Auteur/autrice : fred

  • Union de prière

     

    En union de prière, tous les soirs à 18h35 pour les Stes âmes du Purgatoire, tous les jours pour les neuvaines d’Ardouane, et tous les vendredis soir, de 21h30 à 22h00, à la demande de Marie Mère des hommes, aux intentions de ce monde, du Pape, à l’ouverture de la Maison de Marie, aux victimes du fanatisme et pour tous ceux partis trop tôt du covid-19 ou malades.

     

     

     

  • Dieu veille sur ceux qui espèrent

    Pour moi, mon Dieu, je suis si persuadé que vous veillez sur ceux qui espèrent en vous et qu’on ne peut manquer de rien, quand on attend de vous toutes choses, que j’ai résolu de vivre à l’avenir sans aucun souci et de me décharger sur vous de toutes mes inquiétudes : « En paix, tout ensemble, je me couche et je m’endors ; car toi seul, Seigneur, me fais habiter en sécurité » (Ps 4,9 Vg).

    Les hommes peuvent me dépouiller, et des biens et de l’honneur ; les maladies peuvent m’ôter les forces et les moyens de vous servir ; je puis même perdre votre grâce par le péché ; mais jamais je ne perdrai mon espérance ; je la conserverai jusqu’au dernier moment de ma vie, et tous les démons de l’enfer feront à ce moment de vains efforts pour me l’arracher : « En paix, tout ensemble, je me couche et je m’endors ». Les autres peuvent attendre leur bonheur ou de leurs richesses ou de leurs talents ; les autres s’appuient ou sur l’innocence de leur vie ou sur la rigueur de leurs pénitences ou sur le nombre de leurs aumônes ou sur la ferveur de leur prière : « Toi seul, Seigneur, me fais habiter en sécurité ».

    Pour moi, Seigneur, toute ma Confiance, c’est ma confiance même. Cette confiance ne trompa jamais personne : « Sachez que jamais personne qui a espéré dans le Seigneur n’a été confondu dans son espérance » (cf. Qo 2,11 Vg).

    Saint Claude la Colombière (1641-1682)

     

     

  • « Celui qui a recevra encore ; mais celui qui n’a rien se fera enlever même ce qu’il a. »

    Heureux le serviteur qui fait hommage de tout bien au Seigneur. Celui au contraire qui en revendique une part pour lui-même, celui-là cache au fond de lui-même l’argent du Seigneur Dieu, et ce qu’il croyait posséder en propre lui sera enlevé (Mt 25,18.28).

    Heureux le serviteur qui, lorsqu’on le félicite et qu’on l’honore, ne se tient pas pour meilleur que lorsqu’on le traite en homme de rien, simple et méprisable. Car tant vaut l’homme devant Dieu, tant vaut-il en réalité, sans plus. (…)

    Heureux le religieux qui ne prend plaisir et joie que dans tout ce que le Seigneur a fait, et qui s’en sert pour porter les hommes à l’amour de Dieu en toute joie. (…) Heureux le serviteur qui ne parle pas pour se faire valoir, qui ne fait pas étalage de sa valeur et qui n’est pas toujours avide de prendre la parole, mais qui s’exprime et répond avec sagesse et réflexion. Malheur au religieux qui, au lieu de garder en son cœur les grâces dont le Seigneur le favorise, et au lieu d’en faire profiter les autres par ses actions, s’empresse en discours de les étaler aux yeux des hommes pour se faire valoir. Il en obtient la mesquine récompense qu’il convoitait, mais ceux qui l’écoutent n’en retirent que peu de fruit. (..).

    Heureux le serviteur qui amasse, mais dans le ciel (Mt 6,20), le trésor de grâces que le Seigneur lui offre et qui ne cherche pas, pour se faire valoir, à les manifester aux hommes ; car c’est le Très-Haut lui-même qui manifestera ses propres œuvres à qui il lui plaira. Heureux le serviteur qui conserve en son cœur les secrets du Seigneur.

