Auteur/autrice : fred

  • Fête de sainte Catherine de Sienne, vierge, docteur de l’Eglise, copatronne de l’Europe

    Toi, éternelle Trinité, tu es comme un océan profond : plus j’y cherche et plus je te trouve ; plus je trouve et plus je te cherche. Tu rassasies insatiablement notre âme car, dans ton abîme, tu rassasies l’âme de telle sorte qu’elle demeure indigente et affamée, parce qu’elle continue à souhaiter et à désirer te voir dans ta lumière (Ps 35,10), ô lumière, éternelle Trinité. (…)

    J’ai goûté et j’ai vu avec la lumière de mon intelligence et dans ta lumière, éternelle Trinité, à la fois l’immensité de ton abîme et la beauté de ta créature. Alors, j’ai vu qu’en me revêtant de toi, je deviendrais ton image (Gn 1,27), parce que tu me donnes, Père éternel, quelque chose de ta puissance et de ta sagesse. Cette sagesse est l’attribut de ton Fils unique. Quant au Saint-Esprit, qui procède de toi, Père, et de ton Fils, il m’a donné la volonté qui me rend capable d’aimer. Car toi, éternelle Trinité, tu es le Créateur, et moi la créature ; aussi ai-je connu, éclairée par toi, dans la nouvelle création que tu as faite de moi par le sang de ton Fils unique, que tu as été saisie d’amour pour la beauté de ta créature.

    Sainte Catherine de Sienne (1347-1380)

     

     

  • « Moi, qui suis la lumière, je suis venu dans le monde pour que celui qui croit en moi ne demeure pas dans les ténèbres. »

    L’humilité avec laquelle le Christ « se dépouilla lui-même en prenant la condition de serviteur » (Ph 2,7) est pour nous lumière. Lumière pour nous son refus de la gloire du monde, lui qui a voulu naître dans une étable plutôt que dans un palais et subir une mort honteuse sur une croix. Grâce à cette humilité nous pouvons savoir combien est détestable le péché d’un être de limon (Gn 2,7), un pauvre petit homme de rien, lorsqu’il s’enorgueillit, se glorifie et ne veut pas obéir tandis que nous voyons le Dieu infini humilié, méprisé et livré aux hommes. (…)

    La douceur avec laquelle il a supporté la faim, la soif, le froid, les insultes, les coups et les blessures est aussi pour nous lumière, lorsque « comme un agneau il a été conduit à l’abattoir et comme une brebis devant le tondeur il n’a pas ouvert la bouche » (Is 53,7). Grâce à cette douceur, en effet, nous voyons combien la colère est inutile, de même que la menace ; nous consentons alors à souffrir et nous ne servons pas le Christ par routine. Grâce à elle, nous apprenons à connaître tout ce qui nous est demandé : pleurer nos péchés dans la soumission et le silence, et endurer patiemment la souffrance quand elle se présente. Car le Christ a enduré ses tourments avec tant de douceur et de patience, non pour des péchés qu’il n’a pas commis, mais pour ceux d’autrui.

    Dès lors, frères très chers, réfléchissez à toutes les vertus que le Christ nous a enseignées par sa vie exemplaire, qu’il nous recommande par ses exhortations et qu’il nous donne la force d’imiter avec l’aide de sa grâce.

    Lansperge le Chartreux (1489-1539)

     

     

  • « Le Père et moi, nous sommes UN. »

    Envoyé et sorti du Père, le Verbe est descendu
    et il a habité tout entier dans les entrailles de la Vierge.
    Tout entier il était dans le Père,
    et tout entier il était dans ce sein virginal,
    et tout entier dans le tout, lui que rien ne peut contenir. (…)
    Demeurant inchangé, il a pris la forme d’esclave (Ph 2,7)
    et après avoir été mis au monde, il est devenu un homme en tout. (…)
    Comment affirmer ce qui est impossible à expliquer
    à tous les anges, aux archanges et à tout être créé ?
    On le pense d’une manière véritable,
    mais on ne peut pas du tout l’exprimer,
    et notre esprit ne peut pas le comprendre vraiment parfaitement.

