Catégorie : Ecritures

  • Le samedi saint (Veillée Pascale)

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    Le ciel brille quand il est éclairé par le chœur des étoiles, et l’univers brille plus encore quand se lève l’étoile du matin. Mais cette nuit resplendit maintenant moins de l’éclat des astres que de sa joie devant la victoire de notre Dieu et Sauveur. « Gardez courage, dit-il en effet, moi, je suis vainqueur du monde » (Jn 16,33). Après cette victoire de Dieu sur l’ennemi invisible, nous aussi nous remporterons certainement la victoire sur les démons. Demeurons donc près de la croix de notre salut, afin de cueillir les premiers fruits des dons de Jésus. Célébrons cette nuit sainte avec des flambeaux sacrés ; faisons monter une musique divine, chantons une hymne céleste. Le « Soleil de justice » (Ml 3,20), notre Seigneur Jésus Christ, a illuminé ce jour pour le monde entier, il s’est levé au moyen de la croix, il a sauvé les croyants…

    Notre assemblée, mes frères, est une fête de victoire, la victoire du Roi de l’univers, fils de Dieu. Aujourd’hui le diable a été défait par le Crucifié et toute l’humanité est remplie de joie par le Ressuscité… Ce jour crie : « Aujourd’hui, j’ai vu le Roi du ciel, ceint de lumière, monter au-dessus de l’éclair et toute clarté, au-dessus du soleil et des eaux, au-dessus des nuées »… Il a été caché d’abord dans le sein d’une femme, puis au sein de la terre, sanctifiant d’abord ceux qui sont engendrés, ensuite rendant la vie par sa résurrection à ceux qui sont morts, car « voilà que souffrance, douleur d’enfantement et gémissement se sont enfuis » (Is 35,10)…

    Aujourd’hui, par ce Ressuscité, le paradis est ouvert, Adam est rendu à la vie, Ève est consolée, l’appel est entendu, le Royaume est préparé, l’homme est sauvé, le Christ est adoré. Il a foulé aux pieds la mort, a fait prisonnier ce tyran, a dépouillé le séjour des morts. Il monte aux cieux, victorieux comme un roi, glorieux comme un chef…, et il dit à son Père : « Me voici, ô Dieu, avec les enfants que tu m’as donnés » (He 2,13). Gloire à lui, maintenant et dans les siècles des siècles.

    Saint Hésychius (?-v. 451), moine, prêtre
    1ère homélie pour Pâques (trad. cf SC 189, p. 63)

     

     

     

  • Le jeudi saint

    Jésus lavant les pieds de ses apôtres le jeudi saint

    « Avant la fête de la Pâque, sachant que l’heure était venue pour lui de passer de ce monde à son Père, Jésus, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu’au bout »… Dans l’Évangile Jean a été appelé spécialement « le disciple que Jésus aimait ». C’est ce disciple qui met ici en lumière par ses paroles combien notre Sauveur, qui aimait tellement Jean, était fidèle dans son amour.

    Car ces paroles sont suivies aussitôt par le récit de la Passion amère du Christ, en commençant par la dernière Cène, et d’abord par l’humble service du lavement des pieds rendu par Jésus à ses disciples, et par l’envoi du traître au dehors. Viennent ensuite l’enseignement de Jésus, sa prière, son arrestation, son procès, sa flagellation, sa crucifixion et toute la douloureuse tragédie de sa Passion très amère.

    C’est avant tout cela que saint Jean cite les paroles rappelées à l’instant, pour faire comprendre que le Christ a accompli tous ces actes par pur amour. Cet amour, il l’a bien montré à ses disciples lors de la dernière Cène, lorsqu’il leur a affirmé qu’en s’aimant les uns les autres, ils suivraient son exemple (Jn 13,34). Car ceux qu’il aimait, il les a aimés jusqu’au bout, et il souhaitait qu’ils fassent de même. Il n’était pas inconstant, comme tant de gens qui aiment de façon passagère, abandonnent à la première occasion, et d’amis deviennent ennemis, comme l’a fait le traître Judas. Jésus, lui, a persévéré dans l’amour jusqu’au bout, jusqu’à ce que, précisément par cet amour, il en soit venu à cette extrémité douloureuse. Et pas seulement pour ceux qui étaient déjà ses amis, mais pour ses ennemis, afin d’en faire des amis, non pour son avantage, mais pour le leur.

