Auteur/autrice : fred

  • « Moi, je suis le pain de la vie. »

    Sion, célèbre ton Sauveur,
    chante ton chef et ton pasteur
    par des hymnes et des chants.

    Tant que tu peux, tu dois oser
    car il dépasse tes louanges ;
    tu ne peux trop le louer.

    Le pain vivant, le pain de vie,
    il est aujourd’hui proposé
    comme objet de tes louanges.

    Au repas sacré de la Cène
    il est bien vrai qu’il fut donné
    au groupe des douze frères.

    Louons-le à voix pleine et forte,
    que soit joyeuse et rayonnante
    l’allégresse de nos cœurs ! (…)

    À ce banquet du nouveau Roi,
    la Pâque de la Loi nouvelle
    met fin à la Pâque ancienne.

    L’ordre ancien le cède au nouveau,
    la réalité chasse l’ombre
    et la lumière la nuit.

    Ce qui le Christ fit à la Cène,
    il ordonna qu’en sa mémoire
    nous le fassions après lui.

    Instruits par son précepte saint,
    nous consacrons le pain, le vin,
    en victime de salut. (…)

    Sa chair nourrit, son sang abreuve, (cf. Jn 6,55),
    mais le Christ tout entier demeure
    sous chacune des espèces.

    On le reçoit sans le briser,
    le rompre ni le diviser ;
    il est reçu tout entier.

    Qu’un seul ou mille communient,
    il se donne à l’un comme aux autres,
    il nourrit sans disparaître. (…)

    Le voici le pain des anges (Cf. Ps 78,25),
    il est le pain de l’homme en route, ;
    le vrai pain des enfants de Dieu,
    qu’on ne peut jeter aux chiens. (Cf. Mt 15,26).

    D’avance il fut annoncé
    par Isaac en sacrifice (Cf. Gn 22),
    par l’agneau pascal immolé
    par la manne de nos pères.

    Ô bon Pasteur, notre vrai pain,
    ô Jésus, aie pitié de nous,
    nourris-nous et protège-nous,
    fais-nous voir les biens éternels
    dans la terre des vivants (Cf. Ps 26,13).

    Toi qui sais tout et qui peux tout
    Toi qui sur terre nous nourris,
    conduis-nous au banquet du ciel,
    et donne-nous ton héritage,
    en compagnie de tes saints

    Saint Thomas d’Aquin (1225-1274)

     

     

     

  • « L’œuvre de Dieu c’est que vous croyiez en celui qu’il a envoyé. »

    C’est à toi d’exaucer notre prière, c’est à toi de faire aboutir notre quête, c’est à toi d’ouvrir la porte où nous frappons (Lc 11,9). Car, de nature, tu nous vois engourdis par je ne sais quelle paresse spirituelle ; la faiblesse de notre esprit (…) nous empêche de comprendre tes mystères. (…) Telle est donc notre attente : tu encourageras les débuts de cette entreprise redoutable, tu affermiras les progrès de notre démarche et tu nous appelleras à participer à l’Esprit qui a guidé tes prophètes et tes apôtres ; ainsi, nous n’entendrons pas leurs paroles dans un sens autre que celui qu’ils avaient en vue (…).

    Nous confirmerons, en effet, ce qu’ils ont proclamé dans leur enseignement sacré : toi, le Dieu éternel, tu es le Père du Dieu éternel, le Fils Unique. Toi, tu es le seul à ne pas être né, et le Seigneur Jésus Christ est le seul à être né de toi par une naissance éternelle, sans pourtant être différent de toi au point de suggérer la réalité de deux dieux. Oui, il nous faut proclamer qu’il est engendré de toi qui es le Dieu Unique ; nous devons le déclarer : il n’est pas autre que le vrai Dieu, né de toi, vrai Dieu et Père.

