Auteur/autrice : fred

  • Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 15,1-8.

    -DrWOKBZC4uKJc0Qoh_a0jM98rIEn ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : Moi, je suis la vraie vigne, et mon Père est le vigneron.

    Tout sarment qui est en moi, mais qui ne porte pas de fruit, mon Père l’enlève ; tout sarment qui porte du fruit, il le purifie en le taillant, pour qu’il en porte davantage.
    Mais vous, déjà vous voici purifiés grâce à la parole que je vous ai dite.
    Demeurez en moi, comme moi en vous. De même que le sarment ne peut pas porter de fruit par lui-même s’il ne demeure pas sur la vigne, de même vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi.
    Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là porte beaucoup de fruit, car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire.
    Si quelqu’un ne demeure pas en moi, il est, comme le sarment, jeté dehors, et il se dessèche. Les sarments secs, on les ramasse, on les jette au feu, et ils brûlent.
    Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez tout ce que vous voulez, et cela se réalisera pour vous.
    Ce qui fait la gloire de mon Père, c’est que vous portiez beaucoup de fruit et que vous soyez pour moi des disciples.

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    Il te suffit de regarder la vigne avec intelligence pour te souvenir de ta nature. Tu te rappelles évidemment la comparaison faite par le Seigneur quand il dit qu’il est lui-même la vigne et son Père, le vigneron. Chacun de nous avons été greffés par la foi sur l’Église, et le Seigneur nous appelle des sarments, il nous exhorte à porter beaucoup de fruits, de peur que notre stérilité ne nous fasse condamner et livrer au feu. Il ne cesse, en toutes occasions, de comparer les âmes humaines à des vignes. Mon bien-aimé avait une vigne, dit-il, sur un coteau, en un lieu fertile (Is 5,1), et: J’ai planté une vigne, je l’ai entourée d’une haie (cf. Mt 21,33). Ce sont évidemment les âmes humaines que Jésus appelle sa vigne, elles qu’il a entourées comme d’une clôture, de la sécurité que donnent ses commandements et de la garde de ses anges, car l’ange du Seigneur campera autour de ceux qui le craignent (Ps 33,8). Ensuite il a planté autour de nous une sorte de palissade en établissant dans l’Église premièrement des Apôtres, deuxièmement des prophètes, troisièmement des docteurs.
    En outre, par les exemples des saints hommes d’autrefois, il élève nos pensées sans les laisser tomber à terre où elles mériteraient d’être foulées aux pieds. Il veut que les embrassements de la charité, comme les vrilles d’une vigne, nous attachent à notre prochain et nous fassent reposer sur lui afin qu’en gardant constamment notre élan vers le ciel, nous nous élevions comme des vignes grimpantes jusqu’aux plus hautes cimes.
    Il nous demande encore de consentir à être sarclés. Or une âme est sarclée quand elle écarte d’elle les soucis du monde qui sont un fardeau pour nos coeurs. Ainsi celui qui écarte de soi l’amour charnel et l’attachement aux richesses, ou qui tient pour détestable et méprisable la passion pour cette misérable gloriole, a, pour ainsi dire, été sarclé, et il respire de nouveau, débarrassé du fardeau inutile des pensées terrestres.
    Mais, pour rester dans la ligne de la parabole, il ne nous faut pas produire que du bois, c’est-à-dire vivre avec ostentation, ni rechercher la louange de ceux du dehors: il nous faut porter du fruit en réservant nos oeuvres pour les montrer au vrai vigneron.

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    Saint Basile le Grand ( + 379)
    Homélies sur l’Hexaéméron, 5, 6
    zenit.org

     

     

     

  • « Puisque vous me connaissez, vous connaîtrez aussi mon Père. »

    GQ+Jesus

    Celui qui a dit : « Je suis dans le Père et le Père est en moi » dit aussi : « Je suis sorti de Dieu et je suis venu » (Jn 8,42)… Le Verbe s’est fait chair, et il habite désormais parmi nous (Jn 1,14). Il habite à coup sûr dans nos cœurs par la foi, il habite dans notre mémoire, il habite dans notre pensée, et il descend jusque dans notre imagination elle-même. Auparavant, en effet, quelle idée l’homme pouvait-il se faire de Dieu, sinon peut-être celle d’une idole que son cœur avait fabriquée ? C’est que Dieu était incompréhensible et inaccessible, invisible et parfaitement insaisissable à la pensée. Mais maintenant il a voulu qu’on puisse le comprendre, il a voulu qu’on puisse le voir, il a voulu qu’on puisse le saisir par la pensée.

