Auteur/autrice : fred

  • « Jésus étendit la main et le toucha. »

    chercher-Dieu

    De nos jours, la plus terrible maladie en Occident n’est pas la tuberculose ou la lèpre ; c’est de se sentir indésirable, pas aimé et abandonné. Nous savons soigner les maladies du corps par la médecine, mais le seul remède à la solitude, au désarroi et au désespoir, c’est l’amour. Beaucoup de gens meurent dans le monde faute d’un morceau de pain, mais il en meurt bien davantage faute d’un peu d’amour. La pauvreté en Occident est une autre sorte de pauvreté ; ce n’est pas seulement une pauvreté de solitude, mais aussi de spiritualité. Il existe une faim d’amour comme il existe une faim de Dieu.

    Bienheureuse Teresa de Calcutta (1910-1997), fondatrice des Sœurs Missionnaires de la Charité
    A Simple Path, p. 79 (trad. Un Chemin tout simple, Plon Mame 1995, p. 81)

     

     

     

     

  • Notre-Dame du Perpétuel Secours

    De style byzantin, peinte sur bois et à fond d’or, l’image de Notre-Dame du Perpétuel Secours mesure environ 50 centimètres de haut. La Vierge y apparaît avec son divin Enfant ; sur leurs fronts brille une auréole d’or. Deux anges, l’un à droite et l’autre à gauche, présentent les instruments de la Passion à l’Enfant-Jésus effrayé, tandis que la Sainte Vierge regarde la scène pathétique avec une douleur calme et résignée.

    Après avoir été longtemps vénérée en Crète, des habitants de cette île qui fuyaient une invasion turque à la fin du XIVe siècle, apportèrent l’image de Notre-Dame du Perpétuel-Secours à Rome. À l’invocation de Marie, sous le titre de Notre-Dame du Perpétuel-Secours, le navire qui transportait Sa sainte image fut sauvé d’une terrible tempête. Le 27 mars 1499, après avoir parcouru triomphalement les rues de la ville éternelle, précédé du clergé de Rome et suivi du peuple, le portrait de la Vierge du Perpétuel-Secours fut placé au-dessus du maître-autel de l’église St-Matthieu, près de Ste-Marie-Majeure.

    Grâce aux soins des religieux augustins, la sainte image devint l’objet d’un culte très populaire que Dieu récompensa au cours de plusieurs siècles, par de nombreux miracles. Pendant les troubles de la Révolution de 1789-1793, les troupes françaises qui occupaient Rome détruisirent l’église St-Matthieu. Un des religieux qui desservaient ce sanctuaire eut le temps de soustraire secrètement la Madone miraculeuse. Il la cacha avec tant de soin, que pendant soixante ans, on se demanda ce qu’était devenue la célèbre peinture. Dieu permit qu’un concours de circonstances providentielles fît redécouvrir l’image vénérée.

    En 1865, afin de rendre la pieuse représentation aux mêmes lieux où on l’avait priée jadis, Pie IX ordonna de la rapporter sur l’Esquilin, dans l’église St-Alphonse-de-Liguori bâtie dans l’enceinte où se trouvait autrefois l’église St-Matthieu. Le 26 avril 1866, les Rédemptoristes intronisèrent solennellement Notre-Dame du Perpétuel-Secours en leur chapelle. Depuis ce temps, grâce au zèle des fils de saint Alphonse et aux innombrables miracles obtenus dans leur pieux sanctuaire, la dévotion à Notre-Dame du Perpétuel-Secours a pris un essor extraordinaire.

    Le 23 juin 1867, afin de reconnaître et de perpétuer le souvenir de ces précieuses faveurs, le vénérable Chapitre du Vatican couronna la sainte image avec grande pompe. En 1876, le pape Pie IX érigea une Archiconfrérie dans l’église St-Alphonse, sous le vocable de Notre-Dame du Perpétuel-Secours. Aujourd’hui, la Sainte Vierge est invoquée sous ce vocable dans la plupart des églises d’Occident.