    Saint Thomas More (1478-1535), homme d’État anglais, martyr
    Traité sur la Passion, 1 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 199 rev.)

     

     

    Psaume 116

     

     

     

     

     

     

     

     

  • Le mercredi saint

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    Lorsqu’il s’est séparé de sa mère, Jésus s’est choisi des amis humains — les douze apôtres — comme s’il avait désiré mettre en eux sa sympathie. Il les a choisis, dit-il, pour être « non pas des serviteurs, mais des amis » (Jn 15,15). Il en a fait ses confidents ; il leur a confié des choses qu’il n’a pas dites aux autres. C’était sa volonté de les favoriser, de leur montrer toute sa générosité, comme un père envers des enfants préférés. Par ce qu’il leur a révélé, il les a comblés plus que les rois, les prophètes, les sages de l’Ancienne Alliance. Il les a appelés « ses petits enfants » (Jn 13,33) ; pour leur conférer ses dons, il les a préférés « aux sages et aux savants » de ce monde (Mt 11,25). Il a manifesté sa joie et il les a loués de ce qu’ils sont restés avec lui dans ses épreuves (Lc 22,28), et comme signe de reconnaissance, il leur annonce qu’ils siégeront un jour sur douze trônes pour juger les douze tribus d’Israël (v. 30). Il a trouvé un réconfort dans leur amitié à l’approche de son épreuve suprême.

    Il les a rassemblés autour de lui à la dernière Cène, comme pour être soutenu par eux à cette heure solennelle. « J’ai désiré d’un grand désir, leur dit-il, manger cette Pâque avec vous avant de souffrir » (Lc 22,15). Il y avait donc entre le Maître et ses disciples un échange d’affection, une sympathie profonde. Mais c’était sa volonté que ses amis l’abandonnent, le laissent seul — une volonté vraiment digne d’adoration. L’un l’a trahi ; l’autre l’a renié ; le reste s’est enfui, le laissant aux mains de ses ennemis… Il a donc été seul quand il a foulé le pressoir. Oui, Jésus tout-puissant et bienheureux, envahi dans son âme par la pleine gloire de la nature divine, a voulu soumettre son âme à toutes les infirmités de notre nature. Comme il s’était réjoui de l’amitié des siens, il a accepté la désolation de leur abandon. Et quand il l’a voulu, il a choisi de se priver de la lumière de la présence de Dieu.

    Bienheureux John Henry Newman (1801-1890), théologien, fondateur de l’Oratoire en Angleterre
    Méditations et Prières, Part III, 2, 2 « Our Lord refuses sympathy », § 15

     

     

    Psaume 69

     

     

     

     

     

  • Le lundi saint

    Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 12,1-11.

     

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    Six jours avant la Pâque, Jésus vint à Béthanie où habitait Lazare, qu’il avait réveillé d’entre les morts.
    On donna un repas en l’honneur de Jésus. Marthe faisait le service, Lazare était parmi les convives avec Jésus.
    Or, Marie avait pris une livre d’un parfum très pur et de très grande valeur ; elle versa le parfum sur les pieds de Jésus, qu’elle essuya avec ses cheveux ; la maison fut remplie de l’odeur du parfum.
    Judas Iscariote, l’un de ses disciples, celui qui allait le livrer, dit alors :
    « Pourquoi n’a-t-on pas vendu ce parfum pour trois cents pièces d’argent, que l’on aurait données à des pauvres ? »
    Il parla ainsi, non par souci des pauvres, mais parce que c’était un voleur : comme il tenait la bourse commune, il prenait ce que l’on y mettait.
    Jésus lui dit : « Laisse-la observer cet usage en vue du jour de mon ensevelissement !
    Des pauvres, vous en aurez toujours avec vous, mais moi, vous ne m’aurez pas toujours. »
    Or, une grande foule de Juifs apprit que Jésus était là, et ils arrivèrent, non seulement à cause de Jésus, mais aussi pour voir ce Lazare qu’il avait réveillé d’entre les morts.
    Les grands prêtres décidèrent alors de tuer aussi Lazare,
    parce que beaucoup de Juifs, à cause de lui, s’en allaient, et croyaient en Jésus.

