Nous allons vous exposer comment, après avoir été renouvelés par le Christ, nous nous consacrons à Dieu… Ceux qui croient à la vérité de notre doctrine et de notre parole promettent de vivre selon cette loi. Nous leur enseignons à prier et à demander à Dieu, en jeûnant, le pardon de leurs péchés passés, et nous-mêmes nous prions et nous jeûnons avec eux. Ensuite nous les conduisons en un endroit où il y a de l’eau et là, de la même manière que nous avons été régénérés nous-mêmes, ils sont régénérés à leur tour. Au nom de Dieu le Père, maître de l’univers, de notre Sauveur Jésus Christ et de l’Esprit Saint, ils sont alors lavés dans l’eau.
Le Christ a dit en effet : « Si vous ne renaissez pas, vous n’entrerez pas dans Le Royaume des cieux ». Il est évident pour tout le monde que ceux qui sont nés une fois ne peuvent pas rentrer dans le sein de leur mère. Le prophète Isaïe a enseigné comment les pécheurs convertis effaceront leurs péchés ; il a parlé ainsi : « Lavez-vous, purifiez-vous, enlevez la méchanceté de vos âmes, apprenez à faire le bien… Venez et discutons, dit le Seigneur. Et si vos péchés sont comme l’écarlate, je vous rendrai blancs comme la laine » (Is 1,16s)… Voici la doctrine que les apôtres nous ont transmise à ce sujet. Nous avons reçu la première naissance sans le savoir et par nécessité, par suite de l’union de nos parents… Pour que nous ne demeurions pas les enfants de la nécessité et de l’ignorance, mais du libre choix et de la connaissance, et pour que nous obtenions dans l’eau le pardon de nos péchés passés, sur celui qui veut renaître et se convertir de ses péchés, on invoque dans l’eau le nom du Père de l’univers, notre Dieu et Maître. Il ne lui donne pas d’autre nom, celui qui conduit le candidat au baptême, car personne n’est capable d’attribuer un nom au Dieu qui est au-dessus de toute parole…
Ce bain du baptême est appelé « illumination » parce que ceux qui reçoivent cette doctrine ont l’esprit rempli de lumière. C’est aussi au nom de Jésus Christ, crucifié sous Ponce Pilate, et au nom de l’Esprit Saint qui a proclamé d’avance par les prophètes tout ce qui se rapporte à Jésus, c’est en leur nom qu’est baptisé celui qui reçoit la lumière.
Saint Justin (v. 100-160), philosophe, martyr
Première apologie (trad. cf. bréviaire, 3e mercredi de Pâques)
« Aujourd’hui, amène-Moi les âmes tièdes et immerge-les dans le gouffre de Ma Miséricorde. Ces âmes blessent le plus douloureusement Mon Cœur. Au jardin des Oliviers, ce sont elles qui M’inspirèrent cette plainte: Père, faites que ce calice s’éloigne de Moi! Cependant que Votre volonté soit faite et non la Mienne! Pour elles, la dernière planche de salut est le recours à Ma Miséricorde. »
Prions pour les âmes tièdes :
Très Miséricordieux Jésus, qui êtes la bonté même, accueillez dans la demeure de Votre Cœur les âmes tièdes. Que ces âmes glacées, véritable cadavres qui Vous comblaient jusqu’alors de répugnance, se réchauffent au feu de Votre pur amour. Ô très compatissant, Jésus, employez la toute-puissance de Votre Miséricorde et attirez-les elles aussi, dans le foyer même de Votre amour, afin qu’enflammées d’un zèle nouveau, elles soient aussi à Votre service.
Pater… Ave… Gloria…
Père Éternel, jetez un regard de compassion sur les âmes tièdes, qui sont également l’objet d’amour du Cœur très Miséricordieux de Votre Fils, Notre Seigneur Jésus-Christ. Dieu de Miséricorde et de toute consolation nous Vous supplions par les mérites de la douloureuse Passion de Votre Fils Bien-aimé, et par Son agonie de trois heures sur la Croix, faites qu’enflammées d’amour, elles glorifient davantage la grandeur de Votre Miséricorde dans tous les siècles. AMEN
Là où il y a une abondance de signes et de témoignages, il y a moins de mérite à croire… C’est pourquoi Dieu n’opère des œuvres merveilleuses que lorsqu’elles sont absolument nécessaires pour amener les hommes à croire. Pour ce motif et afin que ses disciples ne soient pas privés du mérite de la foi s’ils avaient expérimenté par eux-mêmes sa résurrection, avant de leur apparaître, il a disposé les choses pour qu’ils croient sans le voir lui-même.
