Auteur/autrice : fred

  • Manifestation de notre Seigneur

    L’Épiphanie célèbre la visite des mages à l’enfant Jésus, le Messie dans le monde. Elle a lieu le 6 janvier. En France, puisque ce jour n’est pas férié, elle est célébrée le deuxième dimanche suivant Noël.

    « Épiphanie » est un mot d’origine grecque, (Epiphaneia) qui signifie « manifestation » ou « apparition » – du verbe  (faïnò), « se manifester, apparaître, être évident » – et dont l’utilisation est antérieure au christianisme. Les Épiphanes sont, dans la culture grecque, les divinités qui apparaissent aux hommes, comme Zeus, Athéna, Hermès, Héra, Poséidon, Déméter, Héphaïstos, Aphrodite, Arès, Artémis, Hestia. L’Épiphanie chrétienne ne s’inspire pas du culte païen des Épiphanes, car il s’agit d’une célébration de la manifestation publique du Fils de Dieu incarné (Jésus) au monde, non pas à partir d’une révélation extérieure à l’humanité ou sous les apparences de l’humanité, comme dans la mythologie grecque, mais dans la naissance d’un Enfant dans le peuple juif et qui en est le Messie, et sa rencontre avec le monde païen, symbolisé par les Mages de l’Evangile. La fête s’appelle aussi « Théophanie », qui signifie « manifestation de Dieu ». La fête était à l’origine, jusqu’à la fin du IVe siècle, la grande et unique fête chrétienne de la manifestation du Christ dans le monde : incarnation, Nativité, manifestation par la venue des Mages, manifestation par la voix du Père et la colombe sur le Jourdain, manifestation par le miracle de Cana.

    Noël, avant d’être un jour, est d’abord un cycle, qui atteint son apogée au jour du solstice d’hiver (ou en tout cas un des jours associés au solstice) le 25 décembre. Cette nuit du solstice, qui est la plus longue de l’année, signifie le retour de la Lumière ou, mieux, la renaissance de la Lumière à l’origine de toutes choses. Puis la célébration se prolonge durant un nombre de jours hautement symbolique : 12 jours. Ainsi Noël est-elle une fête qui dure 12 jours et 12 nuits, le 12 représentant entre autres la Totalité (12 mois, 12 heures, 12 Apôtres)

    Le cycle prend fin le 6 janvier. C’est à ce moment que les jours commencent à s’allonger de façon sensible, que la promesse de la nuit solsticiale est tenue. On célèbre alors l’Épiphanie, la manifestation de la Lumière. La galette symbolise par sa forme ronde le soleil.

    Guidés par l’étoile, les mages venant d’Orient jusqu’à Bethléem sont entrés dans la maison où la bienheureuse Vierge Marie demeurait avec l’enfant ; ouvrant leurs trésors, ils ont offert trois dons au Seigneur : l’or, l’encens et la myrrhe, par lesquels ils l’ont confessé vrai Dieu, vrai homme et vrai roi.

    Ce sont bien les dons que la sainte Eglise ne cesse d’offrir à Dieu son Sauveur. Elle offre l’encens lorsqu’elle le confesse et croit en lui comme étant le véritable Seigneur, créateur de l’univers ; elle offre la myrrhe lorsqu’elle affirme qu’il a pris la substance de notre chair, dans laquelle il a voulu souffrir et mourir pour notre salut ; elle offre l’or quand elle n’hésite pas à proclamer qu’il règne éternellement avec le Père et l’Esprit Saint…

    Cette offrande peut recevoir un autre sens mystique. Selon Salomon, l’or signifie la sagesse céleste : « Le trésor le plus désirable se trouve dans la bouche du sage » (cf Pr 21,20)… Selon le psalmiste, l’encens symbolise la prière pure : « Que ma prière, Seigneur, s’élève devant toi comme un encens » (Ps 140,2). Car, si notre prière est pure, elle exhale vers Dieu un parfum plus pur que la fumée de l’encens ; et de même que cette fumée monte vers le ciel, ainsi notre prière se dirige vers le Seigneur. La myrrhe symbolise la mortification de notre chair. Donc nous offrons l’or au Seigneur lorsque nous resplendissons devant lui par la lumière de la sagesse céleste… Nous lui offrons de l’encens lorsque nous élevons vers lui une prière pure. Et de la myrrhe lorsque, par l’abstinence, « mortifiant notre chair avec ses vices et ses convoitises » (Ga 5,24), nous portons la croix à la suite de Jésus.

