Catégorie : Ecritures

  • « Quand vous aurez élevé le Fils de l’homme, alors vous comprendrez que moi, Je Suis. »

    Le prophète Isaïe nous décrit une vision sublime : « J’ai vu le Seigneur assis sur un trône » (Is 6,1). Magnifique spectacle, mes frères ! Heureux les yeux qui l’ont vu ! Qui ne désirerait de toute son âme contempler la splendeur d’une si grande gloire ? (…) Mais voici que j’entends le même prophète nous rapporter une autre vision de ce même Seigneur, bien différente : « Nous l’avons vu ; il n’avait ni beauté, ni éclat : nous l’avons pris pour un lépreux » (Is 53,2s Vulg). (…)

    Toi donc, si tu désires voir Jésus dans sa gloire, cherche à le voir d’abord dans son abaissement. Commence par fixer les yeux sur le serpent élevé dans le désert (cf Jn 3,14), si tu désires voir le Roi siéger sur son trône. Que cette première vision te remplisse d’humilité, pour que la seconde te relève de ton humiliation. Que celle-là réprime et guérisse ton orgueil, avant que celle-ci ne comble et rassasie ton désir. Vois-tu le Seigneur « réduit à rien » ? (Ph 2,7) Que cette vision ne te laisse pas insouciant, sinon tu ne pourras, sans souci, le contempler ensuite dans la gloire de son exaltation.

    « Tu lui seras semblable », certes, quand tu le verras « tel qu’il est » (1Jn 3,2) ; sois donc semblable à lui dès maintenant en voyant ce qu’il est devenu à cause de toi. Si tu ne refuses pas de lui ressembler dans son abaissement, il te donnera sûrement en retour la ressemblance de sa gloire. Il ne souffrira jamais que celui qui a participé à sa Passion soit exclu de la communion à sa gloire. Il refuse même si peu d’admettre avec lui dans le Royaume celui qui a partagé sa Passion, que le larron, pour l’avoir confessé sur la croix, se retrouva le jour même avec lui au paradis (Lc 23,42) (…) Oui, « si nous souffrons avec lui, avec lui, nous régnerons » (Rm 8,17).

    Saint Bernard (1091-1153)

     

     

  • « Moi non plus, je ne te condamne pas. »

    Un psaume dit : « Instruisez-vous, juges de la terre » (Ps 2,10). Ceux qui jugent la terre sont les rois, les gouverneurs, les princes, les juges proprement dits. (…) Qu’ils s’instruisent, car il s’agit de la terre qui juge la terre, mais elle doit craindre celui qui est au ciel. Ils jugent leur égal : un homme juge un homme, un mortel un mortel, un pécheur un pécheur. Si notre Seigneur faisait retentir au milieu de ces juges cette sentence divine : « Que celui qui est sans péché lui jette la première pierre », est-ce que tous ceux qui jugent la terre ne seraient pas saisis de tremblement ?

    Aux pharisiens qui, pour le tenter, lui avaient amené une femme surprise en adultère (…) Jésus a dit : « Vous voulez lapider cette femme comme la Loi le prescrit. Eh bien, que celui d’entre vous qui est sans péché lui jette la première pierre ». Pendant qu’ils le questionnaient, il écrivait sur la terre, pour « instruire la terre » ; mais quand il leur a donné cette réponse, il a levé les yeux, « il a regardé la terre et elle a tremblé » (Ps 103,32). Les pharisiens, confus et tremblants, s’en vont l’un après l’autre. (…)

    La pécheresse reste seule avec le Sauveur : la malade avec le médecin, la grande misère avec la grande miséricorde. Regardant cette femme, Jésus lui dit : « Personne ne t’a condamnée ? — Personne, Seigneur » (…) Mais elle reste devant un juge qui est sans péché. « Personne ne t’a condamnée ? — Personne, Seigneur, et si toi-même tu ne me condamnes pas, je suis en sûreté ». Silencieusement, le Seigneur répond à cette inquiétude : « Moi non plus, je ne te condamne pas. (…) La voix de leur conscience a empêché tes accusateurs de te punir ; la miséricorde m’incite à venir à ton secours ». Méditez ces vérités, et « instruisez-vous, juges de la terre ».

