Auteur/autrice : fred

  • Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 3,21-29.

    prières

    Frères, tous les hommes sont dominés par le péché ; la loi de Moïse, elle, servait seulement à faire connaître le péché. Mais aujourd’hui, indépendamment de la Loi, Dieu a manifesté sa justice qui nous sauve : la Loi et les prophètes en sont déjà témoins.
    Et cette justice de Dieu, donnée par la foi en Jésus Christ, elle est pour tous ceux qui croient. En effet, il n’y a pas de différence :
    tous les hommes sont pécheurs, ils sont tous privés de la gloire de Dieu,
    lui qui leur donne d’être des justes par sa seule grâce, en vertu de la rédemption accomplie dans le Christ Jésus.
    Car Dieu a exposé le Christ sur la croix afin que, par l’offrande de son sang, il soit le pardon pour ceux qui croient en lui. Ainsi Dieu voulait manifester sa justice : lui qui, au temps de sa patience, effaçait déjà les péchés d’autrefois,
    il voulait manifester, au temps présent, que c’est sa justice qui sauve. Telle est sa manière d’être juste et de rendre juste celui qui met sa foi en Jésus.
    Alors, y a-t-il de quoi s’enorgueillir ? Absolument pas. Au nom de quoi le ferions-nous ? Est-ce au nom d’une loi que nous pratiquerions ? Pas du tout. C’est au nom de la foi.
    En effet, nous estimons que l’homme devient juste par la foi, indépendamment des actes prescrits par la loi de Moïse.
    Ou alors, Dieu serait-il seulement le Dieu des Juifs ? N’est-il pas aussi le Dieu des païens ? Bien sûr, il est aussi le Dieu des païens.

     

     

     

     

  • MARIE, LA PREMIÈRE ET LA MEILLEURE CHRÉTIENNE

    Maria de Faykod , carrare
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    Aucun être humain n’ a été plus proche de Jésus que la Vierge.
    Elle L’a porté et L’a mis au monde. Elle Lui a donné Ses traits ; Il devait Lui ressembler.  Elle L’a aimé comme une mère aime son fils : son premier-né, son unique. Elle a été Son éducatrice et c’est d’Elle qu’ Il a appris les magnifiques prières d’Israël.
    Une femme, un jour, a dit à Jésus : « Heureuse la Mère qui T’a porté dans ses entrailles et qui T’a nourri de son lait » (Saint Luc 11, 27). Cette louange est aussi celle de l’Eglise ; elle est aussi la nôtre.
    Mais, si Elle a été une éducatrice pour Jésus, Celui-ci par un mystérieux retour des choses a été Son Maître. Elle s’est mise à Son école, écoutant Ses paroles, observant et retenant Ses gestes et Ses actions, gardant tout cela et le méditant au plus profond d’Elle-même. Elle a été la première et aussi la meilleure chrétienne et Elle a vraiment mérité la parole de Son Fils : « Heureux qui écoute la Parole de Dieu et la met en pratique ». (Saint Luc 11, 28) ».
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    Monseigneur Jean-Paul Vincent (ancien évêque de Bayonne)  
    Homélie du 15 août 1972 au Puy-en-Velay 
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  • « Donnez en aumône ce que vous avez, et alors tout sera pur pour vous. »

    don de soiDieu se trouve dans le cœur détaché, dans le silence de la prière, dans la souffrance comme sacrifice volontaire, dans le vide du monde et de ses créatures. Dieu est dans la croix et, tant que nous n’aimerons pas la croix, nous ne le verrons pas, nous ne le sentirons pas. Taisez-vous, les hommes, qui n’arrêtez pas de faire du bruit !

    Ah, Seigneur, que je suis heureux dans ma retraite, comme je t’aime dans ma solitude, comme je voudrais t’offrir ce que je n’ai plus, car je t’ai tout donné ! Demande-moi, Seigneur. Mais qu’est-ce que je peux te donner ? Mon corps, tu l’as déjà, il est à toi ; mon âme, Seigneur, vers quoi soupire-t-elle, si ce n’est vers toi, pour qu’à la fin tu finisses par la prendre ? Mon cœur est aux pieds de Marie, pleurant d’amour, et sans plus rien vouloir que toi. Ma volonté : par hasard, Seigneur, je désire ce que tu ne désires pas ? Dis-le moi ; dis-moi, Seigneur, quelle est ta volonté et je mettrai la mienne à l’unisson. J’aime tout ce que tu m’envoies et me donnes, aussi bien la santé que la maladie, aussi bien être ici qu’être là, aussi bien être une chose qu’une autre ; ma vie, prends-la, Seigneur, quand tu voudras. Comment ne pas être heureux ainsi ?