     

     

     

    Psaume27

     

     

     

     

  • Le mystère de la Pâque du Seigneur

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    Le mystère de la Pâque s’est accompli dans le corps du Seigneur. Mais déjà il avait annoncé ses propres souffrances dans les patriarches, les prophètes et tout son peuple ; il les avait confirmées par un sceau dans la Loi et les prophètes. Ce futur inouï et grandiose a été préparé de longue date ; préfiguré depuis longtemps, le mystère du Seigneur a été rendu visible aujourd’hui, car ancien et nouveau est le mystère du Seigneur…

    Veux-tu donc voir le mystère du Seigneur ? Regarde Abel comme lui assassiné, Isaac comme lui enchaîné, Joseph comme lui vendu, Moïse comme lui exposé, David comme lui traqué, les prophètes comme lui malmenés au nom du Christ. Regarde enfin la brebis immolée sur la terre d’Égypte, qui frappa l’Égypte et sauva Israël par son sang.

    Par la voix des prophètes aussi s’annonçait le mystère du Seigneur. Moïse dit au peuple : « Vous verrez votre vie suspendue sous vos yeux, nuit et jour, et vous ne croirez pas à votre vie » (Dt 28,66). Et David : « Pourquoi les nations en tumulte et ce vain grondement des peuples ? Les rois de la terre se sont soulevés, les princes ont ensemble conspiré contre le Seigneur et son Oint » (Ps 2,1). Et Jérémie : « Je suis comme un agneau innocent amené à l’abattoir. Ils trament de mauvais desseins contre moi, disant : Allons…, arrachons-le de la terre des vivants, et nul ne se souviendra plus de son nom » (11,9). Et Isaïe : « Comme une brebis, il fut mené au sacrifice ; comme un agneau muet devant le tondeur, il n’ouvre pas la bouche. Qui racontera sa naissance ? » (53,7)

    Bien d’autres événements ont été annoncés par de nombreux prophètes touchant le mystère de la Pâque, qui est le Christ… C’est lui qui nous a délivrés de la servitude du monde comme de la terre d’Égypte, et nous a arrachés à l’esclavage du démon comme de la main de Pharaon.

    Méliton de Sardes (?-v. 195), évêque
    Homélie pascale, 57-67 (trad. coll. Icthus vol. 10, p. 35 rev ; cf SC 123)

     

     

     

     

  • « Vous scrutez les Écritures… ; or ce sont elles qui me rendent témoignage. »

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    La parole de Dieu est un arbre de vie qui, de toutes parts, te tend des fruits bénis ; elle est comme ce rocher ouvert dans le désert, qui devient pour tout homme, de toutes parts, une boisson spirituelle : « Ils ont mangé un aliment spirituel, et ils ont bu un breuvage spirituel » (1Co 10,3 ; Ex 17,1s).

    Que celui qui obtient en partage une de ces richesses n’aille pas croire qu’il n’y a dans la parole de Dieu que ce qu’il y trouve ; qu’il se rende compte plutôt qu’il n’a été capable d’y découvrir qu’une seule chose parmi bien d’autres. Enrichi par la parole, qu’il ne croie pas que celle-ci est appauvrie ; incapable d’épuiser sa richesse, qu’il rende grâces pour sa grandeur. Réjouis-toi, parce que tu es rassasié, mais ne t’attriste pas de ce que la richesse de la parole te dépasse.

