Catégorie : Ecritures

  • « Donner sa vie en rançon pour la multitude. »

    Un Dieu qui sert, qui balaie la maison, qui se livre à des travaux pénibles — comme une seule de ces pensées devrait suffire à nous combler d’amour ! Lorsque le Sauveur s’est mis à prêcher son Évangile, il s’est fait « le serviteur de tous », déclarant lui-même « qu’il n’était pas venu pour être servi, mais pour servir ». C’est comme s’il avait dit qu’il voulait être le serviteur de tous les hommes. Et au terme de sa vie, il ne s’est pas contenté, dit saint Bernard, « d’avoir pris la condition de serviteur pour se mettre au service des hommes ; il a voulu prendre l’aspect d’un serviteur indigne pour être frappé et subir la peine qui nous était due en raison de nos péchés ».

    Voici que le Seigneur, serviteur obéissant de tous, se soumet à la sentence de Pilate, tout injuste qu’elle est, et se livre à ses bourreaux… Ainsi, ce Dieu nous a tant aimés que, par amour pour nous, il a voulu obéir comme esclave jusqu’à mourir et à mourir d’une mort douloureuse et infâme, le supplice de la croix (Ph 2,8).

    Or, en tout cela, il obéissait non comme Dieu, mais comme homme, comme esclave dont il avait assumé la condition. Tel saint s’est livré comme esclave pour racheter un pauvre, et il s’est attiré par là l’admiration du monde par cet acte héroïque de charité. Mais qu’est-ce que cette charité comparée à celle du Rédempteur ? Etant Dieu, voulant nous racheter de l’esclavage du diable et de la mort qui nous était dû, il se fait esclave lui-même, il se laisse ligoter et clouer à la croix. « Pour que le serviteur devienne maître, dit saint Augustin, Dieu a voulu se faire serviteur. »

    Saint Alphonse-Marie de Liguori (1696-1787)

     

     

  • Cent pour un !

    [Sainte Catherine a entendu Dieu lui dire :] À Pierre qui lui demandait : « Maître, nous avons tout quitté pour l’amour de vous, et nous vous avons suivi ! Que nous donnerez-vous en retour ? », ma Vérité fit cette réponse : « Je vous donnerai cent pour un et vous posséderez la vie éternelle » (cf. Mc 10, 28-30). – Comme s’il eût dit : Pierre, tu as bien fait de tout quitter ; c’était l’unique moyen de me suivre. En retour, moi, je te donnerai, en cette vie, cent pour un !

    Quel est donc, très chère fille, ce centuple, que doit suivre encore la vie éternelle ? Qu’entendait et que voulait dire ma Vérité ? Parlait-elle des biens temporels ? Pas spécialement, bien que je les multiplie parfois au bénéfice de ceux qui se montrent généreux dans leurs aumônes. Et qu’est-ce donc ? ‒ Entends-le bien, celui qui donne sa volonté, me donne « une » chose : sa volonté. Et moi, pour cette unique chose, je lui donne « cent ».

    Pourquoi ce nombre de « cent » ? Parce que cent est le nombre parfait, auquel on ne peut rien ajouter, à moins de recommencer à compter par un premier. La charité, elle aussi, est la plus parfaite de toutes les vertus ; l’on ne saurait s’élever à une vertu plus parfaite, et l’on ne peut ajouter à sa perfection qu’en revenant à la connaissance de soi-même pour recommencer une nouvelle centaine de mérites, mais c’est toujours au nombre « cent » que l’on arrive et que l’on s’arrête. Voilà le centuple que j’ai donné à ceux qui m’ont apporté l’un de leur volonté propre, soit par l’obéissance commune soit par l’obéissance particulière.

    C’est avec ce centuple, que vous obtenez la vie éternelle (…). Ce centuple c’est le feu de la divine charité. Et parce qu’ils ont reçu de moi ce centuple, ils sont dans une merveilleuse allégresse qui prend tout leur cœur.

