Catégorie : Ecritures

  • « Va d’abord te réconcilier avec ton frère. »

    L’Église n’existe pas pour que nous restions divisés en y venant, mais bien pour que nos divisions y soient éteintes ; c’est le sens de l’assemblée. Si c’est pour l’eucharistie que nous venons, ne posons donc aucun acte qui contredise l’eucharistie, ne faisons pas de peine à notre frère. Vous venez rendre grâce pour les bienfaits reçus : ne vous séparez pas de votre prochain.

    C’est à tous sans distinction que le Christ offre son corps en disant : « Prenez et mangez en tous ». Pourquoi n’admettez-vous pas tous à votre propre table ? … Vous faites mémoire du Christ, et vous dédaignez le pauvre ? … Vous prenez part à ce repas divin ; vous devez être le plus compatissant des hommes. Vous avez bu le sang du Seigneur et vous ne reconnaissez pas votre frère ? Même si vous l’avez méconnu jusque-là, vous devez le reconnaître à cette table. Il nous faut tous être dans l’Église comme dans une commune maison : nous ne formons qu’un seul corps. Nous n’avons qu’un même baptême, une même table, une même source, et aussi un seul Père. (cf Ep 4,5 ;1Co 10,17)

    Saint Jean Chrysostome (v. 345-407), prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l’Église
    Homélies sur la 1ère lettre aux Corinthiens, n° 27 (trad. AELF)

     

     

  • « Vous êtes le sel de la terre. Vous êtes la lumière du monde. »

     

    Le Seigneur a dit à ses apôtres : « Vous êtes la lumière du monde ». Comme elles sont justes les comparaisons que le Seigneur emploie pour désigner nos pères dans la foi ! Il les appelle « sel », eux qui nous enseignent la sagesse de Dieu, et « lumière », eux qui chassent de nos cœurs l’aveuglement et les ténèbres de notre incrédulité. C’est donc à juste titre que les apôtres reçoivent le nom de lumière : ils annoncent dans l’obscurité du monde la clarté du ciel et la splendeur de l’éternité. Pierre n’est-il pas devenu pour le monde entier et pour tous les fidèles une lumière, quand il a dit au Seigneur : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant » ? (Mt 16,16) Quelle plus grande clarté le genre humain aurait-il pu recevoir, que d’apprendre par Pierre que le Fils du Dieu vivant était le créateur de sa lumière ?

    Et saint Paul n’est pas une moins grande lumière pour le monde : alors que toute la terre était aveuglée par les ténèbres de la malfaisance, il est monté jusqu’au ciel (2Co 12,2) et, à son retour, il a révélé les mystères de la splendeur éternelle. C’est pourquoi il n’a pu ni se cacher, telle la ville fondée sur une montagne, ni se laisser mettre sous le boisseau, car le Christ, par la lumière de sa majesté, l’avait enflammé comme une lampe de choix, remplie de l’huile du Saint Esprit. C’est pourquoi, mes bien-aimés, si, renonçant aux illusions de ce monde, nous avons à cœur de rechercher la saveur de la sagesse de Dieu, goûtons au sel des apôtres.

    Sermon atttribué à saint Maxime de Turin (?-v. 420), évêque
    (trad. in Kephas, vol. 1, p. 554 rev.)

     

     

     

