité. C’est lui, ce jour qui dit par la voix du Sage : « J’ai créé un jour qui se lèvera à jamais dans le ciel » (Si 24,32)… Ainsi la lumière du Christ luit à jamais, elle rayonne, elle flamboie, et les ténèbres du péché ne peuvent l’étreindre. « La lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont pas retenue » (Jn 1,5).

    À la résurrection du Christ, tous les éléments sont glorifiés ; je suis sûr que le soleil a brillé ce jour-là d’un plus vif éclat. Ne devait-il pas entrer dans la joie de la résurrection, lui qui s’était attristé à la mort du Christ ? (Mt 27,45)… Comme un serviteur fidèle, il s’est obscurci pour accompagner le Christ dans la tombe ; aujourd’hui, il doit resplendir pour saluer la résurrection… Frères, réjouissons-nous en ce saint jour ; que nul, au souvenir de son péché, ne se dérobe à la joie commune ! Que personne ne désespère du pardon. Une faveur immense l’attend. Si le Seigneur, sur la croix, a eu pitié d’un bandit…, de quels bienfaits la gloire de sa résurrection ne nous comblera-t-elle pas ?

    Saint Maxime de Turin (?-v. 420), évêque
    CC Sermon 53, sur le Ps 117 Homélie sur le Ps 14 (trad. coll. Icthus, vol. 10, p. 256)

     

     

     

     

     

     

     

     

  • « Il marchait avec eux. »

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    Le même Sauveur, que la Parole de l’Écriture nous met sous les yeux dans son humanité en nous le montrant sur tous les chemins qu’il a parcourus sur la terre, habite parmi nous caché sous l’apparence du pain eucharistique, il vient à nous tous les jours comme Pain de Vie. Dans ces deux aspects, il se fait proche de nous et sous ces deux aspects il désire que nous le cherchions et que nous le trouvions. L’un appelle l’autre. Lorsque nous voyons avec les yeux de la foi le Sauveur devant nous, comme l’Ecriture nous le dépeint, alors grandit notre désir de l’accueillir en nous dans le Pain de Vie. Le pain eucharistique à son tour avive notre désir de faire toujours plus profondément connaissance avec le Seigneur à partir de la Parole de l’Écriture, et donne des forces à notre esprit pour une meilleure compréhension.

    Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix [Édith Stein] (1891-1942), carmélite, martyre, copatronne de l’Europe
    Pour le 6 janvier 1941 (trad. Source cachée, Cerf 1999, p. 279)

     

     

     

     

  • « Avez-vous vu celui que mon cœur aime ? » (Ct 3,3)

    www.heqiarts.com GOSPEL VIEW FROM CHINA He Qi first saw Jesus’ face in an old magazine. Now he paints his own images of the biblical  story. "Artwork has no national boundary, but an artist always has his nationality," says He Qi  (pronounced ho-chee) of China. Though a fine-art citizen of the world, He chooses to continue living in his native country.  "I love my homeland because my life, my rejoicing, and my suffering have been closely linked  with it." He also loves something more than his homeland. During the Cultural Revolution, He was in  the countryside painting images of Mao Zedong. One day he saw Raphael’s Madonna and Child in  an old magazine. "I was very moved by the softness of the Virgin’s smile," he told William  McGurn of Far Eastern Economic Review (Feb. 26, 1998). "Everywhere around me people claimed  to be seeking truth but had their knives out." Raphael’s painting alone did not convert He, although it did capture his imagination. "There  are two different ways in China for people to become a Christian," he says. "One is by the  strong influence from his family background; another way is by his own choice—‘step by  step.’ I belong to the second way." He has done doctoral studies in Europe and has been an artist in residence in the United  States. Currently he is artist in residence and professor at Nanjing Theological Seminary. www.heqiarts.com
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    GOSPEL VIEW FROM CHINA

    « Pourquoi pleures-tu ? » C’est toi qui es cause de tes larmes, toi qui te fais pleurer… Tu pleures parce que tu ne crois pas au Christ : crois et tu le verras. Le Christ est là, il ne fait jamais défaut à ceux qui le cherchent. « Pourquoi pleures-tu ? » Ce n’est pas les larmes qu’il faut, mais une foi alerte et digne de Dieu. Ne pense pas aux choses mortelles et tu ne pleureras pas… Pourquoi pleurer ce qui réjouit les autres ?

    « Qui cherches-tu ? » Ne vois-tu pas que le Christ est la force de Dieu, que le Christ est la sagesse de Dieu, que le Christ est sainteté, que le Christ est chasteté, que le Christ est pureté, que le Christ est né d’une vierge, que le Christ est du Père et auprès du Père et dans le Père toujours ; né et pourtant non pas crée, non pas déchu, toujours aimé, vrai Dieu de vrai Dieu ? « On a enlevé le Seigneur du tombeau et je ne sais où on l’a mis. » Tu te trompes, femme ; tu penses que le Christ a été enlevé du tombeau par d’autres et non pas ressuscité par sa propre puissance. Mais personne n’enlève la puissance de Dieu, personne n’enlève la sagesse de Dieu, personne n’enlève la vénérable chasteté. Le Christ n’est pas enlevé du tombeau du juste ni de l’intime de la vierge et du secret de son âme fidèle ; et même s’il en est qui veulent le ravir, ils ne peuvent l’enlever.