  • « Fils d’Adam »

    Luc présente une généalogie allant de la naissance de notre Seigneur à Adam et comportant soixante-douze générations ; il rattache de la sorte la fin au commencement et donne à entendre que le Seigneur est celui qui a récapitulé en lui-même toutes les nations dispersées à partir d’Adam, toutes les langues et les générations des hommes, y compris Adam lui-même. C’est aussi pour cela que Paul appelle Adam « la préfiguration de celui qui devait venir » (Rm 5,14), car le Verbe, Artisan de l’univers, avait ébauché d’avance en Adam l’histoire future de l’humanité dont se revêtirait le Fils de Dieu…

    Le Seigneur, en devenant le Premier-né des morts (Col 1,18) et en recevant dans son sein les anciens pères, les a fait renaître à la vie de Dieu ; il est devenu le premier, le principe des vivants, parce qu’Adam était devenu le principe des morts… En commençant sa généalogie par le Seigneur, pour la faire remonter jusqu’à Adam, Luc indique que ce ne sont pas les pères qui ont donné la vie au Seigneur, mais lui au contraire qui les a fait renaître dans l’Évangile de vie. Ainsi également le nœud de la désobéissance d’Ève a été dénoué par l’obéissance de Marie, car ce que la vierge Ève avait lié par son incrédulité, la Vierge Marie l’a délié par sa foi.

    Il était donc indispensable que, venant vers la brebis perdue (Mt 18,12), récapitulant une si grande histoire, recherchant son ouvrage modelé par lui-même (Lc 19,10; Gn 2,7), le Seigneur sauve l’homme qui avait été fait à son image et à sa ressemblance (Gn 1,26), c’est-à-dire Adam.

    Saint Irénée de Lyon (v. 130-v. 208), évêque, théologien et martyr
    Contre les hérésies, livre III, 22,3 ; 23,1 (trad. SC 211, p. 439s rev.)


  • « Vous verrez les cieux ouverts, avec les anges de Dieu qui montent et descendent. »

    Jacob, le fils cadet d’Isaac et de Rebecca, tu l’as appelé ton bien-aimé, Seigneur ; tu as changé son nom en celui d’Israël (Gn 32,29). Tu lui as révélé l’avenir, en lui montrant l’échelle dressée de la terre au ciel : à son sommet se tenait Dieu, les yeux fixés sur le monde, et sur l’échelle montaient et descendaient les anges… C’était le symbole du grand mystère, comme l’ont dit les hommes que l’Esprit éclairait…

    Et moi, pour le bien, je suis aussi le cadet. Pour le mal, assurément je suis un homme mûr, comme l’aîné Ésaü… : j’ai vendu mon trésor pour assouvir ma convoitise (Gn 25,33) et j’ai effacé mon nom du Livre de Vie où sont inscrits dans les cieux les premiers des bénis (Ps 68,29).

    Je te supplie, ô toi, Lumière d’en haut, Prince des chœurs de feu. Que pour moi aussi soient ouvertes les portes du ciel, comme elles l’ont été autrefois pour Israël. Mon âme déchue, de grâce, fais-la monter par l’échelle de lumière, signe mystérieux donné aux hommes de leur retour de la terre vers le ciel. Par la ruse du Malin, j’ai perdu l’onction parfumée de ton Esprit ; daigne de nouveau oindre ma tête par ta droite protectrice. Je ne te résiste pas, ô puissant, dans un corps à corps comme Jacob (Gn 32,25), car je ne suis que faiblesse.

