Auteur/autrice : fred

  • « Vous me connaissez ? Et vous savez d’où je suis ? »

    Le mystère pascal, c’est le Christ au sommet de la révélation de l’insondable mystère de Dieu. C’est alors que s’accomplissent en plénitude les paroles prononcées au Cénacle : « Qui m’a vu, a vu le Père » (Jn 14,9). En effet, le Christ, que le Père « n’a pas épargné » (Rm 8,32) en faveur de l’homme, et qui, dans sa passion et le supplice de la croix, n’a pas été l’objet de la miséricorde humaine, a révélé dans sa résurrection la plénitude de l’amour que le Père nourrit envers lui et, à travers lui, envers tous les hommes. « Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants » (Mc 12,27).

    Dans sa résurrection, le Christ a révélé le Dieu de l’amour miséricordieux, justement parce qu’il a accepté la croix comme chemin vers la résurrection. Et c’est pourquoi, lorsque nous faisons mémoire de la croix du Christ, de sa Passion et de sa mort, notre foi et notre espérance se fixent sur le Ressuscité : sur ce Christ qui, « le soir de ce même jour, le premier de la semaine…, vint au milieu de ses disciples » au Cénacle où « ils se trouvaient…, souffla sur eux, et leur dit :  Recevez l’Esprit Saint. Ceux à qui vous remettrez les péchés, ils leur seront remis ; ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus » (Jn 20,19s).

    Voici que le Fils de Dieu, dans sa résurrection, a fait l’expérience radicale de la miséricorde, c’est-à-dire de l’amour du Père plus fort que la mort. Et c’est aussi le même Christ, qui…se révèle comme source inépuisable de la miséricorde, de l’amour…plus fort que le péché.

    Bienheureux Jean-Paul II
    Encyclique « Dives in Misericordia » § 8 (trad. © copyright Libreria Editrice Vaticana)

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  • ChristBonnes et saintes fêtes de Pâques à vous tous.

    Dans la joie du Christ ressuscité !

    Toute l’équipe de « La Maison de Marie d’Ardouane »

     

  • Résurrection

    Resurrection« Vous êtes innombrables sur cette terre, dans quelque religion que ce soit, pour apporter un amour, une paix, un soutien à tous ceux qui le désirent. A l’intérieur de vous, de chacun d’entre vous, il y a une chaleur, une telle chaleur d’aider, d’aimer, de soutenir. Pourquoi la cloisonner au fond de votre cœur ? Ouvrez votre cœur à l’humanité. Il faut aller de l’avant. Dites-vous bien que si quelqu’un vous dit non aujourd’hui, demain, si vous lui expliquez, il vous dira oui, car il comprendra la Parole de Dieu.
    La Parole de Dieu est Universelle, elle n’est qu’Amour et Paix, elle n’est pas violence, elle n’est pas mort ; elle est Résurrection. »

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    Marie Mère des hommes – février 1998

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  • « Voici que je fais l’univers nouveau. » (Ap 21,5)

    Le monde entier, qui célèbre la veillée pascale tout au long de cette nuit, témoigne de la grandeur et de la solennité de cette nuit. Et à juste titre : en cette nuit la mort a été vaincue, la Vie est vivante, le Christ est ressuscité des morts. Jadis Moïse avait dit au peuple, à propos de cette Vie : « Vous verrez votre vie suspendue au bois de jour et de nuit » (Dt 28,66 Vulg)… Qu’il s’agit là du Christ Seigneur, c’est lui-même qui nous le montre dans l’Évangile quand il dit : « Je suis la Voie, la Vérité et la Vie » (Jn 14,6). Il se dit la voie, parce qu’il conduit au Père ; la vérité, parce qu’il condamne le mensonge ; et la vie, parce qu’il commande à la mort… : « Mort, où est ton aiguillon ? Mort, où est ta victoire ? » (1Co 15,55) Car la mort, qui était toujours victorieuse, a été vaincue par la mort de son vainqueur. La Vie a accepté de mourir pour mettre la mort en déroute. De même qu’au lever du jour les ténèbres disparaissent, ainsi la mort a été anéantie lorsque s’est levée la Vie éternelle…