    « De quelle manière ? », demandes-tu. Sans nul doute en étant couché dans une crèche, en reposant sur le sein de la Vierge, en prêchant sur la montagne, en passant la nuit à prier ; non moins qu’en étant cloué à la croix, en devenant livide dans la mort, « libre parmi les morts » (Ps 87,6 Vulg) et régnant sur l’enfer ; enfin en ressuscitant le troisième jour, en montrant aux apôtres la marque des clous, signes de sa victoire, et pour finir en regagnant devant eux les secrets du ciel.

    De tous ces événements, en est-il un qui ne susciterait pas en nous une pensée vraie, fervente, sainte ? Que je pense à l’un d’entre eux, n’importe lequel, c’est à Dieu que je pense, et à travers tout cela, il est mon Dieu. Méditer ces événements, c’est la sagesse même… C’est cette même douceur que Marie a puisée largement dans les hauteurs, pour la reverser sur nous.

    Saint Bernard (1091-1153), moine cistercien et docteur de l’Église
    Sermon pour la Nativité de Marie « l’Aqueduc », §10 -11 (trad. Éds Cisterciennes, p. 665-668)

     

     

     

  • Intentions de prière du pape François – mai 2015

    Marie seine

    Prendre soin de ceux qui souffrent

    Pour que, refusant la culture de l’indifférence, nous puissions prendre soin des personnes qui souffrent, en particulier des malades et des pauvres.

    La disponibilité à la mission

    Pour que l’intercession de Marie aide les chrétiens vivant dans des contextes sécularisés à se rendre disponibles pour annoncer Jésus.

     

     

  • Paraboles

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    De petits événements de la vie quotidienne qui adviennent sous ses yeux, que ses disciples remarquent, peuvent être pour Jésus prétexte à un enseignement: une pauvre femme qui glisse quelque menue monnaie dans le tronc des offrandes du Temple; les malades qui se pressent à la piscine de Bethesda à Jérusalem; les scribes qui se promènent en longues robes sur les places publiques. Le travail des champs qui demeure grand symbole de la vie et qui a tant inspiré les religions antiques lui inspire plusieurs paraboles.
    Jésus se réfère aux petits oiseaux du ciel, aux lis des champs: deux symboles traditionnels, l’un représentant les âmes humaines libérées de leurs corps et pouvant s’élever dans le ciel, l’autre, le lis, évoquant la pureté, l’innocence, la virginité, et par là-même, symbole de grâce, d’élection divine, de réceptivité à l’invisible.

    Le bon arbre qui porte de bons fruits est à la fois un tableau familier et une référence au grand thème de l’arbre de vie qui rappelle celui du jardin paradisiaque d’Adam et Ève. Le loup et l’agneau devaient solliciter vivement l’ imagination des gens pour qui ces animaux étaient une préoccupation journalière. De même l’image du berger qui est allé chercher sa brebis et la porte sur l’épaule, celle de l’aveugle qui en guide un autre, en ce pays, à cette époque où la cécité est si fréquente, celle des voleurs qui s’introduisent dans une maison.
    Tout relève des faits les plus banals, ceux que souvent on oublie de regarder tant ils sont familiers: la poule qui rassemble ses poussins sous son aile, la ménagère qui a perdu une pièce de monnaie, le drap neuf qu’on ne coud pas à un vieil habit, le vin nouveau, un animal tombé dans le puits, la vente des passereaux, le vol des corbeaux, les nuages du couchant, les champs mûrs pour la moisson, la vie de chaque jour, saisie sur le vif, qui donne au texte sacré une vérité humaine émouvante.
    Seules sont exclues les violences, les scènes de chasse, dont les poètes et les artistes, surtout en Orient, feront un sujet de choix, les immolations d’animaux, les bagarres qui devaient éclater parfois entre voisins de ferme ou de village.
    Tout cela s’harmonise avec le milieu dans lequel il évolue, avec les intérêts de son auditoire. Il parle peu de la vie des grands que les gens qui l’écoutent ne connaissent pas.
    Jean-Paul Roux, 1925-2009, historien de la culture islamique
    directeur de recherche au CNRS
    in Jésus, éd. Fayard