    Alors le Seigneur lui dit : « Marie, regarde-moi ». Tant qu’elle ne croit pas, c’est « une femme » ; quand elle commence à se tourner vers lui elle est appelée Marie. Elle reçoit le nom de celle qui a enfanté le Christ ; car c’est l’âme qui enfante spirituellement le Christ. « Regarde-moi », dit-il. Qui regarde le Christ se corrige ; on s’égare quand on ne voit pas le Christ. Aussi, se retournant, elle le voit et dit : « Rabbi, ce qui veut dire Maître ». Qui regarde se tourne ; qui se tourne saisit plus complètement ; qui voit progresse. Aussi appelle-t-elle Maître celui qu’elle croyait mort ; elle a trouvé celui qu’elle croyait perdu.

    Saint Ambroise (v. 340-397), évêque de Milan et docteur de l’Église
    Sur la virginité, 17-21(trad. Solesmes 1980 p. 167 rev.)

     

     

     

  • « Jésus vint à leur rencontre et leur dit : Je vous salue ; réjouissez-vous. »

    CC

    « Venez voir l’endroit où reposait le Seigneur » (Mt 28,6)… Venez voir l’endroit où a été rédigé l’acte garantissant votre résurrection. Venez voir l’endroit où la mort a été ensevelie. Venez voir l’endroit où un corps, grain non semé par l’homme, a produit une multitude d’épis pour l’immortalité… « Allez annoncer à mes frères qu’ils doivent se rendre en Galilée : c’est là qu’ils me verront. Annoncez à mes disciples les mystères que vous avez contemplés. »

    Voilà ce que le Seigneur a dit aux femmes. Et maintenant encore, au bord de la piscine baptismale, il se tient invisible auprès des croyants, il embrasse les nouveaux baptisés comme des amis et des frères… Il remplit leurs cœurs et leurs âmes d’allégresse et de joie. Il lave leurs souillures dans les fontaines de sa grâce. Il oint du parfum de l’Esprit ceux qui ont été régénérés. Le Seigneur devient celui qui les nourrit et il devient leur nourriture. Il procure à ses serviteurs leur part de nourriture spirituelle. Il dit à tous les fidèles : « Prenez, mangez le pain du ciel, recevez la source qui jaillit de mon côté, celle où l’on puise toujours sans que jamais elle se tarisse. Vous qui avez faim, rassasiez-vous ; vous qui avez soif, enivrez-vous d’un vin sobre et salutaire. »

    Saint Jean Chrysostome (v. 345-407), prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l’Église
    Homélie sur le Grand Samedi, 10-12 (attrib.) ; PG 88, 1860-1866 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 55)

     

     

     

     

  • « Voici le jour que le Seigneur a fait, jour de fête et de joie. » (Ps 117,24)

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    Le Soleil de justice (Ma 3,20), disparu depuis trois jours, se lève aujourd’hui et illumine toute la création. Christ au tombeau depuis trois jours et existant avant les siècles ! Il pousse comme une vigne et remplit de joie toute la terre habitée. Fixons nos yeux sur le lever d’un soleil qui ne connaîtra pas de déclin ; devançons le jour et soyons remplis de la joie de cette lumière !

    Les portes des enfers sont brisées par le Christ, les morts se dressent comme d’un sommeil. Le Christ se lève, lui la résurrection des morts, et il vient réveiller Adam. Le Christ, résurrection de tous les morts, se lève et vient délivrer Ève de la malédiction. Le Christ se lève, lui la résurrection, et il a transfiguré dans sa beauté ce qui était sans beauté ni éclat (Is 53,2). Comme un dormeur, le Seigneur s’est éveillé et a déjoué toutes les ruses de l’ennemi. Il est ressuscité et il donne la joie à toute la création ; il est ressuscité et la prison de l’enfer a été vidée ; il est ressuscité et il a transformé le corruptible en incorruptible (1Co 15,53). Le Christ ressuscité a établi Adam dans l’incorruptibilité, sa dignité première.

    Dans le Christ, l’Église devient aujourd’hui un ciel nouveau (Ap 21,1), un ciel plus beau à contempler que le soleil visible. Le soleil que nous voyons tous les jours ne peut se mesurer avec ce Soleil-là ; tel un serviteur pénétré de respect, il s’est éclipsé devant lui quand il l’a vu pendu à la croix (Mt 27,45). C’est de ce Soleil que le prophète dit : « Le Seigneur, Soleil de justice, s’est levé pour ceux qui le craignent » (Ma 3,20)… Par lui, le Christ, Soleil de justice, l’Église devient un ciel resplendissant de quantité d’étoiles, jaillies de la piscine baptismale dans leur lumière neuve. « Voici le jour que le Seigneur a fait ; exultons de joie en esprit et réjouissons-nous en lui » (Ps 117,24), pleins d’une allégresse divine.