  • Saint Barnabé, apôtre qui proclame que le Royaume des cieux est tout proche

    « Comment puis-je aimer quelqu’un que je ne connais pas ? »… Si nous ne pouvons pas voir Dieu, nous avons pourtant d’autres moyens pour lever l’œil de notre esprit jusqu’à lui. S’il ne nous est pas possible de le voir en lui-même, nous pouvons dès maintenant le voir dans ses serviteurs. En constatant qu’ils accomplissent des merveilles, nous devenons certains que Dieu habite en eux… Personne d’entre nous ne peut regarder directement le soleil en le fixant au moment où il se lève dans tout son éclat, car les yeux fixés sur ses rayons en sont éblouis. Mais nous regardons les montagnes que le soleil illumine, et nous voyons par là qu’il s’est levé. Ainsi, puisque nous ne pouvons pas voir en lui-même le Soleil de justice (Ml 3,20), regardons les montagnes que sa clarté illumine, c’est-à-dire les saints apôtres, qui brillent par leurs vertus, qui resplendissent par leurs miracles… En effet la puissance de Dieu en elle-même, c’est le soleil dans le ciel ; la puissance de Dieu répandue sur les hommes, c’est le soleil sur la terre…

    Mais la condition pour ne pas trébucher sur notre route sur la terre c’est d’aimer Dieu et notre prochain de tout notre esprit (Mt 22,37s)… C’est pourquoi l’Esprit a été donné aux disciples à deux reprises : d’abord par le Seigneur sur la terre, puis par le Seigneur au ciel (Jn 20,22; Ac 2,2). Il nous est donné sur la terre pour aimer notre prochain, du ciel pour aimer Dieu…; ainsi nous comprendrons cette parole de Jean : « Celui qui n’aime pas son frère qu’il voit, comment peut-il aimer Dieu qu’il ne voit pas ? » (1Jn 4,20) Alors, mes frères, chérissons notre prochain, aimons celui qui est proche de nous, pour être capable d’aimer Celui qui est au-dessus de nous…et de mériter de jouir en Dieu d’une joie parfaite avec ce même prochain.

    Saint Grégoire le Grand (v. 540-604), pape et docteur de l’Église
    Homélies sur l’Évangile, n° 30 ; PL 76, 1220 (trad. Le Barroux rev.)

     

     

     

  • Le péché contre l’Esprit Saint

    Pourquoi le blasphème contre l’Esprit Saint est-il impardonnable ? En quel sens entendre ce blasphème ? Saint Thomas d’Aquin répond qu’il s’agit d’un péché « irrémissible de par sa nature, parce qu’il exclut les éléments grâce auxquels est accordée la rémission des péchés ». Selon une telle exégèse, ce blasphème ne consiste pas à proprement parler à offenser en paroles l’Esprit Saint ; mais il consiste à refuser de recevoir le salut que Dieu offre à l’homme par l’Esprit Saint agissant en vertu du sacrifice de la croix. Si l’homme refuse la « manifestation du péché », qui vient de l’Esprit Saint (Jn 16,8) et qui a un caractère salvifique, il refuse en même temps la « venue » du Paraclet (Jn 16,7), cette « venue » qui s’est effectuée dans le mystère de Pâques, en union avec la puissance rédemptrice du Sang du Christ, le Sang qui « purifie la conscience des œuvres mortes » (He 9,14).

    Nous savons que le fruit d’une telle purification est la rémission des péchés. En conséquence, celui qui refuse l’Esprit et le Sang (cf 1Jn 5,8) demeure dans les « œuvres mortes », dans le péché. Et le blasphème contre l’Esprit Saint consiste précisément dans le refus radical de cette rémission dont il est le dispensateur intime et qui présuppose la conversion véritable qu’il opère dans la conscience. Si Jésus dit que le péché contre l’Esprit Saint ne peut être remis ni en ce monde ni dans l’autre, c’est parce que cette « non-rémission » est liée, comme à sa cause, à la « non-pénitence », c’est-à-dire au refus radical de se convertir…

    Le blasphème contre l’Esprit Saint est le péché commis par l’homme qui présume et revendique le « droit » de persévérer dans le mal — dans le péché quel qu’il soit — et refuse par là même la Rédemption. L’homme reste enfermé dans le péché, rendant donc impossible, pour sa part, sa conversion et aussi, par conséquent, la rémission des péchés, qu’il ne juge pas essentielle ni importante pour sa vie. Il y a là une situation de ruine spirituelle, car le blasphème contre l’Esprit Saint ne permet pas à l’homme de sortir de la prison où il s’est lui-même enfermé.