    Accorde-nous donc de donner aux mots leur sens véritable, prodigue la lumière à notre esprit, (…) et établis notre foi dans la vérité. Accorde-nous de dire ce que nous croyons ; (…) que tu es un seul Dieu le Père et qu’il y a un seul Seigneur Jésus Christ. Donne-nous de te célébrer (…), donne-nous de te révérer, toi, Dieu unique mais non solitaire, donne-nous de le proclamer, lui, Dieu véritable.

    Saint Hilaire (v. 315-367)

     

     

     

  • « Reste avec nous ! »

    Frères, quand est-ce que le Seigneur s’est fait reconnaître ? Quand il a rompu le pain. Nous en sommes donc assurés nous-mêmes : quand nous rompons le pain, nous reconnaissons le Seigneur. S’il n’a voulu être reconnu qu’à cet instant, c’est pour nous, nous qui ne devions pas le voir dans la chair, et qui pourtant devions manger sa chair. Toi donc qui crois en lui, qui que tu sois, toi qui ne portes pas en vain le nom de chrétien, toi qui n’entres pas par hasard dans l’église, toi qui écoutes la parole de Dieu dans la crainte et l’espérance, le pain rompu sera pour toi une consolation. L’absence du Seigneur n’est pas une vraie absence. Aie confiance, garde la foi, et il est avec toi, même si tu ne le vois pas.

    Quand le Seigneur les a abordés, les disciples n’avaient pas la foi. Ils ne croyaient pas en sa résurrection ; ils n’espéraient même pas qu’il puisse ressusciter. Ils avaient perdu la foi ; ils avaient perdu l’espérance. C’étaient des morts qui marchaient avec un vivant ; ils marchaient, morts, avec la vie. La vie marchait avec eux, mais en leur cœur, la vie n’était pas encore renouvelée.

    Et toi, désires-tu la vie ? Imite les disciples, et tu reconnaîtras le Seigneur. Ils ont offert l’hospitalité ; le Seigneur semblait résolu à poursuivre sa route, mais ils l’ont retenu. (…) Toi aussi, retiens l’étranger si tu veux reconnaître ton Sauveur. (…) Apprends où chercher le Seigneur, où le posséder, où le reconnaître : en partageant le pain avec lui.

    Saint Augustin (354-430)

     

     

     

  • Fête de saint Marc, évangéliste

    « Redonnez de la vigueur aux mains défaillantes et aux genoux chancelants » (He 12,12; Is 35,3). (…) Pris par Barnabé et Paul lors de leur premier voyage apostolique, saint Marc les a abandonnés assez rapidement pour rentrer à Jérusalem (Ac 15,38). Or, dans la suite, il a été l’assistant de saint Pierre à Rome (1P 5,13). C’est là qu’il a composé son évangile, principalement d’après ce que cet apôtre lui avait raconté. Enfin, il a été envoyé par Pierre à Alexandrie en Égypte, où il a fondé une Église, l’une des plus strictes et des plus puissantes de ces temps des débuts. (…) Celui donc qui a abandonné la cause de l’Évangile face aux premiers dangers s’est montré par la suite (…) un serviteur très résolu et fidèle de Dieu (…), et l’instrument de ce changement paraît être saint Pierre, qui a su admirablement rétablir ce disciple timide et lâche.

    Une leçon nous est donnée à travers cette histoire : par la grâce de Dieu, le plus faible peut devenir fort. Donc, il ne faut pas mettre notre confiance en nous-mêmes, ni jamais mépriser un frère qui fait preuve de faiblesse, ni jamais désespérer à son sujet, mais porter son fardeau (Ga 6,2) et l’aider à aller de l’avant. (…) L’histoire de Moïse nous montre l’exemple d’un tempérament fier et impétueux que l’Esprit a dompté au point d’en faire un homme de douceur exceptionnelle. (…) : « l’homme le plus humble que la terre ait porté » (Nb 12,3). (…) L’histoire de Marc démontre un cas de changement encore plus rare : le passage de la timidité à la hardiesse. (…) Admirons donc chez saint Marc une transformation plus étonnante que celle de Moïse : « Grâce à la foi, de faible qu’il était, il a été rendu vigoureux » (cf He 11,34).