    Si le monde et les hommes savaient. Mais ils ne sauront pas : ils sont très occupés avec leurs intérêts, ils ont le cœur très plein de choses qui ne sont pas Dieu. Le monde vit beaucoup pour une fin terrestre ; les hommes rêvent de cette vie, dans laquelle tout est vanité, et ainsi, ils ne peuvent pas trouver le vrai bonheur qui est l’amour de Dieu. Peut-être qu’on arrive à comprendre ce bonheur, mais pour le ressentir il y en a très peu qui renoncent à eux-mêmes et prennent la croix de Jésus (Mt 16,24), même parmi les religieux. Seigneur, quelles choses tu permets ! Ta sagesse sait ce qu’elle fait. Moi, tiens-moi dans ta main, et ne permets pas que mon pied glisse, car, sans toi, qui viendra à mon aide ? Et « si tu ne bâtis la maison » (Ps 126,1)… Ah, Seigneur, comme je t’aime ! Jusqu’à quand, Seigneur ?

    Saint Raphaël Arnaiz Baron (1911-1938), moine trappiste espagnol
    Écrits spirituels, 04/03/1938 (trad. Cerf 2008, p. 374)

     

     

     

     

  • Engourdir l’esprit

    materialismeMes enfants,

    Je vous remercie de m’accorder votre temps et votre réflexion à l’enseignement de mon Fils.

    Vous devez sans cesse vous remettre en question et demander à l’Esprit Saint de vous conforter dans le droit chemin et de prier avec toute la puissance de votre cœur. Celui-ci ne doit subir de contrainte ou être exposé à la tentation. Sous toute forme, le Malin peut exiger de vous votre soumission au matérialisme sous couverture de l’Eden terrestre. Nous retrouvons là l’expansion de sa nocivité. La Trinité et moi-même sommes soucieux de préserver votre foi et votre Amour pour l’avenir. Et en ce point, vous devez éviter toute critique et pensées négatives envers les êtres qui vous entourent. Vous devez être unis en toute occasion pour votre bien et celui de cette mission bien réelle.

    Voici, mes enfants, un piège où vous ne devez point tomber. Ce serait l’engourdissement de votre esprit et une lenteur profonde à l’évolution de vos connaissances. Restez soudés dans l’adversité et ne laissez pas votre esprit vagabonder au détour du chemin de votre avenir. Priez, priez, priez en gardant une confiance exemplaire en mon Fils qui vous guide et vous conseille judicieusement à l’avancée de votre âme.

    Extrait du message de Marie Mère des hommes – septembre 2013

     

     

     

     

     

  • Consécration du monde

    Voici la prière de consécration au Coeur immaculé de Marie prononcée par le pape François à la fin de la messe de ce dimanche 13 octobre 2013, devant la Vierge de Fatima, place Saint-Pierre, au terme de la messe.

    Le pape a clôturé les deux « Journées mariales » vécues les 12 et 13 octobre autour de la statue de Notre-Dame de Fatima, apportée du Portugal pour l’occasion, dans le cadre des célébrations de l’Année de la foi.

    Voici notre traduction du texte original en italien.

    Prière de consécration au Coeur immaculé de Marie

    fatima_2Bienheureuse Vierge Marie de Fatima, avec une reconnaissance renouvelée pour ta présence maternelle, nous unissons notre voix à celle de toutes les générations qui te disent bienheureuse.

    Nous célébrons en toi les grandes œuvres de Dieu, qui jamais ne se lasse de se pencher avec miséricorde sur l’humanité, affligée par le mal et blessée par le péché, pour la guérir et pour la sauver. Accueille avec ta bienveillance de Mère l’acte de confiance qu’aujourd’hui nous faisons avec foi, devant ta statue qui nous est si chère.