    Saint Jean-Paul II (1920-2005), pape
    Encyclique « Dominum et vivificantem », § 46 (trad. © Libreria Editrice Vaticana)

     

     

     

  • Cœur Immaculée de Marie

    Comme l’obéissance perfectionne toutes mes œuvres, il est nécessaire que, parmi vous autres, il y en ait toujours une qui tienne lieu de supérieure. Ce sera tantôt l’une, tantôt l’autre. Nous en usons ainsi dans les missions ; cela ne vous semble-t-il pas nécessaire ? Que Dieu ait pour agréable la soumission que vous lui faites pour honorer la soumission de son Fils à Saint Joseph et à la Sainte Vierge ! Prenez garde, mes filles, de regarder toujours celle qui vous tiendra lieu de supérieure comme la Sainte Vierge ; voire même voyez Dieu en elle, et vous profiterez plus en un mois, que vous ne feriez en un an sans cela. En obéissant, vous apprendrez la sainte humilité ; et en commandant par obéissance, vous enseignerez les autres utilement. Je vous veux dire, pour vous exciter à la pratique de la sainte obéissance, que, quand Dieu me mit auprès de Madame la générale, je me proposai de lui obéir comme à la Sainte Vierge ; et Dieu sait combien cela m’a fait de bien !

    Saint Vincent de Paul (1581-1660), prêtre, fondateur de communautés religieuses
    Entretiens aux Filles de la Charité, 31/07/1634 (Tome IX, Éd. Gabalda, 1923, p.7 et 8. Conférence du 31 juillet 1634)

     

     

     

  • Sacré-Cœur de Jésus, solennité

    Les soldats percèrent et transpercèrent non seulement les mains de Jésus mais les pieds ; la lance de leur fureur perça même le côté et, jusqu’au fond, le Cœur sacré déjà percé par la lance de l’amour.

    « Vous avez blessé mon cœur, ô ma sœur, mon épouse ; vous avez blessé mon cœur !  » dit-il (Cant. 4, 9). Ô très aimant Jésus, votre épouse, votre sœur, votre amie ayant blessé votre cœur, était-il donc nécessaire que vos ennemis le blessent à leur tour ? Et vous, ses ennemis, que faites-vous ? S’il est déjà blessé, ou plutôt parce qu’il est blessé, le cœur du très doux Jésus, pourquoi lui infliger une seconde blessure ? Ignorez-vous donc qu’à la première blessure le cœur s’éteint et devient en quelque sorte insensible ?

    Le cœur de mon très doux Seigneur Jésus est mort parce qu’il a été blessé ; une blessure d’amour a envahi le cœur de Jésus notre Époux, une mort d’amour l’a envahi. Comment une seconde mort entrerait-elle ? « Mais l’amour est fort comme la mort »(Cant. 8,6)  ; bien plus, il est en vérité plus fort que la mort même.

    Impossible de chasser la première mort, c’est-à-dire l’amour de tant d’âmes mortes, du cœur qu’elle habite, parce que sa blessure souveraine l’a conquis. De deux adversaires également forts, dont l’un est dans la maison, l’autre dehors, qui doutera en effet que celui qui est dedans remporte la victoire ? Vois donc comme l’amour, qui habite le cœur et le tue d’une blessure d’amour, est fort, et cela est vrai non seulement de Jésus le Seigneur mais encore de ses disciples.

    C’est ainsi que fut d’abord blessé et mourut le cœur du Seigneur Jésus, « égorgé pour nous, tout le jour, traité comme une brebis de tuerie »( Ps 43, 21). La mort corporelle survint cependant et triompha pour un temps mais afin d’être vaincue pour l’éternité.

    Saint Bonaventure (1221-1274), franciscain, docteur de l’Église
    La Vigne mystique n° 2 (Œuvres Spirituelles, tome III, pp. 131-132 ; Sté S. François d’Assise, Paris, 1932, rev.)