    Sainte Catherine de Sienne (1347-1380)

     

     

  • « Seigneur, tu sais tout ; tu sais bien que je t’aime. »

    Christ Appears to Disciples

    Voici que le Seigneur, après sa résurrection, apparaît de nouveau à ses disciples. Il interroge l’apôtre Pierre, il oblige celui-ci à confesser son amour, alors qu’il l’avait renié trois fois par peur. Le Christ est ressuscité selon la chair, et Pierre selon l’esprit. Comme le Christ était mort en souffrant, Pierre est mort en reniant. Le Seigneur Christ était ressuscité d’entre les morts, et il a ressuscité Pierre grâce à l’amour que celui-ci lui portait. Il a interrogé l’amour de celui qui se déclarait ouvertement maintenant, et il lui a confié son troupeau.

    Qu’est-ce donc que Pierre apportait au Christ du fait qu’il aimait le Christ ? Si le Christ t’aime, c’est profit pour toi, non pour le Christ. Si tu aimes le Christ, c’est encore profit pour toi, non pour lui. Cependant le Seigneur Christ, voulant nous montrer comment les hommes doivent prouver qu’ils l’aiment, nous le révèle clairement : en aimant ses brebis.

    « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu ? —Je t’aime. —Sois le pasteur de mes brebis. » Et cela une fois, deux fois, trois fois. Pierre ne dit rien que son amour. Le Seigneur ne lui demande rien d’autre que de l’aimer ; il ne lui confie rien d’autre que ses brebis. Aimons-nous donc les uns les autres, et nous aimerons le Christ.

    Saint Augustin (354-430)

     

     

  • La porte est ouverte !

    Après avoir tout accompli et revêtu pour nous une nature humaine, Christ notre Dieu, Jésus, l’absolument parfait, est remonté au ciel et comme prix du combat il nous a décerné sa paix (cf. Col 3,15) en disant : « Je vous donne ma paix » (Jn 14,27). Cela ne concerne pas seulement les apôtres ; en effet, notre Dieu lui-même, qui donne la vie a dit : « Ce n’est pas seulement pour ceux-ci, Père, que je te prie, mais aussi pour ceux qui, grâce à leur parole, croiront en moi, afin que tous soient un comme nous sommes un » (Jn 17,20-22).

    Là-dessus, mes très honorés frères, il est juste de s’écrier comme l’apôtre : « Qui nous séparera de l’amour de Dieu ? Les tribulations, l’angoisse, la persécution, la faim, le glaive ou le danger ? » (Rm 8,35) (…). Exultez et soyez remplis de joie en voyant l’amour de Dieu pour l’homme ! Sous nos yeux, il y a la vie, en face de nous, la joie, à nos pieds, la félicité ! La porte est ouverte ! Courez, prenez ! (cf. Ph 3,13) Pour cela, qui manquera d’énergie ? Qui ne se hâtera, l’un essayant encore et toujours plus de devancer l’autre, stimulé par la pensée que ce ne sont pas des trésors corruptibles et terrestres qui s’offrent à lui, mais des trésors éternels et immortels ? (…)

    Que le Seigneur Dieu vous donne (…) de vous établir tous dans le bien, de l’emporter dans la course, d’être admis dans le stade et de ceindre les couronnes de la victoire. Puissions-nous obtenir tous les biens qui s’y attachent, par la grâce et la bonté de notre Seigneur Jésus Christ. À lui appartiennent, ainsi qu’au Père et au Saint-Esprit, gloire, puissance, honneur et adoration, maintenant et toujours et pour les siècles des siècles. Amen.

    Saint Théodore le Studite (759-826)

     

     

  • « Ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde. »

    Écoutez tous, juifs et gentils (…) ; écoutez, tous les royaumes de la terre ! Je n’empêche pas votre domination sur ce monde, « mon Royaume n’est pas de ce monde » (Jn 18,36). Ne craignez donc pas de cette crainte insensée qui a saisi Hérode quand on lui a annoncé ma naissance (…) Non, dit le Sauveur, « mon Royaume n’est pas de ce monde ». Venez tous à un Royaume qui n’est pas de ce monde ; venez-y par la foi ; que la crainte ne vous rende pas cruels. Il est vrai que, dans une prophétie, le Fils de Dieu dit en parlant du Père : « Par lui, j’ai été établi roi sur Sion, sur sa montagne sainte » (Ps 2,6). Mais cette Sion et cette montagne ne sont pas de ce monde.