    Nous sommes certains que chacun de nous est précieux à tes yeux et que rien de ce qui habite nos cœurs ne t’est étranger. Nous nous laissons toucher par ton regard très doux et nous recevons la caresse consolante de ton sourire.

    Garde notre vie entre tes bras ; bénis et renforce tout désir de bien ; ravive et nourris la foi ; soutiens et éclaire l’espérance ; suscite et anime la charité ; guide-nous tous sur le chemin de la sainteté.

    Enseigne-nous ton amour de prédilection pour les petits et les pauvres, pour les exclus et les souffrants, pour les pécheurs et ceux qui sont égarés dans leur cœur : rassemble tous sous ta protection et remets-nous tous à ton Fils bien-aimé, Notre Seigneur Jésus.

    Amen.

    Traduction de l’italien:  Zenit, Anne Kurian

  • Notre-Dame de Fatima (fin des apparitions)

    Beata_Vergine_Maria_di_FatimaLe pape Benoît XV organisait une croisade de prières à Marie Médiatrice de toutes grâces, en vue de sauver le monde alors dévasté par la première Guerre Mondiale. Une semaine plus tard, son appel angoissé recevait une réponse des lèvres mêmes de la divine Médiatrice.

    Un dimanche, 13 mai 1917, trois enfants gardent leurs brebis sur les collines de Fatima, au Portugal. Lucie, âgée de dix ans et ses cousins François et Jacinthe âgés respectivement de neuf et sept ans sont les heureux choisis de la Vierge.

    En entendant sonner midi au loin, ils s’agenouillent et récitent le chapelet. Leur prière est interrompue par la vue d’un éclair, puis d’un second plus brillant que le premier. Le ciel est cependant sans nuages. Ô merveille ! À quelques pas, sur les branches d’un chêne vert, ils aperçoivent une belle Dame plus étincelante que le soleil. Éblouis autant que terrifiés, les trois enfants veulent s’enfuir, mais la mystérieuse apparition les rassure par un geste de maternelle bonté et leur dit « N’ayez pas peur, je ne vous ferai pas de mal. »

    Après quelques minutes d’un silence extatique, Lucie ose demander : « Qui êtes-vous? “Je suis du ciel, répond la céleste vision, je suis descendue pour vous demander de venir ici, six mois de suite, le treize de chaque mois.”» La Vierge leur recommande de réciter souvent le chapelet. « Vous ajouterez cette prière après le Gloria Patri : Ô mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, et conduisez au ciel toutes les âmes, spécialement celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde. » Puis, Elle se tait et s’éloigne doucement, comme poussée par un zéphyr et disparaît dans la lumière du soleil.

    À tous les 13 des cinq mois suivants, les enfants ont la joie insigne de revoir la belle Dame. La nouvelle des apparitions se répand rapidement dans la région. Le 13 juillet, la foule des curieux atteint cinq mille et en août, elle se chiffre à près de vingt mille. Enfin, le 13 octobre, environ soixante-dix mille personnes accourent malgré la pluie.

    Tout à coup, le ciel s’éclaircit, le soleil tremble… se secoue… et se met à tourner sur lui-même à une vitesse vertigineuse, lançant d’énormes faisceaux lumineux et multicolores. Les nuages, les arbres, les rochers prennent les teintes les plus variées. Pendant que la foule haletante contemple ce saisissant spectacle, les trois enfants voient la Très Sainte Vierge accompagnée cette fois de Jésus et de saint Joseph. Ce prodige inouï dura une douzaine de minutes et fut aperçu distinctement à plus de quatre milles à la ronde.

    Ce miracle se réalisait exactement au jour, à l’heure et à l’endroit annoncés, pour exciter les hommes à croire à la réalité des apparitions et à obéir au message que la Très Sainte Vierge apportait du Ciel. À Fatima comme à Lourdes, Notre-Dame recommandait la pénitence et la récitation du rosaire. « Si l’on répond à ma demande de faire pénitence et de prier, la Russie se convertira et vous aurez la paix » a promis la Vierge Marie. « … Sinon, elle répandra ses erreurs dans le monde, suscitant des guerres et des persécutions à l’Église. Les bons seront martyrisés, le Saint-Père aura beaucoup à souffrir, plusieurs nations seront anéanties. » Mais n’oublions pas que Notre-Dame de Fatima a ajouté : « À la fin, mon Cœur Immaculé triomphera. »

    Pour un approfondissement :
    >>> Notre Dame de Fatima

    Source principale : viechretienne.catholique.org/ (« Rév. x gpm »).