    Saint John Henry Newman (1801-1890)

     

     

     

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    En union de prière, tous les soirs à 18h35 pour les Stes âmes du Purgatoire, tous les jours pour les neuvaines d’Ardouane, et tous les vendredis soir, de 21h30 à 22h00, à la demande de Marie Mère des hommes, aux intentions de ce monde et pour tous ceux partis trop tôt du covid-19 ou malades.

     

     

     

     

  • « Rompant les pains, il les donna aux disciples, qui les donnèrent aux foules. » (Mt 14,19)

    L’Église « en sortie » est une Église aux portes ouvertes (…); l’Église est appelée à être toujours la maison ouverte du Père. (…) Tous peuvent participer de quelque manière à la vie ecclésiale, tous peuvent faire partie de la communauté, et même les portes des sacrements ne devraient pas se fermer pour n’importe quelle raison. Ceci vaut surtout pour ce sacrement qui est « la porte », le baptême. L’eucharistie, même si elle constitue la plénitude de la vie sacramentelle, n’est pas un prix destiné aux parfaits, mais un remède généreux et un aliment pour les faibles. (…) L’Église n’est pas une douane, elle est la maison paternelle où il y a de la place pour chacun avec sa vie difficile.

    Si l’Église entière assume ce dynamisme missionnaire, elle doit parvenir à tous, sans exception. Mais qui devrait-elle privilégier ? Quand quelqu’un lit l’Évangile, il trouve une orientation très claire ; pas tant « les amis et voisins riches, » mais surtout « les pauvres et les infirmes », ceux qui sont souvent méprisés et oubliés, « ceux qui n’ont pas de quoi te le rendre » (Lc 14,12s). Aucun doute ni aucune explication qui affaibliraient ce message si clair ne doivent subsister ; aujourd’hui et toujours, « les pauvres sont les destinataires privilégiés de l’Évangile » (Benoît XVI). (…) Il faut affirmer sans détour qu’il existe un lien inséparable entre notre foi et les pauvres. Ne les laissons jamais seuls.

    Sortons, sortons pour offrir à tous la vie de Jésus Christ. (…) Si quelque chose doit saintement nous préoccuper et inquiéter notre conscience, c’est que tant de nos frères vivent sans la force, la lumière et la consolation de l’amitié de Jésus Christ, sans une communauté de foi qui les accueille, sans un horizon de sens et de vie. (…) Dehors, il y a une multitude affamée, et Jésus qui nous répète sans arrêt ; « Donnez-leur vous-mêmes à manger » (Mt 14,16; Mc 6, 37; Lc 9,13).

    Pape François

     

     

     

  • « Celui qui vient du ciel est au-dessus de tous. » (Jn 3,31)

    Comment convaincre l’incroyant, ou l’homme de peu de foi, que la fourmi peut avoir des ailes, qu’une chenille peut se mettre à voler, et que nombre d’autres choses paradoxales se font dans la création, afin que, se dégageant ainsi de la maladie de l’incrédulité et du désespoir, lui aussi devienne ailé, et, comme un arbre, se couvre des fleurs de la sainte connaissance ? Il est dit en effet : « C’est moi qui fais fleurir l’arbre mort et qui rend la vie aux os desséchés » (cf. Ez 17,24 ; 37,1-11). (…)

    À l’âme qui se réprouve elle-même, tant sont nombreuses ses tentations et tant est grand l’essaim des péchés, et qui dit : « Notre espérance est détruite, nous sommes perdus » (Ez 37,11), il a été répondu, de par Dieu qui ne désespère pas de notre salut : « Vous vivrez et vous saurez que je suis le Seigneur » (Ez 37,6). Et à l’âme qui se demande comment elle pourra bien enfanter le Christ par ses grandes vertus, il a été dit : « L’Esprit Saint, viendra sur toi » (Lc 1,35). Or là où se trouve l’Esprit Saint, ne cherche plus l’ordre et la loi de la nature et de l’habitude. En effet le Saint-Esprit que nous adorons est tout puissant, et il te soumet ce que tu ne pouvais porter, pour que tu t’émerveilles. Il signifie aussi maintenant la victoire de l’intelligence, qui naguère était vaincue.