    Qu’est-ce en effet que son Royaume ? Ce sont ceux qui croient en lui, ceux à qui il dit : « Vous n’êtes pas du monde, comme moi, je ne suis pas du monde ». Et pourtant, il veut qu’ils soient dans le monde ; il prie son Père : « Je ne te demande pas de les retirer du monde mais de les garder du mal ». Car il n’a pas dit : « Mon Royaume n’est pas dans ce monde » mais bien : « Il n’est pas de ce monde ; s’il était de ce monde, mes serviteurs viendraient combattre pour que je ne sois pas livré » (Jn 18,36).

    En effet, son Royaume est vraiment ici sur terre jusqu’à la fin du monde ; jusqu’à la moisson l’ivraie est mêlée au bon grain (Mt 13,24s). (…) Son Royaume n’est pas d’ici car il est comme un voyageur dans ce monde. À ceux sur qui il règne, il dit : « Vous n’êtes pas du monde, car je vous ai choisis du milieu du monde » (Jn 15,19). Ils étaient donc de ce monde, quand ils n’étaient pas encore son Royaume et qu’ils appartenaient au prince de ce monde (Jn 12,31). (…) Tous ceux qui sont engendrés de la race d’Adam pécheur appartiennent à ce monde ; tous ceux qui ont été régénérés en Jésus Christ appartiennent à son Royaume et ne sont plus de ce monde. « Dieu nous a en effet arrachés à la puissance des ténèbres et nous a transférés dans le Royaume de son Fils bien-aimé. » (Col 1,13)

    Saint Augustin (354-430)

     

     

  • « Je trouve ma gloire en eux. »

    « Le Père et moi, disait le Fils, nous viendrons chez lui », c’est-à-dire chez l’homme qui est saint, « nous irons demeurer auprès de lui ». Et je pense que le prophète n’a pas parlé d’un autre ciel, lorsqu’il a dit : « Tu habites chez les saints, toi la gloire d’Israël ! » Et l’apôtre Paul dit clairement : « Par la foi, le Christ habite en nos cœurs ». Il n’est donc pas surprenant que le Christ se plaise à habiter ce ciel-là. Alors que pour créer le ciel visible il lui a suffi de parler, il a lutté pour acquérir celui-là ; il est mort pour le racheter. C’est pourquoi, après tous ses travaux, ayant réalisé son désir, il dit : « Voici le lieu de mon repos à tout jamais, c’est là le séjour que j’avais choisi ». Et bienheureuse celle à qui il est dit : « Viens, mon épouse choisie », je mettrai mon trône en toi.

    « Pourquoi, maintenant, te désoler, ô mon âme, et gémir sur moi ? » Penses-tu trouver en toi aussi une place pour le Seigneur ? Et quelle place en nous est digne d’une telle gloire, et suffit-elle à recevoir sa Majesté ? Puissé-je seulement l’adorer aux lieux où se sont arrêtés ses pas ? Qui m’accordera de pouvoir au moins suivre les traces d’une âme sainte « qu’il s’est choisie pour son domaine » ? Cependant puisse-t-il aussi daigner répandre en mon âme l’onction de sa miséricorde, si bien que je sois capable de dire, moi aussi : « Je cours dans la voie de tes volontés, car tu mets mon cœur au large ». Je pourrai peut-être, moi aussi, montrer en moi, sinon « une grande salle toute prête, où il puisse manger avec ses disciples », du moins « un endroit où il puisse reposer sa tête ». (…)

    Il est nécessaire que l’âme grandisse et s’élargisse pour être capable de Dieu. Or, sa largeur, c’est son amour, comme dit l’apôtre Paul : « Élargissez-vous dans la charité ». Car, bien que l’âme n’ait aucune dimension spatiale puisqu’elle est esprit, la grâce lui confère ce que sa nature exclut. (…) La grandeur de chaque âme est donc à la mesure de sa charité. Si bien que celle qui a beaucoup de charité est grande, celle qui en a peu est petite, celle qui n’a rien est néant. Saint Paul affirme en effet : « Si je n’ai pas l’amour, je suis rien .»