     

     

     

     

     

     

  • Prochaine rencontre

    Marie d'ArdouaneDimanche 20 octobre :

    En Ardouane

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    Messe à Lamalou-les-Bains à 10h30. Pensez aux pliants… 

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    Je reviens le mois prochain et vous convie à obtenir certaines réponses que vous espérez. Nous nous retrouverons en ma Maison prochaine. Et je vous demande de reprendre votre soutien à l’Afrique profonde et croyante.

    Mes enfants, je suis digne de vous quand vous m’accordez votre faveur et vos prières. Soyez dignes en ces instants d’osmose et de connaissance.

    Je suis Marie mère des hommes, pour vous insuffler la pensée positive de l’Amour et de la Paix. Je suis servante auprès du Seigneur et je vous ferai sentir l’odeur des roses célestes à notre prochaine rencontre.

    Marie Mère des hommes – septembre 2013

     

     

     

     

     

  • Le doigt de Dieu

    le doigt de Dieu

    Le nom, les appellations et les symboles de l’Esprit Saint : « Saint Esprit », tel est le nom propre de celui que nous adorons et glorifions avec le Père et le Fils. L’Église l’a reçu du Seigneur et le professe dans le baptême de ses nouveaux enfants (Mt 28,19). Le terme « Esprit » traduit le terme hébreu « ruah » qui, dans son sens premier, signifie souffle, air, vent. Jésus utilise justement l’image sensible du vent pour suggérer à Nicodème la nouveauté transcendante de celui qui est personnellement le Souffle de Dieu, l’Esprit divin (Jn 3,5-8). D’autre part, Esprit et Saint sont des attributs divins communs aux Trois Personnes divines…

    Jésus, lorsqu’il annonce et promet la venue de l’Esprit Saint, le nomme le « Paraclet », littéralement : « celui qui est appelé auprès ». « Paraclet » est traduit habituellement par « Consolateur », Jésus étant le premier consolateur. Le Seigneur lui-même appelle l’Esprit Saint « l’Esprit de Vérité »… On trouve chez saint Paul les appellations : l’Esprit de la promesse, l’Esprit d’adoption, l’Esprit du Christ, l’Esprit du Seigneur, l’Esprit de Dieu, et chez saint Pierre, l’Esprit de gloire.

    Les symboles de l’Esprit Saint : [L’eau. L’onction. Le feu. La nuée et la lumière. Le sceau. La colombe.]

    La main. C’est en imposant les mains que Jésus guérit les malades et bénit les petits enfants. En son nom, les apôtres feront de même. Mieux encore, c’est par l’imposition des mains des apôtres que l’Esprit Saint est donné. L’Épître aux Hébreux met l’imposition des mains au nombre des articles fondamentaux de son enseignement. Ce signe de l’effusion toute-puissante de l’Esprit Saint, l’Église l’a gardé dans ses épiclèses sacramentelles.

    Le doigt. « C’est par le doigt de Dieu que [Jésus] expulse les démons ». Si la Loi de Dieu a été écrite sur des tables de pierre « par le doigt de Dieu » (Ex 31,18), « la lettre du Christ », remise aux soins des apôtres, « est écrite avec l’Esprit du Dieu vivant, non sur des tables de pierre, mais sur des tables de chair, sur les cœurs » (2Co 3,3). L’hymne « Veni, Creator Spiritus » invoque l’Esprit Saint comme « le doigt de la droite du Père ».

    Catéchisme de l’Église catholique
    § 691-693 ; 699-700

     

     

     

     

     

  • Le Père céleste nous donne l’Esprit Saint, qui apporte la nouveauté

    Le Renouveau

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    La nouveauté nous fait toujours un peu peur, parce que nous nous sentons plus rassurés si nous avons tout sous contrôle, si c’est nous-mêmes qui construisons, programmons, faisons des projets pour notre vie selon nos plans, nos sécurités, nos goûts. Et cela arrive aussi avec Dieu. Souvent, nous le suivons, nous l’accueillons, mais jusqu’à un certain point : il nous est difficile de nous abandonner à lui avec pleine confiance, laissant l’Esprit Saint être l’âme, le guide de notre vie dans tous les choix. Nous avons peur que Dieu nous fasse parcourir des chemins nouveaux, nous fasse sortir de notre horizon souvent limité, fermé, égoïste, pour nous ouvrir à ses horizons.