    Saint Épiphane de Salamine (? – 403), évêque
    Homélie 3 pour la Résurrection (attribuée) ; PG 43, 465 (trad. Bouchet, Lectionnaire, p.195 et Brésard, 2000 ans A, p.124)

     

     

     

  • Carême 2016 – jour 40

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    Mes enfants,

    Mes enfants, je vous demande la prière encore et encore, afin que les hommes redeviennent les fils du Père Eternel.

    Mes enfants, le trou de l’ignorance des hommes s’approfondit en avançant dans le temps, car l’homme croit pouvoir vivre sans son Père Eternel. Il n’en est rien et le Dieu Céleste vous le confirmera dans les prochains temps, car sans Dieu vous ne pouvez être vie et résolution dans l’espace temps. Votre attachement en Dieu et en Son Esprit n’est que l’éternité d’une vie d’Amour et de Paix.

    Mes enfants, ne vous étonnez point des sursauts de la terre, ils ne sont que le reflet de votre détournement de la Parole Divine.
    Tout élément terrestre est création dans l’Amour du Divin Père ; quand un élément essaye d’en déstabiliser un autre, alors un conflit entre en jeu. L’homme sait amorcer les conflits et ne sait pas les résoudre ; Seul Dieu le Père vous guidera sur le bon chemin afin de revenir à une entente complète entre l’homme et la nature.
    Il n’est plus temps de pleurer sur vos situations douloureuses, mais au contraire allez à la rencontre de votre Père afin d’obtenir la grande Miséricorde.

    Mes enfants, c’est le temps où il faut préserver et secourir les âmes qui désirent se rapprocher du Père Eternel.
    C’est le temps où des maisons de mon Fils vont fleurir pour préserver et confirmer la volonté de Dieu de soutenir Ses enfants.
    C’est le temps où le Seigneur vous donne les éléments pour avancer vers Lui.
    C’est le temps où le Père vous apporte la connaissance dans le renouveau et pour le renouveau des hommes.
    Il n’est point temps de pleurer, mais temps de l’offensive contre le Mal qui envase vos esprits et la terre entière. Le Seigneur, de Son Courroux vous éclaboussera pour que Sa Miséricorde soit la Lumière salvatrice de tous les hommes.

    Mes enfants, Dieu le Père n’est pas un être faible et Il ne reviendra pas sur Ses Décisions, le monde subira le bouleversement prévu afin de se sauver de l’emprise du ténébreux.
    Voici donc le temps d’accentuer votre avancée pour ma maison afin que la croix de mon Fils resplendisse sur ce monde comme emblème de l’union des hommes avec la Sainte Trinité.

    Mes enfants, ne fléchissez point, avancer dans l’Esprit du Père et pour la sauvegarde des hommes.

    Je suis Marie Mère des hommes, servante au royaume des Cieux, pour que Volonté Divine soit faite et que l’homme vive dans l’Amour et la Paix.

    Je suis votre soutien pour et par la volonté du Père Eternel.

    Marie Mère des hommes.

    Merci de me lire.

    Marie Mère des hommes – février 2005

     

     

     

     

  • La nuit qui nous délivre du sommeil de la mort

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    Frères, veillons, car jusqu’à cette nuit le Christ est demeuré dans la tombe. C’est en cette nuit qu’est survenue la résurrection de sa chair. Sur la croix elle a été en butte aux railleries ; aujourd’hui, les cieux et la terre l’adorent. Cette nuit fait partie déjà de notre dimanche. Il fallait bien que le Christ ressuscite la nuit, car sa résurrection a illuminé nos ténèbres… Comme notre foi, fortifiée par la résurrection du Christ, chasse tout sommeil, ainsi cette nuit, illuminée par nos veilles, se remplit de clarté. Elle nous fait espérer, avec l’Église répandue sur toute la terre, de ne point être surpris dans la nuit. (Mc 13,33)

    Chez tant de peuples que cette fête, partout si solennelle, rassemble au nom du Christ, le soleil s’est couché — mais le jour n’est pas tombé ; les clartés du ciel ont fait place aux clartés de la terre… Celui qui nous a donné la gloire de son nom (Ps 28,2) a aussi illuminé cette nuit. Celui à qui nous disons « Tu illumines mes ténèbres » (Ps 18,29), répand sa clarté dans nos cœurs. Comme nos yeux éblouis contemplent ces flambeaux brillants, ainsi notre esprit éclairé nous fait voir combien cette nuit est lumineuse –- cette sainte nuit où le Seigneur a commencé en sa propre chair la vie qui ne connaît ni sommeil ni mort !

    Saint Augustin (354-430), évêque d’Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l’Église
    2ème homélie pour la Nuit Sainte ; PLS 2, 549-552 ; Sermon Morin Guelferbytanus 5 (trad. coll. Icthus 10, p. 197s)