     

     

     

  • SAINT LOUIS MARIE GRIGNION DE MONFORT


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    SAINT LOUIS MARIE GRIGNION DE MONFORT est né en 1673 à Montfort-sur-Meu. Il est ordonné prêtre le 5 juin 1700. Après avoir préché à Nantes, il rejoind l’hopital général de Poitiers où il est nommé aumonier. En 1703, il fonde avec Marie-Louise Trichet, l’institut des soeurs de la Sagesse Divine. Dès lors, ses actions vont créer des oppositions à cause de ses méthodes de prédication. Le 6 juin 1706, après une longue marche de plusieurs jours, il est reçu à Rome par le pape Clément XI qui approuve le but et la méthode de son activité missionnaire: le renouvellement de l’esprit chrétien par le renouvellement des promesses du Baptème. En 1712, il effectue des missions à l’Ile d’Yeu, Sallertaine, Saint Christophe du Ligneron, Mervent, Fontenay le Comte, Vouvant en 1715 et Saint Laurent sur Sévres en 1716, où il meurt épuisé. Son corps repose dans la basilique, devant l’autel de la Sainte Vierge..
    Il est l’auteur du « traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge ». La puissante dévotion mariale qui s’en dégage a fortement influencé le pape Jean-Paul II. Elle inspire aussi tout l’enseignement dispensé par les foyers de charité fondés par Marthe Robin et le père Finet.
    SAINT LOUIS MARIE GRIGNION DE MONFORT a été béatifié par le pape Léon XIII en 1886 et canonisé par le pape Pie XII en 1947.

    Missionnaire, Grignion de Monfort remontait la Seine dans une embarcation où se pressaient au moins 200 personnes, plaisantant grossièrement, chantant des chansons lascives. A peine engagé dans ce va-et-vient de maquignons et de harengères, M. de Montfort commence par ajuster son crucifix au bout de son bâton. Puis se prosternant, il s’écrie : « Que ceux qui aiment Jésus-Christ se joignent à moi pour l’adorer. »

    Des haussements d’épaules et des ricanements l’accueillent. Alors, se tournant vers le frère Nicolas : « A genoux, dit-i1, et récitons le Rosaire! » Sous une avalanche de quolibets, les deux hommes, tête nue, le visage recueilli, et calme, égrènent les Ave Maria. Le premier chapelet terminé, le Saint se lève et d’une voix douce invite l’assistance à s’unir à lui pour invoquer Marie. Personne ne bouge, mais les huées s’apaisent pendant que la prière commence. A mesure que se succèdent les invocations « Sainte Marie, priez pour nous, pauvres pécheurs » le visage du Saint se transfigure.
    Lorsque sont achevées les cinq nouvelles dizaines, il y a dans son regard une telle supplication, dans sa voix tant d’onction et d’autorité que, lorsqu’il conjure l’assistance de réciter avec lui un troisième chapelet, tous tombent à genoux et répètent docilement ces suaves paroles, désapprises depuis l’enfance. Le saint prêtre peut se réjouir : d’un théâtre d’obscénités, il a fait un sanctuaire ; sur les lèvres accoutumées aux blasphèmes, il a ramené le nom de Marie.

    PRIERE DE SAINT LOUIS MARIE GRIGNION DE MONFORT:

    pelerin-visagemarieJe vous choisis aujourd’hui, ô Marie, en présence de toute la Cour céleste, pour ma Mère et ma Reine ; je vous livre et consacre, en toute soumission, mon corps et mon âme, mes biens intérieurs et extérieurs, et la valeur même de mes bonnes actions passées, présentes et futures, vous laissant un entier et plein droit de disposer de moi et de tout ce gui m’appartient, sans exception, selon votre bon plaisir, à la plus grande gloire de Dieu, dans le temps et l’éternité.