    Car le Consolateur qui d’en-haut vient sur nous dans sa miséricorde, est au-dessus de tout. Il est au-dessus de tous les mouvements naturels.

    Jean Carpathios (VIIe s.)

     

     

     

  • « La lumière est venue dans le monde. »

    « Le commandement du Seigneur est limpide, il clarifie le regard » (Ps 18,9). Reçois le Christ, reçois la capacité de voir, reçois la lumière, afin de connaître Dieu et l’homme. (…) Recevons la lumière afin de recevoir Dieu (…), recevons la lumière et devenons les disciples du Seigneur (…), chassons l’ignorance et les ténèbres qui voilent notre regard comme un brouillard, contemplons le Dieu véritable (…) Alors que nous étions ensevelis dans les ténèbres et prisonniers de l’ombre de la mort (Mt 4,16; Is 42,7), du ciel une lumière plus pure que le soleil, plus douce que la vie d’ici-bas, a resplendi pour nous. Cette lumière est la vie éternelle, et tout ce qui y participe a la vie. La nuit redoute cette lumière ; de peur, elle disparaît, et fait place au jour du Seigneur ; tout est devenu lumière sans déclin.

    L’occident s’est changé en orient ; c’est « la création nouvelle » (Ga 6,15; Ap 21,1). Car le « Soleil de justice » (Ml 3,20), qui passe partout dans sa course, visite tout le genre humain sans distinction. Il imite son Père qui « fait lever son soleil sur tous les hommes » (Mt 5,45) et il répand sur tous la rosée de la vérité. (…) En crucifiant la mort, il l’a transformée en vie ; il a arraché l’homme à la perdition et l’a fixé dans les cieux ; il a transplanté ce qui était périssable pour le rendre impérissable ; il a changé la terre en ciel. (…)

    Il donne la vie de Dieu aux hommes par son enseignement divin, en « mettant ses lois dans leur pensée et en les inscrivant dans leur cœur (…) : tous connaîtront Dieu, des plus petits jusqu’aux plus grands, et je pardonnerai leurs fautes, dit Dieu, je ne me rappellerai plus leurs péchés » (Jr 31,33s). Accueillons donc les lois de la vie, obéissons à l’enseignement de Dieu, apprenons à le connaître.

    Saint Clément d’Alexandrie (150-v. 215)

     

     

     

     

  • « Nul n’est monté au ciel sinon celui qui est descendu du ciel. »

    Le Pasteur de tous est descendu,
    Il a cherché Adam, brebis perdue,
    Il l’a porté sur ses épaules et est remonté.
    Il s’est fait lui-même sacrifice offert au Maître du troupeau (Lc 15,4; Jn 10,11).
    Bénie soit sa descente vers nous !

    Il s’est répandu, rosée et pluie vivifiante,
    Sur Marie, cette terre assoiffée.
    Grain de blé, il est descendu dans la terre ;
    Il en est remonté, gerbe et pain nouveau (Jn 12,24).
    Bénie soit son offrande ! (…)

    De la hauteur, la puissance est descendue pour nous,
    Du sein de la Vierge, l’espérance a brillé pour nous,
    Du tombeau la vie est apparue pour nous,
    À la droite du Père, il siège en roi pour nous.
    Béni soit son honneur !

    De la hauteur il a coulé comme un fleuve ;
    De Marie il est sorti comme un rejeton ;
    Du bois il a pendu comme un fruit,
    Et il est monté au ciel, offrande des prémices.
    Bénie soit sa volonté

    Saint Éphrem (v. 306-373)