    Voici donc le temps de Pâques. Jadis, Moïse en a parlé au peuple en disant : « Ce mois sera pour vous le premier des mois de l’année » (Ex 12,2)… Le premier mois de l’année n’est donc pas celui de janvier, où tout est mort, mais le temps de Pâques, où tout revient à la vie. Car c’est maintenant que l’herbe des prés, en quelque sorte, ressuscite de la mort, maintenant qu’il y a des fleurs aux arbres, et que les vignes bourgeonnent, maintenant que l’air lui-même semble heureux du début d’une année nouvelle… Ce temps de Pâques est donc le premier mois, le temps nouveau…, et en ce jour le genre humain aussi est renouvelé. Car aujourd’hui, dans le monde entier, des peuples innombrables ressuscitent par l’eau du baptême pour une vie nouvelle… Nous donc, qui croyons que le temps de Pâques est vraiment l’année nouvelle, nous devons célébrer ce saint jour en toute allégresse, exultation, et joie spirituelle, afin de pouvoir dire en toute vérité ce refrain du psaume : « Voici le jour que le Seigneur a fait ; vivons-le dans la joie et l’allégresse » (117,24).

    Saint Chromace d’Aquilée (?-407), évêque
    Sermon 17, 2ème pour la Grande Nuit ; SC 154 (trad. SC p. 269 rev.)

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  • Passion

    Psaume 31(30),2.6.12-13.15-16.17.25.


    En toi, Seigneur, j’ai mon refuge ;
    garde-moi d’être humilié pour toujours.
    Dans ta justice, libère-moi ;
    En tes mains je remets mon esprit ;
    tu me rachètes, Seigneur, Dieu de vérité.
    Je suis la risée de mes adversaires
    et même de mes voisins,
    je fais peur à mes amis
    s’ils me voient dans la rue, ils me fuient.

    On m’ignore comme un mort oublié,
    comme une chose qu’on jette.
    Moi, je suis sûr de toi, Seigneur,
    je dis : « Tu es mon Dieu ! »
    Mes jours sont dans ta main : délivre-moi
    des mains hostiles qui s’acharnent.

    Sur ton serviteur, que s’illumine ta face ;
    sauve-moi par ton amour.
    Soyez forts, prenez courage,
    vous tous qui espérez le Seigneur !

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  • http://youtu.be/EStSHwcfkhc

  • Jeudi Saint

    Cène » La nuit même où Il était livré, le Seigneur prit du pain . » 1 Corinthiens, 11-23

    Le Jeudi Saint annonce la fin du Carême et l’entrée dans le mystère de Pâques. La messe du soir, à laquelle tous les chrétiens sont invités, commémore le dernier repas, ou Cène, que Jésus a pris avec Ses disciples au seuil de la nuit où il devait être livré.

    Jésus institue, ce soir là, l’eucharistie. Il annonce que Sa Présence demeure vivante dans le Sacrement de Son Corps et de Son Sang.
    Ce soir là, au cours de ce même repas, Jésus lave les pieds de Ses disciples. Il s’agenouille devant chacun des douze, leur témoignant ainsi la tendresse qu’Il a pour eux. Ce geste du lavement des pieds est repris durant la messe du Jeudi Saint. Il signifie que nous devons tous être serviteurs des autres.