     

     

     

     

  • Bulletin n°82

    bulletin 82 – complet

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  • « Si quelqu’un entre en passant par moi, il sera sauvé. »

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    En vérité, je vous le déclare : Je suis la porte des brebis. » Jésus vient d’ouvrir la porte qu’il nous avait montrée fermée. Il est lui-même cette porte. Reconnaissons-le, entrons, et réjouissons-nous d’être entrés.

    « Ceux qui sont venus avant sont des voleurs et des brigands »…; il faut comprendre : « Ceux qui sont venus en dehors de moi. » Les prophètes sont venus avant sa venue ; étaient-ils des voleurs et des brigands ? Pas du tout, car ils ne sont pas venus en dehors du Christ ; ils étaient avec lui. Il les avait envoyés devant lui comme des messagers, mais il tenait en ses mains le cœur de ses envoyés… « Je suis la voie, la vérité et la vie » dit-il (Jn 14,6). S’il est la vérité, ceux qui étaient dans la vérité étaient avec lui. Ceux qui sont venus en dehors de lui, au contraire, ce sont des voleurs et des brigands, car ils ne sont venus que pour piller et faire mourir. « Ceux-là, les brebis ne les ont pas entendus », dit Jésus…

    Mais les justes ont cru qu’il allait venir, comme nous croyons qu’il est déjà venu. Les temps ont changé, la foi est la même… Une même foi réunit ceux qui croyaient qu’il devait venir et ceux qui croient qu’il est venu. Nous, nous les voyons tous entrer à des époques différentes, par l’unique porte de la foi, c’est-à-dire par le Christ… Oui, tous ceux qui ont cru dans le passé au temps d’Abraham, d’Isaac, de Jacob, ou de Moïse ou des autres patriarches ou prophètes qui tous annonçaient le Christ, ceux-là étaient déjà de ses brebis. Ils ont entendu par eux le Christ lui-même, non une voix étrangère, mais sa propre voix.

    Saint Augustin (354-430), évêque d’Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l’Église
    Sermons sur l’évangile de Jean, n°45

     

     

     

  • « Le vrai berger donne sa vie pour ses brebis. »

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    « Je suis le bon pasteur. » Le Christ peut dire à bon droit : « Je suis. » Pour lui, rien n’est passé ni futur ; tout lui est présent. C’est ce qu’il dit de lui-même dans l’Apocalypse : « Je suis l’alpha et l’oméga, le principe et la fin ; celui qui est, qui était et qui viendra, le Tout-Puissant » (Ap 1,8). Et dans l’Exode : « Je suis celui qui est. Tu diras aux fils d’Israël : ‘ Celui qui est m’a envoyé vers vous ‘ » (Ex 3,14).

    « Je suis le bon pasteur. » Le mot « pasteur » vient du mot « paître ». Le Christ nous repaît de sa chair et de son sang, chaque jour, dans le sacrement de l’autel. Jessé, le père de David, a dit à Samuel : « Mon dernier fils est un enfant et il paît les brebis » (1S 16,11). Notre David à nous, petit et humble, comme un bon pasteur, paît aussi ses brebis…

    On lit aussi dans Isaïe : « Comme un pasteur, il paîtra son troupeau ; dans ses bras il rassemblera les agneaux, il les portera dans son sein ; il portera lui-même les brebis mères (Is 40,11)… Le bon berger, en effet, quand il mène son troupeau au pâturage, ou qu’il l’en ramène, rassemble les tout petits agneaux qui ne peuvent pas encore marcher ; il les prend en ses bras, les porte en son sein ; il porte aussi les mères, celles qui doivent mettre bas ou celles qui viennent d’être délivrées. Ainsi fait Jésus Christ : chaque jour, il nous nourrit des enseignements de l’Évangile et des sacrements de l’Église. Il nous rassemble dans ses bras, qu’il a étendus sur la croix « pour réunir en un seul corps les enfants de Dieu qui étaient dispersés » (Jn 11,52). Il nous a recueillis dans le sein de sa miséricorde, comme une mère recueille son enfant.

    Saint Antoine de Padoue (v. 1195-1231), franciscain, docteur de l’Église
    Sermons pour le dimanche et les fêtes des saints (trad. Bayart, Eds. franciscaines 1944, p. 140)