    Saint Bernard (1091-1153)

     

    (Références bibliques : Jn 14,23; Ps 21,4; Ep 3,17; Jn 1,3; Ps 131,14; Ct 2,10; Ps 41,6; Ps 32,12; Jn 14,23; Ps 118,32; Mc 14,15; Mt 8,20; 2Co 6,13; 1Co 13,3)

  • « Nous croyons que tu es sorti de Dieu. »

    Dieu a créé l’homme à son image et à sa ressemblance uniquement pour qu’il jouisse de lui dans la vie éternelle. Par la rébellion de l’homme contre Dieu, la voie avait été rompue, et la douce volonté de Dieu qui lui avait fait créer l’homme ne s’accomplissait pas, car il n’a été créé que pour avoir la vie éternelle.

    Dieu, pressé par cette charité pure et sans borne qui nous avait fait créer, nous donna, pour accomplir sa volonté en nous, le Verbe son Fils unique ; et le Fils de Dieu, s’oubliant lui-même pour satisfaire cette douce volonté, se fit médiateur entre Dieu et l’homme, et termina cette grande guerre par la paix, parce que l’humilité a triomphé de l’orgueil du monde ; ce qui lui a fait dire : Réjouissez-vous, j’ai vaincu le monde, c’est-à-dire l’orgueil de l’homme. Il n’y a personne de si orgueilleux et de si impatient, qui ne devienne humble et doux en considérant un si grand abaissement, un si grand amour, en voyant Dieu humilié jusqu’à nous.

    Aussi les saints et les vrais serviteurs de Dieu, pour s’acquitter envers lui, se sont toujours humiliés. Ils rapportent toute louange et toute gloire à Dieu, et ils reconnaissent que tout ce qu’ils ont vient uniquement de sa bonté ; ils voient leur néant, et ce qu’ils aiment, ils l’aiment en Dieu. Ils sont dans les honneurs quand Dieu le veut ; mais plus ils sont grands, plus ils s’humilient et connaissent leur néant. Celui qui se connaît s’humilie, ne lève pas la tête et ne s’enfle pas d’orgueil ; mais il s’abaisse et reconnaît la bonté de Dieu qui agit en lui.

    Sainte Catherine de Sienne (1347-1380)

     

     

  • « Père saint, garde mes disciples … pour qu’ils soient un, comme nous-mêmes. »

    Le Bien-Aimé dit dans le Cantique des Cantiques : « Unique est ma colombe, unique ma parfaite. Elle est la fille unique de sa mère… » (6,9). Mais le sens de ces paroles nous apparaît plus clairement dans le discours du Seigneur rapporté par l’Évangile. Par sa bénédiction il a donné toute puissance à ses disciples ; puis, en priant son Père, il accorde les autres biens à ceux qui en sont dignes. Et il ajoute le plus important des biens : que ses disciples ne soient plus divisés (…), mais qu’ils soient tous un par leur union au seul et unique bien. Ainsi par « l’unité de l’Esprit Saint », étant liés « par le lien de la paix », ils seront tous « un seul corps et un seul esprit, par l’unique espérance à laquelle ils ont tous été appelés » (Ep 4,3-4). (…)

    « Qu’ils soient un comme toi, Père tu es en moi et moi en toi. » Or, le lien de cette unité, c’est la gloire. Que l’Esprit Saint soit appelé gloire, personne ne pourrait y contredire s’il est attentif aux paroles du Seigneur : « La gloire que tu m’as donnée, je la leur ai donnée » (Jn 17,22). En effet, il leur a donné cette gloire quand il a dit : « Recevez l’Esprit Saint » (Jn 20,22). Cette gloire, qu’il possédait de tout temps, « avant le commencement du monde » (Jn 17,5), le Christ l’a pourtant reçue lorsqu’il a revêtu notre nature humaine. Et lorsque cette nature a été glorifiée par l’Esprit, tout ce qui participe de la même nature a reçu la communication de la gloire de l’Esprit, en commençant par les disciples. C’est pourquoi Jésus dit : « Père, la gloire que tu m’as donnée, je la leur ai donnée, afin qu’ils soient un comme nous sommes un ».