    Comment donc Dieu et homme, et homme-Dieu
    est-il aussi le Fils du Père, tout entier,
    d’une manière qui ne l’en sépare pas ;
    comment est-il devenu fils de la Vierge et est-il sorti dans le monde ;
    et comment est-il resté impossible à contenir pour tous ? (…)
    Tu resteras silencieux maintenant
    car même si tu voulais parler, ton esprit ne trouvera pas de parole,
    et ta langue bavarde demeure réduite au silence. (…)

    Gloire à toi, Père et Fils et Esprit Saint,
    divinité que l’on ne peut pas saisir, indivisible dans sa nature.
    Nous t’adorons dans l’Esprit Saint,
    nous qui possédons ton Esprit, car nous l’avons reçu de toi.
    Et, voyant ta gloire, nous ne recherchons pas indiscrètement,
    mais c’est en lui, ton Esprit, que nous te voyons,
    Père inengendré, et ton Verbe engendré qui sort de toi.
    Et nous adorons la Trinité indivisible et sans mélange
    dans son unique divinité et souveraineté et puissance.

    Syméon le Nouveau Théologien (v. 949-1022)

     

     

  • Union de prières

     

    En union de prières ce mardi après-midi à 15h00.

     

  • Je suis venu pour qu’ils aient la vie en abondance

    Qu’est-ce que l’économie de la venue du Christ ? Le retour de notre nature à elle-même et sa restauration.

    Car le Christ a rendu à la nature humaine la dignité d’Adam le premier homme. Il lui a donné en outre, ô grâce vraiment divine, et vraiment grande, l’héritage céleste de l’Esprit bon, en la faisant sortir de la prison des ténèbres. Il a montré le chemin et la porte de la vie : à qui est passé par cette porte, à qui a frappé à cette porte, il est possible d’entrer dans le Royaume. Il est dit en effet : « Demandez, et il vous sera donné. Frappez, et il vous sera ouvert » (Mt 7,7). Par cette porte peut entrer chacun de ceux qui veulent trouver la liberté de leur âme et désirent que celle-ci recouvre ses propres pensées, s’enrichisse de demeurer avec le Christ et l’ait pour époux dans la communion de l’Esprit bon.

    Vois ici l’ineffable amour du Maître pour l’homme créé par lui à son image !

    Homélie attribuée à saint Macaire d’Égypte (?-390)

     

     

  • « Je suis le bon pasteur ; je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent. »

    Regardons notre berger, le Christ. (…) Il se réjouit de ses brebis qui sont auprès de lui et va chercher celles qui s’égarent. Montagnes et forêts ne lui font pas peur ; il parcourt les ravins pour arriver jusqu’à la brebis perdue. Même s’il la trouve en piteux état, il ne se met pas en colère, mais touché de compassion, il la prend sur ses épaules et, de sa propre fatigue, guérit la brebis fatiguée (Lc 15,4s). (…)

    C’est avec raison que le Christ proclame : « Je suis le Bon Pasteur, je cherche la brebis perdue, je ramène celle qui est égarée, je panse celle qui est blessée, je guéris celle qui est malade (Ez 34,16). J’ai vu le troupeau des hommes accablé par la maladie ; j’ai vu mes agneaux s’en aller où demeurent les démons ; j’ai vu mon troupeau dépecé par les loups. J’ai vu cela et ne l’ai pas regardé de haut. C’est pourquoi j’ai pris la main desséchée, tenue par le mal comme par un loup ; j’ai délié ceux que la fièvre avait liés ; j’ai appris à voir à celui dont les yeux étaient fermés depuis le sein de sa mère ; j’ai retiré Lazare du tombeau où il gisait depuis quatre jours (Mc 3,5; 1,31; Jn 9; 11). Car je suis le bon pasteur ; le bon pasteur donne sa vie pour ses brebis. » (…)

    Les prophètes ont connu ce pasteur lorsque, bien avant sa Passion, ils annonçaient ce qui allait venir : « Comme une brebis, le voici conduit à l’abattoir ; comme un agneau muet devant les tondeurs, il n’a pas ouvert la bouche » (Is 53,7). Comme une brebis, le pasteur a offert sa gorge pour ses brebis. (…) Par sa mort, il remédie à la mort ; par son tombeau, il vide les tombeaux (…) Les tombeaux sont lourds et la prison fermée, tant que le pasteur, descendu de la croix, ne vient pas apporter à ses brebis enfermées la joyeuse nouvelle de leur libération. On le voit aux enfers où il donne l’ordre d’élargissement (1P 3,19) ; on le voit appeler à nouveau ses brebis, leur dire son appel du séjour des morts à la vie. « Le bon pasteur donne sa vie pour ses brebis. » C’est ainsi qu’il se propose de gagner l’affection de ses brebis, et celles qui savent entendre sa voix aiment le Christ.