    Celui qui a soif se réjouit de boire, mais il ne s’attriste pas de son impuissance à épuiser la source. Mieux vaut que la source apaise ta soif, plutôt que ta soif n’épuise la source. Si ta soif est étanchée sans que la source soit tarie, tu pourras y boire à nouveau, chaque fois que tu auras soif. Si, au contraire, en te rassasiant, tu épuisais la source, ta victoire deviendrait ton malheur. Rends grâces pour ce que tu as reçu et ne murmure pas pour ce qui demeure inutilisé. Ce que tu as pris et emporté est ta part ; mais ce qui reste est aussi ton héritage.

    Saint Ephrem (v. 306-373), diacre en Syrie, docteur de l’Église
    Commentaire de l’Évangile concordant, 1, 18-19 ; SC 121 (trad. SC, p. 52-53)

     

     

     

  • Monde nouveau

    Isaïe

     

    Livre d’Isaïe 65,17-21.

    .
    Ainsi parle le Seigneur : Oui, voici : je vais créer un ciel nouveau et une terre nouvelle, on ne se souviendra plus du passé, il ne reviendra plus à l’esprit.
    Soyez plutôt dans la joie, exultez sans fin pour ce que je crée. Car je vais recréer Jérusalem, pour qu’elle soit exultation, et que son peuple devienne joie.
    J’exulterai en Jérusalem, je trouverai ma joie dans mon peuple. On n’y entendra plus de pleurs ni de cris.
    Là, plus de nourrisson emporté en quelques jours, ni d’homme qui ne parvienne au bout de sa vieillesse ; le plus jeune mourra centenaire, ne pas atteindre cent ans sera malédiction.
    On bâtira des maisons, on y habitera ; on plantera des vignes, on mangera leurs fruits.

     

     

     

     

  • Le lundi de la 4e semaine de Carême

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    « Celui qui invoquera le Nom du Seigneur,
    celui-là sera sauvé » (Jl 3,5 ; Rm 10,13).
    Quant à moi non seulement je l’invoque
    mais avant tout je crois à sa grandeur.

    Ce n’est pas pour ses présents
    que je persévère dans mes supplications,
    mais parce qu’il est la Vie véritable
    et qu’en lui je respire ;
    sans lui il n’y a ni mouvement ni progrès.

    Ce n’est pas tant par les liens de l’espérance
    que par les liens de l’amour que je suis attiré.
    Ce n’est pas des dons,
    mais du Donateur dont j’ai toujours la nostalgie.
    Ce n’est pas à la gloire que j’aspire,
    mais c’est le Seigneur glorifié que je veux embrasser.
    Ce n’est pas la soif de la vie qui toujours je me consume,
    mais le souvenir de celui qui donne la vie.

    Ce n’est pas après le désir du bonheur que je soupire,
    que du plus profond de mon cœur j’éclate en sanglots,
    mais c’est par désir de celui qui le prépare.
    Ce n’est pas le repos que je cherche,
    mais c’est le visage de celui qui apaisera mon cœur suppliant.
    Ce n’est pas pour le festin nuptial que je languis,
    mais c’est du désir de l’Époux.

    Dans l’attente certaine de sa puissance
    malgré le fardeau de mes péchés,
    je crois avec une espérance inébranlable
    et en me confiant dans la main du Tout Puissant,
    que non seulement j’obtiendrai le pardon
    mais que je le verrai lui en personne,
    grâce à sa miséricorde et à sa pitié
    et, bien que je mérite parfaitement d’être proscrit,
    que j’hériterai du ciel.

    Saint Grégoire de Narek (v. 944-v. 1010), moine et poète arménien
    Le Livre de prières, 12,1 (trad. SC 78, p.102 rev.)

     

     

     

  • Solennité de l’Annonciation du Seigneur

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    Attache-toi à cette très douce Mère qui a mis au monde cet enfant que les cieux ne pouvaient contenir ; elle, pourtant, l’a contenu dans le petit cloître de son ventre et l’a porté dans son sein virginal.