     

     

     

    En union de prière, tous les vendredis soir, de 21h30 à 22h, à la demande de Marie Mère des hommes.

     

     

     

  • « Il n’y a pas de commandement plus grand que ces deux-là. »

    On ne peut aimer vraiment Dieu sans aimer le prochain, ni aimer vraiment son prochain sans aimer Dieu. Et c’est pour cela… que l’Esprit a été donné aux disciples à deux reprises : d’abord par le Seigneur quand il vivait sur la terre, puis par le Seigneur quand il régnait au ciel (Jn 20,22; Ac 2). Il nous est donné sur la terre pour aimer le prochain, du ciel pour aimer Dieu. Mais pourquoi d’abord sur la terre et ensuite du ciel, sinon pour nous donner clairement à comprendre cette parole de Jean : « Celui qui n’aime pas son frère qu’il voit, comment peut-il aimer Dieu qu’il ne voit pas ? » (1Jn 4,20)

    Ainsi, mes frères, chérissons bien notre prochain ; aimons celui qui est proche de nous, pour qu’il nous devienne possible d’aimer celui qui est au-dessus de nous. Que notre esprit s’exerce à rendre au prochain ce qu’il doit à son Dieu, afin de mériter de jouir en Dieu d’une joie parfaite avec ce même prochain. C’est alors que nous parviendrons à cette joie des habitants du ciel, dont nous avons déjà reçu le gage par le don du Saint-Esprit. Tendons de tout notre amour vers cette fin où nous nous réjouirons sans fin. Là se trouve la sainte assemblée des citoyens du ciel ; là, une fête certaine ; là, un repos assuré ; là, une paix véritable, qui désormais ne nous sera plus seulement laissée, mais donnée par notre Seigneur Jésus Christ (Jn 14,27).

    Saint Grégoire le Grand (v. 540-604), pape et docteur de l’Église
    Homélies sur l’Évangile, n°30 ; PL 76, 1220 (trad. Le Barroux)

     

     

  • « Je crois à la résurrection de la chair. » (Credo)

    Ceux qui sont dans l’erreur disent qu’il n’y a pas de résurrection de la chair, qu’il est impossible en effet que celle-ci, après avoir été détruite et réduite en poussière, retrouve son intégrité. Toujours d’après eux, le salut de la chair serait non seulement impossible, mais même nuisible : ils blâment la chair, dénoncent ses défauts, la rendent responsable des péchés ; ils disent donc que si cette chair doit ressusciter, ses défauts aussi ressusciteront… En plus, le Sauveur a dit : « Lorsqu’on ressuscite d’entre les morts, on ne se marie pas, mais on est comme les anges dans les cieux ». Or les anges, disent-ils, n’ont pas de chair, ils ne mangent ni ne s’unissent. Donc, disent-ils, il n’y aura pas de résurrection de la chair…

    Qu’ils sont aveugles, les yeux du seul intellect ! Car ils n’ont pas vu sur terre « les aveugles voir, les boiteux marcher » (Mt 11,5) grâce à la parole du Sauveur…, pour nous faire croire qu’à la résurrection la chair ressuscitera complète. Si sur cette terre il a guéri les infirmités de la chair et il a rendu au corps son intégrité, combien plus le fera-t-il au moment de la résurrection, afin que la chair ressuscite sans défaut, intégralement… Ces gens-là me paraissent ignorer l’action divine dans son ensemble, à l’origine de la création, dans la fabrication de l’homme ; ils ignorent pourquoi les choses terrestres ont été faites.

    Le Verbe a dit : « Faisons l’homme à notre image et ressemblance » (Gn 1,26)… Il est évident que l’homme, modelé à l’image de Dieu, était de chair. Alors quelle absurdité de prétendre méprisable, sans aucun mérite, la chair modelée par Dieu selon sa propre image ! Que la chair soit précieuse aux yeux de Dieu, c’est évident parce que c’est son œuvre. Et parce que là se trouve le principe de son projet pour le reste de la création, c’est ce qu’il y a de plus précieux aux yeux du créateur.