    Saint Nersès Snorhali (1102-1173), patriarche arménien
    Jésus, Fils unique du Père, 85-95 ; SC 203 (trad. Sr Isabelle de la Source, Lire la Bible, t. 1, p. 114)

    .

    .

  • INCARNATION : LE VERBE S’EST FAIT CHAIR

    Dans le Credo, nous chantons ces mots qu’il convient de méditer : « incarnatus de Spiritu Sancto ». Le Christ a pris chair par l’opération du Saint-Esprit. La chair et l’esprit sont souvent présentés comme formant la plus grande de toutes les oppositions. L’esprit lutte contre la chair, entend-on toujours dire. Et pourtant nous professons dans le Credo que, par l’Esprit, le Verbe éternel est devenu chair. Le mouvement se fait de l’Esprit vers la chair. Ce n’est pas là seulement le mystère de la naissance de Jésus-Christ, c’est aussi celui de notre propre incarnation. L’Esprit doit entrer dans notre propre chair, il doit devenir chair. C’est seulement ainsi que nous pouvons en faire l’expérience. Sans la chair, Dieu demeurerait sans visage en ce monde. Pour se faire homme, Dieu a besoin de la chair, afin que sur notre visage puisse rayonner le visage de Dieu. Tertullien a exprimé cela dans une formule célèbre : « Caro cardo salutis » : la chair est le point cardinal, l’articulation du salut ; il n’est pas de salut, pas de santé recouvrée, pas de rédemption qui ne passe par la chair.

    Peux-tu, toi qui me lis, adhérer à cette assertion théologique, ou bien est-elle en contradiction avec ton expérience ? Peux-tu dire oui à ta chair, ou souffres-tu d’être incarné ? La chair, cela veut dire : ta beauté, mais aussi ta fragilité, ta maladie, ton corps qui vieillit ; ta force et ta faiblesse, ta pesanteur, ta susceptibilité et ta vulnérabilité ; les joies que procure le corps, mais aussi les souffrances qu’il apporte quand il n’est pas comme nous le voudrions. Rien ne peut nous blesser plus profondément que la moquerie qui s’adresse à notre corps. La sexualité est le siège du plus fort de tous les plaisirs, mais aussi le domaine où nous pouvons être le plus cruellement blessés. Dieu s’est fait chair : cela signifie qu’il entre dans notre chair, qu’il nous rencontre là où nous sommes fatigués au travail, où nous sommes pleins de force, pleins de tendresse, où nous avons faim et soif. Notre chair a le désir de Dieu. « Dieu, c’est toi mon Dieu, je te cherche, mon âme a soif de toi, après toi languit ma chair, terre sèche, altérée, sans eau », dit David (Psaumes, 63 [62], 2). Si Dieu exauce ce désir de ton corps, celui-ci s’épanouira. La lumière que tu irradies rayonne à travers ton corps. Si Dieu transforme ta chair, elle se changera en une perle où se reflétera en ce monde la lumière de Dieu. Alors, tu porteras dans ton corps, comme le dit un Père de l’Église, « la pierre précieuse, cette image de l’ineffable lumière qu’est le Seigneur ».

    Anselm GRÜN, Petite méditation sur les fêtes de Noël, Albin Michel, Paris, 1999, p. 95-98.

     

  • De l’Ecclesiaste

    Sagesse et folie

    9.13 J’ai aussi vu sous le soleil ce trait d’une sagesse qui m’a paru grande.

    9.14 Il y avait une petite ville, avec peu d’hommes dans son sein; un roi puissant marcha sur elle, l’investit, et éleva contre elle de grands forts.

    9.15 Il s’y trouvait un homme pauvre et sage, qui sauva la ville par sa sagesse. Et personne ne s’est souvenu de cet homme pauvre.

    9.16 Et j’ai dit: La sagesse vaut mieux que la force. Cependant la sagesse du pauvre est méprisée, et ses paroles ne sont pas écoutées.