    .
    Tirée de l’Abbé L. Jaud, édition 1950, p. 463-464 — F.E.C. Edition 1932, p. 483

     

     

     

     

     

     

  • « C’est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez. »

    Mes sœurs, comme il est facile de reconnaître parmi vous celles qui ont le véritable amour du prochain et celles qui l’ont à un degré moindre ! Si vous compreniez bien l’importance de cette vertu, vous n’auriez pas d’autre préoccupation. Quand je vois des personnes tout occupées à examiner leur recueillement et si engoncées en elles-mêmes lorsqu’elles le pratiquent qu’elles n’osent pas bouger pour ne pas en détourner leur pensée, de crainte de perdre un peu du goût et de la dévotion qu’elles y trouvent, je me dis qu’elles comprennent bien peu le chemin qui conduit à l’union. Elles s’imaginent que la perfection consiste en ces façons de faire.

    Non, mes sœurs, non. Le Seigneur veut des œuvres. Il veut, par exemple, que si vous voyez une malade que vous pouvez soulager, vous laissiez là vos dévotions pour l’assister, que vous lui témoigniez de la compassion, que sa souffrance soit la vôtre, et que, s’il en est besoin, vous jeûniez pour qu’elle ait la nourriture nécessaire. Et tout cela moins par amour d’elle que parce que c’est la volonté de notre Maître. Voilà la véritable union à sa volonté.

    Sainte Thérèse d’Avila (1515-1582), carmélite, docteur de l’Église
    Le Château intérieur, 5ème demeure, 3, 10-11 (trad. OC, Cerf 1995, p. 1052 rev.)

     

     

  • « Tout ce que vous voudriez que les autres fassent pour vous, faites-le pour eux. »

    Celui qui tue par des actes terroristes nourrit des sentiments de mépris envers l’humanité, faisant preuve de désespérance face à la vie et à l’avenir : dans cette perspective, tout peut être haï et détruit. Le terroriste pense que la vérité à laquelle il croit ou la souffrance endurée sont tellement absolues qu’il lui est légitime de réagir en détruisant même des vies humaines innocentes… La violence terroriste…est totalement contraire à la foi dans le Christ Seigneur, qui a montré à ses disciples comment prier : « Remets-nous nos dettes, comme nous les avons remises nous-mêmes à ceux qui nous devaient » (Mt 6,12)…

    En réalité, le pardon est avant tout un choix personnel, une option du cœur qui va contre l’instinct spontané de rendre le mal pour le mal. Cette option trouve son élément de comparaison dans l’amour de Dieu, qui nous accueille malgré nos péchés, et son modèle suprême est le pardon du Christ qui a prié ainsi sur la croix : « Père, pardonne-leur : ils ne savent pas ce qu’ils font » (Lc 23,34).

    Le pardon a donc une racine et une mesure divines. Mais cela n’exclut pas que l’on puisse aussi en saisir la valeur à la lumière de considérations fondées sur le bon sens humain. La première de ces considérations concerne l’expérience vécue intérieurement par tout être humain quand il commet le mal. Il se rend compte alors de sa fragilité et il désire que les autres soient indulgents avec lui. Pourquoi donc ne pas agir envers les autres comme chacun voudrait que l’on agisse envers lui-même ? Tout être humain nourrit en lui-même l’espérance de pouvoir recommencer une période de sa vie, et de ne pas demeurer à jamais prisonnier de ses erreurs et de ses fautes. Il rêve de pouvoir à nouveau lever les yeux vers l’avenir, pour découvrir qu’il a encore la possibilité de faire confiance et de s’engager.

    Bienheureux Jean-Paul II (1920-2005), pape
    Message pour la Journée mondiale de la Paix 2002, § 6-8 (trad. © copyright Libreria Editrice Vaticana)

     

     

     

     

  • Nativité de saint Jean Baptiste, solennité

    .
    J

    ean, cousin de Jésus, né de Zacharie et Élisabeth, est appelé « baptiste » car il baptisait dans le Jourdain pour préparer le baptême dans l’Esprit. L’Église, dit saint Augustin, célèbre ordinairement la vie des Saints au jour de leur mort, qui est, à proprement parler, le jour de leur naissance à la vie éternelle. La Nativité de saint Jean-Baptiste a été exemptée de cette règle générale, parce qu’il fut sanctifié avant de naître, dans le sein de sa mère, par la présence de Jésus-Christ, dans la visite que fit la très Sainte Vierge à sainte Élisabeth.