À Marie-Madeleine il a montré d’abord le tombeau vide ; ensuite il l’a fait instruire par les anges, parce que « la foi naît de ce qu’on entend » comme dit saint Paul (Rm 10,17). Ainsi, il voulait qu’elle croie en entendant et avant de voir ; et quand elle l’a vu, c’était sous la forme d’un jardinier, afin d’achever de l’instruire dans la foi.
Aux disciples il a envoyé d’abord les saintes femmes pour leur dire qu’il était ressuscité. Aux pèlerins d’Emmaüs, il a enflammé d’abord le cœur par la foi avant de se découvrir à eux. Finalement, il a repris tous ses disciples de n’avoir pas cru. Quant à Thomas, qui avait voulu toucher ses plaies, il lui a dit : « Bienheureux ceux qui n’ont pas vu et qui ont cru » (Jn 20,29).
Saint Jean de la Croix (1542-1591), carme, docteur de l’Église
La Montée du Carmel, 3,31 (trad. OC, Cerf 1990, p. 869 rev.)

Paroles de Notre-Seigneur :
« Aujourd’hui, amène-Moi les âmes qui se trouvent au purgatoire, et immerge-les dans l’abîme de Ma Miséricorde, afin que les torrents de Mon Sang soulagent leurs brûlures. Toutes ces âmes malheureuses Me sont très chères, pendant qu’elles satisfont à la Justice Divine. Il est en Votre pouvoir de leur apporter un adoucissement, en puisant dans le trésor de l’ Église des indulgences et des offrandes expiatoires… Oh! si Vous connaissiez leurs tourments, Vous ne cesseriez de leur offrir l’aumône de Vos prières de payer leurs dettes à Ma Justice. »
Prions pour les âmes du purgatoire :
Très Miséricordieux Jésus, qui avez dit: « Soyez compatissants comme votre Père est compatissant. » Recevez, nous Vous en prions dans la demeure de Votre Cœur très Miséricordieux, les âmes du purgatoire, qui Vous sont si chères et qui satisfont à la Justice Divine. Que les flots de Sang et d’Eau, jaillis de Votre Cœur, éteignent les flammes du feu du purgatoire, afin que là aussi se manifeste la puissance de Votre Miséricorde.
Pater… Ave… Gloria…
Père Éternel, jetez un regard de compassion sur les âmes qui souffrent au purgatoire, et par les mérites de la douloureuse Passion de Votre Fils, ainsi que par l’amertume dont fut rempli à ce moment Son Sacré-Cœur, ayez pitié de ceux qui se trouvent déjà actuellement sous le regard de Votre Justice. Nous vous supplions de ne regarder ces âmes qu’à travers les plaies de Votre Fils Bien-aimé, convaincus que Votre Bonté et Votre Miséricorde n’ont pas de bornes. AMEN
En ce temps-là, Jésus se manifesta encore aux disciples sur le bord de la mer de Tibériade, et voici comment.
Il y avait là, ensemble, Simon-Pierre, avec Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau), Nathanaël, de Cana de Galilée, les fils de Zébédée, et deux autres de ses disciples.
Simon-Pierre leur dit : « Je m’en vais à la pêche. » Ils lui répondent : « Nous aussi, nous allons avec toi. » Ils partirent et montèrent dans la barque ; or, cette nuit-là, ils ne prirent rien.
Au lever du jour, Jésus se tenait sur le rivage, mais les disciples ne savaient pas que c’était lui.
Jésus leur dit : « Les enfants, auriez-vous quelque chose à manger ? » Ils lui répondirent : « Non. »
Il leur dit : « Jetez le filet à droite de la barque, et vous trouverez. » Ils jetèrent donc le filet, et cette fois ils n’arrivaient pas à le tirer, tellement il y avait de poissons.
Alors, le disciple que Jésus aimait dit à Pierre : « C’est le Seigneur ! » Quand Simon-Pierre entendit que c’était le Seigneur, il passa un vêtement, car il n’avait rien sur lui, et il se jeta à l’eau.
Les autres disciples arrivèrent en barque, traînant le filet plein de poissons ; la terre n’était qu’à une centaine de mètres.
Une fois descendus à terre, ils aperçoivent, disposé là, un feu de braise avec du poisson posé dessus, et du pain.
Jésus leur dit : « Apportez donc de ces poissons que vous venez de prendre. »
Simon-Pierre remonta et tira jusqu’à terre le filet plein de gros poissons : il y en avait cent cinquante-trois. Et, malgré cette quantité, le filet ne s’était pas déchiré.
Jésus leur dit alors : « Venez manger. » Aucun des disciples n’osait lui demander : « Qui es-tu ? » Ils savaient que c’était le Seigneur.
Jésus s’approche ; il prend le pain et le leur donne ; et de même pour le poisson.