    9.17 Les paroles des sages tranquillement écoutées valent mieux que les cris de celui qui domine parmi les insensés.

    9.18 La sagesse vaut mieux que les instruments de guerre; mais un seul pécheur détruit beaucoup de bien.

    .

    Ecclesiaste 2

    .

    .

  • http://youtu.be/YEnmgBnvDtM

  • Solennité de Sainte Marie, Mère de Dieu

    Huit jours après la Nativité du Seigneur et Sauveur Jésus-Christ, nous célébrons sa Mère, celle qui lui a donné son être humain, corps et âme par l’Esprit-Saint qui vient sur elle la plaçant dans l’orbite de la paternité divine.

    C’est pourquoi le concile d’ Éphèse en 431, la proclama la Theotokos, la Mère de Dieu, puisque son fils est Dieu.

     

    Ma plus belle invention, dit Dieu, c’est ma Mère. Il me manquait une Maman, et je l’ai faite, J’ai fait ma Mère avant qu’elle ne me fasse, C’était plus sûr. Maintenant, je suis vraiment un Homme comme tous les hommes, Je n’ai plus rien à leur envier, car j’ai une Maman, une vraie, ça me manquait.

    Ma Mère, elle s’appelle Marie, dit Dieu, Son âme est absolument pure et pleine de grâce, Son corps est vierge et habité d’une telle lumière que sur terre je ne me suis jamais lassé de la regarder, de l’écouter, de l’admirer.

    Elle est belle, ma Mère, tellement que, laissant les splendeurs du Ciel, je ne me suis pas trouvé dépaysé près d’elle.  Pourtant, je sais ce que c’est, dit Dieu, que d’être porté par les anges ; ça ne vaut pas les bras d’une Maman, croyez-moi.

    Depuis que j’étais remonté vers le Ciel, elle me manquait, je lui manquais. Elle m’a rejoint, avec son âme, avec son corps, directement. Je ne pouvais pas faire autrement. Ça se devait. C’était plus convenable.

    Les doigts qui ont touché Dieu ne pouvaient pas s’immobiliser. Les yeux qui ont contemplé Dieu ne pouvaient rester clos. Les lèvres qui ont embrassé Dieu ne pouvaient se figer. Ce corps très pur qui avait donné un corps à Dieu ne pouvait pourrir mêlé à la terre… Je n’ai pas pu, ce n’était pas possible, ça m’aurait trop coûté.

    J’ai beau être Dieu, je suis son Fils, et c’est moi qui commande. Et puis, dit Dieu, c’est encore pour mes frères les hommes que j’ai fait cela. Pour qu’ils aient une Maman au Ciel. Une vraie, une de chez eux, corps et âme, La Mienne. (…) Maintenant, qu’ils l’utilisent davantage ! dit Dieu.

    Au Ciel ils ont une Maman qui les suit des yeux, avec ses yeux de chair. Au Ciel ils ont une Maman qui les aime à plein cœur, avec son cœur de chair. Et cette Maman, c’est la Mienne, qui me regarde avec les mêmes yeux, qui m’aime avec le même cœur.
    Si les hommes étaient malins, ils en profiteraient, ils devraient bien se douter que je ne peux rien lui refuser… Que voulez-vous, c’est ma Maman!

    Michel QUOIST
    Extrait paru dans « Patapon »,
    revue catholique mensuelle des enfants de 5 à 11 ans,Editions Téqui,
    avec l’aimable autorisation des Éditions Ouvrières

    .

  • Intentions de prières de Benoît 16 – janvier 2012

    Universelle – Les victimes des catastrophes naturelles
    Pour que les victimes des catastrophes naturelles reçoivent le soutien spirituel et matériel nécessaire afin de reconstruire leur vie.

    Missionnaire – L’engagement des chrétiens pour la paix
    Pour que l’engagement des chrétiens en faveur de la paix soit l’occasion de témoigner du nom du Christ à tous les hommes de bonne volonté.