    Saint François d’Assise (1182-1226)

     

     

  • « Ceux-là entendent la Parole, ils l’accueillent, et ils portent du fruit. »

    Assurément, c’est « une parole sûre et qui mérite d’être accueillie sans réserve » (1Tm 1,15) que ta Parole toute-puissante, Seigneur ! Descendue en une telle profondeur de silence du haut des demeures royales du Père (Sg 18,14s) jusque dans une mangeoire d’animaux, elle nous parle mieux pour l’instant par son silence. « Celui qui a des oreilles pour entendre, qu’il entende » ce que nous dit ce saint et mystérieux silence du Verbe éternel (…).

    Y a-t-il rien, en effet, qui inculque la règle du silence avec autant de poids et d’autorité, rien qui réprime le mal inquiet de la langue et les tempêtes de la parole (…), que la Parole de Dieu silencieuse parmi les hommes ? « La parole n’est pas encore sur ma langue » (Ps 138,4) semble proclamer la Parole toute-puissante lorsqu’elle se soumet à sa mère. Et nous, avec quelle démence nous disons : « Nous vanterons notre langue, nous avons pour nous nos lèvres, qui sera notre maître ? » (Ps 11,5) Il me plairait, si cela m’était permis, de garder le silence, de m’effacer et de me taire, même à propos du bien, pour pouvoir prêter une oreille plus attentive et diligente aux mots secrets et aux significations sacrées de ce divin silence ! Je voudrais ainsi passer en silence, à m’instruire à l’école du Verbe, au moins autant de temps que le Verbe lui-même en passa à recevoir en silence l’éducation maternelle ! (…)

    « Le Verbe s’est fait chair et il a demeuré parmi nous » (Jn 1,14). Pensons donc avec toute notre dévotion, au Christ enveloppé des langes dont sa mère l’a couvert, afin de voir, dans la joie éternelle du Royaume, la gloire et la beauté dont son Père l’aura revêtu.

    Bienheureux Guerric d’Igny (v. 1080-1157)

     

     

     

  • Mémoire des saints Timothée et Tite, évêques, compagnons de saint Paul

    Tout comme le Christ Seigneur, Fils du Dieu vivant, qui est venu pour sauver son peuple de ses péchés et pour sanctifier tous les hommes, a été lui-même envoyé par le Père, de même il a envoyé ses apôtres (Jn 20,21) qu’il a sanctifiés en leur donnant le Saint-Esprit, pour qu’eux aussi glorifient le Père sur la terre et contribuent au salut des hommes, « en vue de l’édification du Corps du Christ » qui est l’Église (Ep 4,12). Dans cette Église du Christ, le Pontife romain, en tant que successeur de Pierre, à qui le Christ a confié ses brebis et ses agneaux à paître (Jn 21,15s), jouit, par institution divine, du pouvoir suprême, plénier, immédiat et universel pour la charge des âmes. (…)

    Mais les évêques, eux aussi, établis par le Saint-Esprit, prennent par succession la place des apôtres comme pasteurs des âmes, et ensemble avec le Souverain Pontife et sous son autorité, ils ont été envoyés pour assurer la permanence de l’œuvre du Christ, Pasteur éternel. En effet, le Christ a donné aux apôtres et à leurs successeurs l’ordre et le pouvoir d’enseigner toutes les nations, de sanctifier les hommes dans la vérité et de les paître. Par conséquent, par l’Esprit Saint qui leur a été donné, les évêques sont devenus de vrais et authentiques maîtres de la foi, pontifes et pasteurs. (…)

    En qualité de successeurs légitimes des apôtres et de membres du collège épiscopal, les évêques se sauront toujours unis entre eux et feront preuve de sollicitude pour toutes les Églises, puisque, en vertu de l’institution divine et des devoirs de la charge apostolique, chacun d’entre eux, ensemble avec les autres évêques, est responsable de l’Église. Ils seront surtout pleins de sollicitude pour ces régions du monde dans lesquelles la Parole de Dieu n’a pas encore été annoncée ou dans lesquelles, surtout à cause du nombre restreint de prêtres, les fidèles sont exposés au danger de s’éloigner des commandements de la vie chrétienne, bien plus de perdre la foi elle-même. Qu’ils s’appliquent donc de toutes leurs forces à ce que les fidèles soutiennent et fassent progresser avec empressement les œuvres d’évangélisation et d’apostolat.