    Qui ne se détournerait avec horreur de l’ennemi du genre humain et de ses ruses ; il fait miroiter à nos yeux le prestige de gloires éphémères et trompeuses, et s’efforce par là de réduire à néant ce qui est plus grand que le ciel. Car l’âme d’un fidèle, qui est la plus digne de toutes les créatures, est évidemment rendue par la grâce de Dieu plus grande que le ciel : ce créateur, que les cieux immenses et toutes les autres créatures ne peuvent contenir, l’âme fidèle à elle seule devient son séjour et sa demeure ; il suffit pour cela de posséder ce que refusent les impies : la charité. Celui qui est la vérité même en témoigne : « Celui qui m’aime, mon Père l’aimera ; moi aussi je l’aimerai, et nous viendrons à lui et nous ferons en lui notre demeure » (Jn 14,21.23).

    De même donc que la glorieuse Vierge des vierges l’a porté matériellement, de même toi tu pourras toujours le porter spirituellement dans ton corps chaste et virginal si tu suis ses traces, et particulièrement son humilité et sa pauvreté ; tu pourras contenir en toi Celui qui te contient, toi et tout l’univers ; tu le posséderas de façon bien plus réelle et plus concrète que tu ne pourrais posséder les biens périssables de ce monde.

    Sainte Claire (1193-1252), moniale franciscaine
    3e Lettre à Agnès de Prague, 18-26 (Sainte Claire d’Assise, trad. Père Vorreux, O.F.M. Éd. Franciscaines)

     

     

     

  • « Je ne suis pas venu abolir la Loi, mais l’accomplir. »

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    Dieu, notre Créateur et notre Rédempteur, s’est choisi Israël comme son peuple et lui a révélé sa Loi, préparant ainsi la venue du Christ… La Loi ancienne est le premier état de la loi révélée. Ses prescriptions morales sont résumées dans les dix commandements, qui posent les fondements de la vocation de l’homme, façonné à l’image de Dieu ; ils interdisent ce qui est contraire à l’amour de Dieu et du prochain, et prescrivent ce qui lui est essentiel. Le décalogue est une lumière offerte à la conscience de tout homme pour lui manifester l’appel et les voies de Dieu, et le protéger contre le mal : « Dieu a écrit sur les tables de la Loi ce que les hommes ne lisaient pas dans leurs cœurs » (S. Augustin).

    Selon la tradition chrétienne, la Loi sainte, spirituelle et bonne (Rm 7,12s) est encore imparfaite. Comme un pédagogue (Ga 3,24) elle montre ce qu’il faut faire, mais ne donne pas de soi la force, la grâce de l’Esprit pour l’accomplir. À cause du péché qu’elle ne peut enlever, elle reste une loi de servitude… Elle est une préparation à l’Évangile.

    La Loi nouvelle ou Loi évangélique est la perfection ici-bas de la loi divine, naturelle et révélée. Elle est l’œuvre du Christ et s’exprime particulièrement dans le Sermon sur la Montagne. Elle est aussi l’œuvre de l’Esprit Saint et, par lui, elle devient la loi intérieure de la charité : « Je conclurai avec la maison d’Israël une alliance nouvelle… Je mettrai mes lois dans leur pensée, je les graverai dans leur cœur, et je serai leur Dieu et ils seront mon peuple » (He 8,8-10).

    La Loi nouvelle est la grâce du Saint-Esprit donnée aux fidèles par la foi au Christ… Elle « accomplit », affine, dépasse et mène à sa perfection la Loi ancienne. Dans les Béatitudes (Mt 5,3s), elle accomplit les promesses divines en les élevant et les ordonnant au « Royaume des cieux ». Elle s’adresse à ceux qui sont disposés à accueillir avec foi cette espérance nouvelle : les pauvres, les humbles, les affligés, les cœurs purs, les persécutés à cause du Christ, traçant ainsi les voies surprenantes du Royaume.

    Catéchisme de l’Église catholique
    § 1961-1967