    Basile de Séleucie (?-v. 468)

     

     

  • « Mes paroles sont esprit et vie. »

    « Prenez et mangez, dit Jésus, ceci est mon corps qui est rompu pour vous » (cf 1Co 11,24). Pourquoi les disciples n’ont-ils pas été troublés en entendant ces mots ? C’est parce que le Christ leur avait déjà dit beaucoup de grandes choses à ce sujet (Jn 6). (…) Faisons pleinement confiance à Dieu, nous aussi. Ne lui faisons pas d’objections, même si ce qu’il dit paraît contraire à nos raisonnements et à ce que nous voyons. Que sa parole soit plutôt maîtresse de notre raison et de notre vue elle-même. Ayons cette attitude face aux mystères sacrés : n’y voyons pas seulement ce qui tombe sous nos sens, mais tenons surtout compte des paroles du Seigneur. Sa parole ne peut pas nous tromper, alors que nos sens nous égarent facilement ; elle n’est jamais prise en défaut, mais eux défaillent très souvent. Lorsque le Verbe dit : « Ceci est mon corps », fions-nous à lui, croyons et contemplons-le avec les yeux de l’esprit. (…)

    Combien de gens disent aujourd’hui : « Je voudrais voir le Christ en personne, son visage, ses vêtements, ses chaussures ». Eh bien, dans l’eucharistie c’est lui que tu vois, que tu touches, lui que tu reçois ! Tu désirais voir ses vêtements ; et c’est lui-même qui se donne à toi non seulement pour le voir, mais pour le toucher, le manger, l’accueillir dans ton cœur. Que personne donc ne s’approche avec indifférence ou avec mollesse ; mais que tous viennent à lui animés d’un amour brûlant.

    Saint Jean Chrysostome (v. 345-407)

     

     

  • Union de prières

     

    En union de prière, tous les soirs à 18h35 pour les Stes âmes du Purgatoire, tous les jours pour les neuvaines d’Ardouane, le chapelet et tous les vendredis soir, de 21h30 à 22h00, à la demande de Marie Mère des hommes, aux intentions de ce monde, du Pape, à l’ouverture de la Maison de Marie, aux victimes du fanatisme et pour tous ceux partis trop tôt du covid-19 ou malades.

     

     

  • « Celui qui mange ce pain vivra éternellement. » (Jn 6,58)

    De même que jadis la mer fendue par la baguette de Moïse et la manne descendue du ciel étaient seulement la figure et les symboles de la vérité, et rien d’autre, la mer du baptême et la manne du Sauveur, de même les choses dont nous parlons sont les symboles et la figure de ces réalités douées d’une transcendance et d’une gloire incomparables, dans la mesure où l’incréé transcende par nature ce qui est créé. Cette manne, en effet, qui est appelée « pain et nourriture des anges », qu’en ce temps-là les hommes mangèrent dans le désert, a cessé, a disparu et tous sont morts, oui, tous ceux qui en avaient mangé : car elle ne participait pas de la vraie vie tandis que la chair de mon Maître, étant divinisée et emplie de la vie, fais participer à la vie tous ceux qui la mangent, et les rend immortels. (…)

    Il a commencé par me dépouiller de la corruption et de la mort, par me rendre entièrement libre sensiblement et consciemment, et – mystère plus redoutable que tous les autres – il a fait de moi un nouveau ciel et a fixé sa demeure en moi, lui le Créateur de tout, faveur dont nul parmi les saints des anciens temps ne fut jugé digne. Jadis, en effet, il parlait par l’intermédiaire de l’Esprit divin et par l’opération de Celui-ci réalisait ses merveilles, mais jamais, au grand jamais, Dieu ne s’est substantiellement uni à personne avant que ne fut devenu homme le Christ mon Dieu : c’est Lui qui, ayant pris un corps, a donné son Esprit divin et, par lui, s’unit substantiellement à tous les croyants, et il se fait entre eux une union inséparable.

    Syméon le Nouveau Théologien (v. 949-1022)