    Concile Vatican II

     

     

  • Fête de la conversion de saint Paul, apôtre

    Ô Trinité éternelle et unique Déité ! Déité, essence unique en trois personnes ! Pourrai-je te comparer à une vigne à trois rameaux ? Tu fis l’homme à ton image et ressemblance pour qu’il fût marqué à l’empreinte de ta Trinité et de la Déité, par les trois facultés qu’il possède dans l’âme unique. Et par là non seulement il te ressemble, mais encore il s’unit à Toi. (…)

    Ô grand saint Paul, tu avais pénétré cette vérité toi qui savais si bien d’où tu venais, où tu allais et par quel chemin. C’est que tu avais connu ton principe et ta fin, comme aussi l’itinéraire à suivre. Par cette considération, les trois facultés de ton âme se sont unies aux trois personnes divines. Ta mémoire adhérait au Père par le souvenir très net qu’il est le principe d’où procèdent toutes choses : non seulement ce qui est mais aussi les divines personnes. Dès lors, tu ne pouvais pas ne pas voir qu’il est ton propre principe. Ton intelligence, unie au Fils, au Verbe, scrutait à fond l’ordre disposé par la sagesse du Verbe, selon lequel les créatures font retour à leur fin, qui s’identifie à leur principe. Ta volonté, tu l’avais unie au Saint Esprit en aimant à plein cœur cet amour, cette clémence, qui, tu le savais, est la cause de toute la création, de toutes les grâces qui furent ton lot, sans aucun mérite préalable de ta part. Tu savais qu’en toutes ses œuvres, la divine clémence n’avait qu’un but : ta béatification.

    C’est pourquoi à pareil jour, ramené que tu fus par le Verbe, de l’erreur à la vérité, après avoir reçu la faveur d’un ravissement où tu as contemplé la divine essence en trois personnes, revenu à ton corps, ou mieux, à tes sens, tu ne retins que la vision du Verbe incarné : mais tu en étais tout imprégné.

    Sainte Catherine de Sienne (1347-1380)

     

     

  • « Laissant dans la barque leur père…, ils partirent derrière lui. »

    Celui qui se laisse conduire comme un enfant par le lien de la sainte obéissance, celui-là arrivera dans le Royaume de Dieu promis aux « tout-petits » (Mt 19,4). Cette obéissance a conduit Marie, la fille de roi, de la maison de David, dans la modeste maisonnette du pauvre charpentier de Nazareth ; elle a entraîné les deux êtres les plus saints du monde hors de l’enceinte protectrice de leur humble foyer sur les grand-routes jusque dans l’étable de Bethléem ; l’obéissance a déposé le Fils de Dieu dans la crèche.

    Dans une pauvreté librement choisie, le Sauveur et sa mère ont parcouru les routes de Judée et de Galilée et ont vécu de l’aumône des croyants. Nu et dépouillé, le Seigneur a été suspendu à la croix et a remis le soin de sa mère à l’amour de son disciple (Jn 19,25s).

    Voilà pourquoi il demande la pauvreté à ceux qui veulent le suivre. Le cœur doit être libre de tout attachement aux biens terrestres, il ne doit pas s’en soucier, ni en être dépendant, ni les désirer, s’il veut appartenir sans partage à l’Époux divin.

    Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix [Édith Stein] (1891-1942)

  • Jésus se donne jusqu’au bout (Jn 13,1)

    Jésus, nourriture des âmes qui dépasse toute réalité naturelle, ce peuple immense crie vers toi. Il s’efforce de donner à sa vocation humaine et chrétienne un nouvel élan, de l’embellir de vertus intérieures, toujours prêt au sacrifice dont tu es l’image même, par la parole et par l’exemple. Tu es le premier de nos frères ; tu as précédé les pas de chacun de nous ; tu as pardonné les fautes de tous. Et tu les appelles tous à un témoignage de vie plus noble, plus actif, plus compréhensif.

    Jésus, « pain de vie » (Jn 6,35), unique et seul aliment essentiel de l’âme, accueille tous les peuples à ta table. Elle est déjà la réalité divine sur la terre, le gage des bontés célestes, la certitude d’une entente heureuse entre les peuples et d’une lutte pacifique en vue du vrai progrès et de la civilisation. Nourris par toi et de toi, les hommes seront forts dans la foi, joyeux dans l’espérance, actifs dans la charité. Les bonnes volontés triompheront des pièges tendus par le mal ; elles triompheront de l’égoïsme, de la paresse. Et les hommes droits et craignant Dieu entendront s’élever de la terre, dont l’Église ici-bas veut être l’image, les premiers échos mystérieux et doux de la cité de Dieu. Tu nous conduis aux bons pâturages ; tu nous protèges. Montre-nous, Jésus, les biens de la terre des vivants (Ps 26,13).