    Saint Augustin (354-430)

     

     

  • Nous n’abandonnerons pas l’amour.

    Nous vivons dans un monde où l’amour lui-même est condamné : on l’appelle faiblesse, chose à dépasser. Certains disent : « L’amour n’a pas d’importance, il faut plutôt développer ses forces ; que chacun devienne aussi fort qu’il le peut ; et que le faible périsse ! » Ils disent encore que la religion chrétienne avec ses sermons sur l’amour, c’est du passé. (…) C’est ainsi : ils viennent à vous avec ces doctrines, et ils trouvent même des gens qui les adoptent volontiers. L’amour est inconnu : « l’Amour n’est pas aimé » disait en son temps saint François d’Assise ; et quelques siècles plus tard à Florence, sainte Marie-Madeleine de Pazzi sonnait les cloches du monastère de son Carmel pour que le monde sache combien l’Amour est beau ! Moi aussi, je voudrais sonner les cloches pour dire au monde comme il est beau d’aimer !

    Le néo-paganisme [du nazisme] peut répudier l’amour, l’histoire nous enseigne que, malgré tout, nous serons vainqueurs de ce néo-paganisme par l’amour. Nous n’abandonnerons pas l’amour. L’amour nous regagnera les cœurs de ces païens. La nature est plus forte que la philosophie. Qu’une philosophie condamne et rejette l’amour et l’appelle faiblesse, le témoignage vivant d’amour renouvellera toujours sa puissance pour conquérir et captiver les cœurs des hommes.

    Bienheureux Titus Brandsma

     

     

  • « Si vous croyiez en Moïse, vous croiriez aussi en moi car c’est de moi qu’il a parlé. »

    Moïse a énoncé les mystères, mais sans les expliquer. Il avait en effet la parole difficile et ne parvenait pas à s’exprimer clairement (Ex 4,10). Cette difficulté de parole lui a été conservée à dessein pour que tous ses discours demeurent inexpliqués. Lorsque notre Seigneur est venu, il a délié la langue de Moïse, et aujourd’hui toutes ses paroles sont devenues distinctes, car sa langue ne bégaye plus et ses discours sont transparents comme le jour.

    Jusqu’à notre Seigneur, la parole était engourdie, elle restait sans explication, et tout ce qui avait été dit à son sujet demeurait obscur. Le mystère caché se retranchait à la fois derrière le bégaiement et derrière le voile (Ex 34,33; 2Co 3,14), aussi longtemps que n’était pas arrivée l’heure de sa proclamation au grand jour.

    Moïse avait demandé à voir le Père (Ex 33,18) ; il pressentait, en effet, que le Fils viendrait en ce monde à découvert. C’est alors que le Père lui a montré le revers de son visage ; il voulait lui enseigner par là que son Fils se manifesterait sous les apparences humaines. L’Éternel fit à son sujet une distinction entre la face et l’envers, pour que Moïse reconnaisse que la terre contemplerait son Fils sous la forme d’un homme. (…) C’est vers lui que Moïse a regardé, et c’est de lui qu’est venu l’éclat dont resplendissait la peau de son visage (Ex 34,29). L’éclat du Fils reposait sur l’ensemble de la prophétie (…) ; lorsque Moïse parlait, c’était lui qui parlait par sa bouche, car il est la Parole qui inspirait toutes les paroles de la prophétie. Sans lui, il n’est pour les prophètes ni parole ni révélation possible, car il est la source première de la prophétie. (…) Mais quand le Crucifié, l’Époux, est venu la prophétie a dévoilé son visage et élevé la voix au milieu de l’assemblée. Le Fils de la Vierge a soulevé le voile de sur les Hébreux ; tout est devenu manifeste, clair et facile à interpréter.