    « Alors n’hésitez pas et ouvrez la porte de la Maison de mon Fils, venez vous agenouiller, venez prier, venez vous réconcilier avec Lui et venez recevoir Son corps, ce corps que je vous demande de ne pas toucher avec les mains ; c’est le corps de mon Fils, seuls les élus de mon Fils en Son Eglise peuvent toucher Son Corps. N’oubliez pas, venez vous réconcilier auprès de mon Fils et prendre Son Corps ; Il réchauffera vos entrailles et vous permettra d’aller toujours au-delà de vos espérances. »

    Marie Mère des hommes – décembre 1996

     

  • « C’est un exemple que je vous ai donné afin que vous fassiez, vous aussi, comme j’ai fait pour vous. »

     

    « J’ai désiré d’un grand désir manger cette Pâque avec vous avant de mourir » (Lc 22,15). Me souvenant de ces paroles de notre Sauveur, si vous me demandiez quelle est la Pâque que moi je désire faire avec vous à mon tour, je vous répondrais : il n’est pas d’autre Pâque que celle de l’Agneau immolé, celle même qu’il a faite de lui-même quand il s’est donné à ses doux disciples. Ô doux agneau pascal, préparé par le feu de l’amour de Dieu sur la très sainte croix ! Nourriture divine, source de joie, d’allégresse et de consolation ! Rien ne manque, puisque pour tes serviteurs tu t’es fait toi-même table, nourriture et serviteur… Le Verbe, le Fils unique de Dieu, s’est donné à nous avec un si grand feu d’amour.

    Qui nous présente cette Pâque aujourd’hui ? L’Esprit Saint serviteur. A cause de l’amour sans mesure qu’il a pour nous, il ne s’est pas contenté de nous faire servir par d’autres, c’est lui-même qui veut être notre serviteur. C’est à cette table que mon âme désire être…pour manger la Pâque avant de mourir…

    Sachez qu’à cette table, il est bon que nous nous présentions à la fois dépouillés et vêtus : dépouillés nous aussi de tout amour propre, de tout attrait pour ce monde, de toute négligence et de toute tristesse… — car une mauvaise tristesse dessèche l’âme — et nous devons nous revêtir de cette charité ardente du Christ… Lorsque l’âme contemple son créateur et cette bonté infinie qu’elle trouve en lui, elle ne peut pas ne pas l’aimer… Aussitôt, elle aime ce que Dieu aime et déteste ce qui lui déplaît, parce que par amour il s’est dépouillé de lui-même… A cause de sa faim de notre salut et de l’honneur de son Père, le Christ s’est humilié et s’est donné lui-même à une mort ignominieuse sur la croix, fou d’amour, ivre et amoureux de nous. Voilà la Pâque que je désire célébrer à mon tour.

    Sainte Catherine de Sienne (1347-1380), tertiaire dominicaine, docteur de l’Église, copatronne de l’Europe
    Lettre 52 (trad. Seuil 1953, p. 750 rev.)

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  • Mercredi Saint

    Psaume 69(68),8-10.21bcd-22.31.33-34.


    C‘est pour toi que j’endure l’insulte,
    que la honte me couvre le visage :
    je suis un étranger pour mes frères,
    un inconnu pour les fils de ma mère.

    L’amour de ta maison m’a perdu ;
    on t’insulte, et l’insulte retombe sur moi.
    L’insulte m’a broyé le cœur,
    le mal est incurable ;
    j’espérais un secours, mais en vain,
    des consolateurs, je n’en ai pas trouvé.

    L’insulte m’a broyé le cœur,
    le mal est incurable ;
    j’espérais un secours, mais en vain,
    des consolateurs, je n’en ai pas trouvé.

    L’insulte m’a broyé le cœur,
    le mal est incurable ;
    j’espérais un secours, mais en vain,
    des consolateurs, je n’en ai pas trouvé.

    A mon pain, ils ont mêlé du poison ;
    quand j’avais soif, ils m’ont donné du vinaigre.
    Mais je louerai le nom de Dieu par un cantique,
    je vais le magnifier, lui rendre grâce.

    Les pauvres l’ont vu, ils sont en fête :
    « Vie et joie, à vous qui cherchez Dieu ! »
    Car le Seigneur écoute les humbles,
    il n’oublie pas les siens emprisonnés.

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