    Saint Jean XXIII (1881-1963)

  • « Il en institua douze pour qu’ils soient avec lui » : les évêques, successeurs des apôtres

    L’évêque, revêtu de la plénitude du sacrement de l’ordre, porte « la responsabilité de dispenser la grâce du sacerdoce suprême », en particulier en ce qui concerne l’eucharistie, qu’il offre lui-même ou fait offrir, et d’où vient continuellement à l’Église vie et croissance. Cette Église du Christ est vraiment présente en toutes les communautés locales des fidèles légitimement réunis autour de leurs pasteurs et que le Nouveau Testament lui-même appelle « églises » (Ac 8,1; 14,22). En effet, là où elles se trouvent, se trouve aussi le peuple nouveau appelé par Dieu dans l’Esprit Saint et dans une pleine assurance (1Th 1,5). C’est en elles que l’annonce de l’Évangile du Christ rassemble les fidèles et qu’est célébré le mystère de la Cène du Seigneur « afin que, par la Chair et le Sang du Seigneur, soit étroitement unis tous les frères de la communauté ».

    Toute assemblée eucharistique relevant du ministère sacré de l’évêque est un signe de cette charité et de cette « unité du Corps mystique sans laquelle le salut n’est pas possible ». Dans ces assemblées, souvent petites, pauvres et éloignées les unes des autres, le Christ est présent, lui qui par sa puissance rassemble l’Église « une, sainte, catholique et apostolique ». En effet, « la participation au Corps et au Sang du Christ ne fait rien d’autre que de nous transformer en ce que nous recevons. » (…)

    Aussi les évêques, priant et travaillant pour leur peuple, répandent sur lui en abondance et sous des formes diverses la plénitude de la sainteté du Christ. Par le ministère de la parole, ils font passer dans les croyants la puissance de Dieu qui apporte le salut (Rm 1,16), et par les sacrements dont, par leur propre autorité, ils organisent la distribution régulière et féconde, ils sanctifient les fidèles.

    Concile Vatican II

     

     

     

  • « De Galilée, de Judée, d’Idumée, de Tyr et de Sidon, » « venez à moi vous tous ! »

    Dieu n’a pas créé l’homme pour qu’il se perde, mais pour qu’il vive éternellement : ce dessein demeure immuable. (…) Car « il veut que tous les hommes soient sauvés, et qu’ils viennent à la connaissance de la vérité » (1Tm 2,4). « C’est la volonté de votre Père qui est dans les cieux, dit Jésus, qu’aucun de ces petits ne se perde » (Mt 18,14). Ailleurs aussi il est écrit : « Dieu ne veut pas qu’une seule âme périsse ; il diffère l’exécution de ses décrets, afin que celui qui a été rejeté ne se perde pas sans retour » (2Sm 14,14 Vulg ; cf 2P 3,9). Dieu est véridique ; il ne ment pas lorsqu’il assure avec serment : « Je suis vivant ! Je ne veux pas la mort du pécheur, mais qu’il se convertisse de sa voie mauvaise et qu’il vive » (Ez 33,11). (…)

    Peut-on alors penser, sans un sacrilège énorme, qu’il ne veuille pas le salut de tous entièrement mais seulement de quelques uns ? Quiconque se perd, se perd contre la volonté de Dieu. Chaque jour il lui crie : « Convertissez-vous de votre voie mauvaise ! Pourquoi mourriez-vous maison d’Israël ? » (Ez 33,11) Et de nouveau, (…) il insiste : « Pourquoi ce peuple s’est-il détourné de moi avec tant d’obstination ? Ils ont endurci leur front ; ils n’ont pas voulu revenir » (Jr 8,5; 5,3). La grâce du Christ est donc toujours à notre disposition. Comme il veut que tous les hommes soient sauvés, (…) il les appelle tous sans exception : « Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués, vous qui ployez sous le fardeau, et je vous soulagerai » (Mt 11,28).

    Saint Jean Cassien (v. 360-435)