    Saint Jacques de Saroug (v. 449-521)

     

     

  • Vivre l’obéissance du Fils

    Ô obéissance, qui accomplis la traversée sans peine, et arrive sans péril au port du salut ! Tu te conformes au Verbe, mon Fils unique ; tu prends passage sur la barque de la très sainte Croix, prête à tout souffrir plutôt que de t’écarter de l’obéissance du Verbe et d’enfreindre sa doctrine. De la très sainte Croix, tu as fait une table, où tu te nourris des âmes, inébranlable dans l’amour du prochain.

    Toute pénétrée d’humilité, tu n’as point de convoitise du bien d’autrui, en dehors de ma volonté. Tu es toute droite, sans aucun détour ; tu fais le cœur loyal, sans feinte aucune, à l’amour généreux, exempt de tout calcul. Tu es une aurore qui annonce la lumière du divin amour ! Tu es un soleil qui échauffe, parce que sans cesse tu es embrasée de la charité ! C’est toi qui fais germer la terre, car par toi tous les organes du corps, toutes les facultés de l’âme produisent des fruits de vie, pour elle-même et pour le prochain. Tu es toute charmante, parce que jamais la colère ne trouble ton visage ; il conserve inaltérable la sérénité de la force, et la grâce que répand l’aimable patience.

    Comme ta longue persévérance te fais grande ! Si grande, que tu vas de la terre au ciel, puisque c’est par toi et par toi seule qu’on le peut ouvrir. Tu es une perle cachée, méconnue, piétinée par le monde, et tu es la première à te mépriser toi-même et à te mettre sous les pieds de tous. Si haute pourtant est ta puissance que nul ne te peut commander : tu es affranchie de la mortelle servitude de la sensualité, qui ravalait ta dignité. En tuant cet ennemi par la haine et le mépris de la volonté propre, tu as reconquis ta liberté.

    Sainte Catherine de Sienne (1347-1380)

     

     

     

  • « Vous ne pourrez donc pas croire à moins d’avoir vu des signes et des prodiges ? »

    « Si vous ne voyez pas des signes et des prodiges, vous ne croirez pas ! » Le fonctionnaire royal semble ne pas croire que Jésus a la puissance de ressusciter les morts : « Descends, avant que mon fils ne meure ! » Il semble croire que Jésus ignore la gravité de la maladie de son enfant. C’est pourquoi Jésus lui fait ce reproche, pour lui montrer que les miracles se font surtout pour gagner et guérir les âmes. Ainsi Jésus guérit le père qui est malade d’esprit non moins que le fils qui est malade de corps, pour nous apprendre qu’il faut s’attacher à lui non à cause des miracles, mais pour son enseignement que les miracles confirment. Car il opère les miracles non pour les croyants, mais pour les incroyants. (…)

    De retour chez lui, « il crut, avec tous les gens de sa maison ». Des gens qui n’ont ni vu ni entendu Jésus (…) croient en lui. Quel enseignement en retirer ? Il faut croire en lui sans exiger des miracles ; il ne faut pas exiger de Dieu des preuves de sa puissance. De nos jours combien de gens montrent un plus grand amour de Dieu lorsque leurs enfants ou leur femme ont reçu quelque soulagement dans leur maladie. Même si nos vœux ne sont pas exaucés, il faut persévérer tout autant dans l’action de grâce et la louange. Restons attachés à Dieu dans l’adversité autant que dans la prospérité.