    La naissance de saint Jean-Baptiste fut une grande joie pour la terre, puisqu’elle lui annonçait l’approche de sa Rédemption. La puissance divine était intervenue d’une manière extraordinaire dans la naissance de quelques prophètes, de Samuel et de Jérémie, par exemple; mais elle éclata bien davantage dans celle du saint Précurseur, que la dignité de son ministère futur et le degré éminent de grâce et de sainteté auquel il était élevé rendaient, selon la parole de Jésus-Christ lui-même, bien supérieur à tous les patriarches et à tous les prophètes.

    Le message d’un Ange à Zacharie pour lui annoncer la naissance de Jean-Baptiste, la maternité d’Élisabeth à un âge très avancé, le mutisme subit de Zacharie depuis l’annonce de l’Ange jusqu’à la circoncision de l’enfant, et sa guérison miraculeuse, qui lui permit d’entonner le beau cantique Benedictus : tout est merveilleux dans l’apparition du Précurseur, qui allait montrer bientôt le Sauveur promis et attendu depuis quatre mille ans.

    Parmi les récits évangéliques, il en est peu d’aussi intéressants ni d’aussi touchants que celui de la naissance de saint Jean-Baptiste. Les miracles s’ajoutaient aux miracles autour du berceau de l’enfant ; les habitants du voisinage furent saisis d’une crainte respectueuse, et le bruit de ces merveilles se répandit dans toutes les montagnes de la Judée, de sorte que tous se disaient les uns aux autres : « Que pensez-vous de l’avenir de cet enfant ? »

    Saint Jean-Baptiste occupe dans l’histoire de l’humanité une place incomparable : il sert de trait d’union entre les deux mondes, il résume en lui tout l’Ancien Testament et prépare le Nouveau ; il ferme la mission des prophètes et ouvre celle des Apôtres. « Prophète, apôtre, docteur, solitaire, vierge, martyr, il est plus que tout cela, parce qu’il est tout cela en même temps. Il réunit tous les titres à la sainteté, et, rassemblant en lui seul tout ce qui constitue les différentes classes des saints, il forme au milieu d’eux une classe particulière. » (La Luzerne)

    Le culte de saint Jean-Baptiste a toujours joui d’une immense popularité. Sa fête a été souvent célébrée par des feux de joie. Il est patron de nombreuses paroisses, de nombreuses confréries et des Canadiens français.

     
    Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l’année, Tours, Mame, 1950.

  • « Qu’il prenne sa croix chaque jour et qu’il me suive. »

    Le poids de la croix dont le Christ s’est chargé n’est rien d’autre que la déchéance humaine, avec le cortège des péchés et des souffrances dont est frappée l’humanité. Le sens du chemin de croix est de libérer le monde de ce fardeau… L’union au Christ étant notre bonheur, et la progression vers cette union notre bénédiction sur cette terre, l’amour de la croix n’est nullement en contradiction avec la joie d’être enfant de Dieu. Aider à porter la croix du Christ donne une joie pure et profonde. Ceux à qui sont données cette possibilité et cette force — les bâtisseurs du Royaume de Dieu — sont les plus authentiques enfants de Dieu. Une prédilection pour le chemin de croix ne signifie pas non plus un regret de voir le Vendredi Saint passé et accomplie l’œuvre de rédemption : seuls des êtres sauvés, des enfants de la grâce peuvent porter la croix du Christ. Seule son union au Chef divin confère à la souffrance humaine une force pénitentielle…

    Se tenir debout et avancer sur les sentiers rudes et boueux de cette terre tout en trônant avec le Christ à la droite du Père ; rire et pleurer avec les enfants du monde et chanter sans cesse les louanges du Seigneur avec le chœur des anges, telle est la vie du chrétien jusqu’à ce que se lève le matin de l’éternité.

    Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix [Édith Stein] (1891-1942), carmélite, martyre, copatronne de l’Europe
    « L’Amour de la croix », méditation du 24/11/1934 (trad. La Crèche et la croix, Ad Solem, 1995, p. 56 rev.)