    Mais, dans toute l’histoire du salut, quand Dieu se révèle, il apporte la nouveauté ; Dieu apporte toujours la nouveauté ; il transforme et demande de se confier totalement à lui. Noé construit une arche, raillé par tous, et il est sauvé (Gn 6-8) ; Abraham laisse sa terre avec seulement une promesse en main (Gn 12) ; Moïse affronte la puissance du pharaon et guide le peuple vers la liberté (Ex 3-14) ; les apôtres, craintifs et enfermés dans le cénacle, sortent avec courage pour annoncer l’Évangile (Ac 2).

    Ce n’est pas la nouveauté pour la nouveauté, la recherche du nouveau pour dépasser l’ennui, comme il arrive souvent de nos jours. La nouveauté que Dieu apporte dans notre vie est ce qui vraiment nous réalise, ce qui nous donne la vraie joie, la vraie sérénité, parce que Dieu nous aime et veut seulement notre bien. Demandons-nous aujourd’hui : sommes-nous ouverts aux « surprises de Dieu » ? Ou bien nous fermons-nous, avec peur, à la nouveauté de l’Esprit Saint ? Sommes-nous courageux pour aller par les nouveaux chemins que la nouveauté de Dieu nous offre ou bien nous défendons-nous, enfermés dans des structures caduques qui ont perdu la capacité d’accueil ?

    Pape François
    Homélie du 19/05/2013, pour la Pentecôte (trad. © copyright Libreria Editrice Vaticana)

     

     

     

     

  • Révélation sur la prière

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    Notre Seigneur m’a fait une révélation sur la prière.

    J’ai vu qu’elle repose sur deux conditions : la rectitude et une confiance ferme.
    Très souvent, notre confiance n’est pas totale. Nous ne sommes pas sûrs que Dieu nous écoute, car nous pensons que nous en sommes indignes et d’ailleurs nous ne ressentons rien.
    Nous sommes souvent aussi secs et stériles après notre prière qu’avant.
    Notre faiblesse vient de ce sentiment de notre sottise, comme je l’ai moi-même éprouvé.
    Tout cela, notre Seigneur me l’a présenté soudain à l’esprit et m’a dit : « Je suis l’origine de ta supplication. D’abord, c’est moi qui veux te faire ce don, puis je fais en sorte que toi tu le veuilles aussi. Je t’incite à implorer, et tu implores : comment alors serait-il possible que tu n’obtiennes pas ce que tu demandes ? »
    Notre bon Seigneur m’a donné ainsi un grand réconfort… Lorsqu’il a dit : « Et tu implores », il m’a montré le grand plaisir que lui cause notre supplication et la récompense infinie qu’il nous accordera en réponse à notre prière.
    Quand il a déclaré : « Comment serait-il possible que tu n’obtiennes pas ? », il en parle comme d’une impossibilité, car il est complètement impossible que nous ne recevions pas la grâce et la miséricorde lorsque nous les demandons.
    En effet, tout ce que notre Seigneur nous fait implorer, il l’a ordonné pour nous de toute éternité. Par là, nous pouvons voir que ce n’est pas notre supplication qui est la cause de la bonté qu’il nous témoigne… : « J’en suis l’origine »
    … La prière est un acte délibéré, vrai et persévérant de notre âme, qui s’unit et s’attache à la volonté de notre Seigneur, par l’opération douce et secrète du Saint Esprit.
    Notre Seigneur lui-même reçoit d’abord notre prière, me semble-t-il ; il la prend avec une grande reconnaissance et une grande joie, et il l’emporte en plein ciel et la dépose dans un trésor où elle ne périra jamais.
    Elle est là devant Dieu et tous ses saints, continuellement reçue, continuellement nous aidant dans nos besoins.
    Et quand nous entrerons dans la béatitude, elle nous sera rendue, contribuant à notre joie, avec des remerciements infinis et glorieux de la part de Dieu.
    Julienne de Norwich (1342-après 1416), recluse anglaise
    Révélations de l’amour divin, ch. 41