    Saint Grégoire de Nysse (v. 335-395)

     

     

  • « En ce jour-là, vous demanderez en invoquant mon nom. »

    En conclusion de nos prières, nous disons : « Par Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur » et non « par le Saint Esprit ». Cette pratique de l’Église universelle n’est pas sans raison. Elle a pour cause le mystère selon lequel l’homme Jésus Christ est le médiateur entre Dieu et les hommes (1Tm 2,5), prêtre pour l’éternité selon l’ordre de Melchisédech, lui qui par son propre sang est entré dans le Saint des saints, non dans celui qui n’était qu’une copie, mais dans le ciel où il est à la droite de Dieu et intercède pour nous (He 6,20; 9,24).

    C’est en contemplant le sacerdoce du Christ que l’apôtre dit : « Par lui, offrons sans cesse à Dieu un sacrifice de louange, le fruit de nos lèvres qui célèbrent son nom » (He 13,15). C’est par lui que nous offrons le sacrifice de la louange et de la prière, parce que c’est sa mort qui nous a réconciliés alors que nous étions des ennemis (Rm 5,10). Il a voulu s’offrir en sacrifice pour nous ; c’est dès lors par lui que notre offrande peut être agréable aux yeux de Dieu. Voilà pourquoi saint Pierre nous avertit en ces termes : « Vous aussi, soyez les pierres vivantes qui servent à construire le Temple spirituel, et vous serez le sacerdoce saint, présentant des offrandes spirituelles que Dieu pourra accepter à cause du Christ Jésus » (1P 2,5). C’est pour cette raison que nous disons à Dieu le Père : « Par Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur ».

    Saint Fulgence de Ruspe (467-532)

     

     

  • « L’Esprit de Vérité rendra témoignage … Et vous aussi vous rendrez témoignage. »

    Mes très chers jeunes, le Christ ne vous appelle pas seulement à cheminer avec lui dans ce pèlerinage de la vie. Il vous envoie à sa place, pour être les messagers de la vérité et pour être ses témoins dans le monde, concrètement, devant les autres jeunes comme vous, parce que beaucoup d’entre eux aujourd’hui, dans le monde entier, sont à la recherche du Chemin, de la Vérité, de la Vie (Jn 14,6), mais ne savent pas où aller. « L’heure est venue d’entreprendre une nouvelle évangélisation » (Christifideles laici, 34), et vous ne pouvez pas manquer à cet appel urgent. En ce lieu dédié à saint Jacques, le premier des apôtres qui a donné le témoignage de sa foi par le martyre, engageons-nous à accueillir le commandement du Christ : « Vous serez mes témoins (…) jusqu’aux extrémités de la terre » (Ac 1,8).

    Que signifie être témoin du Christ ? Cela signifie simplement vivre en accord avec l’Évangile : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit (…). Tu aimeras ton prochain comme toi-même » (Mt 22,37-39). Le chrétien est appelé à servir ses frères et la société, à promouvoir et à soutenir la dignité de chaque être humain, à respecter, à défendre et à favoriser les droits de la personne, à être l’artisan d’une paix durable et authentique basée sur la fraternité, la liberté, la justice et la vérité. En dépit des merveilleuses possibilités offertes à l’humanité par la technologie moderne, il existe encore beaucoup de pauvreté et de misère dans le monde. Dans de nombreuses régions du monde, les personnes vivent sous la menace de la violence, du terrorisme et même de la guerre (…).

    C’est une nécessité urgente de pouvoir compter sur les envoyés du Christ, sur les messagers chrétiens. Et vous, jeunes, vous tous, garçons et filles, vous serez à l’avenir ces envoyés et ces messagers.

    Saint Jean-Paul II (1920-2005)