    Saint Jean Chrysostome (v. 345-407)

     

     

  • « Il faut que le Fils de l’homme soit élevé afin que tout homme qui croit obtienne par lui la vie éternelle. »

    Lorsque le peuple a péché dans le désert (Nb 21,5s), Moïse, qui était prophète, a ordonné aux Israélites de dresser un serpent sur une croix, c’est-à-dire de mettre à mort le péché. (…) C’était un serpent qu’il fallait regarder, puisque c’était par des serpents que les fils d’Israël avaient été frappés pour leur châtiment. Et pourquoi par des serpents ? Parce qu’ils avaient renouvelé la conduite de nos premiers parents. Adam et Ève avaient péché tous deux en mangeant du fruit de l’arbre ; les Israélites avaient murmuré pour une question de nourriture. Proférer des paroles de plainte parce qu’on manque de légumes, c’est le comble du murmure. Voilà ce qu’atteste le psaume : « Ils parlèrent contre Dieu dans les lieux arides » (Ps 77,17). Or, dans le paradis aussi, le serpent a été à l’origine du murmure. (…)

    Les fils d’Israël devaient ainsi apprendre que le même serpent qui avait tramé la mort d’Adam, leur avait procuré la mort à eux aussi. Moïse l’a suspendu donc au bois, afin qu’en le voyant, ils soient amenés, par la similitude, à se souvenir de l’arbre. Ceux, en effet, qui tournaient leurs yeux vers lui étaient sauvés, non certes grâce au serpent, mais à cause de leur conversion. Ils regardaient le serpent et ils se rappelaient leur péché. Parce qu’ils étaient mordus, ils se repentaient et, une fois de plus, ils étaient sauvés. Leur conversion transformait le désert en demeure de Dieu ; le peuple pécheur devenait par la pénitence une assemblée ecclésiale et, bien mieux, malgré lui, il adorait la croix.

    Sermon attribué à saint Éphrem (v. 306-373)

     

     

  • Le cœur vide de la grâce de Dieu

    Vous savez ce que notre Divin Sauveur, qui est la vérité et la bonté même, disait à ses disciples : « Si votre justice n’est pas plus grande que celle des pharisiens, jamais vous n’entrerez dans le Royaume des cieux » (Mt 5,20). Ces mots sont bien du Christ. Lui qui ne voulait pas condamner la femme adultère ; qui daignait s’entretenir avec la Samaritaine et révéler les mystères du ciel à celle qui menait une vie coupable ; lui qui consentait à manger avec les Publicains, socialement disqualifiés comme pécheurs ; qui permettait à Madeleine de lui laver les pieds et de les lui essuyer de ses cheveux ; lui qui était « si doux et si humble de cœur » (Mt 11,29), il accablait publiquement les Pharisiens d’anathèmes : « Hypocrites, malheur à vous, vous n’entrerez pas dans le Royaume des cieux » (Mt 23,13). (…)

    Rappelez-vous le Pharisien que le Christ nous dépeint montant au temple pour prier. Quelle est sa prière ? « Mon Dieu, je suis un homme tout à fait irréprochable ; j’observe toutes choses très exactement ; je jeûne, je donne la dîme (Lc 18,11-12) ; vous ne sauriez me prendre en défaut sur aucun point, vous devez être fier de moi ». Et, au sens littéral, ce qu’il disait était vrai : il observait tout cela. Cependant, quel jugement porte sur lui le Christ Jésus ? Cet homme sortit du temple justifié, le cœur vide de la grâce de Dieu. Pourquoi cette condamnation ? Parce que le malheureux se glorifiait de ses bonnes actions et qu’il plaçait toute sa perfection dans l’observance purement extérieure, sans se soucier des dispositions intérieures de son cœur. Aussi Notre-Seigneur nous dit-il encore : « Si votre justice n’est pas plus grande que celle des Pharisiens, vous n’aurez point de part au Royaume des cieux ». (…) C’est dans le cœur, en effet, qu’est la perfection ; car l’amour est la loi suprême.