C’était la troisième fois que Jésus ressuscité d’entre les morts se manifestait à ses disciples.
Quand ils eurent mangé, Jésus dit à Simon-Pierre : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu vraiment, plus que ceux-ci ? » Il lui répond : « Oui, Seigneur ! Toi, tu le sais : je t’aime. » Jésus lui dit : « Sois le berger de mes agneaux. »
Il lui dit une deuxième fois : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu vraiment ? » Il lui répond : « Oui, Seigneur ! Toi, tu le sais : je t’aime. » Jésus lui dit : « Sois le pasteur de mes brebis. »
Il lui dit, pour la troisième fois : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu ? » Pierre fut peiné parce que, la troisième fois, Jésus lui demandait : « M’aimes-tu ? » Il lui répond : « Seigneur, toi, tu sais tout : tu sais bien que je t’aime. » Jésus lui dit : « Sois le berger de mes brebis.
Amen, amen, je te le dis : quand tu étais jeune, tu mettais ta ceinture toi-même pour aller là où tu voulais ; quand tu seras vieux, tu étendras les mains, et c’est un autre qui te mettra ta ceinture, pour t’emmener là où tu ne voudrais pas aller. »
Jésus disait cela pour signifier par quel genre de mort Pierre rendrait gloire à Dieu. Sur ces mots, il lui dit : « Suis-moi. »
Cet épisode résume la vie de l’Eglise, jusqu’à la fin des temps… Au début, les disciples partent à la pêche avec Simon-Pierre ; ils sont sept, un chiffre symbole de plénitude : c’est vraiment toute l’Eglise qui est évoquée ici, et c’est à elle que le Christ ressuscité va se manifester. Mais « ils passèrent la nuit sans rien prendre » car le Christ « Lumière du monde » n’était pas avec eux, et « la nuit, nul ne peut travailler » au salut du monde, car « sans moi vous ne pouvez rien faire » (Jn 8,12 ; 9,4 ; 15,5) …
Mais « au lever du jour, Jésus était là ». Le Ressuscité les a rejoints… Ce « lever du jour » évoque cette situation intermédiaire qui est la nôtre, dans la foi : « Les ténèbres s’en vont, la véritable Lumière brille déjà » (1Jn 2,8), mais Lui, nous ne le voyons pas encore. Pourtant, il est là, mais sa Présence n’est pas évidente. Au début, les disciples « ne savaient pas que c’était lui ». Mais St Jean saura leur donner l’exemple du regard de foi : « C’est le Seigneur ! »
« Jetez le filet à droite de la barque et vous trouverez ». Ils obéissent, ils font tout simplement ce que le Ressuscité leur demande de faire. Ce filet peut symboliser la Parole de Dieu que l’Eglise, aujourd’hui encore, est invitée à lancer largement et par tous les moyens possibles jusqu’aux « extrémités de la terre » (Ps 2)… Et Jésus l’a promis, l’Esprit Saint rendra témoignage à cette Parole de Vie en communiquant justement à tous ceux et celles qui l’accueilleront « quelque chose » qui est de l’ordre même de la Vie éternelle… « L’Esprit me rendra témoignage, l’Esprit qui vivifie » (Jn 15,26 ; 6,63). St Pierre en a fait l’expérience : en écoutant Jésus de tout cœur, il vivait « quelque chose » d’unique, d’indescriptible, de formidable, une intensité de vie : « Tu as les Paroles de la vie éternelle ». De cette expérience est née sa foi : « Et nous, nous croyons et nous avons reconnu que tu es le Saint de Dieu » (Jn 6,68-69).
Les filets de la Parole sont donc lancés… Et ils se remplissent : « 153 gros poissons », un chiffre qui peut symboliser tout à la fois la Plénitude de l’humanité appelée au salut, et l’œuvre de Dieu. C’est en effet l’action de Dieu qui donne à la mission de l’Eglise de pouvoir porter du fruit, car « Dieu veut que tous les hommes soient sauvés » (1Tm 2,3-6), et « tout ce que veut le Seigneur, il le fait » (Ps 135,6), avec son Eglise et par elle. A nous maintenant de semer sa Parole le plus largement possible, et nous nous émerveillerons des fruits du travail du Seigneur…
Diacre Jacques FOURNIER
Paroles de Notre-Seigneur :
« Aujourd’hui, amène-Moi les âmes qui honorent et glorifient particulièrement Ma Miséricorde. Ces âmes ont le plus partagé Ma Passion et le plus profondément pénétré dans Mon esprit, elles sont le reflet vivant de Mon Cœur Miséricordieux. Dans la vie future, ces âmes étincelleront d’un éclat particulier, et aucune d’elles n’ira en enfer. Chacune aura Ma protection à l’heure de la mort. »
Prions pour ceux qui vénèrent la Miséricorde Divine et en propagent la dévotion :
Très Miséricordieux Jésus, dont le Cœur est amour, recevez dans Votre Cœur très Miséricordieux les grandeur de Votre Miséricorde. Dotées de la puissance même de Dieu, toujours confiantes en Votre insolvable Miséricorde, et répondant à la sainte volonté de Dieu, elles portent sur leurs épaules l’humanité entière, implorant sans cesse pour elle du Père Céleste pardon et grâces. Faites qu’elles persévèrent jusqu’à la fin dans leur zèle initial, et à l’heure de la mort, ne venez pas à elles en Juge, mais en Sauveur Miséricordieux.