     

     

     

  • Bulletin n°60

     

    Télécharger le bulletin au format PDF
    Télécharger le bulletin au format PDF

     

    audio

     

    Message du 16 juin 2013

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

  • LITANIES DU SACRÉ-CŒUR

    Voici les Litanies du Sacré-Cœur,
    telles que proposées par la Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre à Paris.
    À découvrir ou redécouvrir !

    Ô Dieu, notre Père des deux, PRENDS PITIÉ DE NOUS
    Ô Dieu, Fils Rédempteur du monde,
    Ô Dieu, Esprit Saint,
    Ô Dieu, unique Trinité Sainte,

    Cœur du Christ, Fils du Père éternel, NOUS T’ADORONS
    Cœur du Christ formé par le Saint Esprit
    dans le sein de la Vierge Marie,
    Cœur du Christ, uni substantiellement au Verbe de Dieu,
    Cœur du Christ, Temple saint de Dieu,
    Cœur du Christ, Tabernacle du Très-Haut,
    Cœur du Christ, en qui réside la plénitude de la divinité,
    Cœur du Christ, Fournaise ardente de charité,
    Cœur du Christ, avide de faire la volonté du Père,
    Cœur du Christ, en qui le Père se complaît,
    Cœur du Christ, Sanctuaire de la justice et de l’amour,

    Cœur du Christ, blessé par ceux que tu voulais sauver, NOUS T’ADORONS
    Cœur du Christ, abandonné par tes amis,
    Cœur du Christ, broyé à cause de nos péchés,
    Cœur du Christ, agonisant jusqu’à la sueur de sang,
    Cœur du Christ, obéissant jusqu’à la mort,
    Cœur du Christ, dont le sacrifice nous sauve,
    Cœur du Christ, ouvert par la lance,
    Cœur du Christ, dont l’Esprit d’Amour se répand sur nous,

    Cœur du Christ ressuscité et source de notre vie, NOUS T’ADORONS
    Cœur du Christ par qui nous est communiqué l’Esprit,
    Cœur du Christ, Source de lumière et de tout Amour,
    Cœur du Christ, en qui tous les cœurs se rencontrent,
    Cœur du Christ, Bienveillant pour ceux qui t’invoquent,
    Cœur du Christ, Salut de ceux qui espèrent en toi,

    Unis à ceux qui ne te connaissent pas, NOUS TE PRIONS
    Unis à ceux qui te cherchent avec droiture,
    Unis à ceux qui ont perdu confiance en toi,
    Unis à ceux que la souffrance a éloigné de toi,
    Unis à tous les peuples de la terre,
    avec le Saint Père, les évêques, les prêtres,
    les consacrés et tous les chrétiens.

    .
    Jésus, doux et humble de cœur,
    rends notre cœur semblable au tien.

     

     

     

     

  • Lumière du coeur

    Ouvrez votre cœur, pour distribuer à tous l’élan d’Amour et de Paix que vous devez offrir à autrui.

    N’ayez peur ni du gel, ni de la torridité des hommes mais au contraire, gardez-vous de toutes les dépressions humaines et suivez sans jamais faiblir la lumière de votre cœur, car bientôt sera déposée en vous et en d’autres hommes, la langue de feu, celle qui donne la force dans la connaissance, de traverser toutes les épreuves humaines.

    Marie Mère des hommes – janvier 1995

  • Le juste chemin

    Mes enfants,

    Il vous faut prendre le temps de contempler et d’aimer le Cœur Sacré de mon Fils. Au travers de cette vision et de ce ressentiment de souffrance, vous comprendrez le juste chemin de votre vie, vie d’amour et de dévotion pour que ce Cœur sanglant se cicatrise de toutes les peines humaines qui Lui sont infligées.

    Mes enfants, il faut que vous compreniez l’étroite relation dont vous disposez, par l’Esprit Saint, auprès de mon Fils. Il supporte le poids de vos doutes et de vos incertitudes pour les transformer en un élan d’Amour et de Paix pour vos frères de chaque jour.

    Mes enfants, sur le chemin qui est le vôtre et qui doit vous conduire à l’union avec la Trinité, sachez vous ouvrir à Sa volonté pour faire exploser au monde entier la joie de la connaissance éternelle.

    Marie Mère des hommes – octobre 1999