    Bienheureux Columba Marmion (1858-1923)

     

     

  • « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur. »

    Les grands de la terre se font gloire de posséder des royaumes et des richesses. Jésus Christ trouve tout son bonheur à régner sur nos cœurs ; c’est là la souveraineté qu’il convoite et qu’il a décidé de conquérir par sa mort sur la croix : « Il a reçu le pouvoir sur ses épaules » (Is 9,5). Par ces paroles, plusieurs interprètes (…) comprennent la croix que notre divin Rédempteur a portée sur ses épaules. « Ce Roi du ciel, remarque Cornelius à Lapide, est un maître bien différent du démon : celui-ci charge de lourds fardeaux les épaules de ses esclaves. Jésus, au contraire, prend sur lui-même tout le poids de sa souveraineté ; il embrasse la croix et veut y mourir pour régner sur nos cœurs ». Et Tertullien dit que tandis que les monarques de la terre « portent le sceptre à la main et la couronne sur la tête comme emblèmes de leur puissance, Jésus Christ a porté la croix sur ses épaules. Et la croix a été le trône où il est monté pour fonder son règne d’amour .» (…)

    Hâtons-nous donc de consacrer tout l’amour de notre cœur à ce Dieu qui, pour l’obtenir, a sacrifié son sang, sa vie, tout lui-même. « Si tu savais le don de Dieu, disait Jésus à la Samaritaine, et qui est celui qui te dit : ‘Donne-moi à boire’ » (Jn 4,10). C’est-à-dire : si tu savais la grandeur de la grâce que tu reçois de Dieu ! (…) Oh, si l’âme comprenait quelle grâce extraordinaire Dieu lui fait quand il réclame son amour en ces termes : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu ». Un sujet qui entendrait son prince lui dire : « Aime-moi », ne serait-il pas captivé par cette invitation ? Et Dieu ne réussirait pas à gagner notre cœur, alors qu’il nous le demande avec tant de bonté : « Mon fils, donne-moi ton cœur » ? (Pr 23,26) Mais ce cœur, Dieu ne le veut pas à moitié ; il le veut tout entier, sans réserve ; c’est son précepte : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur ».

    Saint Alphonse-Marie de Liguori (1696-1787)

     

     

  • « Le règne de Dieu est survenu pour vous. »

    Nous devons continuer et accomplir en nous les états et mystères de Jésus, et le prier souvent qu’il les consomme et accomplisse en nous et en toute son Église. Car les mystères de Jésus ne sont pas encore dans leur entière perfection et accomplissement. Bien qu’ils soient parfaits et accomplis dans la personne de Jésus, ils ne sont pas néanmoins encore accomplis et parfaits en nous qui sommes ses membres, ni en son Église qui est son corps mystique (Ep 5,30). Car le Fils de Dieu a dessein 5…) de faire comme une extension et continuation de ses mystères en nous et en toute son Église (…) ; il veut les accomplir en nous. C’est pourquoi saint Paul dit que Jésus Christ s’accomplit dans son Église, et que nous concourons tous à sa perfection et à l’âge de sa plénitude (Ep 4,13). (…) Et ailleurs, il dit qu’il accomplit en son corps la Passion de Jésus Christ (Col 1,24). (…)

    Le Fils de Dieu a dessein de consommer en nous le mystère de son incarnation, de sa naissance, de sa vie cachée, en se formant en nous et en prenant naissance dans nos âmes, par les saints sacrements du Baptême et de la divine Eucharistie, et en nous faisant vivre d’une vie spirituelle et intérieure qui soit cachée avec lui en Dieu. Il a dessein de perfectionner en nous le mystère de sa Passion, de sa mort et de sa résurrection, en nous faisant souffrir, mourir et ressusciter avec lui et en lui. Il a dessein d’accomplir en nous l’état de vie glorieuse et immortelle qu’il a au ciel, en nous faisant vivre avec lui et en lui, lorsque nous serons au ciel, d’une vie glorieuse et immortelle. (…)

    Ainsi les mystères de Jésus ne seront point accomplis jusqu’à la fin du temps qu’il a déterminé pour la consommation de ses mystères en nous et en son Église, c’est-à-dire jusqu’à la fin du monde.

    Saint Jean Eudes (1601-1680)