Pater… Ave… Gloria…
Père Éternel, jetez un regard de compassion sur les âmes qui vénèrent et glorifient spécialement Votre plus grand attribut: l’insondable Miséricorde. Enfermées dans le Cœur très Miséricordieux de Votre Fils, ces âmes sont comme un Évangile vivant, leurs mains sont pleines d’actes de Miséricorde, et leur âme, comblée de joie, chante l’hymne de Votre gloire. Nous Vous prions Dieu clément de leur manifester Votre Miséricorde selon l’espérance et la confiance qu’elles ont mis en Vous, afin que s’accomplisse par la promesse du Sauveur, qu’il protégera durant la vie et à l’heure du trépas quiconque honorerait et propageait le mystère de Votre Miséricorde. AMEN
Nous avons plus que jamais besoin d’entendre cette parole du Christ ressuscité : « N’ayez pas peur ! » (Mt 28,10) C’est une nécessité pour l’homme d’aujourd’hui…qui ne cesse pas d’avoir peur en son for intérieur et non sans raisons… C’est également une nécessité pour tous les peuples et toutes les nations du monde entier. Il faut que, dans la conscience de chaque être humain, se fortifie la certitude qu’il existe Quelqu’un qui tient dans ses mains le sort de ce monde qui passe, Quelqu’un qui détient les clefs de la mort et des enfers (Ap 1,18), Quelqu’un qui est l’Alpha et l’Oméga de l’histoire de l’homme (Ap 22,13), qu’elle soit individuelle ou collective ; et surtout la certitude que ce Quelqu’un est Amour, l’Amour fait homme, l’Amour crucifié et ressuscité, l’Amour sans cesse présent au milieu des hommes ! Il est l’Amour eucharistique. Il est source inépuisable de communion. Il est le seul que nous puissions croire sans la moindre réserve quand il nous demande : « N’ayez pas peur ! »
Saint Jean-Paul II (1920-2005), pape
Entrez dans l’espérance, « N’ayez pas peur ! » (trad. Plon/Mame 1994, p. 320)
Paroles de Notre-Seigneur :
« Aujourd’hui, amène-Moi les âmes douces et humbles, ainsi que celles des petits enfants, immerge-les toutes dans l’océan de Ma Miséricorde. Elles ressemblent le plus à Mon Cœur et ce sont elles qui Me fortifient dans Ma douloureuse agonie. Je les voyais alors telles des anges terrestres, veillant sur Mes autels. C’est sur elles que Je déverse donc Mes grâces en abondance, car seule, une âme humble, en qui Je mets toute Ma confiance, est apte à recevoir Mes dons. »

Prions pour les enfants et les âmes humbles :
Très Miséricordieux Jésus, qui avez dit ; « Apprenez de Moi que Je suis doux et humble de Cœur (Matt, 11, 29) » recevez dans la demeure de Votre Cœur très Miséricordieux les âmes douces et humbles, et celles des petits enfants. Ravissant les cieux entiers, elles sont l’objet d’une affection spéciale du Père Céleste, elles sont comme un bouquet odoriférant devant le Trône divin, ou Dieu se délecte du parfum de leurs vertus. Faites qu’elles demeurent longtemps dans Votre Cœur, chantant sans cesse l’hymne de l’Amour et de la Miséricorde de Dieu.
Pater… Ave… Gloria…
Père Éternel, jetez un regard de compassion sur les âmes douces et humbles et sur celles des petits enfants, qui sont particulièrement chères au Cœur de Votre Fils. Par leur naturel, elles sont à tel point semblable à Jésus, qu’elles possèdent un pouvoir inconcevable devant le Trône de Dieu. « Père de toutes consolations. » Nous Vous supplions donc, Père de Miséricorde et de toute bonté, par amour pour ces âmes, en qui Vous avez mis Vos complaisances, bénissez le monde entier, afin que tous les hommes puissent ensemble rendre une gloire incessante à Votre Miséricorde. AMEN