    Saint Justin (v. 100-160), philosophe, martyr
    Traité sur la résurrection, 2.4.7-9 (trad. OC, Migne, 1994, p. 345s)

     

     

  • « De qui est cette image ? » : en se faisant homme, Dieu restaure en nous l’image de la Trinité

    Éternel Amour…, je te le demande en grâce, fais miséricorde à ton peuple, au nom de la charité éternelle qui t’a poussé à créer l’homme à ton image et à ta ressemblance (Gn 1,26)… Tu n’as fait cela, Trinité éternelle, que parce que tu voulais faire participer l’homme à tout toi-même. C’est pourquoi tu lui as donné la mémoire, afin qu’il se souvienne de tes bienfaits et qu’il participe ainsi à ta puissance, Père éternel. C’est pourquoi tu lui as donné l’intelligence pour qu’il puisse comprendre ta bonté et qu’il participe ainsi à la sagesse de ton Fils unique. C’est pourquoi tu lui as donné la volonté, afin qu’il puisse aimer ce qu’il voit et connaît de ta vérité, et qu’il participe ainsi à l’amour de ton Esprit Saint. Qui t’a poussé à donner une si grande dignité à l’homme ? L’amour inépuisable avec lequel tu as regardé en toi-même ta créature…

    [Mais] à cause du péché, elle a perdu cette dignité… Toi alors, poussé par ce même feu avec lequel tu nous avais créés…, tu nous as donné le Verbe, ton Fils unique… Il a accompli ta volonté, Père éternel, quand tu l’as revêtu de notre humanité, à l’image et ressemblance de notre nature. Ô abîme de charité ! Quel est le cœur qui peut se défendre de ne pas céder à ton amour en voyant le Très-Haut rejoindre la bassesse de notre humanité ? Nous sommes ton image et toi, tu es la nôtre, par cette union que tu as consommée dans l’homme en voilant ta divinité de l’argile d’Adam (Gn 2,7)… Qu’est-ce qui t’a poussé à faire cela ? L’amour ! Toi, Dieu, tu t’es fait homme, et l’homme est devenu Dieu. Par cet amour indicible, je t’en prie, fais miséricorde à tes créatures.

    Sainte Catherine de Sienne (1347-1380), tertiaire dominicaine, docteur de l’Église, copatronne de l’Europe
    Dialogues, ch. 13 (trad. Guignes, Seuil 1953, p. 70 rev.)

     

     

     

  • « Va aujourd’hui travailler à ma vigne ! » (Mt 21,28)

    De tout mon cœur, je bénis Dieu de m’avoir fait connaître des âmes vraiment bonnes. J’ai pu leur annoncer qu’elles sont elles aussi la vigne du Seigneur : la citerne, c’est leur foi ; la tour, c’est leur espérance ; le pressoir, leur charité ; la haie, c’est la loi de Dieu, qui les démarque des enfants des ténèbres.

    Je m’arrête là, parce que la cloche m’appelle ; je vais au pressoir de l’église, à l’autel. C’est là que ruisselle continuellement le vin sacré du sang de ce raisin délicieux et unique dont bien peu ont la chance de pouvoir s’enivrer. Là, vous le savez, car je ne puis agir autrement, je vous présenterai au Père des Cieux, uni à son Fils ; c’est en lui et avec lui que je suis tout entier vôtre dans le Seigneur.

    Seigneur Jésus, sauve-les tous. Je m’offre en victime pour eux tous. Rends-moi plus fort ; prends ce cœur, emplis-le de ton amour, puis demande-moi tout ce que tu veux.

    Saint [Padre] Pio de Pietrelcina (1887-1968), capucin
    Ep 3 ; 586,588,62 (trad. Une pensée, Médiaspaul 1991, p. 67)